BRICH59

mardi 21 janvier

Songs & Anthems, un concert de musique vocale à Lille

concert

L'ensemble Sul Fiato vous propose un voyage musical en compagnie de Henry Purcell, Thomas Tallis, Williams Byrd et Thomas Morley, samedi 8 février à 20h. en l'église anglicane de Lille (rue Lydéric)

Les chanteurs seront accompagnés par Françoise Weeger (viole de gambe), Olivier Labé (théorbe) et Benjamin Straehli (orgue).

Direction : Frédéric Loquet.

Au plaisir de vous y retrouver.

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lundi 07 octobre

Bel antiphonaire grégorien, daté de 1759

aDSC07428Bel antiphonaire* grégorien du XVIIIème siècle, imprimé dans la région de Sens (France) et précisément daté de 1759.

aDSC07430r

 



L'ouvrage est complet.

Il mesure 54cm x 36cm x 13cm

et compte 654 + CCLXXIIJ pages.

 

Bon état.

 



En vente à 500€.

 

aDSC07433

* Livre liturgique catholique rassemblant les partitions grégoriennes des parties chantées de l'office, notées en notation neumatique.


 

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dimanche 08 septembre

Delengaigne, troisième !

Il y a plus de 7 ans, je présentais la première édition de l'ouvrage de Xavier Delengaigne, Organiser sa veille sur Internet. Au-delà de Google... Outils et astuces pour le professionnel (Paris : Eyrolles, 320 pages). Deux années plus tard, c'était la seconde édition, sous le même titre, que je présentais à côté de l'ouvrage de Corinne Dupin (Guide pratique de la veille, aux belles éditions Klog). Ces présentations avaient été rédigées pour l'ADBS, qui les publiait dans sa revue et sur son site. Mais l'association a changé de fond en comble sa vitrine toilesque et les liens indiqués à l'époque tombent maintenant dans le vide. Il faudra donc aller sur Cairn pour lire en pdf la note de 2012 et celle de 2014. L'accès à la revue Documentaliste-Sciences de l'Information sur Cairn est libre, après embargo de deux années (à ce jour, sont ainsi accessibles les années 2001 [vol.38] à 2016 [vol.53] incluses). Je m'autorise à y renvoyer le lecteur, histoire de ne pas trop ressasser...

éd3Me promenant "sérenpiditairement" sur la toile, je suis tombé sur la page de GoogleBooks consacrée à cette troisième édition (lecture très partielle possible), mais surtout sur la page de Calaméo qui offre gratuitement une lecture intégrale de la seconde édition de l'ouvrage de Xavier Delengaigne. Mais alors, pourquoi acquérir la troisième édition ? Pour trois raisons.

La première et sûrement la plus immédiatement importante est que cette troisième édition met à jour la boîte à outils que propose l'ouvrage. C'est ce que j'appelais il y a cinq ans la Veille², veille au carré, veille sur [la pratique, les outils, etc. de] la veille. Cinq années, en ces temps de prolifération technologique, c'est un siècle ! L'Internet est en perpétuel mouvement et les outils qui y pullulent peuvent disparaître comme ils ont émergé. Et de ce que l'on pourrait considérer comme l'édition zéro de l'ouvrage [Organiser sa veille avec des logiciels libres, Territorial éditions (coll.Dossier d'experts), 2007, 116p. au format 29,2 x 20,6] jusqu'à la présente troisième édition, le cimetière des applications s'est bien rempli (quel veilleur n'a pas pleuré la mort de Yahoo!Pipes ?) en même temps que de nombreux nouveaux-nés ont pointé leur nez - sans parler de cette folie incantatoire de l'innovation qui fait rhabiller le vieux pour exhiber du soi-disant neuf... Xavier Delengaigne ne se laisse pas abuser et l'évolution que ces éditions successives montre est réelle et intéressante.

Les index sont, de ce point de vue, parlant. De la seconde à la troisième édition, le nombre d'entrées a été divisé par près de 4. On passe de 362 entrées en 2014 à 96 en 2019. Est-ce à dire qu'on a atténué ce pointillisme instrumental qui pouvait caractériser les anciennes éditions ? En tous cas, toutes les entrées d'index de cette troisième édition étaient déjà présentes dans la précédente. Peut-être certains éléments ont-ils tellement pénétré nos pratiques qu'il n'est plus besoin d'en faire un point remarquable, une entrée d'index, voire une entrée développée (par exemple 'Facebook' perd quatre sous-entrées, 'Twitter' six, 'Google' huit et 'moteur de recherche' pas moins de treize).

