mardi 04 septembre

Roid'Maubeug...isme ?

Décidément, on nous sert tout et son contraire !

Le dénonciateur médiatique du "droit-de-l'hommisme" (terme né dans les marécages de l'extrême-droite, si je me souviens bien) reçoit en grandes pompes une des grandes figures de la lutte pour les droits de l'homme: Nelson Mendela reçoit les honneurs du Roi de Maubeuge - dont le ministre HeurteDroits-BouteFeu humilie jour après jour sans relâche tant et tant d'hommes, de femmes et d'enfants.
La France libérale aime les droits de l'homme, mais hors de chez elle! Souvenez-vous des paroles de Lili, la si belle chanson de Pierre Perret :

Elle aima un beau blond frisé, Lili
Qui était tout prêt à l'épouser, Lili
Mais la belle-famille lui dit : "Nous
N' sommes pas racistes pour deux sous,
Mais on veut pas de ça chez nous..."

Aujourd'hui, rentrée des classes oblige, le Roi de Maubeuge et son Premier Sinistre ont rendu des visites. Le Roi a visité une école de Blois et y a ostensiblement caressé l'épaule d'un petit bonhomme noir de peau - mais en (s')assurant qu'il était bien français (Guyane)...


Le premier Sinistre, son second (en titre, mais c'est pas vrai du tout !) a visité un lycée professionnel où il a assuré que l'objectif de "plein-emploi" que s'est fixé le gouvernement repose "aux trois quarts" sur l'amélioration de la formation, comme si la formation si excellente qu'on puisse l'imaginer en elle-même (mais c'est quoi les critères d'évaluation ?) pouvait créer de l'emploi ! Comme disait mon adjudant-chef quand j'ai commencé à bosser, la formation ne crée que des emplois de formateurs ! Ceci dit, évoquant la possibilité de l'excellence de la formation en elle-même, je tombe dans le "pédagogisme" le plus abscons ! Tant pis pour moi. Mais quand même, à quoi sert donc que tout le monde soit bien "formés", formatés, si ce n'est à fournir au patronat une main-d'oeuvre disponible qui n'aura pas plus de travail pour autant. On va juste déplacer la file d'attente, pas la réduire. Une file d'attente telle que le jumping social va pouvoir fonctionner à plein comme on l'a déjà vu : j'embauche, parmi les gens qualifiés, ceux qui me font l'offre de rémunération la plus basse. Histoire de profit capitalistique. Comme quoi ce bon vieux Marx avait mille fois raison : c'est l'économique qui décide "en dernière instance", comme on disait dans le temps !

Par ailleurs, à l'époque du quasi plein emploi, disons avant 1973, même les non qualifiés trouvaient du boulot. L'idiot du village était cantonnier. Et les patrons payaient cher pour attirer les personnes qualifiées. D'ailleurs, notre bon roi de Maubeuge ne dit pas autre chose, en ces temps de rigueur annoncée : Dans l'école de demain vous serez mieux rémunérés, mieux considérés et à rebours de l'égalitarisme qui a trop longtemps prévalu, vous gagnerez plus, vous progresserez plus rapidement si vous choisissez de travailler et de vous investir davantage (discours d'aujourd'hui à Blois). Toujours et encore l'économique : la seule valeur en ce monde libéral est décidément le fric, le fric qu'on "gagne", le fric qu'on "vole", le fric qui tue ! La maxime du parfait petit libéral, c'est "ma devise est d'être toujours en compétition pour être toujours plus riche de devises"...

Non, le problème, ce n'est pas la mauvaise qualité du système éducatif. C'est juste le non respect de la personne humaine en tant que telle. Que le Roi de Maubeuge insiste tant sur le respect (de soi, des autres) est bien un signe, signe qu'en fait là n'est pas le centre de son intérêt ! Le non respect de la personne humaine en tant que telle, c'est, ce fut clairement l'avatar obligé des tyrannies, de toutes les tyrannies sans exception. C'est aussi celui du libéralisme, de plus en plus clairement depuis qu'il apparaît comme échappant à toute alternative pratique. Reste la question du philosophe libre : On doit se demander si le libéralisme suffit à la dignité authentique du sujet humain (Emmanuel Levinas, dans Quelques réflexions sur la philosophie de l'hitlérisme (1934).



dimanche 26 août

encore un pschitt!

