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BRICH59
sarkozy
3 mai 2007

Petit, tout petit !

Hier soir, je n'ai pas pu suivre le débat d'entre deux tours... J'étais à la pré-générale du concert de demain soir, concert d'ouverture de l'exposition Philippe de Champaigne au Palais des Beaux-Arts de Lille (venez écouter : ça va être superbe !), et ne suis rentré chez moi que vers 11h15, au moment où Ségolène Royal intervenait en clôture de l'émission. Je ne sais donc pas ce qu'y s'y est échangé, en termes de programmes - que nous connaissons tous par ailleurs.

J'ai regardé l'émission qui a suivi, mais sur la 3 où ce pauvre gros Douillet s'emberlificotait les méninges dans des histoires de foi en l'homme, d'honneur, d'esprit d'équipe pour l'honneur de l'équipe, etc. Jeanne Balibar aussi s'est un peu emberlificoté dans ses phrases, mais pour dire des choses justes et concrètes (lutte pour les sans-papier, la discussion publique comme alternative à l'autocratie droitière, etc.). Il y avait aussi Joffrin, et d'autres...

Je n'ai pas suivi le débat entre les deux prétendants aux suffrages populaires, mais le peu que j'ai entendu, ce matin à la radio entre 6 et 7 avant d'être au boulot (si si les fonctionnaires se lèvent tôt eux aussi, même pour de petits salaires!), me suffit à comprendre que décidément Monsieur Sarkozy est tout petit, vraiment très petit ! Non pas seulement comme se plaisent à le croquer le caricaturistes libres, mais aussi dans son comportement, dans sa relation à l'autre. On le savait hautain, méprisant, sûr de son fait, sûr de son impunité à baratiner les foules, sûr même que le baratin allait le faire accéder à la plus haute marche de son ambition très personnelle... Hier il a effectivement été à cette hauteur-là, c'est-à-dire toujours aussi bas : ne pouvant se lâcher de pétage de plombs en bourde grossière comme il fait d'habitude (il a dû bien préparé le spectacle !), il n'a pu résister à la tentation de la toute-petitesse, du style "qu'est-ce que ça doit être quand vous êtes en colère" lorsque son interlocutrice se révolte de ses mensonges éhontés et injurieux. Il me fait penser au responsable du personnel de l'entreprise ou de l'administration, au DRH qui ne peut s'empêcher de mépriser les autres, ne voulant même se l'interdire, voyant dans un tel mépris les raisons de rire...

Le petit homme tendu et hargneux a semble-t-il joué les agneaux condescendants hier. Comme pour montrer qu'il avait "changé" (?!?).
Mais c'était pour mieux descendre encore dans la fange comportementale, où, retournant tout sur son passage, la bête abêtit tout ce qu'elle touche, tout ce qu'elle regarde, tout ce qu'elle rencontre... La rhétorique du retournement était hier soir semble-t-il en chair et en os cathodique.
asterixCe matin me vient l'image du sanglier illuminé qui sort en courant de chez lui, les yeux éclatés de sang... Vous savez, Iris, le magicien venu d'Égypte dont il est périlleux de soutenir l'insoutenable regard. Souvenez-vous, Iris est une sorte de mage égyptien qui hypnotise les gens et leur fait croire qu'ils deviennent des animaux. Il essaye de transformer Astérix en sanglier, mais celui-ci le déconcentre constamment et énerve le mage qui devient confus et finit par croire qu'il est lui-même un sanglier. C'est une séquence des Douze travaux d'Astérix...
Allez Monsieur Sarkoy, encore un effort et c'est vous que vous retournerez vraiment ! Et là, la rhétorique du retournement aura fait son œuvre ... bénéfique.


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2 mai 2007

Nicolas Sarkozy. Une société sous très haute surveillance

Pour finir, Ruptures, le livre du magistrat Serge Portelli, dont Sarkozy a tout fait pour empêcher la publication, sort ce jeudi 3 mai aux éditions L'Harmattan, et sera présenté le même jour à partir 19 H par son auteur, à la Librairie Résistances à Paris (4, Villa Compoint, à l'angle du 40 rue Guy Môquet, dans le XVII° - M° Guy Môquet).

