J'ai toujours pensé que le schéma circulaire de la veille était relativement trompeur pour les néophytes en la matière. Ça boucle, c'est joli... mais trompeur !
Il y a bien un bouclage, certes, un bouclage qui consiste à remanier le processus - éventuellement dès son début - au vu des résultats dudit processus - comme pour tout processus itératif d'ailleurs -, mais cela ne jbicôneustifie pas à mon sens que l'on perde la conscience d'un enchaînement d'opération que la figure du double cône rend assez bien.
De gauche à droite : on affûte son tableau de veille (ce qui consiste de fait à sélectionner des thèmes, des sources, etc.), on récupère des informations (c'est le passage d'un cône à l'autre), puis on donne aux informations retenues toute leur extension sémantique et stratégique (élargissement jusqu'à la restitution de l'information utile). Si on lit bien la norme en vigueur sur la veille [AFNOR XP X 50-053], c'est bien comme cela qu'il faut envisager le processus de veille. Cela évite de penser que Netvibes par exemple, quelles que soient les grandes qualités de cette application en ligne française, ne saurait être affublée du titre d'outil de veille ; Netvibes intervient à deux moments précis du processus de veille, celui de la capture d'informations et celui de leur publication, mais n'est pas concerné par les étapes en amont de la capture (de l'analyse stratégique au sourcing) et celles de la valeur ajoutée (le traitement proprement dit des informations)...

Lors de l'assemblée annuelle de la délégation Nord-Picardie qui s'est tenue le 7 juin 2011, j'ai présenté le processus de la veille selon ce schéma bicônique. C'est . Je mets aujourd'hui cette présentation à disposition de la collectivité pour fêter la naissance du groupe sectoriel VEILLE de l'ADBS qui tient ce mercredi sa première réunion sous la houlette bienvenue de Béatrice Foenix-Riou.