La seconde raison de s'intéresser à cette troisième édition relève de la structuration de l'ouvrage, déjà manifeste dans la table des matières. Là où l'auteur fonctionnait plutôt par injonctions, là où il avait tendance à asséner des actions à entreprendre, avec des infinitifs quasi impératifs, nous trouvons du questionnement, avec ce "comment" qui ouvre chaque "fiche". On est dans l'interrogation pratique, celle qui s'impose à l'étudiant, au professionnel non documentaliste qui souhaite en apprendre, mais à partir des problèmes qu'il rencontre. En réponse à chaque "comment", se déroule une structure simple : "présentation" du problème, "bénéfice" qu'on trouvera à répondre, "méthodologie", "outils" (et parfois "pour aller plus loin"). Trop souvent, dans ce genre de littérature et dans de trop nombreux programmes de formation, l'outil avec son mode d'emploi pose son diktat et la raison pratique ne vient qu'en éventuel second rideau. Ici, c'est le "pourquoi" qui conduit au "comment", c'est la raison pratique qui enclenche le raisonnement instrumental. Et quand un outil est immédiatement associé au questionnement initial (fiche 71 : Comment automatiser la publication de sa veille avec IFTTT ?), c'est que cet outil est jugé incontournable pour répondre au "comment" en question, voire même pour que la question du "comment" se pose. Bref, l'auteur cherche à développer notre intelligence pratique et pas seulement notre habileté instrumentale. Nous lui en savons gré.

Enfin, troisième raison de s'intéresser vivement à cet ouvrage, il propose une vue vraiment complète de la veille.
J'ai coutume d'expliquer à mes stagiaires et étudiants que la pratique de la veille parcourt l'ensemble de la fameuse chaîne documentaire que Jacques Chaumier a si bien mis en avant dès la fin des années 60, à la suite du rapport Weinberg (The responsabilities of the technical community and government in the transfer of information, 1963) et peut-être plus largement des travaux de Paul Otlet et Suzanne Briet. Chaque maillon de cette chaîne est mobilisé dans la pratique de la veille, sachant que le travail sur les sources y prend une importance plus que capitale.
Xavier Delengaigne nous offre un panorama de la veille sans omettre une seule étape. Ça commence avec la détermination des besoins informationnels pour finir avec la diffusion de la veille. Comme il l'écrit, "de nombreux veilleurs en herbe se cantonnent à [la recherche / collecte de l'information] sans aller plus loin, à savoir sans véritablement analyser leurs trouvailles" (p.VIII). Du coup trois parties de l'ouvrage travaillent l'analyse, l'évaluation et le traitement de l'information, puis la capitalisation des informations, enfin le partage de l'information. Enfin, parce que la veille est forcément sectorielle, une dernière partie offre au lecteur quelques recommandations pour "adapter la veille au secteur d'activité"
.

Le seul bémol que j'apporterai n'est pas propre à cette troisième édition et n'invalide aucunement les bonnes raisons de l'acquérir. À vrai dire, ce bémol dépasse le travail particulier de Xavier Delengaigne : à l'heure des Qwant, Ecosia et autres Duckduckgo, pourquoi cette mise en avant, cette quasi exclusivité de Google, ce quasi monopole de Google dans l'activité du veilleur ? L'index ne pointe que Google comme moteur de recherche : pas moins de 11 entrées, alors qu'aucun autre moteur n'est mentionné à l'index. Certes, l'auteur parle d'une alternative à Google, mentionnant Exalead (fiche18). Certes l'auteur présente des moteurs spécialisés comme Isidore (fiche20). Certes, il nous parle aussi de "moteurs de recherche écoresponsables" (fiche20), ainsi que des "moteurs de recherche respectueux de la vie privée" (fiche24). Etc. 
Mais, quand bien même le fait, pour un outil, d'être américain peut être considéré comme un défaut (cf. la question "Quelles sont les limites de Twitter pour la veille", p.330), c'est Google qui surnage. Quand bien même l'auteur nous mène "au-delà de Google", comme dit le titre, Google est là, omniprésent.
Et c'est bien l'un des paradoxes de cette affaire : il conviendrait, pour de multiples et différentes raisons, de trouver des alternatives à Google, sauf que Google est comme la base de tout, le point de départ obligé (de fait, en droit ?). Paradoxe bien visible s'agissant de ces (méta)moteurs respectueux de la vie privée qui utilisent Google...

Note de lecture déposée sur le site de l'ADBS


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jeudi 22 août

Créditez, il en restera toujours quelque chose...