Ruptures traite de la "politique sécuritaire" du candidat à la présidence de la République. Il a été refusé au dernier moment par l'éditeur Michalon, qui avait édité le premier livre de Serge Portelli, Traité de démagogie appliquée. Sarkozy, la récidive et nous. L'auteur, ne trouvant aucun éditeur en mesure de publier son livre avant les élections, s'était résigné à le mettre à disposition sur Internet, même s'il n'est guère évident de lire un ouvrage entier sur écran ou de l'imprimer. Toutefois, l'investigation de ce juge sur les méthodes démagogiques, inefficaces et dangereuses de Sarkozy a suscité un très grand intérêt, et L'Harmattan a relevé le défi. Le livre, n'en déplaise au prétendant au trône, sera donc disponible en librairie ce jeudi 3 mai, sous le titre Nicolas Sarkozy. Une société sous très haute surveillance ou Nicolas Sarkozy, une République sous contrôle. (toutes mes sources ne concordent pas, mais peu importe le sous-titre...).


1 mai 2007

Travail

brinmuguetCe 1er mai d'entre deux tours d'une élection présidentielle dont la "campagne" nous abreuvent de "valorisation" du travail, on ne peut éviter de se demander ce que c'est que le TRAVAIL.

Tout d'abord, le travail, c'est ce qui entrave.
Le terme 'travail' vient en effet du terme de bas latin 'tripalium', instrument de torture romain, avant de désigner une machine dans laquelle on immobilise pour les assujettir les animaux (chevaux, bœufs, etc.). Tripalium signifie, quand on le décompose, quelque chose comme machin fait de trois pieux...

Ensuite, le travail, c'est une activité humaine exigeant un effort soutenu, qui vise à la modification des éléments naturels etc. Définition classique de la philosophie qui relève de l'imagerie ancienne, datant de l'époque agricole de l'Europe, où l'on voit l'agriculteur travailler la terre pour que la graine lève et produise ses fruits. Image très romantique de l'homme, manches retroussées, aux prises avec les éléments naturels... Et, si Monsieur Sarkozy m'autorise cette référence, Marx a très bien décrit tout ça, tout en reconnaissant en la matière sa dette auprès d'Hegel, faisant du travail l'acte par lequel l'homme se produit lui-même...

Du coup le travail, c'est ce qui confèrerait à l'homme sa dignité d'homme. Sans qu'on sache pourquoi d'ailleurs. Sans doute un stéréotype créé pour entraver la liberté fondamentale et assujettir l'homme productif selon les besoins de celui qui possède l'outil de travail... C'est ici que la rémunération entre en jeu.
Plutôt que de parler de dignité, en effet, parlons concret et disons "échange de valeurs" : en échange de son assujettissement, le travailleur reçoit de l'argent ou un substitut d'argent, bref une valeur. Mais l'échange est un échange de dupe : ce n'est pas le travailleur qui fixe la valeur de son travail, ni même qui le négocie. C'est celui qui possède l'outil de travail. Ce dernier intègre la valeur travail dans un ensemble plus grand qui intègre d'autres coûts, dont l'amortissement des machines, mais aussi la fameuse "plus-value".
L'ultime raison de l'investissement capitalistique étant la plus-value, le travail humain est compris positivement en termes de "productivité" (capacité à produire de la plus-value) et négativement en termes de coûts salariaux, et, l'unité de base du salaire étant l'heure travaillée, le temps de travail est un problème crucial pour celui qui attend la plus-value. D'où l'idée que la rationalité (capitalistique) du travail se décline en termes de productivité de l'heure travaillée. L'intérêt du gérant de l'outil de travail est d'exiger une productivité toujours plus grande ; l'intérêt du travailleur est d'exiger un salaire toujours plus important. On voit l'écartèlement de la situation, d'autant plus  que chaque partie tend vers le "toujours plus". On connaît aussi le déséquilibre du rapport de force, on sait que ce déséquilibre se dégrade gravement pour les travailleurs... - ceci justifiant l'existence des syndicats de travailleurs et exigeant qu'ils changent pour toujours mieux rétablir le rapport de travailSARKOZYforce.

Quand Monsieur Sarkozy parle travail, voilà, sur la droite, l'essaim conceptuel qui fonctionne :
on voit apparaître effectivement la valeur, mais aussi

 

  • la crise (les travailleurs ne travaillent pas assez, pas assez bien, il y en a même qui ne veulent pas travailler et qui ne pensent qu'à se lever tard, etc.);

  • la liberté, liberté d'assujettir toujours davantage;

  • le mérite, c'est-à-dire le jugement de valeur que l'autorité capitalistique assène sans discussion, comme de droit divin, dans un paternalisme d'un autre temps où l'homme de basse condition est traité comme un enfant (au hasard : "La République pour moi c’est le travail récompensé", discours du 12 octobre 2006 à Périgueux);

  • etc.

travailROYAL

 

Quand Madame Royal parle travail, voici, sur la gauche, l'essaim conceptuel qui fonctionne :
on voit apparaître effectivement la valeur, mais aussi

 

  • les conditions de travail, c'est-à-dire la réalité du travail...