Excellent le coup de Guy Roux !

rouxIl remue ciel et terre pour faire bouger le droit footballistique en sa faveur, il provoque même l'intervention appuyée du Roi de Maubeuge qui voit là l'occasion "naturelle" de faire valoir son obsession du "travailler toujours plus", ... , il fait sauter le verrou de la limite d'âge pour son nouveau job - et voilà-t-y pas qu'il jette l'éponge quelques semaines plus tard, parce qu'il est fatigué, trop vieux !
Du moins c'est ce qu'il avance comme raison, mais peu importe : il a réussi à ridiculiser indirectement le Roi de Maubeuge. Et cela me contente...

PSCHITT !


Posté par brich59 à 09:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
vendredi 24 août

Pauvre roi ! Pauvres de nous ! (variante)

sarkoroi- Sarkozy : « L'amour, c'est la seule chose qui compte.
- Yasmina Reza : Je ne te crois pas. Si on t'enlevait ta vie sociale, tu dépérirais.
- Sarkozy : Si on m'enlevait ma famille, encore plus.
- Yasmina Reza : Si on te mettait Cécilia et les enfants à Maubeuge, tu te jetterais à la rivière.
- Sarkozy : Je deviendrais le roi de Maubeuge en deux ans.»

C'est page 40 dans tout nouveau livre de Mme Reza... Ça ne s'invente pas.

Je pense que Dame Reza ne connaît pas Maubeuge - qu'elle définit comme cause de suicide. Les gens de Maubeuge apprécieront le cliché !
Je pense que la Dame a malgré tout un grand mérite : exhiber la bêtise mégalomaniaque de celui que les Français d'un certain âge ont porté à la fonction suprême de l'État français... Le pire, c'est que tout le monde va trouver ça "normal", cette bêtise-là. Voire plutôt bien : "il en a celui-là!".

Pauvres de nous !


Posté par brich59 à 16:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

Concert de soutien aux sans-papiers

sarkozysanspapierUn concert de soutien aux sans-papiers lillois sera donné
mercredi 29/08 à 18h.30
place de la République
à Lille.

Auraient été pressentis :

  • Ministère des Affaires populaires,
  • Marcel et son Orchestre,
  • Zebda...

De toutes façons, ce ne sera jamais l'affiche qui compte, mais la cause !

 

VENEZ TRÈS TRÈS NOMBREUX !


Posté par brich59 à 06:40 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,
jeudi 23 août

Pauvre roi ! Pauvres de nous !

Ça tient du ridicule !
Sauf qu'il s'agit de la France d'aujourd'hui... et de demain !

RoiOisea_0011recadr_L'autre jour, j'ai revu, avec ma fille de 10 ans, Le roi et l'oiseau de Grimault/Prévert. Un vrai régal. J'en ai déjà parlé il y a environ un an et demi et mon message se finissait ainsi :

[...] les personnages qui peuplent ce film et les situations qu'il met en scène ne sont pas sans rappeler quelques tristes sires de notre époque très contemporaine ni quelques scènes de notre vie quotidienne... Pauvres de nous !

Je ne croyais pas si bien dire ! Hélas !

RoiOisea_0000

Dans le film de Grimault, le roi, marqué par un strabisme convergent, corrige en rêve ce défaut qui l'empêche de tuer les petits oiseaux qu'on fait voleter devant lui...

RoiOisea_0001

Ce que le roi de Grimault/Prévert se fait pour lui-même mais en rêve, Arnaud Lagardère, propriétaire de Paris-Match, le fait en état de veille politique
pour son « frère » Nicolas Sarkozy !

Sarko_Paris_Match_1_

La bonne question maintenant est de savoir
qui fera l'oiseau !

RoiOisea_0021


Posté par brich59 à 06:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

mercredi 22 août

Qui a dit que le patronat aime bien quand il y a beaucoup de chômeurs ?

Lu dans Les Échos du 24 juillet dernier (p.3) : Moins de 10 % de chômeurs bénéficient d’une formation professionnelle. Selon une étude récente du ministère du Travail, beaucoup moins de chômeurs ont bénéficié d’une formation en 2005. Une évolution explicable par le désengagement  de l’État dans ce domaine...
Et dans les autres domaines ?
à suivre...


