jeudi 25 juin

Message(s) : décryptage à fleur de discours

Eh ben ! Ça promet !

Quand je suis tombé hier après-midi sur la dépêche de l'AEF qui rendait compte de la passation de pouvoir au ministère de l'Éducation Nationale, mon sang n'a fait qu'un tour !

Extraits des propos rapportés de Luc Chatel.

  • Un pays qui croit en l'avenir est un pays qui investit dans l'éducation.
    Formidable ! Nous avons affaire à un homme de foi, à quelqu'un qui croit dans l'éducation et dans l'Éducation Nationale l'avenir. Plus loin le jeune ministre insiste : il est "fier" d'avoir été nommé au "ministère de l'avenir". L'avenir de qui, de quoi ? On ne saura jamais : l'avenir c'est tout ! Quelle est donc cette foi sans objet, cette foi aveugle non parce qu'elle croit tout mais parce qu'elle ne voit pas ce en quoi elle croit... Comme disait Sartre de la conscience, tout avenir est avenir de. Avenir tout seul, ça ne veut rien dire.
    C'est la deuxième partie de la phrase qui va nous éclairer : la foi dans l'avenir y est enserrée dans un discours sur l'investissement, dans un discours économique [investir = placer de l'argent, des capitaux dans un secteur de l'économie ou dans une entreprise, pour en tirer des revenus, selon l'excellent TLFI] où l'éducation est une instance dont on peut tirer profit...
    Nous sommes donc dans la zone de la marchandisation de l'école... Nous sommes dans l'idéologie libérale la plus orthodoxe, c'est-à-dire celle qui est socialement la plus dure.

  • Notre pays a besoin de tous ses enfants pour gagner le pari de l'intelligence.
    Belle phrase en vérité, mais qui en reste au niveau de l'annonce et de la pétition de principe. Et tout le monde sait que les principes annoncés en politique sont rarement dans ce monde libéral les véritables moteurs de l'action publique...
    De quelle intelligence parle-t-on ici ?
    Et puis, ces relents de patriotisme : allons z'enfants de la patri-i-e etc. Ça sonne bizarre au moment où le premier ministre nous chante l'unité nationale face à l'ennemi, la crise - qui, soit dit en passant, permet à pas mal de copains de la droite au pouvoir de s'en mettre plein les fouilles...

  • Interrogé sur les 16.000 suppressions de postes à la rentrée 2010 annoncées dans la presse hier mercredi par Xavier Darcos, il répond : Ce qui est important c'est que le taux d'encadrement reste identique. Intéressant comme tour de passe-passe ! Pour moi, à l'Éducation nationale, il y a trois grands types de fonctions : le face-à-face pédagogique, l'encadrement direct et l'environnement direct du face-à-face pédagogique, et l'encadrement ministériel (super-structure qui ne travaille pas dans les établissements scolaires, mais dans les services du Ministère). Quand donc Luc Chatel dit "taux d'encadrement", il veut dire quoi  précisément ? Il se compte dedans ?
    En fait, taux d'encadrement, ça me fait penser aux ratios de calcul de financement des colonies de vacances et autres activités socio-éducatives... On est bien dans le monde de la calculette.

  • Plus loin, le ministre précise qu'il aborde cette nouvelle mission avec humilité, sens de l'écoute mais aussi détermination et sens des responsabilités. En clair, il veut bien réunir pour discuter, mais, de toute façon, il est déterminé (il sait déjà ce qu'il veut) et le sait parce qu'il a un grand sens des responsabilités - ce qui n'est clairement pas le cas de ceux qu'il invitera à discuter...

  • Ensuite, interrogé sur le cumul des fonctions - Luc Chatel est à la fois ministre de l'Éducation nationale et porte-parole du gouvernement - il fait valoir que le porte-parolat, c'est faire preuve de pédagogie », ce qui « se marie très bien avec l'Éducation nationale. Alors là, c'est le pompon ! Il se trahit, mettant sur le même pied, ce que l'homme politique appelle pédagogie et la pédagogie dont parle les pédagogues ! La pédagogie de l'homme politique, c'est quand il bute sur le refus de la population et déploie une panoplie rhétorique grandiose pour "convaincre" le populo d'accepter de se faire berner. Ce qui n'est pas tout à fait le propos d'un Philippe Meirieu ou d'un Célestin Freinet... Ça ferait plutôt ministère de l'Instruction publique comme on disait il y a très très longtemps.

