dimanche 27 janvier

La Très Nouvelle Alliance

Le matin, je reçois dans ma boîte aux lettres (pas l'électronique, la "vraie") Le Figaro depuis une dizaine de jours et à titre gratuit.
J'ai par ailleurs la manie de lire tout ce qui traîne, tout ce qui tombe à portée de mon regard, de ma main.
Plaisir de tout lire, désir de tout comprendre, joie extrême de l'intellectualisation totale...
Bref, je viens de lire dans Le Figaro Magazine de ce samedi 26 janvier (p.36 et 38) la discussion entre un prêtre et un franc-maçon, respectivement Philippe Verdin, dominicain, et Jean-Michel Quillardet, grand maître du Grand Orient de France. Cette lecture me plonge dans les abîmes d'une pensée complexe et difficile.

sarkocielRéflexions toutes personnelles et très rapidement jetées sur ce blog après cette confondante lecture :

  • Confusion des genres

Pratique sarkozienne s'il en est, la confusion permet de subrepticement bouger les repères et de brouiller l'analyse que les esprits critiques et tatillons dans mon genre pourraient faire de ce qui se présente aujourd'hui comme une politique désirée par une majorité de Français. Je n'insiste pas... En l'occurrence, il s'agit là de faire bouger les lignes entre pouvoir terrestre et pouvoir céleste, entre État et Église, entre vie privée (le fors intérieur comme refuge de la croyance) et vie publique (la république comme chose publique, res publica). Il s'agit de remettre en cause la ligne de séparation tracée en 1905 par la IIIème République. S'il on en croit notre dominicain de service, grand copain de notre Président de la République, ce dernier "veut tourner la page de la IIIème République". Au prétexte d'apaisement : "L'Église et l'État ne sont plus obligés de se regarder en chiens de faïence". Comme si c'était le cas aujourd'hui ! Je crois que frère Philippe en est resté au bon temps de l'anticléricalisme primaire que l'école laïque avait dû développer pour se protéger des assauts répétés d'une Église trop confiante dans sa suprématie morale et politique. C'était il y a longtemps, très longtemps... Et puis, le futur roi d'Maubeuge avait proposé qu'on efface de notre histoire commune l'annus horribilis que fut 1968. Maintenant, c'est carrément 65 ans d'histoire de France qu'il faudrait effacer, sinon oublier ! On baigne dans le déraisonnable le plus achevé.

  • Stratégie du pouvoir terrestre : attirer l'attention sur le céleste pour agir hors du regard critique

Mais pourquoi les gardiens de l'État républicain pourraient-ils vouloir ainsi amener une telle confusion des genres ?
Je crois qu'on a là le schéma classique des stratégies de la conversion du regard. Depuis la nuit des temps jusqu'à la philosophie libérale, en passant pas Staline et les autres, il y a une façon simplissime de gouverner les mains libres : on pointe le ciel, avec dans les yeux la lueur de l'espérance suprême, pour attirer tous les regards vers le ciel - c'est-à-dire ailleurs que là où l'action se déroule (sur terre) - dans l'attente de l'objet supposé de l'espoir existentiel de celui qui montre le ciel... Le détournement des regards laisse les mains libres à celui qui détient le pouvoir terrestre. Quand c'est ce dernier qui incite à un tel détournement des regards, on comprend immédiatement l'intérêt d'une telle incitation... "Regardez là-bas rutiler les feux de l'esprit et les braises de l'espoir ! Moi, je m'occupe de vos affaires d'ici-bas !" dit-il en substance...
J'ai développé ailleurs la profondeur d'une telle manipulation.

  • Incompatibilité foncière entre le sarkozysme et les Évangiles...