  • les salariés eux-mêmes, c'est-à-dire ceux qui sont assujettis...

  • la précarité en face du capital, comme le mendiant posté au seuil de l'église à la sortie de la messe du dimanche...

Bon ! j'arrête ! Il faut aller défiler...


30 avril 2007

Sarko for ever

Je viens de recevoir le mail suivant :

Serge Portelli est membre du Syndicat de la Magistrature.
Son livre - que vous trouverez en pièce jointe - concernant le bilan de Sarkozy vient d'être "empêché de publication avant les élections".
Diffusez largement ce livre sur le bilan de Sarkozy, qui vient d'être censuré par l'éditeur MICHALON qui vient mystérieusement de renoncer à l' éditer au dernier moment, empêchant toute publication chez un autre éditeur avant les élections. Rappelons que le directeur des éditions Michalon, Yves Michalon, est un ami personnel du candidat UMP à la présidentielle...


Bien sûr, je n'ai pas eu le temps de lire cet ouvrage. Juste feuilleter - façon documentaliste professionnel... En voici la page 3 :

Portelli__sommaire

Si vous souhaitez lire l'ouvrage (© Serge Portelli, mars 2007. Diffusion par Internet: http://www.betapolitique.fr. Licence de mise à disposition Creative Commons NC-BY-SA), il est sous l'image de la page 3... Yakakliké!

Bonne lecture !


30 avril 2007

Populaire, il a dit populaire ?

J'ai toujours pensé que la rhétorique posait des questions de droits de l'homme, ne serait-ce que pour la manipulation oratoire des foules...
Exemple très contemporain : Nicolas Sarkozy affirme qu'il est le candidat populaire, et non le candidat d'un appareil.
Ce qui signifie, en vertu de la combinaison des rhétoriques du retournement et de l'envers : Nicolas Sarkozy est en fait le candidat d'un appareil, mais attribue cela à l'autre pour pouvoir paraître l'envers de ce qu'il est, pour pouvoir paraître populaire, dans une relation individuel avec le peuple de France, etc.

Nicolas Sarkozy ne serait pas le candidat d'un appareil ?

  1. Nicolas Sarkozy est à lui seul un appareil politique : il peut sans mentir dire "l'UMP, c'est moi"...

  2. Nicolas Sarkozy est la tête de pont de l'appareil gouvernemental : il n'est que de les voir tous le suivre comme de gentils toutous, premier ministre en tête... ce qui produit une dépense d'énergie jamais vue au service d'un candidat qui utilise les moyens de l'État, directement ou indirectement, pour faire sa campagne soi-disant "personnelle"... si vous n'êtes pas convaincu, comparez le déploiement des forces de polices autour des déplacements de Nicolas Sarkozy et autour des déplacements de Ségolène Royal... mais de cela, étrangement, personne ne parle même si cela signifie, en clair, que le contribuable finance une grosse partie de la campagne de l'individu Nicolas sarkozy !

  3. Nicolas Sarkozy est soutenu par l'appareil patronal et si son frangin a été évincé de la présidence du MEDEF, c'est pour que l'emprise Sarkozy n'apparaisse pas trop au grand jour et de façon trop voyante...

  4. Nicolas Sarkozy est soutenu par l'appareil médiatique et la différence entre Berlusconi et Berluskozy, c'est que le premier était en même propriétaire des médias et homme politique, alors que notre Berluskozy à nous est juste copain avec les propriétaires des médias... Relisez l'article de Libé de ce week-end...

Bref, personne d'honnête ne contestera que Nicolas Sarkozy soit le candidat de l'appareil, voire le candidat des appareils...

D'où le mensonge éhonté du ministre Dutreil : "Nicolas Sarkozy, c'est le candidat populaire face à une candidate très bourgeoise qui incarne les conservatismes et qui commence d'ailleurs très classiquement à négocier avec les appareils des partis politiques" (Le Monde du 25 avril).
L'intérêt de cette phrase est double :

  • elle valide mon point 2 ci-dessus (l'État comme appareil au service de l'individu Nicolas Sarkozy) ;

  • elle montre, dans un style très grossier, le fonctionnement des rhétoriques de l'envers et du retournement.