Il y a maintenant une quinzaine d'années, j'ai publié une introduction, un glossaire et une partition concernant La Guerre (La Janequinbataille de Marignan) de Clément Janequin. La partition, je l'avais confectionnée avec le logiciel Encore (Passeport) ; le temps du xml et notamment du génial et gratuit MuseScore n'était pas encore arrivé ! La partition est donc ici, et c'est pour l'introduction et le glossaire.
Bien m'en avait pris : ces pages sont très consultées et répondent donc à un vrai et grand besoin. Le français net'ment, Site du monde francophone de l'e-éducation ! est même allé jusqu'à dupliquer mon travail sur son site ! Quant au site Musique Renaissance de l'Université de Toulouse 2, il renvoie à mon glossaire quand il donne le texte de Janequin... Il est très gratifiant de constater que sa production est utile aux autres, même si son nom n'est pas cité (ça, c'est pour les chercheurs professionnels ! ; de mon côté, la seule indication qui pourrait faire penser à du © pointe l'association pour laquelle j'avais engagé ce travail*).

Ce travail éditorial avait en effet été motivé par l'activité de l'ensemble vocal dont je fais partie encore aujourd'hui, Coeli et Terra, de l'association La Chapelle des Flandres, qui avait mis à son programme cette pièce sonnante et truculente de Janequin. Les éditions disponibles étant en fa ou en la, et le chef souhaitant donner cette pièce en sol, je me suis donc fendu d'une gravure...

L'introduction et le glossaire furent illustrés. Mais j'avais oublié de noter mes sources d'illustrations et donc de créditer convenablement celles-ci. Le comble pour un professionnel de l'information et de la documentation ! Passons !

Il était temps de réparer ! Du moins d'essayer : je n'ai pas retrouvé toutes les sources ! Si, cher lecteur, tu peux m'aider sur ce coup, ce sera avec grand plaisir.

Voici ce que j'ai trouvé pour l'instant :

La Guerre (La Bataille de Marignan) de Clément JANEQUIN : Crédit illustrations
  https://www.tard-bourrichon.fr/musique+JANEQUIN+Bataille.html

  1. http://www.tard-bourrichon.fr/images/marignan.gif
    François Ier, Marignano,
    XVIe siècle
    https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Francis-1515-Marignano.jpg

  2. http://www.tard-bourrichon.fr/images/marignan2.gif
    Urs GRAF,
    Horreurs de la guerre, dessin à la plume, 1521
    https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Urs_Graf_Schrecken_des_Kriegs_1521.jpg

  3. http://www.tard-bourrichon.fr/images/marignan_Bayard.jpg
    Paul LEHUGEUR,
    François 1er adoubé par Bayard, XIX° siècle
    http://www.histoire-fr.com/images/francois_I_adoube_par_bayard_paul_lehugeur.gif

  4. http://www.tard-bourrichon.fr/images/Fran%E7ois1er.jpg
    François CLOUET,
    Portrait de François Ier, roi de France, vers 1540
    http://eman-archives.org/FLIM/items/show/6097

  5. http://www.tard-bourrichon.fr/images/tabour.jpg
    Kempe playing a pipe and tabour. From the Roxburghe Ballads (1847). The original is in Kempe's
    Nine Days Wonder (1600). University of Victoria Library.
    https://internetshakespeare.uvic.ca/Library/SLT/stage/acting/kempe.html

  6. http://www.tard-bourrichon.fr/images/Fran%E7ois1er%282%29.jpg  ??

  7. http://www.tard-bourrichon.fr/images/soldat.jpg  ??

  8. http://www.tard-bourrichon.fr/images/bombarde1562.jpg  ??

  9. http://www.tard-bourrichon.fr/images/Rozier.gif  ??

  10. http://www.tard-bourrichon.fr/images/infanterie.jpg  ??

  11. http://www.tard-bourrichon.fr/images/tabour_et_phiffre.jpg  ??

  12. http://www.tard-bourrichon.fr/images/arbeau.jpg
    Jehan TABOUROT (=Thoinot Arbeau), in
    Orchesographie (montage à partir des pages 22r et 24r), 1589
    https://files.musopen.org/media/cf969f08-03b4-4a93-abfd-3674ccbfe756.pdf?filename=Orch%C3%A9sographie%20-%20Complete%20Book%20%28Langres%3A%20Iehan%20des%20Preyz%2C%201596.%29.pdf

* Il y a d'ailleurs bien d'autres partitions élaborées dans ce cadre ; elle sont à la page Musique de Tard-bourrichon.fr.


 

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mardi 23 juillet

L’itinéraire eschatologique d’Er le pamphylien dans la République de Platon (2)

[épisode précédent]

Lors de la soutenance, le Professeur Aubenque a commencé par me dire que le travail que je lui avais soumis dépassait le cadre d'une maîtrise, puis m'a demandé abruptement comment l'apprenti philosophe que j'étais se situait par rapport à cette histoire de récompenses/châtiments dans l'au-délà, de réincarnation et de choix de vie, etc. Aucune remarque, aucune demande d'éclaircissement sur le travail lui-même, c’est-à-dire sur le travail engagé sur le texte lui-même. L’entretien avec le Professeur était fatalement axé sur les possibilités de discussion sur les thèses proposées par Platon ! Il a en fait tourné court !