La pertinence tactique de cette manipulation est d'autant plus évidente que les catholiques représentent une part importante de l'électorat sarkozien. Les catholiques n'ont pas besoin d'être convaincus qu'ils doivent détourner le regard politique : il suffit de leur faire oublier les frasques peu catholiques de notre roi d'Maubeuge ; et si la manipulation convainc aussi les mécréants, c'est toujours ça de pris ! D'où le prosélytisme avancé par le gardien de notre Constitution républicaine.
Ceci dit, je me suis laissé dire qu'il y avait comme un problème : ce que prône notre bon Roi d'Maubeuge n'est pas franchement catho-compatible. Le grand mépris pour l'humain qui se dévoile dans le traitement de la question des immigrés n'en est que l'un des aspects ; il y a aussi la façon de traiter les hommes et les femmes que le capitalisme rejette sans vergogne et sans honte dans les profondeurs du dépouillement matériel, dans la pauvreté - après avoir utilisé leur force de travail ; façon de tout faire pour que l'enrichissement des uns (les moins nombreux) se fasse sur l'appauvrissement des autres (les plus nombreux)... Je n'ai jamais lu cela dans les fameuses "Bonnes Nouvelles".  Bien au contraire, quand j'étais petit, on m'a expliqué que la grande différence entre la vieille alliance (ancien testament) et la nouvelle alliance (christianisme), c'était l'humanité du divin, le Dieu fait homme, la valorisation de chaque vie humaine dans sa singularité et dans son humanité, etc. Quand le catholicisme veut fonctionner comme leurre au service du libéralisme économique, l'humain n'y est plus. C'est pourtant ce catholicisme-là, intégrisme de la plus belle espèce, que promeut le pouvoir terrestre en France aujourd'hui, la main sur le cœur et le regard vers le Très-Haut. Simon Weil (avec un W) ou Madeleine Delbrêl doivent se retourner dans leur tombe !
Je crois que nous sommes perdus. Que l'humanisme n'est plus de mise et que l'homme est condamné à subir toujours davantage les effets d'un capitalisme fournisseur officiel des règles sociales et économiques...
 

À moins qu'il ne nous faille, pauvres électeurs que nous sommes, aller déposer un cierge à Rita, sainte patronne des causes désespérées, pendant que frère Nicolas se paye notre tête et celle de nos enfants ?
Saint Bigard, priez pour nous !


Posté par brich59 à 08:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

lundi 21 janvier

Menteur ou girouette ?

Lu sur le site de Marianne, l'extrait de discours du rhéteur en chef de la politique française le 9 mai 2004, au Conseil national de l'UMP, à Aubervilliers... Intéressant ! Avec la question subséquente : celui qui est devenu aujourd'hui le Roi d'Maubeuge est-il un menteur ou une girouette ? Écoutons-le :

Si l'Europe reste la seule affaire des responsables politiques et économiques, sans devenir la grande affaire des peuples, reconnaissons que l'Europe sera, à plus ou moins brève échéance, vouée à l'échec.
Bien sûr, l'Europe doit être au service des peuples, chacun peut le comprendre. Mais l'Europe ne peut se construire sans les peuples, parce que l'Europe, c'est le partage consenti d'une souveraineté et la souveraineté, c'est le peuple. À chaque grande étape de l'intégration Européenne, il faut donc solliciter l'avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple.
Si nous croyons au projet Européen comme j'y crois, alors nous ne devons pas craindre la confrontation populaire.
Si nous n'expliquons pas, si nous ne convainquons pas, alors comment s'étonner du fossé qui risque de s'amplifier chaque jour davantage entre la communauté Européenne et la communauté Nationale ?
Je le dis comme je le pense, simplement : je ne vois pas comment il serait possible de dire aux Français que la Constitution Européenne est un acte majeur et d'en tirer la conséquence qu'elle doit être adoptée entre parlementaires, sans que l'on prenne la peine de solliciter directement l'avis des Français.

Et quand on visionne l'enregistrement vidéo de ce moment politique fort, on ne peut qu'aimer ce grand "démocrate", et même que la foule UMP en délire l'applaudissait à tout rompre ! Si si ! Regardons-le :

Bah ! C'était l'bon temps !

Je ne sais pas pourquoi, mais, subitement, je pense encore à Matin Brun... Et du coup je prends peur !
Parce que, quand même, quand il dit le mot "peuple", ça me met mal à l'aise. C'est qui lui ? C'est qui les cadres de l'UMP ? C'est qui le peuple ? Pour qui se prend-il lui ? Et eux ?