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29 avril 2007

la rhétorique du retournement

Après, mais avec, la rhétorique de l'envers, voici la rhétorique du retournement. Notre petit homme hargneux et tendu est décidément très fort, côté rhétorique !
De quoi s'agit-il ?
En fait, tout vient du constat que la meilleure façon de ne pas être accusé de commettre les forfaits qu'on commet, c'est d'en accuser l'autre. Cela, je l'ai constaté à mes dépens lors du mon divorce dans les années quatre-vingt. C'est diaboliquement efficace. Un truc d'avocat, quoi !
Tu piques une orange sur l'étalage d'un épicier et tu en accuses un autre. Le temps que la marée-chaussée se rende compte que ce n'est pas lui, tu as pu tranquillement dégusté l'orange... Si l'autre a la peau mate, c'est encore plus efficace... mais c'est une autre question.
Plantu_Lemonde070429__640_Voyez ce petit homme hargneux et tendu qui accuse les autres de le diaboliser, de colporter de gros vilains pas beaux mensonges "à son endroit", alors que lui, dit-il, n'est que dans le respect de l'autre, n'attaque pas les gens mais juste les idées, etc. Moi je trouve ça très fort de dire cela, et de le répéter à qui veut l'entendre et même aux autres, de la part de quelqu'un qui affiche une suffisance, un dédain, un mépris comme je n'ai jamais vu à l'endroit d'adversaires politiques. Souvenez-vous juste de sa façon d'évoquer le débat de samedi matin sur BFMtv et RMC ! Le dessin de Plantu dans Le Monde de ce week-end est très évocateur. Encore une fois, merci Plantu !

Tiens, d'ailleurs, Plantu n'est pas très apprécié par notre petit homme hargneux et tendu. Ce dernier s'est même plaint très explicitement du traitement que lui imposait notre caricaturiste chevronné. Page 14 de la même édition, la médiatrice du journal nous raconte une fort belle histoire : Monsieur Sarkozy en personne (d'habitude il fait donner ses sarkoboys, mais là!) pour dénoncer une mouchecertaine mouche... qui a le gros défaut de déplaire à notre petit homme hargneux et tendu. Et Plantu de rigoler de tout ça, remarquant - le perfide !- que, de tous les détails significatifs dont il a affublé le petit homme, il en est un que ce dernier semble reconnaître comme non-déplaisant... Je cite (fin de l'article) : « Le plus drôle, note le caricaturiste, est que Nicolas Sarkozy, qui lui reproche, pêle-mêle, brassard, mouches et petit chien, oublie un autre déguisement, pourtant récurrent : celui d'Iznogoud, le vizir félon qui veut être calife à la place du calife. "Il ne me reproche pas de le dessiner en traître. C'est curieux..."». Moi, je ne trouve pas ça très étonnant ! On constate également, dans cette histoire, comment le responsable du parti politique dénommé UMP utilise les services du ministre n°2 du gouvernement pour faire savoir ce qu'il pense de tout ça au dessinateur ! Encore le principe de collusion systématique, principe congénital de notre petit homme...

Bref, notre petit homme est bel et bien intervenu pour que Plantu arrête de le malmener de son coup de crayon... Pourtant notre petit homme jure ses grands dieux qu'il n'intervient jamais auprès des médias. Mais c'est bien sûr un mensonge : il n'est que de lire l'article de Libé de ce week-end qui parle de La haute main de Sarkozy sur les médias... Rhétorique de l'envers : quand le petit homme hargneux et tendu affirme qu'il n'intervient jamais auprès des médias, il y a fort à parier qu'il intervient auprès des médias. Là où on passe à la rhétorique du retournement, c'est quand l'accusation de faire pression sur les médias est dirigée contre les adversaires du petit homme (via le président de l'APQR, par exemple...).


27 avril 2007

Ne pas trahir...

Information dans Le Monde Interactif (message d'hier soir peu avant minuit), rendant compte de la prestation télévisuelle du candidat de la droite :

Nicolas Sarkozy s'engage à ne pas "trahir" ses électeurs.

Remis à l'endroit, cela signifie qu'il ne trahira pas ceux qui trahissent leurs engagements politiques pour le porter au pouvoir, lui qui, pour arriver en position d'y être porté n'a pas hésité à trahir autrefois les siens. Bref quand il parle de trahison, notre homme sait de quoi il parle... Tiens, ça me rappelle une histoire de crétois, dont le fameux paradoxe s'est quelquefois énoncé ainsi : « Un homme disait qu'il était en train de mentir. Ce que l'homme disait est-il vrai ou faux ? »

En attendant, on plonge droit dans une histoire de ... crétins : ceux qui donnent leur suffrage au clan des traitres et des bonimenteurs... Rappelons que le crétinisme est une maladie congénitale. Je ne parle évidemment que par métaphore, puisque cette pathologie-là n'existe plus en France, grâce au dépistage systématique à la naissance...