En fait, il y avait deux raisons à mon mutisme relatif.

  1. Très concrètement, je me voyais mal en droit, voire en capacité de discuter les thèses platoniciennes, moi, petit apprenti philosophe que j’étais.
  2. L’objectif de mon travail était clair et affiché, écrit noir sur blanc en introduction au mémoire, et ne relevait que d’un travail sur le texte et sa situation dans l’ensemble du corpus (=ensemble de textes) platonicien.

Cette seconde raison pouvait conduire mon mentor à me questionner sur ce point. J’avais un point de vue, peut-être mineur, mais suffisamment tranché sur la place, le rôle du mythe d’Er, c’est-à-dire du texte qui court des lignes 614b2 à 621d2 de l’édition d’Henri Estienne (Genève, 1578) pour qu’une discussion puisse s’engager entre le maître et l’apprenti philosophe. Eh bien non ! Du coup, la discussion a tourné court. 

Sur le coup, fort de la positivité autocentrée qui devait me caractériser à l’époque, j’ai retenu de tout ça que mon travail dépassait le cadre d’un maîtrise - ce que j’ai immédiatement interprété comme valant plus, valant mieux qu’une maîtrise !

Mais aucun échange sur ce qui m’intéressait dans cette affaire, c’est-à-dire de montrer que ce texte de Platon n’est pas seulement une belle et poétique cerise sur le gâteau nommé République, ni seulement une espèce de synthèse d’emprunts aux traditions éléates, orphiques, pythagoriciennes, ... - ce à quoi on l’a trop facilement réduit, trop souvent rabaissé. Je soutenais que le mythe d’Er est un texte éminemment politique et il m’a semblé que mon interlocuteur ne l’a pas compris… Il faut dire que le “suivi” du maître n’avait pas eu lieu en cours d’année. Peut-être le mandarin mandarinait-il trop ?

 

Quelques années plus tard, dans un couloir de la fac de Pont de Bois, un enseignant rencontré lors de mon DEA lillois, disciple de Jean Bollack et Heinz Wismann, me signale qu’il voudrait que nous parlions de ce mémoire de maîtrise - que je lui avais donné à lire auparavant. Trop heureux qu’enfin quelqu’un s’intéresse à ce travail, un spécialiste de la philologie et de la philosophie grecque de surcroît, j’attendais avec impatience la proposition de rendez-vous. Peut-être allait-on enfin prendre au sérieux mon hypothèse… C’était il y a près de quarante ans. Le souhait de cet enseignant devenu “professeur” de philologie grecque à cette époque est tombé à l’eau.

 

 

Décidément, pas d’chance ! 

Après Alain de Benoist qui écrivit dans un ouvrage publié en 1975  qu’une “lecture politique” du mythe d’Er ne pouvait qu’induire “à un sens pertinent” et que l’auteur promettait de s’efforcer “de faire, cette lecture” afin de trouver, dans notre mythe, “les linéaments d’une problématique politique” et ne tint pas sa promesse (à ma connaissance du moins), c’était au tour d’un enseignant avec lequel j’avais travaillé en DEA à Lille de me faire une promesse qu’il ne tint pas. Autant l’oubli du représentant de la “Nouvelle droite” française (pour ne pas dire franchouillarde) des années 70 ne m’a jamais ému, autant celui du philologue me hante aujourd’hui encore, même s'il est bien tard.

 

Ce que je retiendrai de mon aventure de maîtrise, c’est - à relire le mémoire produit - cette folle énergie intellectuelle que l’étudiant y a mise. C’est pour honorer cette énergie-là que je décide de mettre ce travail en ligne, ayant la faiblesse de penser que quelqu’un qui s’intéresse à ce mythe d’Er, à ce court texte qui clôt La République de Platon, y trouvera de quoi réfléchir, de quoi avancer dans la compréhension de cette perle philosophique. L’énergie ne serait pas perdu pour tout le monde et ce mémoire sortirait ainsi des limbes de l’Université où trop de travaux intéressants restent hélas confinés.

C'est pour le même ordre de raison que je vais très prochaînement faire don à l'Université de Lille de mon fonds de littérature ancienne. Comme je disais récemment à mon ami et ancien collègue bibliothécaire, la retraite, progressivement, tourne certaines pages de la vie estudiantine et professionnelle. Il en est ainsi de ma bibliothèque de lettres anciennes (quelques centaines de volumes !)...


 

 

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