Posté par brich59 à 16:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
dimanche 20 janvier

Sarkozus, collusionis rex, collusionarum collusio est demandé !

Sarkozus, collusionis rex, collusionarum collusio est demandé !
Pas vraiment de retour : il n'est jamais parti !
Mais maintenant, c'est le parti lui-même qui le demande !
L'UMP, que le Roi d'Maubeuge a soumis, appelle de ses vœux l'intervention de son maître, non pour que ce dernier gère son domaine privé (l'UMP), mais pour qu'il redorer son blason à lui !

C'est du moins ce que dit l'inénarrable Devedjian dans une interview au Journal du dimanche de cette semaine ! On y apprend que Sa Majesté Sarkozus-collusionis-rex est l'antiTartuffe. On entend le godillot-chef se plaindre de l'incurie intellectuelle et politique de la populace :  Les gens, dit-il, ne retiennent que les images du luxe. C'est plus facile et plus amusant de regarder les photographies d'un couple heureux que l'argumentaire juridique et austère de la réforme du contrat de travail. Cette petite révolution, c'est vrai, marque pour l'instant moins les esprits que les images sur papier glacé.
Pauvres de nous ! Pauvre de lui ! Pauvre presse !

Tiens, ben, justement, le détricotage du droit du travail, si on en parlait aux "gens" sans mensonge ni duperie, avec "transparence" et respect de la personne humaine ? Chiche ?

Bref, le godillot en chef attribue la baisse de popularité de son patron à un "effet pervers" de la fameuse transparence. Il enchaîne en disant préférer un président bling-bling à un candidat plan-plan. On voit ici que le niveau du discours politique monte quand il chausse la paire de godillots ! Les attaques ad hominem sont toujours de la partie dans le parti... sûrement un effet de la transparence ! ou du manque d'épaisseur !

Notre godillot en chef pense que la baisse de popularité de son boss est provisoire et qu'avec son engagement dans les municipales, le président regagnera du terrain... En tous cas, avec des propos comme ça, si transparents, la lettre envoyée à François Hollande et Didier Mathus par Michel Boyon, le président du CSA, en réponse à leur requête concernant le temps de parole de Nicolas Sarkozy dans les médias audiovisuels s'illumine d'une transparente clarté : on sait pour qui roule le CSA !

Voilà une des facettes les plus visibles de la transparence toute berlusconienne de Sarkozus, collusionis rex, collusionarum collusio !


vendredi 18 janvier

Aujourd’hui...

Le problème de la France aujourd’hui, c’est que les salaires sont trop bas et que les prix sont trop élevés. Je veux SarkoBiaisque les heures supplémentaires soient toutes rémunérées 25% de plus que les heures normales, quelle que soit la taille de l’entreprise, et qu’elles soient exonérées de toutes charges fiscales et sociales pour qu’elles soient plus payantes pour les salariés et moins chères pour les entreprises. Quatre heures de travail en plus par semaine sans charges, c’est immédiatement 1 980 euros net en plus à la fin de l’année pour tout salarié rémunéré au SMIC. Je veux que notre économie soit plus dynamique, plus prospère, que les salariés aient des emplois plus qualifiés, pour que les salaires de tous soient plus élevés. Je n’augmenterai pas les impôts car les impôts, c’est moins de pouvoir d’achat pour tous les Français.
Ce propos date du 16 février 2007 et se lit encore aujourd'hui sur sarkozy.fr, avec le titre suivant : Je veux être le Président du pouvoir d'achat.

Intéressant ce propos, intéressant de le rapprocher de ce que dit aujourd'hui l'élu des Français, je veux dire la même personne qui en février 2007 était candidate et qui aujourd'hui est Président de la République.

Et que ce Président-là, il dit aujourd'hui que le français qui se plaint de ne pas avoir un pouvoir d'achat à la hauteur de la satisfaction de ses besoins sociaux vitaux, que ce français-là n'a qu'à s'en prendre à lui-même. Et que s'il veut augmenter son pouvoir d'achat, il n'a qu'à augmenter sa cadence de travail, il n'a qu'à bosser plus d'heures, etc.

Bref la promesse se voudrait oubliée ! La rhétorique de l'envers faisait bien son œuvre... Aujourd'hui, il est question de contrepartie (le fameux gagnant-gagnant), alors qu'il est clair que les salariés ne peuvent être en situation de dialogue d'égal à égal avec un patronat trop sûr de lui, chômage aidant... car le chômage profite aux patrons, c'est établi - mais personne ne le dit clairement. Le jeu de dupes peut continuer.

Pour Nicolas Sarkozy qui, pendant la campagne électorale, s'était présenté comme "le président du pouvoir d'achat", la tache va être complexe, comme dit Jean-Marcel Bouguereau sur le site du NouvelObs !
Ça, c'est sûr ! La tache que le libéralisme rhétoriquement habile a produite sur la civilisation humaine est énorme et n'a pas fini de s'étendre pour contaminer l'ensemble du tissu humain tel un maïs OGM en plein champ !
Quant à la tâche, il faut y être dur, si l'on veut dénoncer sans relâche les malversations langagières de notre bon Président et de sa bande de suppôts champions de la rhétorique du mensonge et de la culpabilisation des foules.
Pour aujourd'hui...


mercredi 16 janvier

Le goupillon et le tableau noir !

Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s'il est important qu'il s'en approche, parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme de l'engagement porté par l'espérance.

Qui a dit ça ? Le responsable d'une école confessionnelle qui fait sa publicité au moment des soldes inscriptions scolaires ? Le pape qui, s'emparant du pouvoir terrestre, se prend pour le souverain absolu et universel ? Le primat des Gaules qui vient de se faire élire Président de la République ? Le curé de ma paroisse dans son œuvre de catéchumène ? Le bon pasteur qui veut sauver malgré elles les brebis égarées ?

Clique , perspicace lecteur, et tu auras la réponse !
Ou alors directement ici, à la source (divine?).

Si si !
C'est le représentant officiel de la RÉPUBLIQUE FRANÇAISE !
Celui-là même qui écrivait à son Ministre de l'Éducation "Nationale" en juillet dernier :
L'éducation a été l'un des enjeux majeurs de la campagne électorale. Nos concitoyens la savent essentielle pour l'avenir de leurs enfants et même de notre pays tout entier. L'école est un maillon déterminant de la civilisation que nous voulons construire et dans laquelle nous voulons vivre. La mission qui est la vôtre au sein du gouvernement revêt dès lors une importance toute particulière. Il vous incombe de rétablir l'école dans sa mission fondamentale de transmission des valeurs, de formation des intelligences, d'élévation des esprits, de préparation à la vie adulte et professionnelle, de pilier de l'égalité des chances, en ayant à cœur que l'école regarde vers l'avenir et non pas qu'elle cultive la nostalgie du passé. [C'est moi qui souligne]
Aucun gouvernement ne peut prétendre faire de l'éducation une priorité s'il ne commence pas par revaloriser la condition enseignante. C'est pourquoi nous avons engagé avec vous-même les travaux et les concertations nécessaires à cette fin. Nous souhaitons que l'autorité des professeurs soit respectée, que leurs compétences soient reconnues, que leur formation soit mieux assurée. Vous garantirez la liberté pédagogique des enseignants
etc.

Sic et re-sic !

Que s'est-il donc passé entre juillet 2007 et décembre de la même année ?
Le roi d'Maubeuge aurait-il rencontré Dieu lui-même derrière le pilier d'une cathédrale ?
Ce dernier lui aurait-il dit que les mensonges n'étaient plus de mise, qu'il fallait enfin dire la vérité, la vérité de son cœur, la sincérité de son projet pour la France et pour le monde ?
Va savoir, dépité lecteur !

En tout cas, soyons reconnaissants à l'église romaine d'avoir joué du sérum de vérité ! corbeau_renardLes naïfs qui ont voté pour le cheval fougueux en mai dernier vont peut-être avoir la révélation... de leur naïveté ! La leçon de La Fontaine - que nous avons tou(te)s apprise par cœur à l'école républicaine est toujours hélas très actuelle :

Le Corbeau honteux et confus
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendroit plus.

Si seulement c'était vrai ! ... Il faut y croire !


Posté par brich59 à 08:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

mardi 15 janvier

Sacrée Roumanoff !

Anne Roumanoff allume Sarkozy en compagnie de Drucker !
C'est ici ou ici ou ... La liste des url pour voir est longue...
À voir absolument !
Moi, les comiques me font rire. Même si le fonctionnement actuel du pouvoir est des plus inquiétants. Pas toi, dépressif lecteur ?


Posté par brich59 à 07:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
vendredi 11 janvier

Lille en état de siège !

Le matin, pour aller de bonne heure, au turbin, je traverse Lille dans ma belle auto.
Ce matin, vers 6h45, le spectacle est affligeant ! Lille est en état de siège ! Véridique !
De quoi foutre la pétoche au moindre badaud. De quoi faire aller en fourrière la moindre auto stationnée à son habituelle place nocturne. La police gênait la circulation ce matin vers 6h45 aux abords de la Préfecture. Elle gênait la circulation pour pouvoir enlever de la voie publique des autos citoyennes sagement garées pour une nuit bien méritée... Même le métro est de la partie, qui ne desservira pas les plus centrales des stations. Des lignes de bus urbain sont détournées. Des quartiers entiers bouclés, dont celui de la gare (!), etc. Car, quand le Roi d'Maubeuge se déplace à Lille, les citoyens doivent modifier leurs habitudes de vie citoyenne et économique. Les lillois pris en otage du protocole sécuritariste sarkozien, en quelque sorte ! Les grèves de la SNCF de l'autre fois, c'est rien à côté, si on fait le ratio qui prendrait en compte le nombre d'activistes à qui on doit tout ça ! Un seul être se déplace et tout est chamboulé ! Et encore, paraît qu'il n'en a que pour une heure ! Je n'ose pas imaginer le bazar si le Roi d'Maubeuge avait prévu de travailler à Lille toute la journée, par exemple pour rencontrer les élus du coin, qui ont mille et une raisons de se plaindre du désengagement chronique de l'État sur tous les plans...
Normal tout ça, non ? Lis le billet d'Indymedia, tu seras édifié, patient lecteur !

J'avais déjà remarqué ça, même que le Roi d'Maubeuge n'était que ministre. Les enfants des écoles de Lambersart avaient dû être dérangés dans leur conduite à la cantine scolaire, aussi bien que le Président du Conseil Général du Nord avait dû garer son véhicule plus loin. Souviens-toi, fidèle et coriace lecteur ! À croire que ce n'est pas la fonction qui veut ça, mais le bonhomme Sarkozy. Qu'il soit ministre ou roi, peu importe, il faut l'état de siège.

Pour montrer quoi ? Pour dire quoi ? Hein ?


Posté par brich59 à 07:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
mardi 08 janvier

Dieu et ses saint(e)s

Ça y est ! Là, c'est vraiment dit : le Roi d'Maubeuge est un Dieu !
Présentation de Mathieu Le Sire : Il a vingt ans et excerce la profession d'aide soignant à l'hôpital Necker à Paris. 154x114_iLyROoaftDDZ_2Chaque jour, d'Evreux il fait le trajet par le train. Mathieu Le Sire travaille 40 heures par semaine et est payé 35. Cela ne l'empêche pas d'être un militant UMP qui a découvert sa foi en Nicolas Sarkozy il y a trois ans. Aujourd'hui, à Evreux, il milite comme il respire, avec la sincérité et la fougue d'une jeunesse qui découvre le monde politique comme un rêve où tous les espoirs sont permis. Il faut respecter cette  espérance-là sans porter de jugement hâtif. C'est ce qu'on peut lire sur Wikio, sans qu'on sache qui est l'auteur du billet. S'il est de Mathieu Le Sire, il parle de lui à la troisième personne (?). Si non, le billet est anonyme (?). En tous cas, une analyse sémantique sauvage de ce court texte serait très éclairante sur le "sous-texte" qui y fonctionne.

Bref, tu auras compris, mécréant que tu es, cher lecteur fidèle, le Sire a rencontré son Dieu et demande qu'on ne le juge pas hâtivement, lui qui a trouvé sans hâte le réconfort et la transcendance salvatrice.

Le Roi d'Maubeuge a finalement bien fait d'aller au Vatican tenir les propos qu'il a tenus, et d'y aller avec sa cour ses saints. Nom d'une pipe, comme dirait Saint Bigard !


Posté par brich59 à 16:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

Durable, vous avez dit "durable" ?

Le développement durable, la tarte à la crème depuis une dizaine d'années, la crème de la rhétorique tranquille, celle qui écrase tout sur son passage.
Un jour, j'ai rencontré le "développement durable" sur mon chemin professionnel et n'y ai vu que de la rhétorique. Je crois que mon directeur de l'époque m'en a un peu voulu de ne pas donner suite comme il l'attendait à sa demande. Ça aurait pu rapporté des sous. Ça aurait pu ! Sauf que moi, travailler sur et avec vent sémantique, ça me gonfle !

Depuis ce moment-là, on a en effet vu fleurir, comme champignons sous la rosée libérale, des slogans publicitaires à se tordre de rire, si l'enjeu n'était pas l'entourloupe commerciale et idéologique généralisée.

Lu ce matin dans Premières synthèses, n° 02.2, de ce mois de janvier, ceci : 42% des jeunes sortis de CIVIS depuis le début du dispositif ont accédé à un "emploi durable" à la sortie, à savoir un emploi d’une durée réelle ou prévue supérieure à six mois hors contrats aidés du secteur non marchand.

On appréciera le taquet à partir duquel on estime le durable en matière d'emploi des jeunes.
Rendez-vous compte : 6 mois, c'est toute une vie !

Une vie économique placée sous le signe de la "jetabilité" des hommes et des femmes qui travaillent et dont l'employabilité, comme on dit, consistera à être capables de sauter d'une durabilité à l'autre, au gré des caprices des "décideurs". Belle durabilité en vérité !

Ce matin, dans ma boîte aux lettres, j'ai également trouvé une invitation de Laurence, ma copine du MEDEF. Elle a le plaisir, dit-elle, de m'inviter à assister à un événement-média exceptionnel : "Le développement durable: l’atout concurrentiel de l’offre France", à l'issue duquel les fédérations adhérentes signeront une charte d'engagement. C'est le 10 janvier. Si quelqu'un veut y aller, c'est ici qu'il faut s'inscrire.

Moi, j'irai pas !


Posté par brich59 à 08:08 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,
dimanche 06 janvier

"Culte du pragmatisme et du résultat" ?

Franchement, tout est fait pour brouiller les pistes dans cette France qui gouverne. Même Martin Hirsch s'y met, qui a salué le "culte du pragmatisme et du résultat" du roi d'Maubeuge ! Entendez : le refus de l'idéologie et des bonnes intentions - comme disent ceux qui prêchent l'inexistence de la lutte des classes, je veux dire les apolitiques de droite.

Comme si ce pauvre Martin ne savait pas que, si le pragmatisme avait de tous temps été une bonne méthode de gouvernement, on le saurait déjà. Il aurait déjà fait son œuvre, le pragmatisme, et il n'y aurait plus de pauvres dans ce pays où le CAC40 ne cesse de progresser depuis qu'il a été créé et où les riches s'enrichissent toujours davantage - le roi d'Maubeuge soi-même, le Président de Gaz de France aussi. Peut-être le pragmatisme consiste-t-il par définition à prendre aux pauvres pour donner aux riches...
Quelle misère de voir ainsi de si bonnes âmes (?) tomber dans les filets du pouvoir par simple goût du ... pouvoir !


Posté par brich59 à 10:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,