25 avril 2007

Vous avez dit possible ?

Je sais, c'est connu et archiconnu, mais je ne résiste pas au plaisir de partager la bonne nouvelle...

possible


24 avril 2007

La rhétorique de l'envers

Il est quand même formidable, ce petit homme hargneux et tendu qui se présente au suffrage "universel" : il a une façon de parler telle qu'il faut, pour comprendre la richesse de la réalité de son discours, inverser ce qu'il prétend dire. J'avais déjà relevé son goût immodéré pour l'oxymore, dès décembre dernier. Je ne m'étais pas trompé !

Sauf qu'il ajoute un cran : en décembre je notais comment il décrivait sa propre action, sa propre pensée par oxymore. Aujourd'hui, c'est la réalité tout court qu'il décrit sur ce mode. Par exemple quand il dénonce le "front commun des haines" que cherchent, selon lui, à constituer la gauche et l'extrême gauche contre sa personne à l'approche du second tour de l'élection présidentielle (Le Monde de ce soir). Moi je le trouve culotté de parler ainsi, lui qui lêche si goulûment les thématiques de F-Haine ! Au passage on remarquera qu'il focalise tout sur sa personne, ne mettant aucunement en cause (c'est-à-dire en débat) les idées qu'il avance - ce qui est très caractéristique des paranoïaques, maladie commune des tyrans...

Bref, il faut traduire le sarkozy, langage qui parle à l'envers du langage ordinaire, à l'envers du langage que vous et moi parlons au quotidien... Si nous ne voulons pas être les victimes abusées voire consentantes de la schizophrénie collective qu'il nous impose, il ne faut pas tarder à sous-titrer publiquement tous ses discours. Sinon, le rêve du petit homme hargneux et tendu qui se présente au suffrage "universel" va devenir le cauchemar des Français et des Autres.


23 avril 2007

Le tyran et ses traitres...

Quand j'observe ce qui se passe aujourd'hui autour du petit homme hargneux et tendu qui risque fort d'être élu Président de la République française dans quinze jours, je ne peux pas chasser de mon esprit l'image toute platonicienne du tyran qui finit par mourir d'avoir peur de mourir, de craindre d'être tué par l'un de ses proches. Ce doit être dans La République... quand l'athénien nous propose une phénoménologie des régimes politiques... Regardez qui entoure le petit homme hargneux et tendu qui risque fort d'être élu Président de la République française dans quinze jours. Au hasard : Besson et de Robien.

Le premier n'est visiblement qu'un assoiffé de pouvoir, voire simplement de publicité. Il passe directement du staff du Parti Socialiste (où apparemment ses dents rayaient trop visiblement le parquet) au staff de l'UMP, parti antagoniste du Parti Socialiste. Mais que peut attendre Mr Sarkozy d'un tel traitre à la cause qu'il défendait bec et ongles il y a si peu ? Que peut attendre Mr Sarkozy d'un écrivaillon qui le vilipendait si durement il y a moins de six moins, avant de vilipender celle pour qui il pointait le bec et acérait les ongles... Mr Sarkozy n'a que faire de cela. Il est au dessus de ces détails. Comme le prince de Machiavel qui savait prendre la bonne distance et distinguer ce qui lui est utile un jour et dont il se débarrassera un autre jour.

Le second est la taupe sarkozienne au pays de Bayrou - qui fut son pays natal, son identité nationale à lui. Il passe son temps, après donc avoir trahi sa propre famille, à tenter de dévoyer ses frangins pour qu'ils trahissent comme lui. Un traite faiseur de traitres... Là aussi, que peut attendre le petit homme d'un traitre faiseur de traite, d'un traite exponentiellement traite ? Qu'il le trahisse un jour prochain ? Là aussi le seigneur UMP prend l'aide car elle lui est utile aujourd'hui pour asseoir son pouvoir personnel. Demain on verra...

Et ce ne sont pas les sarkoboys, tontons fingueurs de première catégorie qui rattraperont le coup ! Eux aussi demanderont leur part du gâteau que le petit homme entendra naturellement s'attribuer à lui seul... lui qui, il n'y a pas si longtemps, trahit le potentat...

Chez Platon, le tyran finit dans une immense solitude par étouffer de tant de crainte de trahison.


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