  • Mais le pompon des pompons revient au Sieur Darcos qui lache un Luc Chatel va apporter dans cette maison un regard neuf, un regard sain. Pourquoi donc ? Avec lui c'était vieillot et malsain ?

Á suivre.



mercredi 24 juin

Les motivations profondes remontent toujours à la surface...

LatribuneLu sur le site de La Tribune ce matin :

POLITIQUE
Éducation : 16.000 postes seront supprimés en 2010
Grâce à une réforme de la formation des enseignants, l'éducation nationale supprimera un nombre record de postes.

On comprend mieux dès lors pourquoi la droite (ultra)libérale s'attaque régulièrement au "pédagogisme" des professionnels de l'enseignement. Tout n'est donc qu'une histoire de redistribution financière... Et Monsieur Luc Chatel,  diplômé de troisième cycle en marketing qui remplace le roi de la règle de trois, devra nous convaincre qu'il est bien responsable de la politique éducative de notre pays...


jeudi 18 juin

la dissert et la règle de trois...

φ Selon les termes de l'agence AEF, une quarantaine de professeurs de philosophie de l'académie de Lille, réunis en assemblée générale mercredi 17 juin 2009, ont décidé de ne pas corriger l'ensemble des copies du baccalauréat qui leur seront remises, alors que l'épreuve de philosophie a lieu ce matin, jeudi 18 juin. Ils demandent un délai supplémentaire d'une journée et demie pour restituer les notes, au nom de la qualité de la correction. « Il ne faut pas exagérer, on doit arriver à corriger une centaine de copies en huit jours », réagit ce matin Xavier Darcos sur i-Télé.

darcos_r_glede3« Ils ont 24 heures de moins qu'ils n'avaient l'an dernier », admet le ministre de l'Éducation nationale. « Ils ont généralement une centaine de copies à corriger chacun alors que les cours sont arrêtés par ailleurs. Ils sont payés 5 euros par copie. Il y a beaucoup de Français qui seraient contents de toucher 500 euros pour corriger cent copies en huit jours. »

On notera la finesse du propos ! Son sens politique ! Son côté langage de vérité surtout pas démago... ! La droite française contemporaine, celle que les Français ont installé au pouvoir, nous a habitué à cette détestable rhétorique.
Ceci dit, je pense que Monsieur Darcos n'a jamais corrigé de copies de philo ! Là, il sort la calculette pour répondre à une question qui relève de la déontologie et de la qualité professionnelle. Soit ! Mais qui se dévoue pour lui dire qu'une dissertation de philosophie, c'est plus complexe qu'une règle de trois, même composée ?

Regle_de_trois


mardi 16 juin

Institution de la maltraitance

hubert_montagnerIl est inacceptable que vous soyez punis par le Ministre et la hiérarchie de l’Éducation Nationale alors que,  par  votre  décision  intelligente et responsable, vous n’avez pas voulu être complice de la nouvelle forme de maltraitance constituée par le temps de soutien après la classe, dit aide personnalisée, qui doit être consacré obligatoirement aux apprentissages dits fondamentaux (français, calcul, mathématique).

C'est ainsi que commence le courriel qu'adresse aux professeurs des écoles "punis" par le Ministre Darcos le grand chercheur Hubert Montagner, professeur des Universités en retraite, ancien Directeur de Recherche à l’INSERM et surtout ancien Directeur de l’Unité de recherche Enfance Inadaptée de l’INSERM.
Les arguments du professeur sont nombreux et convaincants... Après avoir salué les "désobéisseurs" qui sauvegardent la "dignité de l'école" et doivent en être remerciés, le savant indique que son courriel peut être diffusé largement.
BRICH59
veut être dans cette largeur largesse citoyenne.