Posté par brich59 à 12:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
samedi 18 août

Soyons modernes !

Intervenant sur le site Rue89, le sous-ministre Santini déclare ceci :

santini"Le fait d'avoir plus de fonctionnaires que les autres (pays, ndlr) n'est pas un signe de modernité", a insisté M. Santini. "Nous devons avoir moins de fonctionnaires sur le plan des effectifs, mais des fonctionnaires mieux formés, mieux affectés et (...) mieux payés".

[AFP - 17/08/2007 09h48]

Monsieur le sous-ministre devrait expliqué ce qu'est la modernité...
Non ?


Posté par brich59 à 08:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
mardi 03 juillet

Mais laissez donc la musique tranquille !

Depuis quelque temps, la métaphore musicale est filée con moto par ces messieurs de l'UMP. Je crois que c'est Raffarin qui a commencé, affublant Fillon du rôle de chef d'orchestre qui jouerait la musique du compositeur Sarkozy. Devedjian, celui qui parle si bien de l'antiUMP lyonnaise, reprend la quenouille : selon l'AFP, Patrick Devedjian a résumé lundi 1er juillet par une métaphore musicale la répartition des rôles au sein de l'exécutif, estimant que "le premier ministre est le chef d'orchestre d'une majorité dont le président est le compositeur". Trois jours avant, c'est Laurent Wauquiez, le porte-parole du gouvernement, qui affirmait sur LCI que Nicolas Sarkozy est "le maestro qui écrit les compositions", "les partitions". "Le Premier ministre doit mettre en musique, veiller au rythme, faire en sorte que tous les musiciens travaillent ensemble de façon harmonieuse. Plus le maestro écrit, plus le Premier ministre, chef d'orchestre, a de travail à accomplir" [AFP].
Ce qui est sûr pour tout ce petit monde, c'est qu'il n'y a qu'un seul patron, il n'y en a qu'un qui donne la cadence de travail (ici je préfère 'cadence' à 'rythme'!). C'est en tous cas ce que disent Raffarin (qui parle d'inspirateur !) et les autres... En fait ici, si c'est le chef sarkoquibougelesmainsSarkozy qui donne la cadence, alors c'est lui le musicien, flûtiste ou percussionniste, qui marque la cadence pour les rameurs des trières ou des galères !
Je suis convaincu que Sarkozy se pense compositeur, mais se voit aussi chef d’orchestre mais encore instrumentiste, que dis-je poly- instrumentiste...

Depuis quelque temps, la métaphore musicale file un mauvais coton avec ces messieurs de l'UMP. Las ! Ces messieurs ne doivent connaître ni la musique ni la condition musicienne. Ils ne savent pas par exemple que le compositeur n'a pas forcément son mot à dire sur l'interprétation de sa propre musique. Parce qu'en musique, Messieurs, on n'applique pas des ordres, on interprète. Un orchestre n'est pas une troupe de soldats, mais un collectif de souffles et d'âmes que le chef aide à respirer de concert les uns avec les autres et tous individuellement avec l'ensemble - le tout au service d'une option vitale qui fait entendre un souffle unique mais riche de toutes les couleurs individuelles. Et aucun chef, aussi persuasif soit-il, ne saura voler à l'interprète son âme propre ni lui en imposer une autre, fût-elle génialement musicale. Tout cela relève de l'alchimie interpersonnelle dans les alambics et les creusets de l'art humain par excellence.

Mais au fait, il connait quelque chose à la musique, notre Président ? Ce n'est certes pas l'ascendance de Cécilia (dont l’arrière grand-père serait Isaac Albeniz) qui lui communiquera quelque connaissance que ce soit en la matière. En tous cas, le traitement de la métaphore musicale par le pouvoir en place - dont il y aurait encore beaucoup à dire - ne montre pas le contraire !

S'il vous plaît Messieurs, laissez donc la musique tranquille !


Posté par brich59 à 01:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
lundi 02 juillet

En campagne, toujours

Depuis que Nicolas Sarkozy a été intronisé Président de la République, il n'a de cesse de poursuivre sur le rythme et sur le style (mode rhétorique) de la campagne électorale.