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jeudi 05 mars

Halte aux pratiques mercantiles dans le secteur de l'éducation !

Selon un communiqué du Ministère de l'Éducation nationale, Xavier Darcos s’élève contre les pratiques mercantiles qui, sous prétexte de venir en aide aux élèves, tendent en réalité à accroître les contrastes sociaux et prétendent réserver la réussite scolaire à ceux-là seuls qui ont les moyens de la financer.

Aidons Monsieur le ministre et proposons-lui de placer l'éducation hors du marché, mieux : de protéger l'éducation du marché ! Allez Monsieur le ministre, chiche ! Osons !

De plus, je suis sûr que les enseignants (chercheurs ou pas) et les étudiants seront d'accord avec lui... ;-)


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jeudi 15 janvier

Les parents FCPE veulent une école pour tous !

PARENTS MOBILISEZ-VOUS !
Les parents FCPE veulent une école pour tous !

Les premières annonces pour la prochaine rentrée scolaire confirment encore le déclin des moyens pour l'académie de Lille. 376 postes supprimés dans le second degré, une première annonce de 226 postes en moins dans le premier degré, notamment par récupération des moyens RASED. Le ministre Darcos tente de calmer les défenseurs de l'éducation nationale en reculant un peu sur la suppression des Rased... pour mieux les écraser l'an prochain ?
À la rentrée prochaine dans notre académie les élèves seront plus nombreux dans les classes, la scolarisation en maternelle dès deux ans sera encore plus difficile, enfin l’aide spécifique et la remédiation apportées aux élèves en échec scolaire par des enseignants spécialisés sera en voie d'extinction.
Dans le second degré, la suppression démagogique de la carte scolaire accentuera encore les inégalités entre collèges. Au lycée, l'avenir n'est guère prometteur, suppression d'options, manque d'encadrement, la réforme n'est qu'ajournée...
Que dire de la création de deux postes d'infirmières pour nos deux départements ?

Nous parents d’élèves FCPE demandons :
• l’abandon des suppressions d’emplois dans notre académie,
• le maintien des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté,
• le renforcement de la scolarité des enfants dès deux ans en maternelle,
• des moyens d'encadrement et de "vie scolaire" suffisants dans tous les collèges et lycées,
• des moyens de remplacements qui garantissent la continuité du service public d'éducation.

Pour défendre le service public d’éducation que le gouvernement veut affaiblir par des budgets de régression

MANIFESTONS à LILLE
le samedi 17 JANVIER
Rendez-vous à 14h30 Porte de Paris

VENEZ NOMBREUX


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mercredi 14 janvier

Lettre aux parents d’élèves

Lettre aux parents d’élèves

Parents d’un enfant scolarisé en maternelle ou en élémentaire attachés à sa réussite scolaire ainsi qu'à son école, nous vous remercions de prendre un peu de temps pour lire ce qui suit. Aujourd’hui, les enseignants et les membres des RASED (réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté) ont besoin de votre soutien par rapport aux réformes en cours ou à venir. Aussi avons-nous décidé de vous informer pour que vous puissiez juger de leur bien fondé ou non.

-    Suppression de 6000 postes dans l’enseignement primaire dont 3000 postes d’enseignants spécialisés (RASED) qui travaillent auprès des élèves qui rencontrent des difficultés persistantes dans leurs apprentissages ou dans leur adaptation à l'école. Le ministère justifie notamment cette suppression par la mise en place des 2 heures de soutien hebdomadaire organisée depuis cette année et par la mise en place de stages de formation centrés sur la difficulté scolaire qui concerneraient 40 000 enseignants. D'une part, les élèves dont le RASED s’occupe ne peuvent se structurer et progresser avec le soutien scolaire, si bien organisé soit-il. Ces enfants ont des difficultés multiples et ont besoin d’autres remédiations que de reprendre des leçons ou des exercices. Les membres du RASED font un travail en profondeur en collaboration avec les enseignants de classe, les familles et tous les partenaires de l'école ( CMPP, CSM, cabinets d'orthophonie, services sociaux ou d'aide à la parentalité, PMI, médecine scolaire, Maison du Handicap etc ). D'autre part, peut-on brader une formation d'un an par des stages de sensibilisation sur les difficultés multiples que peuvent rencontrer les élèves ? Si pour vous l’avenir d’un enfant compte, quelles que soient ses difficultés et son école, nous vous invitons à signer la pétition en ligne :

www.sauvonslesrased.org

-    Menaces sur l'accueil des deux ans et création de « jardins d’éveils » qui seraient gérés par les municipalités et seraient payants ! Les départements du Rhône et de la Mayenne expérimenteront le dispositif dès la rentrée 2009.

-    Suppression des Instituts Universitaires de Formation des Maîtres : disparition de la formation professionnelle des enseignants, recrutement des futurs enseignants à Bac+5 avec suppression de l’année de stage de formation pédagogique où ils étaient confrontés à la réalité de leur futur métier.

-    Création de l' agence du remplacement dont les personnels ne seraient plus des enseignants titulaires mais des vacataires sans formation, taillables et corvéables à merci.

Voici ce que le ministère appelle des « réformes ». Il s’agit en fait de coupes sombres qui rendront plus difficile la vie de tous les acteurs de l’école et, en premier lieu, celle des enfants. A terme, ces mesures pourraient mener à l'affaiblissement du service public d'éducation au bénéfice de l'enseignement  privé. En marche vers une société encore plus inégalitaire ! Nous ne pouvons l’accepter. Aussi, nous ne tolérons plus les propos méprisants du ministre, ses effets d'annonce, ses manipulations médiatiques et son refus d'ouvrir un vrai dialogue.  En espérant vous voir à nos côtés, pour la défense du service public d'éducation,

SAMEDI 17 JANVIER,
MANIFESTONS à Lille,
14h30, Porte de Paris

Des enseignants, des membres du RASED et des parents d’élèves


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jeudi 18 septembre

Hiérarchies éducatives

Notre bon ministre de l'Instruction publique l'Éducation nationale a peut-être provoqué une polémique qu'il ne souhaitait pas... va savoir ! En tout cas, son spitch ressorti par je ne sais plus qui montre au moins deux choses, hors toute polémique.

Tout d'abord, le ministre de l'Instruction publique l'Éducation nationale ne connaît pas le travail effectué par les enseignants de maternelle - ce que les syndicats enseignants ont eu vite fait de clamer.

Ensuite, il véhicule inconsciemment - comme un postulat idéologiquement irréfutable car jamais remis en cause - l'idée que la compétence pédagogique nécessaire de l'enseignant est directement proportionnelle au niveau de savoir à acquérir par l'apprenant. Ce postulat fonctionne depuis des lustres, voire des siècles. Est-ce une raison suffisante pour ne pas le remettre en cause ? J'y vois au contraire une raison nécessaire de le mettre à la question !

De quoi s'agit-il ?
De rien moins que de la qualification enseignante : pour enseigner à des petits enfants auxquels il faut apprendre à se repérer dans l'espace, dans le temps, dans la société, il suffirait d'enseignants bac+2 ou 3 (et encore ! notre ministre ne nous a pas précisé ce détail), alors que pour animer un groupe d'étudiants tout juste bacheliers, il faudrait des enseignants bac+5 et davantage.
On a ici une filiarisation hiérarchisée de niveau de savoirs, que l'on décalque - sans se demander si cela est pertinent - sur la compétence pédagogique. Comme si l'acte pédagogique se réduisait à une espèce de transport le plus transparent possible de savoirs de la tête enseignante vers les têtes apprenantes. Voire, comme si ce transport-là était aussi direct et simple que n'importe quel transport, électrique par exemple. Mais un enfant n'apprend pas comme une lampe qui claire dès que l'on branche la prise sur le réseau électrique ! Je sais bien que notre monde des affaires veut industrialiser la formation (depuis les années 1990), mais ce n'est pas une raison de rester béât et de ne pas lutter contre cet appauvrissement de l'apprendre dont le seul intérêt incontestable est d'engraisser des industriels...

Non ! Il ne suffit pas de savoir pour savoir enseigner ! On a là deux sphères distinctes qui n'ont que peu de points communs ! Et si l'on devait absolument établir un système de correspondance entre ces deux sphères de savoir, je proposerais bien que, à rebours du postulat centenaire, on décrète que, plus le niveau de ce qu'il y a à apprendre est réputé "bas", plus l'enseignant doit être pédagogiquement compétent ! Mais cela remettrait en chantier toute l'organisation du système éducatif français qui impose aux débutants les groupes de "bas niveau" et les classes "difficiles" (on met tout ça dans le même panier, c'est tellement plus commode !) et ne conçoit la promotion enseignante que comme une chance de s'éloigner de ces groupes de "bas niveau" et de ces classes "difficiles". En gros, plus l'enseignant est expérimenté, plus il a accru sa compétence pédagogique, plus on a tendance à lui donner un boulot plus facile... Logique, non ?

Moi qui ai fréquenté de nombreux formateurs dans le domaine de la lutte contre l'illettrisme, je peux vous certifier qu'il faut être drôlement bon pédagogue pour enseigner sa propre langue maternelle, celle qu'on n'a quasiment pas apprise, celle qui nous innerve depuis qu'on est tout petit (innervation qui n'est pas égale pour tous, malheureusement). C'est en tout cas beaucoup plus difficile et exigeant que de présenter le fruit de sa propre recherche universitaire à des étudiants de bon niveau.
Et pourtant, la reconnaissance sociale inverse le rapport ! De ce point de vue, le système éducatif français marche sur la tête !


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lundi 16 juin

Enseignement public à but lucratif...

On aura tout vu dans ce monde ultralibéral : le service public de l'enseignement supérieur considéré comme une entreprise commerciale !

Des interrogations couvaient au sujet de l'article 28 de la loi de programme pour la recherche du 18 avril 2006 quant à la véritable portée de l'exonération d'impôt sur les sociétés résultant de son texte. L'instruction n° 58 du 30 mai 2008 publiée au Bulletin officiel des impôts, ayant pour objet de commenter les dispositions en question, lève toute ambiguïté à cet égard en précisant, aux points 37 et 38, que certaines activités de prestations de services (prestations d'analyse, mises à disposition de locaux, d'équipements par exemple) n'entrent pas dans le champ de l'exonération et peuvent revêtir un caractère lucratif. [source AMUE]

En somme, les universités deviennent des sociétés marchandes. Ça y est ! C'est fait !

Il me semblait pourtant que l'université, considérée dans la globalité de son fonctionnement, devait constituer une version économique possible du principe de solidarité : certaines composantes gagnent des sous pour que d'autres puissent mener à bien la mission de service public de formation tout au long de la vie et de recherche scientifique et technique, mission de service public très mal financée et qui ne rapporte rien financièrement parlant. Elle "rapporte" juste l'élévation du niveau de formation et de qualification des français. Ce n'est rien en effet !


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vendredi 13 juin

Une baisse des moyens ?

Extrait de la revue de presse de l'AEF de ce matin :
"L'enseignement privé confronté à la baisse des moyens", titre Le Figaro (p. 11), rapportant qu'"entre 30 000 et 40 000 demandes d'inscription ne peuvent être satisfaites" (L'AEF n°97679). "Pourquoi le privé ne peut pas répondre aux demandes", titre le Parisien (p. 13), relayant le constat dressé hier le secrétaire général de l'Enseignement catholique Éric de Labarre: "De 30 000 à 40 000 demandes d'inscriptions dans le privé devraient être insatisfaites à la rentrée prochaine". "L'enseignement catholique se dit 'dans une impasse'", titre La Croix (p. 5).

L'enseignement public, lui, n'a pas plus de problème, puisque l'État lui coupe carrément les vivres ! Sous la simple raison que l'attribution de moyens doit être proportionnée aux effets de la démographie... et analysable dans  les termes imposés par la LOLF... etc. etc.

Pourquoi donc l'enseignement privé serait-il mieux loti que le public !

Quoique... nous sommes dans un monde ultralibéral !


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