Lui qui a prétendu aimer tous les Français, lui qui prétend vouloir rassembler tous les Français, lui qui affirme vouloir gouverner la France avec la France dans sa diversité, etc.
Lui qui pourtant a stigmatisé une partie des Français, lui qui pourtant a tout fait pour dresser des Français contre des Français, lui qui pourtant continue de mentir effrontément (par exemple avec le slogan "travailler plus pour gagner plus"), lui qui pourtant garde la haute main sur un parti politique (c'est-à-dire sur un clan), lui qui pour des raisons très "politiciennes" cumule encore des mandats bien qu'il ait gravi la "dernière marche" comme il disait (cf. sur le site du Conseil Général du 92 l'info repérée et commentée par marianne2007.info; et au cas où le CG92 enlèverait la fiche Sarkozy, je remets ci-dessous ladite fiche capturée ce 2 juillet), etc.

sarko92

Je comprends maintenant pourquoi les premières images qu'il a voulu donner de lui-même une fois élu était tout à la fois celles du nanti (le super-resto, le yacht, etc.) - histoire de montrer clairement dans quelle caste sociale il se situe - mais celle du nanti qui court (notamment avec son premier ministre au train). Cet activisme digne d'une campagne électorale bien huilée est là pour faire tourner la tête aux Français, un peu comme le serpent dans Le Livre de la Jungle façon Walt Disney qui susurre à l'oreille du petit d'homme "aies confiance !" tout en l'hypnotisant de son regard trompeur.
Cet activisme présidentiel est comme un reste encore actif de l'activisme électoral. Rastignac de Neuilly ne peut plus s'arrêter de courir, de gesticuler, d'intervenir. Ces gesticulations feraient bien rire le Général dont pourtant il se réclame au nez et à la barbe des gaullistes dits historiques...

Le plus grave, c'est que celui qui occupe comme on dit la plus haute charge de l'État ne peut sûrement pas consacrer tout le temps qu'il conviendrait de consacrer à cette charge en courant de la sorte...

Plus grave encore ! Non content de copiner avec les patrons de presse et poursuivant son entreprise de brouillage idéologique, comme pour que les Français perdent tous leurs repères et ne puissent plus juger de rien, le cher homme annule d'un trait de comportement les lignes qui structurent notre droit politique. Et Joseph Daniel, ancien membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel, a bien raison de dénoncer dans Libération de ce matin ce qu'il nomme le « statut d’exterritorialité audiovisuelle du président de la République », qui permet à l'UMP d'échapper au décompte des temps de parole publique dans les médias publics - bafouant au nez et à la barbe des Français la loi même sur la liberté de communication. C'est que cette loi, quand elle ne sert pas ses propres intérêts, est sûrement un héritage très posthume de 1968...

Et les Français, médusés par tant d'énergie dans un si petit corps nerveux, d'applaudir aux gesticulations d'un homme qui a la tyrannie à portée de mains ! Car où cette course effrénée peut-elle s'arrêter, si ce n'est quand Rastignac n'aura plus rien à conquérir ? Où s'arrêtera celui qui aujourd'hui se pose en sauveur de l'Europe - ce que fit Napoléon en son temps ?

Et tous ceux que j'entends dire "Laissons-le faire et voyons le résultat" alors qu'ils ont voté contre fin avril-début mai et contre sa clique mi juin, ceux-là sont criminels de tant d'attentisme ! Que peut-on attendre d'un homme qui a stigmatisé et continue de stigmatiser une partie des Français, qui a tout fait et continue de tout faire pour dresser des Français contre des Français, qui a agité et continue d'agiter  les peurs racisantes des Français, qui ment effrontément (par exemple avec le slogan "travailler plus pour gagner plus"), qui garde la haute main sur un parti politique alors que sa charge le situe "au dessus des partis", etc. ? Tous les bobos gauchos se laissent hypnotiser ! Qui donc les réveillera ?


Posté par brich59 à 20:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
dimanche 01 juillet

moutons gentils moutons

LillePlus_070625_p3

Ah !
si seulement
tous les français
n'étaient que
gentils moutons !


Photo AFP publiée le 25 juin 2007 (Lille Plus)



Posté par brich59 à 00:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :