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16 mars 2005

Un événement artistique autour du travail, à Roubaix

    
Communiqué de presse
Roubaix, le15 Mars 2005
2ème Festival du 1er Mai à l’église Saint-Joseph de Roubaix :
un événement artistique autour du travail

Forte du succès du premier Festival du travail en 2004, l’association des Compagnons de l’Eglise St Joseph de Roubaix récidive le 1er mai 2005. Un jour tout indiqué pour cet événement sur le thème du travail. Dans le cadre exceptionnel de l’église classée aux monuments historiques, musiciens, chanteurs, calligraphes, potiers, artisans vitrail… se prêteront à de nombreuses animations. Un moment de découverte et d’échange unique, qui prend sa place sur la métropole lilloise.

A l’initiative de l’association des Compagnons de l’Eglise St Joseph de Roubaix, en partenariat avec l’équipe de la paroisse, l’architecture et le décor de cette église remarquable à Roubaix, seront à nouveau le 1er mai prochain le théâtre d’une rencontre singulière entre artistes, associations et acteurs du monde du travail.

Dans ce lieu remarquable qui porte l’empreinte d’artistes de renom depuis 1876, des musiciens, chanteurs, calligraphes, potiers, artisans vitrail… et animateurs associatifs joueront les passeurs de traditions artistiques, parfois méconnues, et les témoins du monde du travail actuel.

Le programme de ce Festival 2005 prévoit une première partie à partir de 14h30 avec spectacles et concerts :
Une pièce de marionnettes, réalisée en collaboration avec le Théâtre Louis Richard, mettra en scène le marché des « noirtes femmes » où des figures du quartier de l’Alma réagiront à une rumeur de fermeture du marché… Un temps fort du Festival. Nicolas Daquin chantera Roubaix accompagné par Myriam Chouit à l’accordéon. Un concert gospel mettra à l’honneur la grande tradition vocale et musicale des esclaves noirs américains.

La deuxième partie à partir de 16h00 proposera plusieurs expositions et animations tous publics :
Démonstrations et initiations aux métiers d’art (vitrail, calligraphie, sculpture sur clou, poterie) et autour du tissu (exposition de créations cap-verdiennes, ukrainiennes…). Invitation à échanger sur le travail « autrement » avec l’association Elis et l’épicerie solidaire, et sur la santé au travail.

Le Festival verra l’aboutissement d’ateliers de pratique artistique proposés aux Roubaisiens : le vitrail et le théâtre.

Le 1er mai à Saint Joseph poursuit ainsi sa vocation d’échanges humains, culturels et artistiques, saluée par près de  1.000 visiteurs venus à sa première édition en 2004.

Festival du 1er mai à Saint Joseph [1ermai.pdf]
Où ? Eglise St Joseph - 125, rue de France à Roubaix (accès par voie rapide : sortie Mercure)
Quand ? Le 1er mai 2005 à partir de 14h30.
Concerts et spectacles : 5€ la place (en vente sur place)
Expositions et animations : en accès libre

gal_94556

L’Église Saint Joseph en quelques dates
1876 :  première pierre
1878 : consécration de l’église
1889 : vitrail nord du rosaire, médaille d’Or
à l’exposition universelle de Paris
1993 : classement aux monuments historiques
2003 : création de l’association de sauvegarde.

Contact presse :
Véronique Lenglet
Tél : 06 68 60 39 79



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10 mars 2005

Polyphonie vocale en Cévennes

                        

13ème ATELIER INTERNATIONAL DE POLYPHONIE VOCALE EN CEVENNES

L'association Métamorphosis, aujourd'hui rebaptisée AVeC, est une association soeur de La Chapelle des Flandres. Située à La Roque (48110 MOLEZON - Tél.04.66.45.23.71), elle est animée par Florence et Maurice Bourbon et met chaque été en place un atelier international de polyphonie vocal.

La 13ème édition de cet atelier vous permettra de participer aux stages suivants (le bulletin correspondant est accessible en ligne à la suite de l'intitulé du stage, le bulletin général d'inscrition étant celui-ci : ai13_bulletin_inscription.pdf - petit conseil : cliquez sur ces liens avec le clic droit et faites 'enregistrer le lien...') :   

  • Chant polyphonique en ensemble vocal, du 13 au 19 août [ai13_stage_ens_voc_semaine1.pdf] Stage de chant polyphonique en ensemble vocal. Au programme, musique sacrée baroque allemande du 17ème siècle, à savoir motets avec basse continue de Schütz, Schein, Frank. Le stage est animé par Maurice Bourbon et Nicole Bonnardel, assistés de Frédéric Loquet. Deux niveaux musicaux et vocaux seront définis ; les œuvres travaillées seront précisées par circulaire pour chacun des niveaux. L'objectif du stage est double: formation et production (deux concerts)...

  • Chant polyphonique en soliste, du 13 au 19 août [ai13_stage_soliste_semaine1.pdf] Stage de chant polyphonique en soliste. Musique baroque sacrée en Allemagne au 17ème siècle, sous la direction de Benjamin Perrot et Maurice Bourbon, assistés de David Pendrous, Nicole Bonnardel et Frédéric Loquet. Au programme : avec Benjamin Perrot : Schütz (kleine geistliche Konzerte, extraits), Schein (Israels Brünnlein, extraits), avec basse continue; avec Maurice Bourbon: Schein, motets a cappella. Participation possible et souhaitée à l’ensemble vocal (stage baroque allemand en articulation avec le stage solistes). Niveaux : supérieur et professionnel ; l’admission au stage se fera sur avis de Benjamin Perrot et de Maurice Bourbon : par audition directe ou par écoute de cassette ou de CD. L'objectif du stage est double: formation et production (deux concerts)...

  • Consort de violes, du 13 au 19 août [ai13_stage_consort_semaine1.pdf] Stage de consort de violes pour musique baroque sacrée allemande du 17ème siècle, avec Florence Bolton, violiste. Stage destiné aux violistes désirant découvrir l’univers de la viole en Allemagne au 17ème siècle, en solo ou en consort, mais aussi en accompagnement des voix, doublant chaque partie vocale et « parlant » le texte grâce aux articulations subtiles de l’archet. Au programme, travail en consort d’œuvres de Schütz, Schein ; travail en colla parte avec les chanteurs ; travail de la basse continue ; parties concertantes dans certaines œuvres (Capricornus, Buxtehude). Niveau : niveau correct de déchiffrage. L'objectif du stage est double: formation et production (deux concerts)...

  • Direction de choeur, du 13 au 19 août [ai13_stage_dir_semaine1.pdf] Stage de direction de choeur, avec Maurice Bourbon, chef de choeur, chanteur, directeur artistique de Métamorphoses. Au programme, musique baroque allemande (Schütz, Schein, Frank, en articulation avec le stage en ensemble vocal). Le nombre de stagiaires est limité à 3. L'objectif du stage est double: formation et production (deux concerts)...
  • Musique contemporaine en ensemble vocal, du 20 au 25 août [ai13_stage_ens_voc_semaine2.pdf] Stage de chant polyphonique en ensemble vocal : Créations contemporaines en présence du compositeur. Le stage est animé par Maurice Bourbon et Nicole Bonnardel, assistés Irène Mayaffre et Louise White. Au programme, des créations mondiales (Pierre Manon, Surprise1 ; Louise White, Surprise2 ; Maurice Bourbon, Surprise3) ; des créations en Lozère (Arnaud Dumond, Surprise4). L’œuvre de Maurice Bourbon sera écrite vers le 10 août pour l’effectif annoncé du stage. L'objectif du stage est double: formation et production (deux concerts)...
  • Direction de choeur, du 20 au 25 août [ai13_stage_dir_semaine2.pdf] Stage de direction de choeur, avec Maurice Bourbon, chef de choeur, chanteur, directeur artistique de Métamorphoses. Au programme, créations contemporaines (Bourbon, Dumond, Mayaffre, Manon, White) ; en liaison avec le stage d’ensemble vocal sur le même programme. Le nombre de stagiaires est limité à 3. L'objectif du stage est double: formation et production (deux concerts)...
  • « Les Voix de Josquin », du 26 au 30 août [ai13_stage_ens_voc_semaine3.pdf] Stage en ensemble vocal, sous la direction de Maurice Bourbon, assisté d'Irène Mayaffre et Louise White. Au programme : œuvres de Josquin des Prés ; en collaboration avec l’ensemble vocal de Molezon (dir. Maurice Bourbon, Irène Mayaffre, Louise White). Niveau : pour les choristes, autonomie musicale complète, maîtrise de la dynamique de la voix ; pour les chanteurs les plus expérimentés, des solos pourront être proposés. Nombre de stagiaires limités à 10. L'objectif du stage est double: formation et production (deux concerts)...
  • Direction de choeur, du 26 au 30 août [ai13_stage_dir_semaine3.pdf] Stage de direction de choeur, avec Maurice Bourbon, chef de choeur, chanteur, directeur artistique de Métamorphoses. Au programme, Stage de direction de choeur, avec Maurice Bourbon, chef de choeur, chanteur, directeur artistique de Métamorphoses. Au programme, créations contemporaines (Bourbon, Dumond, Mayaffre, Manon, White) ; en liaison avec le stage d’ensemble vocal sur le même programme. Le nombre de stagiaires est limité à 3. L'objectif du stage est double: formation et production (deux concerts)...

stecroix_facade_32Les stages ont lieu à Sainte-Croix-Vallée-Française (Lozère), charmant village situé à 300 mètres d’altitude, au bord du Gardon, avec commerces et ambiance cévenole. Le travail se déroule dans le village ou, exceptionnellement, à proximité...

Un curriculum vitae musical (si nous ne vous connaissons pas) et un chèque de 76€ à l’ordre de Métamorphosis (60€ d’arrhes + 16€ d’adhésion à l’association Métamorphosis) devront accompagner votre bulletin d’inscription. Les arrhes resteront acquises à l’association si le désistement a lieu dans les 2 semaines qui précèdent le stage. Pour ceux qui bénéficient des services du Syndicat d’Initiative pour l’hébergement, rajouter 5€.


31 mars 2005

Fenêtre sur choeurs...

                                 

gal_94551Répétition publique de l'ensemble vocal Coeli et Terra à la Maison Folie de Wazemmes, le 29 mai à Lille (rue des Sarrazins)...

maisonfolie_wazemmes131Afin de faire découvrir les grands ensembles de la ré- gion et, qui sait, faire naître des vocations, Domaine Musiques a mis en place un cycle de répétitions publiques et commentées qui ont lieu le dimanche, de 10 h à 12 h, à la Maison folie de Wazemmes à Lille. Le Chœur régional, la Maîtrise Boréale et le Madrigal de Lille ont déjà présenté leur manière de travailler. Le 29 mai ce sera le tour de l'ensemble vocal de l'association La Chapelle des Flandres, Coeli et Terra, sous la direction de Maurice Bourbon, avec un programme de polyphonies du XVIème siècle. Et pas des moindres, puisqu'il s'agit de deux pièces de Josquin des Prés (Déploration et Messe Gaudeamus) et Janequin (La Guerre, autrement appelée La Bataille de Marignan, une oeuvre étonnante que je vous présente par ailleurs, afin que vous puissiez éventuellement vous préparer à suivre le travail des chanteurs).
Alors, si vous êtes sur Lille ce 29 mai, passez donc à la Maison Folie de Wazemmes ! Mais si vous êtes sur Paris, n'oubliez pas que Philippe Caillard dirige le Requiem allemand de Brahms.

gal_945552lors d'un
concert à la
Piscine de
Roubaix
en oct.2001




            

 

30 mars 2005

Les extrémistes sont là !

   

J'ai assisté l'autre jour à l'intervention d'un "Conférencier Team Europe" au sujet du traité établissant une Constitution pour l’Europe.

Bien menée, l'intervention. Très didactique. Presqu'un peu trop : le didactisme semblait autoriser des entorses au raisonnement. Le coeur a ses raisons que la raison...

Par exemple, il nous est dit que le traité vise à l'établissement d'une "économie sociale de marché". Du coup, on nous présente une sorte de tableau logique, de tableau de vérité en deux colonnes et quatre lignes. Chaque colonne représente un des termes du projet européen (économie sociale / économie de marché) et les lignes consignent les quatre possibilités avec OUI/NON. Comme ça:
oooo
Jusque là tout va bien : on peut construire des points de vue différents en toute clarté. Peut-être même pourrait-on complexifier un tantinet la chose, histoire d'intégrer dans la donne un ou deux paramètres supplémentaires...

Mais les choses se gâtent quand on lit les bords latéraux. Sur la gauche de ce tableau de vérité, le conférencier avait inscrit la position des souverainistes qui, quelle que soit la teneur du projet économique européen diront NON tout simplement parce qu'il y a "atteinte à la souveraineté nationale" - position présentée comme "extrémiste". Pourquoi pas : ils rejettent en bloc, sans discuter... Mais à droite du tableau logique, notre conférencier avait porté la position des extrémistes symétriques par rapport aux souverainistes : ceux qui jugent le projet économique européen tel qu'inscrit dans le traité comme "ultralibéral"...

Quand j'ai lu ce schéma, quand j'ai entendu notre conférencier le présenter, quelque chose m'a immédiatement mis mal à l'aise. C'est la symétrie qui me chifonnait. Pour moi, en effet, ceux qui caractérisent le traité comme porteur d'un projet ultralibéral - et à ce titre comme non souhaitable - sont entrés dans le débat et proposent des arguments qui fonctionnent en appui sur le corps du traité. Rien à voir avec les souverainistes, dont les arguments sont ailleurs, hors du traité en question - ce qui justifiait éventuellement leur dénomination d'extrémistes. Il suffit de lire la littérature d'ATTAC, du Monde Diplomatique, etc. pour comprendre l'intelligence et la pertinence des arguments...

Que signifie cette extrémisation de la position qui consiste à dire que le traité ne doit pas être accepter parce qu'il va autoriser que se creusent encore et encore les fossés des inégalités? Pourquoi une telle diabolisation, en quelque sorte? Pourquoi une telle exclusion hors débat? Pourquoi un tel refus du débat?

Peut-être parce qu'il n'y a aucun argument sérieusement et publiquement opposable à la crainte de l'ultralibéralisme faiseur de misère humaine. Tout simplement.

J'hésitais encore un peu. Aujourd'hui, je crois que je suis vraiment déterminé !


15 décembre 2004

Des partitions pour COELI ET TERRA et MÉTAMORPHOSES

Beaucoup de matériel de chœur est disponible aujourd'hui sur le Net et très souvent au format pdf - qui nécessite, pour être lu, un logiciel gratuit, Acrobat Reader. Les partitions d'oeuvres faisant partie du répertoire de l'association La Chapelle des Flandres, et disponibles sur le Net, sont répertoriées sur un site spécifique.
Quatre remarques au sujet de ce site :
 

  1. lorsque la page répertoriée pointe un fichier pdf (en général, l'extension « pdf » figure en fin d'URL), il vaut mieux "enregistrer le lien" que d'ouvrir directement la page avec votre lecteur html (ce qui risque de prendre beaucoup de temps) ;

  2. si vous avez repéré une page web proposant une partition intéressante, vous pouvez, directement depuis le site spécifique du répertoire, "proposer un nouveau site", c'est-à-dire une nouvelle adresse de page, au gestionnaire du site spécifique qui se fera alors un plaisir de valider votre proposition ;

  3. ici (sur la "toile") plus qu'ailleurs peut-être, il convient de vérifier ses sources et notamment, s'agissant de partitions, de comparer avec des éditions faisant par ailleurs autorité ou des musicologues qui en font autant (notre chef de choeur par exemple) ;

  4. enfin, j'ai beau surveiller avec toute la régularité qui convient la réalité des liens qui constituent la trame de ce site, il est toujours possible que l'un d'entre eux devienne l'un des chemins de Heidegger.


D'autre part, quelques partitions ont été récupérées ou, le plus souvent, gravées spécialement pour ma propre pratique vocale, et, plus globalement, pour les ensembles vocaux de l'association La Chapelle des Flandres. En voici la liste :

  • ¿Con qué la  lavare? (Cancionero de Upsala  - anonyme espagnol XVI°),
      libre, pdf, 2p
  •    
  • Adventi  Enek (Veni Emmanuel)Kodaly,
      sans ©, pdf, 5p.
  •    
  • Dieu! qu'il  la fait bon regarder, Debussy
      libre (CPDL modifié Richardot), pdf, 3p.
  •    
  • Dors, ma  colombe (Noël populaire  alsacien / Berthier Paul harm.),
      © La Chapelle des Flandres octobre 2001  (éd.Richardot), pdf, 1p.
  •    
  • E' questa  vita un lampo, Monteverdi
      sans ©, pdf, 11p.
  •    
  • Harmonie du  soir, G.S.Marini (sur un poème  de Baudelaire),
      © La Chapelle des Flandres 2000 (éd.Richardot), pdf, 3p.
  •    
  • Hopina Hop (traditionnel arménien),
      sans ©, pdf, 5p.
  •    
  • La Beauté, G.S.Marini (sur un poème de Baudelaire),
          © La  Chapelle des Flandres 2000 (éd.Richardot), pdf, 3p.
  •    
  • La  delaissado, CanteloubeBourbon Maurice harm.,
      © La Chapelle des Flandres (éd.Richardot), pdf, 2p.
  •    
  • La Musique  souvent, G.S.Marini (sur un  poème de Baudelaire),
      © La Chapelle des Flandres 2000 (éd.Richardot), pdf, 2p.
  •    
  • Lauda anima  mea Dominum, Pierre de La Rue
      © La Chapelle des Flandres s.d., pdf, 6p.
  •    
  • O Magnum  mysterium, Victoria,
      © La  Chapelle des Flandres 2000 (en mi; éd.Richardot), pdf, 4p.
  •    
  • O Sapientia, Ramsey,
      © La Chapelle des Flandres déc.2001  (éd.Richardot), pdf, 3p.
  •    
  • Quel  fanciullin (Lauda spirituale  natalizia - anonyme espagnol XVI°),
      © La Chapelle des Flandres 2001 (éd.Richardot), pdf,  1p.
  •    
  • So ell  encina (anonyme espagnol  XVI°), libre, pdf, 2p.
  •    
  • Soon I will  be done (Negro spiritual),
      ©  La Chapelle des Flandres 2000 (éd.Richardot), pdf, 2p.
  •    
  • Tenebrae  factae sunt, Victoria,
      ©  B.Richardot 1998, pdf, 2p.
  •    
  • Tengo que  subir al puerto... (populaire  espagnol / Jean Pagot harm.),
      © La Chapelle des Flandres 2001 (éd.Richardot),  pdf, 1p.
  •    
  • Toutes les  nuictz tu m'es présente  (1547), Janequin,
      © La Chapelle des Flandres 2001 (éd.Richardot d'après  M.Bourbon), pdf, 2p.
  • WebChanteur
    l'association
     
    La Chapelle des Flandres


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    10 octobre 2004

    Halte à la violence contre les femmes

       

    CAMPAGNE MONDIALE D'AMNESTY INTERNATIONAL

    Du champ de bataille à la chambre à coucher, les femmes sont en danger... En temps de paix comme en temps de guerre, les femmes sont victimes d'atrocités pour la simple raison qu'elles sont des femmes.


             
     
     
       

      DÉFINITION DE LA VIOLENCE CONTRE LES FEMMES

    Amnesty International s'appuie sur la définition de la Déclaration des Nations unies sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes : " … les termes "violence à l'égard des femmes" désignent tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. " (Article 1) Quand on parle de violence liée au genre en ce qui concerne les femmes, on se réfère aux cas d'actes de violence dirigés contre une femme parce qu'elle est une femme ou ayant un impact particulièrement fort sur les femmes. Les interprétations les plus progressistes de cette définition affirment que les omissions - privations ou déni de soins - peuvent constituer des actes de violence contre les femmes, et qu'il en est de même pour la violence structurelle, c'est-à-dire le préjudice causé par la façon dont l'économie est organisée.

          
    DANS LE CADRE DE CETTE CAMPAGNE INTERNATIONALE, UN CONCERT SERA OFFERT PAR LES ENSEMBLES VOCAUX ÉCHO DE FEMMES & COELI ET TERRA, LE 9 DÉCEMBRE 2004, À LA MADELEINE (église Sainte Marie-Madeleine). Vous  aurez bientôt des précisions sur cette manifestation, en visitant le  site de l'association LA CHAPELLE DES FLANDRES et en vous inscrivant (gratuitement) à sa  newsletter...
     
        
       

     

    5 août 2004

    Missions Locales Centre : THÉSAURUS ACCUEIL & INSERTION JEUNES

             
    L'idée d'élaborer un thésaurus accueil & insertion jeunes s'inscrit dans une histoire. Il convient donc dans un premier temps de situer la démarche dans son contexte.


    Ce travail fait suite à...

    Ce travail fait suite à une intervention effectuée dans le cadre du plan de formation des agents des PAIO et Missions Locales de la région Centre, courant juin 1996. Trois groupes ont été à cette occasion réunis en trois lieux de la région : un peu plus d'une structure d'accueil sur deux a participé à cette intervention. L'objectif de cette dernière consistait essentiellement à dresser un constat ouvert concernant les pratiques documentaires des agents des structures d'accueil. " Constat ouvert ", cela signifie constat à partir duquel une structuration de ces pratiques devenait possible (envisageable). Il s'agissait donc surtout d'écouter et de repérer, afin de proposer ensuite.
    Ce qui ressort de cette écoute, c'est que la gestion documentaire constitue actuellement une surcharge pour cause de sous-effectif et de sous-équipement... Mais la reconnaissance de l'utilité de la documentation, pour comprendre et pour agir, est unanime. D'où un objectif fondamental - et quasi obsessionnel - pour les agents : savoir/pouvoir gérer mais sans la surcharge, ou du moins en minimisant cette surcharge au maximum.
    Autre constat : les PAIO et ML font réseau, de fait et quel que soit l'échelon territorial où l'on se place. Quand deux professionnels de l'accueil/insertion des jeunes se rencontrent, ils se racontent des histoires d'accueil/insertion des jeunes... Les PAIO et ML ont d'ailleurs intérêt à faire et à entretenir réseau, vu le peu de moyens dont elles disposent individuellement.

    Mais dialoguer entre soi sur ses pratiques professionnelles est une chose. Utiliser un langage documentaire commun pour gérer l'information en est une autre. Utiliser un langage stabilisé pour pouvoir dialoguer avec les instances documentaires de l'environnement du réseau, une autre encore.

    Le présent document de travail veut promouvoir l'usage d'un tel langage documentaire commun stabilisé, selon le vœux des professionnels rencontrés en juin 1996. Car c'est bien la nécessité de disposer d'un outil type thésaurus qui était alors très rapidement apparue au fil de la discussion.

    Un thésaurus est avant tout un langage...

    Un thésaurus est avant tout un langage dont le système référentiel est "partagé" par une communauté définie, un langage utile au dialogue documentaire entre les membres de cette communauté. Or, dans le dialogue, il faut distinguer entre "ce dont on parle" et "ce que l'on dit". Pour que le dialogue soit fructueux, ou simplement fonctionne, deux conditions doivent être remplies : "ce dont on parle" et "ce que l'on dit" doivent faire l'objet d'un accord, d'une entente entre les dialoguants, l'entente sur "ce que l'on dit" n'étant possible que sur fond de l'entente (préalable) sur "ce dont on parle".

    Analysant le déroulement du dialogue dans le Ménon de Platon, Paul Ricœur montre bien [Lors des Rencontres philosophiques de l'UNESCO de 1995] comment la confusion de ces deux niveaux conduit à des impasses dialogiques :

    "Comment peut-on chercher ce qu'on ne connaît pas ? De cette question posée par Ménon, Socrate fait un dilemme : on ne peut chercher ni ce qu'on connaît, ni ce qu'on ne connaît pas. Dans le premier cas, la tâche est inutile, dans le second, elle est impossible, puisqu'on ne saurait même pas ce qu'il y aurait à chercher. Une fois conscient de la transformation ainsi opérée, on peut chercher chez Ménon, plutôt que chez Socrate, une manière de sortir du paradoxe du Ménon. Si le dialogue se débat dans les contradictions d'une définition de la vertu, en revanche il ne doute jamais qu'on puisse poser des questions au sujet de la vertu, et de sa capacité à être enseignée. Il est donc possible de distinguer entre un quoi, à la recherche d'une définition, et un ce sur quoi on s'est d'abord mis d'accord pour dialoguer. Notre ignorance porte sur le quoi, mais celui-ci n'est possible que sur le fond du ce sur quoi, qui délimite l'entente préalable à partir de laquelle la recherche pourra s'engager. Le sophisme consiste à envelopper le sur ce quoi l'on parle dans le doute qui frappe le quoi, c'est-à-dire les définitions de la vertu successivement avancées."

    La fonction du thésaurus en général sera précisément de stabiliser une telle entente préalable [Paradoxalement, le thésaurus, ici caractérisé comme travaillant au niveau du préalable, est, dans le discours documentaire, un " instrument secondaire ". C'est que la philosophie herméneutique et la science de l'information ne s'intéressent pas au même objet : la première investit les conditions de la compréhension, la seconde les conditions de l'information. La démarche fondamentale du documentaliste - telle que je la préconise - serait ainsi une démarche à rebours, qui partirait de l'existence de facto de l'information pour en aménager les conditions de compréhension (idée d'une herméneutique documentaire : cf. Richardot Bruno, " Des pratiques bibliographiques à l'herméneutique documentaire : sens et référence en documentation ", Documentaliste - Sciences de l'information, 33/1, janv.-févr. 1996, p. 9-15).]. Et ce, à des fins tout à fait opérationnelles, à des fins d'identification " thématique " de documents, de la simple inscription d'un document dans la thématique large de l'accueil/insertion des jeunes à sa situation (ce dont il parle) dans le champ thématique, c'est-à-dire les possibilités d'articulations entre ce document et le corpus qu'il contribue à constituer (dialectique de la partie et du tout).

    La force d'un thésaurus...

    La force d'un thésaurus, c'est ce que l'on pourrait appeler sa réalité structurante : un thésaurus est un langage documentaire dont les éléments (les descripteurs, les mots-clés, les " mots porteurs " comme disait Dabya de la PAIO de Saint-Florent) " fonctionnent essentiellement selon leur rapport d'exclusivité signalétique - ce qu'on peut appeler leur pouvoir séparateur " [Varet Gilbert et Marie-Madeleine, Maîtriser l'information à travers sa terminologie, Besançon : Université de Franche-Comté, 1995 (Annales littéraires de l'Université de Franche-Comté ; 559), p. 429].

    C'est pourquoi le terme 'partenariat', typiquement, ne saurait ici s'instituer descripteur : à l'intérieur du champ thématique qui nous intéresse, il n'est pas discriminant ; il englobe et ne sépare rien. Car l'idée même de PAIO/ML est une idée de partenariat ; qui dit réseau d'accueil/insertion jeunes dit travail partenarial entre instances et structures d'un territoire ; parler de PAIO/ML, c'est parler de partenariat ; etc. Bref, le mot 'partenariat' ne figure pas dans ce thésaurus. Le mot 'jeunes' (ou 'jeune' ou 'jeunesse') non plus, et pour le même ordre de raison.

    Le thésaurus s'attache à marquer des séparations à l'intérieur du champ qu'il veut dénombrer. Pour ce faire, il dénomme, utilisant des mots, des expressions du langage professionnel en question pour les instituer descripteurs. Le premier parti-pris du présent thésaurus est de n'utiliser que des descripteurs " parlants ", c'est-à-dire directement issus du langage dit naturel des professionnels de l'accueil/insertion des jeunes. Aucun des descripteurs choisis n'est étranger aux pratiques langagières des ML et des PAIO.

    Au cas où un terme serait peut-être étranger à ces pratiques langagières, ou bien serait ambigu dans sa compréhension, on peut toujours flanquer le descripteur (ou le synonyme - cf. le paragraphe suivant) d'une " note d'application ", symbolisée NA. Ainsi, il n'est pas évident au premier abord que, dans notre thésaurus, le descripteur transmission information désigne la transmission entre structures administratives d'informations concernant les publics accueillis et suivis. Aussi cette précision (précision d'usage et non de vérité conceptuelle absolue) est-elle portée après la mention NA sous le descripteur, dans la liste des descripteurs.

    Le deuxième parti-pris de ce thésaurus, c'est d'être court, d'être construit sur la base d'un lexique de descripteurs en nombre limité : cent mots ou expressions ont ainsi été sélectionnés. Cent, c'est peu d'une part en comparaison des autres thésaurus sectoriels [un thésaurus est un langage documentaire fondé sur une structuration hiérarchisée d'un (ou plusieurs) domaines(s) de la connaissance ; on dira que le thésaurus est spécialisé ou sectoriel quand il se limite à un domaine particulier de la connaissance], d'autre part compte tenu de la pluralité thématique du champ qui nous intéresse. Ce thésaurus ne veut pas constituer un casse-tête pour les agents des PAIO et ML, mais bien plutôt un outil maniable.


    Les synonymes

    La contrepartie de cette limitation volontaire, c'est l'importance qu'il convient d'accorder à la synonymie et, par conséquent, le poids que les non-descripteurs vont prendre dans ce thésaurus.

    En effet la synonymie fonctionne en général pour maintenir la possibilité de correspondances entre langage dit naturel et langage documentaire. Il n'y a de synonymes dans le langage documentaire que pour attribuer à un seul des vocables synonymes en langage dit naturel un pouvoir descriptif exclusif et renvoyer les autres vocables au magasin des non-descripteurs. Dans le présent thésaurus, 'CFI', par exemple, n'est que synonyme non-descripteur, au profit de parcours formation.

    La synonymie fonctionne comme un rappel de " termes spécifiques " non pris en compte en tant que descripteurs. La raison est ici simple. Il s'agit de ne pas alourdir ce thésaurus - qui contient, en l'état, 100 descripteurs - pour qu'il reste maniable. Aussi quelques descripteurs (termes génériques) n'ont pas été déclinés par d'autres descripteurs (termes spécifiques), mais par des synonymes. Par exemple, revenu englobera 'indemnité chômage', 'rémunération stagiaire', 'revenu minimum insertion' et 'salaire'.

    Pour faciliter l'usage du présent thésaurus, j'ai indiqué les cas de synonymie en intégrant les non-descripteurs usuels dans le langage dit naturel (en minuscules, pour les distinguer des descripteurs portés en majuscules) suivi de la mention EM (= employer) et du descripteur " autorisé ", aux listes " descripteurs et synonymes " de chaque champ ainsi qu'à la liste générale. À l'inverse, à l'endroit du descripteur " autorisé ", on trouvera la mention EP (= employé pour) et le synonyme non-descripteur.

    Mais là où il apparaît clairement que le langage documentaire ne joue pas d'une référentialité ordinaire, c'est quand sont déclarés synonymes dans un thésaurus des mots opposés du langage dit naturel. On parle en documentation d'"antinomie ". En fait on part du principe que la personne qui s'intéresse à une notion s'intéresse de fait à la notion antinomique, celle-ci apparaissant comme un degré, ou une forme possible de celle-là. Ainsi, pour décrire un document qui parle d' 'exclusion', il conviendra d'utiliser le descripteur insertion.

    Des termes hiérarchisés

    Le troisième parti-pris de ce thésaurus est de présenter une architecture visible : les cent descripteurs (seulement cent : deuxième parti-pris) s'organisent entre eux en dix champs de dix rubriques.

    Un " champ " est un " grand thème ", une facette importante de l'activité accueil/insertion des jeunes. Voici la liste des dix descripteurs principaux de ce thésaurus, descripteurs déclinés par neuf autres descripteurs :

    • 0. territoire
    • 1. insertion
    • 2. réseau accueil jeunes
    • 3. environnement économique
    • 4. emploi
    • 5. métier
    • 6. formation
    • 7. santé-social
    • 8. culture-loisir
    • 9. information-documentation

    Dénommer ainsi dix champs relève de l'arbitraire du documentaliste concepteur du thésaurus, arbitraire conciliable avec la réalité pensée du secteur accueil/insertion jeunes. La logique qui a présidé à cette dénomination est explicitée plus loin.

    À l'intérieur de chaque champ, dix descripteurs (dont le principal qui fonctionne comme titre global du champ) s'articulent selon une logique qui veut être " parlante " aux professionnels de l'accueil/insertion jeunes (premier parti-pris). Le mode d'exposition choisi est arborescent. Pour le champ 4, cela donne :

    Ce mode d'exposition laisse voir la hiérarchie entre les descripteurs. Les relations hiérarchiques, figurées par un système de branches descendantes dans le schéma, sont, très conventionnellement, indiquées par les mentions TG (= terme générique) et TS (= terme spécifique) dans la liste des descripteurs. Ainsi pour politique emploi, son terme générique et ses termes spécifiques :

    politique emploi
    TG emploi
    TS emploi-formation
    TS mesure emploi
    TS service public emploi

    politique emploi est un terme spécifique du descripteur emploi (ce dernier est donc le terme générique de politique emploi). emploi-formation, mesure emploi et service public emploi déclinent le descripteur politique emploi, ils sont ses termes spécifiques, politique emploi étant leur terme générique.

    Le deuxième parti-pris adopté pour confectionner ce thésaurus forcent cette règle de la hiérarchie de deux façons. Tout d'abord, on a vu plus haut que, pour honorer ce parti-pris, certains termes fonctionnent comme synonymes alors qu'ils auraient très légitimement pu être descripteurs (spécifiques). Ensuite, certains raccourcis de relations entre descripteurs se sont imposés, toujours pour honorer ce parti-pris. Ainsi pour le premier champ, intitulé territoire, entre le descripteur-titre et les descripteurs données démographiques, données sociales et données économiques, il y avait logiquement la place pour un descripteur qui subsument les données (descripteurs 'données', par exemple). Afin de laisser voir cette logique, le pseudo-descripteur est intégré (en minuscules et entre crochets) dans la structure arborescente du champ. Mais au bout du compte, les descripteurs données démographiques, données sociales et données économiques sont bien des termes spécifiques de territoire, de même qu'aménagement territoire qui est en lien direct avec territoire dans la structure arborescente du champ. Ce qui donne :

    Indiqué en minuscules, le pseudo-descripteur 'données' n'est pas pris en compte dans la table générale des descripteurs :

    territoire
    TS aménagement territoire
    TS données démographiques
    TS données économiques
    TS données sociales

    Au passage, on aura noté que le descripteur territoire n'a pas de terme générique. En effet, c'est un descripteur qu'on dira " principal " (top terme), parce qu'il se donne comme titre au champ en question. Il en est bien sûr de même des neuf autres descripteurs de ce thésaurus qui fonctionnent comme titre global d'un champ.

    Association des descripteurs

    Plus haut, il apparaissait que la caractéristique des descripteurs, c'est qu'ils fonctionnent essentiellement selon leur rapport d'exclusivité signalétique - ce qu'on peut appeler leur pouvoir séparateur. Cela dit, des descripteurs différents inscrits dans des champs différents pourront très bien partager quelques propriétés sémantiques. D'où l'intérêt de la relation d'association (TA, terme associé) qui peut être marquée à leur endroit. Par exemple entre emploi-formation et niveau qualification :

    emploi-formation
    TA niveau qualification

    niveau qualification
    TA emploi-formation

    Une autre façon de repérer les associations sémantiques à moindre frais: les descripteurs contenant deux ou plusieurs termes peuvent être signalés pour chacun de leurs termes (idée de la liste " inversée "). Le simple jeu lexical permet alors des rapprochements qui peuvent être utiles. Ainsi les termes 'jeunes' et 'jeunesse' par exemple, qui ne sauraient être institués descripteurs, sont cependant intégrés à cinq expressions, dont une est descripteur (marquée en majuscules dans la liste), et les quatre autres synonymes (c'est-à-dire renvoient à des descripteurs) :

    • jeunes [conseiller *
    • jeunes [correspondant *
    • jeunes [espaces *
    • jeunes [réseau accueil *
    • jeunesse [protection judiciaire *

    L'étoile marque la place du mot d'entrée : " jeunes.......[conseiller * " invite à aller voir à l'entrée 'conseiller jeunes'.

    ---------------------------------------------------------

    Devrait suivre le thésaurus proprement dit - disponible auprès de la DRTEFP Centre ou auprès de l'auteur des présentes lignes.

    Suite...

    13 juillet 2004

    Sens et références en documentation. Des pratiques bibliogaphiques à l'herméneutique documentaire

    29Ce texte est extrait de « FORMATIONS OUVERTES MULTIRESSOURCES ». Éléments bibliographiques pour l'Université d'été de Lille, 6-12 juillet 1994 (Les Cahiers d'études du CUEEP, 29, avril 1995). Il en constitue l'introduction. Une version (allégée) a été publiée par l'ADBS, dans la revue Documentaliste-Sciences de l'information, vol.33, n°1, janvier 1996, p.9 à 15.

    Ces éléments bibliographiques ont été réalisés à la demande de l'un des organisateurs de l'Université d'été 1994 Formations ouvertes multiressources, le CUEEP. Il s'agissait de produire un document qui accompagne les travaux de l'Université d'été, conçue comme un réseau d'échanges et d'informations sur des expériences ou des projets de formation ouverte, comme un lieu et un temps où ces expériences et projets pourraient être théorisés sur fond de problématique. Je ne développe pas : les actes de cette Université d'été font l'objet du précédent Cahier d'études.


    Des documentalistes et des acteurs

    Avant de présenter le présent cahier - qui vient comme complément du précédent -, je voudrais mettre en avant le rôle de la fonction documentaire dans une entreprise locale de construction collective de savoirs spécifiques - ce que peut être une Université d'été. Il est en effet courant que les documentalistes soient mobilisés à l'occasion de colloques, séminaires et autres manifestations où les acteurs de la formation continue entreprennent un effort de discours théorisant.

    Ainsi

    • en 1991, lorsque l'Action Collective de Sallaumines fêta ses vingt ans [Bruno Richardot, 1971/1991. Vingt ans d'Action Collective de Formation à Sallaumines, Noyelles-sous-Lens, Méricourt et Loison-sous-Lens, Lille : CUEEP, avril 1991, 16 p.; bibliographie analytique dont la version signalétique se trouve dans Actualité de la formation permanente, n° 112, mai-juin 1991, p. 18-19],

    • puis en 1993, lorsque la DAFCO de Lille célébra elle aussi un vingtième anniversaire, celui des GRETA [Bruno Richardot (dir.), Évolution des métiers de la formation des années 70 à l'an 2000, Lille : Collectif Documentaire pour l'Emploi et la Formation-DAFCO, septembre 1993, 87 p. A noter qu'il s'agissait d'une bibliographie signalétique. Ce travail collectif doit être situé dans le prolongement de la bibliographie, signalétique là aussi, qui m'avait été commandée à l'occasion du colloque formation de formateurs de 1989, dont les actes ont été publiés : Actes du colloque : " les formateurs d'adultes et leurs qualifications : réponses des universités ", les Cahiers d'études du CUEEP, numéro spécial, juin 1990, 359 p., annexes (les "repères bibliographiques" se trouvent aux pages 29-51 des annexes)],

    • ou encore, plus récemment, lorsque le Centre Inffo organisait deux journées d'études sur les métiers de la formation [Stéphane Héroult, Laurence Le Bars, Les métiers de la formation, Paris-La Défense : Centre Inffo, janvier 1995, 71 p., en deux cahiers]...

    C'est que les documentalistes sont de plein droit des acteurs de la formation continue. "Piétons du savoir" [Pour reprendre le titre d'un article de Serge Cacaly paru dans Documentaliste. Sciences de l'information, vol. 22, n° 6, novembre-décembre 1985, p. 208-215], les documentalistes jouent un rôle de premier ordre dans la pensée et dans l'action. Leur rôle est "de donner à penser, de donner à agir" [Ib., p.215] ?

    Les documentalistes sont au cœur de l'action, quand cette action serait celle des acteurs réellement engagés dans la "production" de formation. Mais pour n'être pas engagés dans l'action directe, les documentalistes n'y sont pas moins réellement impliqués, aménageant les "ponts" entre l'écrit (écrits d'acteurs, écrits de chercheurs, écrits...) et l'action, entre les écrivants et les acteurs - ponts dont le franchissement par ces derniers est in fine propice à l'amélioration de la qualité de la production de formation. La documentation comme documentaction...   

    Les documentalistes seraient, par métaphore, des ingénieurs des Ponts et Chaussées chargés d'aménager le territoire de la formation continue de façon à ce que les provinces de l'écrire et de l'agir ne soient jamais coupées l'une de l'autre, que des voies de communication soient praticables dans les deux sens.

    Mais tous les ponts ne sont pas identiques. Le présent cahier en montre une certaine diversité, de la bibliographie analytique thématique à l'exégétique, en passant par l'analytique d'auteur.

    Une bibliographie analytique thématique

    L'intitulé de l'Université d'été, "multi-thèmes" presque par définition, imposait un éclatement de la thématique. De fait, chaque journée de l'Université d'été était thématiquement "lancée" par la conférence-débat du matin. Philippe Carré inaugura la formule en dressant un état des lieux sur l'autoformation et en en dessinant les perspectives. Le deuxième jour fut consacré à la place des formateurs et des animateurs dans les dispositifs d'individualisation. Georges Lerbet prononça une conférence, le jour suivant, intitulée "Autonomie, construction, appropriation des savoirs". Le quatrième jour proposa un éclairage économico-stratégique de la formation ouverte. Enfin, Serge Pouts-Lajus esquissa une méthodologie d'évaluation des dispositifs de formation ouverte.

    Si le documentaliste voulait que son labeur produisît un outil qui suive le programme des participants à l'Université d'été, il ne lui restait qu'à confectionner une bibliographie en cinq étapes, en cinq thèmes [On a coutume de dire que le partage de la thématique relève de l'arbitraire du documentaliste. Mais, c'est moins le partage de la thématique elle-même que la répartition des documents sous tel ou tel thème qui, ici, relève de l'arbitraire du documentaliste. C'est la règle du genre, dont les effets malicieux devraient être atténués par la lecture des notices qui accompagnent les références. Autre arbitraire : cette bibliographie se limite à la période 1985-1994.]. Ce qui donne immédiatement les chapitres de la première partie de ce cahier :

    1. formations ouvertes multiressources (expériences et généralités)
    2. formations ouvertes multiressources et métiers de la formation
    3. formations ouvertes multiressources et construction des savoirs
    4. formations ouvertes multiressources et marché de la formation
    5. formations ouvertes multiressources et évaluation

    Mais comme un documentaliste ne travaille jamais ex nihilo, il convenait, dans un sixième chapitre, de signaler les bibliographies déjà publiées sur ces thèmes, qu'elles soient signalétiques ou analytiques.

    à suivre



    6 mai 2013

    Dailymotion : pourquoi Arnaud Montebourg a raison

    Ennumerama s'opposant à la vente de Dailymotion, Arnaud Montebourg sauvegarde la vision stratégique de l'Etat et ses intérêts culturels, évite à Dailymotion d'être cédé à une entreprise dont l'historique porte peu à l'optimisme, sans porter de coup définitif au développement américain du site de vidéos en ligne.

    L'article de Guillaume Champeau est ici.


    8 février 2013

    Ce soir dans le Paris-Lille de 18h16, 45mn

    indexCe soir dans le Paris-Lille de 18h16, 45mn d'arrêt pour un trajet censé durer 1 heure ! Cool ! Terminer une semaine harassante de cette façon ! Merci la SNCF !
    Quand des rappeurs bloquent un TGV (Marseilles), ils sont mis en examen.
    Quand le prestataire qu'on paye - et pas qu'un peu - bloque un TGV par défaut de maintenance électrique (panne de courant qu'ils ont dit au début puis à l'arrivée ils parlaient de "personnes sur la voie" [?]), on doit se contenter d'accepter leurs excuses transmises par de mauvais hauts-parleurs !
    Cherchons l'erreur.


     

    14 décembre 2006

    Chômage : le niveau baisse !

    03Il y a quelques semaines, un jeune fait la démarche de l'inscription à l'ANPE. Il a terminé ses études et pense aller de soi qu'il doit s'inscrire comme demandeur d'emploi, puisqu'il cherche du boulot.
    attentionLa personne qui le reçoit à l'agence lui tient un discours qu'il n'était certes pas venu chercher là !
    interrogationEn l'occurrence, l'idée est simple : "jeune homme, lui dit-on en substance, pas besoin de vous inscrire puisque vous n'avez droit à aucune allocation".

    Moi qui croyait naïvement qu'il ne fallait pas confondre situation de chômage et droit aux allocations ! J'en suis tout retourné : fleche2noirles agents de Monsieur Borloo font l'amalgame ! Damned !

    À moins que ce ne soit pour une autre raison que ce brave garçon naïf comme moi ait été dissuadé de s'inscrire, de se faire connaître comme demandeur d'emploi... Mais je ne vois pas...


    11 décembre 2006

    Rénover l'humain ?

    Moi qui ne vais jamais à l'église que pour y participer ou y assister à un concert (musique vocale ou d'orgue), je reçois très régulièrement et tout à fait gratuitement dans ma boîte aux lettres le bulletin trimestriel de la paroisse, pourtant vendu 1,50€ !
    Je feuillette toujours. Après tout, la paroisse est une entité territoriale qui, en tant que telle, me concerne. J'habite là. Bref, avant de parcourir l'ensemble de la publication, j'en lis au moins l'édito. J'en commence du moins la lecture.

    Ce trimestre, le titre de l'édito est le suivant :

    Il ne suffit pas de rénover l'urbain, mais il faut rénover l'humain...

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    Il s'agit d'une citation, citation d'un religieux - peu importe lequel mais qui connaît bien la langue française et son aïeule la latine, puisqu'il utilise 'mais' dans son sens latin de 'magis' que le français d'aujourd'hui a perdu, que l'on pourrait traduire par "et de plus", ce qui n'est pas sans frôler la redondance avec 'il ne suffit pas'...

    Comment ça ? Rénover l'humain ?

    Voilà bien une expression de prêcheur, d'harangueur, d'homme politique, de potentat !
    Qu'est-ce que ça veut dire RÉNOVER l'humain ?

    • Pourquoi ne pas tout simplement retrouver l'HUMAIN tel qu'il est, tel qu'il serait si justement on le laissait percer sous la carapace de l'économique ?

    • Pourquoi ne pas tout simplement instaurer et mettre en application une loi internationale qui interdise que soient bafoués les droits humains les plus élémentaires - y compris sous le prétexte fallacieux de la fameuse "liberté d'entreprendre", de la non moins fumeuse "liberté de gagner", du sacro-saint "libéralisme économique et politique" ?

    • Pourquoi ne pas écouter la voix de la sagesse, celle d'Amnesty International, qui veut promouvoir et défendre les Droits économiques, sociaux et culturels ?

    Voici la présentation de cette problématique à laquelle les hommes politiques ne sont que trop sourds :

    DESC

    De grâce, Monsieur le curé, cessez de ne pas regarder le monde - qui vous est "d'ici-bas" - pour ce qu'il est : un panier de crabes où les uns, quelques uns, dévorent littéralement les autres, tous les autres, au prétexte qu'ils sont économiquement moins forts, qu'ils sont perdants à un jeu qu'ils n'ont pas décidé de jouer et dont, quoi qu'il arrive, il ne peuvent modifier les règles vers davantage de clarté et d'humanité !
    De grâce, Monsieur le curé, cessez de cautionner par votre aveuglement et votre silence tant de cruauté à ciel ouvert !

    Au lendemain de la mort du grand dictateur mis en place par les lobbies industriels US et dont les crimes atroces n'ont jamais provoqué la moindre tentative d'excommunication de la part de cette Très Sainte Mère l'Église dont le dictateur se recommandait si souvent, OSEZ DÉNONCER LA VIOLATION PERMANENTE DES DROITS HUMAINS ÉLÉMENTAIRES en pointant du doigt les responsables de cette violation, que vous connaissez très bien !

    Non Monsieur le curé, ce n'est pas l'humain qu'il faut rénover ! L'humain nous savons tous intimement ce que c'est ou plutôt ce que cela peut être.
    Non Monsieur le curé, ce n'est pas l'humain qu'il faut rénover, c'est votre discours !


    7 décembre 2006

    La collusion et l'oxymore : deux armes pour les gagneurs !

    31d_c2005Depuis à peu près un an, j'ai pris l'habitude - peut-être fâcheuse - de surnommer Monsieur Sarkozy par une expression à rallonge : Sarkozus, collusionis rex, collusionarum collusio. L'idée est très simple : en se mélangeant volontairement les casquettes, Monsieur Sarkozy se facilitait vraiment la vie.
    Exemples tout théoriques :

    • quand le candidat a besoin de se déplacer, il se déplace en tant que ministre
    • quand le candidat a besoin d'être bien informé des faits et gestes des autres ou des tendances du vent, le ministre nomme des gens compétents aux postes adéquats
    • quand le ministre veut mettre de l'eau dans son vin, le candidat fabrique un projet tout beau tout mignon (ah bon !)
    • quand le chef de parti a des velléités de main mise, le candidat crève l'écran
    • quand le candidat veut crever l'écran, il est chef de parti
    • etc.

    Tout ça est très dialectique. On y perdrait son latin !

    230Mais le temps passe et les temps changent : nous sommes aujourd'hui en vraie campagne électorale, je veux dire en campagne déclarée à la grande surprise de la nation. D'ailleurs tu remarqueras, citoyen vigilant, que Monsieur ne s'est pas déclaré candidat à l'investiture de l'UMP, mais bien candidat à la Présidence de la République : à la question "Êtes-vous candidat à l'élection présidentielle ?", il rétorque à la surprise générale "Ma réponse est oui".

    Une fois la surprise passée, et surtout après avoir lu l'entretien-surprise et tout ce qui s'ensuivit, on comprend mieux : Monsieur reste le roi de la collusion (il aurait tort de se priver : personne ne s'en plaint vraiment en hauts lieux!), mais ajoute un second stratagème, bien connu des politicards mais qui prend aujourd'hui un relief tout particulier. Il s'agit du stratagème de l'OXYMORE.

    J'ouvre mon Wikipédia chéri et je lis :

    • Un oxymore (parfois aussi appelé oxymoron) est une figure de rhétorique où deux mots désignant des réalités contradictoires ou fortement contrastées sont étroitement liés par la syntaxe. En exprimant ce qui est inconcevable, le poète crée ainsi une nouvelle réalité poétique qui suscite un effet de surprise.

    Juste un des exemples d'oxymore proposés par WikiPédia : « Je sais que c'est la coutume / D'adorer ces nains géants. », Victor Hugo...

    Ce procédé rhétorique permet d'exhiber un paradoxe, de produire une image surprenante. Le plus souvent d'ailleurs c'est une métaphore. Et souviens-toi, fidèle lecteur, la métaphore est une tension où, sous le ruissellement d'une ressemblance, coule une différence. Cherchons donc la différence : qu'est-ce qui dans la formule "rupture tranquille" fait différence ? et d'avec quoi ?

    Vous je ne sais pas, mais moi, ça me rappelle le « changement dans la continuité » de Pompidou (1969) et Valérie Giscard d’Estaing (1974) - qui n'en firent chacun qu'un seul mandat !


    30 novembre 2006

    Biscantor! en concert le 3 décembre prochain

    biscantorVous connaissez Biscantor!
    Je vous en parlais dès juin 2005
    ...
    Venez les écouter ce 3 décembre !      

    Le chœur de jeunes de 18 à 28 ans interprètera quelques pièces "classiques"
    sous la direction de Maurice Bourbon
    et vous proposera d'autres choses moins classiques (improvisations, chants traditionnels,...)
    sous la direction de Nadège Romer.

    Cela se déroule à Saint Joseph,
    dans le quartier de l'Alma de Roubaix,
    dimanche 3 décembre à 16h.
    L'entrée est libre, alors VENEZ NOMBREUX !


                

                
    26 août 2006

    Le monde marche sur le tête !

    Ça y est, je suis rentré au bercail, après quelques semaines de repos, fêtes et retrouvailles en famille ! J'ai largement délaissé ma vigilance informative pendant tout ce temps de bonheur... Pas grand chose à dire, donc, à moins que je n'ai le courage de vous poster bientôt quelques photos sympathiques assorties des quelques réflexions que peuvent m'inspirer ces chemins forestiers qui ne mènent nulle part ...
    Juste une impression banale mais que je ne saurais taire pour autant : le monde marche sur le tête ! Au Moyen-Orient ou à Marseille ou ailleurs, on marche décidément sur la tête !
    Au Moyen-Orient, un pays - de type colonisateur et grand ami du grand- prophète-du-Bien-pourfendeur-de-mécréants - demande à son armée de démolir un poste des Nations-Unies puis, quelques semaines plus tard, demande auxdites Nations-Unies et aux nations non belliqueuses de se dépêcher de s'interposer entre sa propre armée et les forces qui défendent leur propre territoire avec les moyens qui sont les leurs. Tout ça sans pouffer rire, ni du côté dudit pays ni de celui des nations non belliqueuses !
    Le Rainbow Warrior II de Greenpeace (AP)À Marseille, c'est autre chose, c'est le fameux fonctionnement ordinaire du principe de collusion déjà dénoncé sur ce blog, principe cher à l'UMP. D'abord, on notera qu'une organisation, pacifiste s'il en est, et qui ne souhaite que le dialogue sur la question de la pêche du thon rouge, a été très formellement et physiquement menacée par la corporation méditéranéenne des pêcheurs de thons. Le ton a rapidement été donné : la marée-chaussée marseillaise a interdit aux pacificistes de dialoguer là où ils le souhaitaient pour DONC donner raison aux brutes épaisses prêtes à l'abordage comme les pirates d'antant. La raison du physiquement-plus-fort dominerait ainsi à Marseille et serait productrice de la loi locale ! Pagnol ne nous avait pas habitués à cela ! Mais n'oublie pas, fidèle lecteur, que la bonne ville de Gaston est aujourd'hui gouvernée par l'un des pontes de l'UMP et que le
    patron du syndicat des thoniers méditerranéens, Mourad Kahoul, est aussi conseiller municipal UMP à Marseille. Normal que le ton soit monté ! Voilà en tout cas qui en dit long sur la doctrine UMP et la pratique sarkozienne du dialogue politique ou tout simplement  social !



    3 juillet 2006

    Collusionis Rex en image trouble...

    L'« étude » a été réalisée les 14 et 15 juin 2006 par la Sofres pour Le Figaro magazine auprès d'un échantillon national de 1.000 personnes, représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, avec interrogation en face-à-face. Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage PCS), stratification par région et catégorie d'agglomération, tout y est pour faire un bon sondage... On peut tout lire .

    En résumé, notre Sarkozus, collusionis rex, collusionarum collusio répond aux caractétistiques suivantes :

    • inquétant (seulement 36% des sondés le jugent "rassurant") ;

    • pas séduisant (71%) ;

    • autoritaire (83%) ;

    • casseur des services publics (62% des sondés lui reconnaissent une volonté farouche de réduire le nombre de fonctionnaires) ;

    • et pour ce qui est de "dire la vérité", "mettre fin aux gaspillages de l'État", "redonner confiance aux Français", "faire face à une crise internationale", "lutter contre les injustices et les inégalités", "moraliser la vie politique", "préserver le système de santé", "réduire la dette de la France", "faire preuve d'humanité", "préserver l'unité des Français", "pratiquer la concertation", "être aussi sévère avec les puissants qu'avec les faibles", "promouvoir les femmes", "lutter efficacement contre le chômage", "améliorer l'Éducation nationale", "améliorer l'environnement", "améliorer le fonctionnement des 35 heures", "comprendre la vie des gens comme vous", "lutter contre les délocalisations", "préserver le montant des retraites", "réformer le code du travail dans le sens" que souhaitent les Français, "augmenter le pouvoir d'achat des Français", "réduire les impôts", pour tout ça, c'est plutôt non :  Sarkozus, collusionis rex, collusionarum collusio n'en est pas jugé capable par les sondés !

    Je pense que la Sofres veut concurrencer Ifop en n'étant pas gentil-gentil avec ce bon Nicolas.

    Mais je suis plutôt d'accord ! Exemples :

    Il n'est pas capable de "dire la vérité".
    lesquinEn effet, samedi après- midi, j'ai participé à la marche qui a conduit des centaines de personnes du centre de Lille jusque devant le Centre de Ré- tention Administrative de Lesquin. Avant d'arriver à l'actuelle prison pour sans-papier, nous nous sommes arrêtés devant la future prison, encore en construction. Qu'elle est belle ! Il y a même de quoi emprisonner des nourrissons avec leur maman ! Nicolas est vraiment trop humain !
    Mais Nicolas est un menteur : sur le beau panneau qui trône devant les travaux et dit quelles entreprises participent  etc., il y avait écrit "Ici, l'État investit pour votre avenir". Tu pourras lire par toi-même, fidèle lecteur, en cliquant sur la photo ci-dessus.
    Or, premièrement, je ne suis pas d'accord pour cet investissement (et je ne suis pas le seul). Je suis absolument et positivement sûr que mon avenir n'est pas dans la construction de cette prison anti-humaine, prison qui marque dans la pierre l'idée qu'il y a des hommes, des femmes et des enfants illégaux, prison qui marque dans les fers l'abjecte superbe des nantis libéraux, lointains héritiers des esclavagistes d'antan.
    lesquin1Et, deuxièmement, pour le passage du défilé des centaines de lillois(ses) qui soutenaient les sans-papier dans leur juste revendication, ce samedi, la mention "Ici, l'État investit pour votre avenir" avait été recouverte d'une bande noire. Comme s'il avait honte, le petit Nicolas ! Comme s'il n'était pas en mesure d'assumer les engagements qu'il prend dictatorialement au nom des citoyens qui ne demandent pas ça ! Comme ce panneau à proximité qui parle d'un "Centre Régional d'Hébergement des Étrangers", comme s'il s'agissait d'une auberge de jeunesse !
    Bref "dire la vérité", même juste la sienne propre, il n'en est pas capable, le petit Monsieur "je vous regarde au fond des yeux et je vous dis tout" !

    "Préserver l'unité des Français", ça non plus il ne sait pas faire. Mieux, il joue la division des Français, par exemple en faisant croire à une partie d'entre eux que les autres sont des sous-hommes parce que leurs parents ne sont pas nés en France, alors que leurs grands-pères sont peut-être morts à Verdun ou je ne sais où, qu'ils aient été tirailleurs sénégalais ou non !

    Et puis, comme près de trois Français sur quatre, je ne le trouve vraiment pas rassurant.

    Samedi, nous avons mis trois heures pour aller du centre de Lille jusque devant le Centre de Rétention Administrative de Lesquin. La police nous arrêtait régulièrement dans notre procession. Peut-être pour nous laisser assomer par le soleil plombant. Je ne voulais pas y croire ! Mais quand le cortège s'est pacifiquement et calmement disloqué, un barrage de policiers au visage fermé nous a contraint d'allonger la marche pour retourner vers Lille, nous interdisant lepassage le plus court. Quand on a demandé pourquoi on ne pouvait pas passer, la réponse a été : "c'est comme ça" ! La dictature était là samedi, et pas seulement dans l'existence de l'inhumaine prison ! Pas rassurant tout ça !

    aupr_fet1J'arrête parce que, quand je pense qu'il risque d'être élu à la Présidence de la République - qui avec lui risque de devenir un gros mot -, j'en ai des frissons le long de la colonne vertébrale... Je préfère te proposer, fidèle lecteur, la lettre qu'Amnesty International a préparée pour ceux qui veulent faire entendre leur voix à qui de droit (clique sur l'image ci-contre ou bien ici pour obtenir le fichier pdf prêt à imprimer).


    30 juin 2006

    Marche sur le Centre de Rétention de Lesquin contre l’expulsion des enfants scolarisés

    Samedi 1er juillet 2006 à Lille, Amnesty International, la Cimade, le CSP, la MNE, le CRDTM, Droits Humains, des associations, des syndicats, des groupes politiques participent à la marche sur le Centre de Rétention de Lesquin contre l’expulsion des enfants scolarisés.

    Départ place de la République à Lille à 14 H

    Au hasard de la sérendipité, j'ai relevé quelques appels socio- politiquement "représentatifs" sur le même sujet. En commençant par l'appel fondateur, celui du réseau Éducation sans Frontières:

    Appel du Réseau Education Sans Frontières
    Pétition nationale :
    NOUS LES PRENONS SOUS NOTRE PROTECTION !

    crayon_qui_marcheLe 30 juin 2006, le sursis accordé aux élèves sans papiers et à leurs parents tombera. Des milliers d’enfants, de jeunes et leurs familles risquent l’expulsion en masse, verront leur avenir et leur vie même anéantis. Nous ne laisserons pas commettre ces infamies en notre nom. Chacun avec les moyens qui sont les nôtres, nous leur apporterons notre soutien, notre parrainage, notre protection. S’ils nous demandent asile, nous ne leur fermerons pas notre porte, nous les hébergerons et les nourrirons ; nous ne les dénoncerons pas à la police.

    resfPour des milliers d’enfants et de jeunes majeurs, le 30 juin 2006  ne marquera pas le début des vacances d’été, mais bien le commencement d’un calvaire. En effet, à cette date, le sursis que M. Sarkozy avait dû accorder aux jeunes majeurs sans papiers scolarisés et aux parents d’enfants scolarisés tombera. Suspendues parce que les mobilisations d’écoles et de lycées se multipliaient, les expulsions reprendront.
    Ainsi, en guise de vacances, des milliers de jeunes et d’enfants joueront aux fugitifs, en vrai, avec ou sans leurs parents, guettant les bruits de pas à l’heure du laitier, tremblant à la vue d’un uniforme et vivant dans la hantise de perdre à jamais leur école, leurs enseignants, leurs copains. S’ils sont arrêtés, le grand jeu de leur été sera un petit rôle dans un film policier sordide : l’interpellation, seul ou en famille, les parents rudoyés, 48 heures de garde à vue dans une cellule de commissariat puis deux ou quatre semaines en rétention, crasse, bruit, violence et promiscuité assurés, et, pour finir, un aller-simple vers un pays qu’ils ne connaissent pas ou plus, dont certains ne parlent pas (ou plus) la langue, papa-maman menottés, entravés comme des bêtes et attachés à leurs sièges.
    A l’arrivée, ce sera pour la plupart  l’extrême misère : pas de logement ou le bidonville, pas de travail et pas d’espoir d’en trouver. Des persécutions, parfois les plus atroces, contre ceux que la France a débouté du droit d’asile. Ils paieront pour les raisons pour lesquelles ils avaient fui et certains pour avoir dénoncé leurs tortionnaires à l’étranger. Pour les enfants, pas d’école, dans des pays où la scolarisation est un luxe. C’est ce gâchis qui se cache derrière les chiffres records d’expulsions annoncés avec satisfaction par le ministre de l’Intérieur : des milliers de vies propulsées dans l’indigence et parfois achevées sous la torture !
    Nous ne laisserons pas détruire la vie de ces enfants, de ces adolescents et de leurs parents. Ils sont nos élèves, les copains de nos élèves ou de nos enfants. Ils ont commencé d’étudier dans ce pays, ils en parlent la langue, ils ont les mêmes joies et, hélas, des soucis bien plus grands que les camarades de leur âge. S’ils décident (ou, pour les plus jeunes, si leurs parents décident) d’échapper à une expulsion honteuse, nous les y aiderons comme nous avons aidé Rachel et Jonathan à Sens, Samuel à Pau, Ming et Wei-Ying à Evreux. Nous sommes solidaires de ceux qui les accueilleraient. S’ils demandent asile, nous ne fermerons pas notre porte.
    Cela contrevient aux lois en vigueur. Mais l’enseignement que nous avons à dispenser à nos élèves ou l’éducation que nous devons à nos enfants ne peut pas être l’exemple de la soumission à un ordre injuste. Chacun a en mémoire les épisodes où face à des persécutions insupportables, chacun a dû faire des choix. Et où ne pas choisir était choisir de laisser faire. Et pas seulement dans les périodes de dictature. Rosa Parks, emprisonnée à Atlanta en 1955 pour avoir enfreint les lois ségrégationnistes aurait-elle dû se soumettre au prétexte que ces lois avaient été « démocratiquement » prises ? Le général Paris de la Bollardière, mis aux arrêts pour avoir dénoncé les tortures de l’armée française en Algérie, aurait-il dû se taire parce que la France était une démocratie ?
    Nous ne laisserons pas se commettre des infamies en notre nom.


    Lettre des secrétaires généraux CFDT, Unsa et CGT au Président.

    L'intérêt de l'enfant
    par Francois CHEREQUE et Alain OLIVE et Bernard THIBAULT
    Libération, jeudi 29 juin 2006

    lib_1Monsieur le Président, ces dernières semaines, un large mouvement de soutien aux jeunes étrangers scolarisés s'est développé dans la société française, qui transcende les clivages politiques et sociaux. Nos organisations syndicales, notamment dans l'Education nationale, nos militants et nos adhérents dans les écoles de leurs enfants ont participé à de nombreuses actions de parents d'élèves, d'enseignants et de jeunes pour refuser ces expulsions.

    La circulaire du 13 juin 2006 du ministère de l'Intérieur prévoit la reprise des expulsions pour les familles qui ont pu bénéficier d'un sursis jusqu'à la fin de l'année scolaire. Elle autoriserait la régularisation d'une partie des familles concernées.

    A compter du 1er juillet, ces enfants et leurs parents redeviennent expulsables. Ils risquent, alors, de voir s'accentuer leur situation de précarité de logement, d'accès aux soins et à partir de la rentrée prochaine ils seraient privés de l'accès à l'éducation en France, alors même que souvent ils ne connaissent pas la langue de leur pays d'origine et seraient donc étrangers aussi là-bas.

    La situation de ces familles nous concerne tous, pour des exigences humanitaires certes, mais aussi pour l'intégration future de ces jeunes étrangers dans la communauté nationale. Car les institutions de la République, et en premier lieu l'école, leur ont tenu, de fait, une promesse d'intégration.

    Quelle image du « vivre ensemble » offrirait-on à ces futurs adolescents et jeunes adultes et quelle représentation des valeurs qui fondent la société française, si la République les condamnait à vivre dans la précarité et la peur d'une situation qu'ils n'auront pas choisie ?

    A la veille du 14 Juillet, nous vous demandons solennellement, Monsieur le Président, de faire en sorte que les autorités de la République renoncent à poursuivre les parents sans papiers des enfants scolarisés et qu'elles s'engagent à tout mettre en oeuvre pour accélérer la régularisation de toutes ces familles, en élargissant les critères de l'admission au séjour dans l'intérêt des enfants, énoncés dans la circulaire.


    « Chasse aux enfants :
    notre conscience nous interdit d'être complices »

    Appel de personnalités à l'initiative de la LDH

    ldh Quelle conscience humai- ne peut accepter que des policiers se saisissent d’enfants de 3 et 6 ans dans leur classe pour les enfermer dans un commis- sariat et les expulser à l’aube avec leur mère parce qu’ils n’ont pas respecté les procédures édictées par les États ? C’est pourtant ce qui vient de se passer au Mans. Aucune loi, aucune politique ne peuvent conduire à un tel déni d’humanité. Nous avons la nausée devant la multiplication de ces situations ou des enfants, des adolescents sont les premières victimes d’une politique devenue folle. Ce ne sont pas les valeurs de la France que nous connaissons et que nous aimons qui s’expriment dans cette violence. Nous n’acceptons pas que l’on tente de nous berner en laissant croire que quelques centaines de personnes bénéficieront de mesures de faveurs, selon des critères absurdes, alors que ce sont plusieurs milliers de familles qui sont concernés. Nous n’acceptons pas que les vacances scolaires deviennent le temps où s’ouvre la chasse à l’enfant.

    Nous savons que dans toute société démocratique la loi est la règle qui s’impose à tous. Mais nous savons aussi que lorsque la loi viole des principes aussi élémentaires, c’est notre devoir de citoyens, notre devoir de conscience de ne pas s’y plier. C’est pourquoi, avec toutes les femmes et tous les hommes du Réseau éducation sans frontières, la Ligue des droits de l’Homme appelle à violer cette loi. Tant que celle-ci ne sera pas changée, nous nous opposerons aux mesures d’expulsion et nous offrirons aide et protection à ces familles.


    Communiqué de presse du CRAP

    logo2Le CRAP-Cahiers pédagogiques, qui a publié dans son numéro 444 de juin 2006 un entretien avec Richard Moyon (Éducation sans frontières), proteste contre les mesures d’expulsion des enfants étrangers scolarisés en France dont les parents sont sans papier. Ces dispositions sont contraires aux principes fondamentaux de la Déclaration des Droits de l’Homme et de la Convention Internationale des droits de l’Enfant dont notre pays est pourtant signataire.

    Le CRAP-Cahiers pédagogiques dénonce la circulaire du 13 juin 2006 qui donne des espoirs aux sans-papiers alors même qu’elle restreint leurs conditions de régularisation. Ses exigences, par exemple l’interdiction de liens avec le pays d’origine, sont inadmissibles dans un pays respectueux de la personne humaine.

    Le CRAP-Cahiers pédagogiques soutient les actions de parrainage des enfants menacés et appelle à la manifestation qui aura lieu à Paris le samedi 1er Juillet Place de la Bastille.



    29 juin 2006

    Un déménagement qui a bon dos

    20__du_28juin2006_page2Nouvelle préfecture. Même galère. Quelque 300 étrangers ont été bloqués, hier matin, devant l’hôtel Scrive, le nouveau siège de la préfecture. Le service des nationalités, en charge de leurs démarches administratives, ne s’attendait pas à une telle affluence lors de sa réouverture. "On essuie un peu les plâtres, concédait Michel Plasson, directeur de la réglementation et des libertés publiques. A partir du 6 juillet, le service ouvrira tous les jours afin d’éviter la cohue."

    Du côté des associations de soutien aux étrangers, l’incompréhension prévalait: "Auparavant, les conditions d’accueil à la cité administrative n’étaient déjà pas terribles.On ne veut pas connaître la même situation ici, témoignait Marie-Hélène Rigaud, conseillère nationale adjointe d’Amnesty International. J’espère qu’on peut mettre ça sur le compte du déménagement."

    Après avoir fait la queue sur le trottoir, les étrangers ont pu rentrer au compte-gouttes pour faire leur demande de renouvellement de carte de séjour.


    Vincent Vantighem
    20minutes Lille
    du 28 juin 2006, p.2


    24 juin 2006

    À Lille, les étrangers sans accueil jusqu'à mardi...

    060623_vdn__gris_2_Entre cinquante et cent personnes ont trouvé porte close, hier matin, à la Cité administrative de Lille. Les services d’accueil des étrangers, en déménagement vers l’ancien hôpital militaire (notre édition d’hier [= La Voix du Nord du 22 juin 2006]), sont fermés jusqu’à mardi. Certains sont venus de loin, pour rien.

    Il est sept heures, hier matin, rue Gustave-Delory, et Marie-Hélène Rigaud se heurte à un énième problème de traduction. La coordinatrice d’Amnesty international est là depuis trente minutes avec des bénévoles, souhaitant « pallier un déficit d’information de la préfecture ». Face à elle, un homme parlant à peine français vient chercher son titre de séjour au service d’accueil des étrangers de la Cité administrative. « C’est fermé, tente d’expliquer Mme Rigaud, ils déménagent dans un nouveau bâtiment rue Jean-Sans-Peur, ce ne sera pas ouvert avant mardi. » Elle note l’adresse sur une feuille, l’homme s’en va. On ne sait pas s’il a bien saisi.
    La bénévole est en colère. « Ça n’a pas été clairement expliqué, il y a juste un petit panneau sur la porte qui n’est même pas traduit, comment voulez-vous que les gens comprennent ? Certains sont là depuis quatre heures, pour rien. » Alors les femmes d’Amnesty jouent les hôtesses d’accueil. Un jeune homme leur tend sa convocation indiquant qu’il doit se présenter « à compter du 22/06/06 ». Un autre a juste un tampon fixant le changement d’adresse au 26 juin : « Mais pour la période du 22 au 26, il n’y a rien de marqué ! » Il vient de Douai et présente ses billets de train. « On a vu trois femmes enceintes, dont une de Maubeuge. » Un homme dit venir de Paris.
    Mais côté préfecture, Michel Plasson, directeur de la réglementation et des libertés publiques, s’étonne. « On a fait un maximum d’informations, auprès de toutes les associations qui sont en contact avec les étrangers, sur le site même depuis le mardi de Pentecôte, ou par la presse. Mais inévitablement, il y aura toujours quelqu’un qui ne sera pas au courant. »

    Sur rendez-vous
    La préfecture profite de ce déménagement pour réaliser des « innovations », visant surtout à réduire les files d’attente et améliorer les conditions d’accueil des étrangers, question toujours très sensible. Première nouveauté, à partir de mardi, l’ouverture en continu de 8 h 30 à 16 h (15 h 30 le vendredi). Finis les lots de tickets d’entrée distribués le matin aux visiteurs en quête d’un titre provisoire de séjour (ils sont parfois 300 à 350 par jour, pour une douzaine de fonctionnaires). « On va aussi travailler sur rendez-vous. C’est déjà expérimenté depuis plusieurs semaines, et les premiers vont arriver. »
    À plus long terme, le désengorgement de Lille passe par la « déconcentration » : l’ouverture de services d’accueil des étrangers dans les sous-préfectures. Douai a commencé. Dunkerque devrait suivre à l’automne puis Avesnes et Valenciennes en 2007. Amnesty applaudit cette initiative mais prévient : « On sera très vigilant sur la façon dont les différents sous-préfets accueilleront ces personnes ».

    ARNAUD DUFRESNE
    (La Voix du Nord, 23/06/06, p.7)

    Les locaux sont transférés au 12/14, rue Jean-Sans-Peur à Lille. L’accueil des demandeurs d’asile, toujours au 171, boulevard de la Liberté jusqu’en octobre 2008, reste ouvert.


    23 juin 2006

    Quand la Chine s'éveille...

    Je ne sais si je dois mettre ce message dans la rubrique FORMATION ou dans la rubrique DROITS DE L'HUMAIN ?

    zhengzhou_nightJeudi 15 juin peu avant minuit heure locale, six à sept mille étudiants de l'Université de Zhengzhou (province chinoise du Henan) ont exprimé une juste colère, avec fracas et violence ! C'est que là-bas aussi - et c'est peut-être encore plus sensible qu'ici - le libéralisme fait des ravages dès qu'il touche à l'éducation et à la formation ! Car, au pays de la "révolution culturelle", l’État se désengage de l’Éducation, laissant la place aux "hommes d’affaires", aux "entre- preneurs", ceux-là même qui dans notre douce France prétendent ré-enchanter le monde... Bref le libéralisme effréné roulant sa bosse, c'est tout le système éducatif chinois qui se dégrade et la recherche du profit qui s'améliore ...

    C'est quand même beau le progrès !


    5 mars 2006

    Violences contre les femmes : une galère internationale

    verriereAmnesty International
    métropole lilloise
    organise
    une grande manifestation
    les 17 et 18 mars
    à Lille
    au théâtre de la Verrière
    .

    Toute l'info est sur le site régional d'Amnesty- où vous pouvez imprimer le programme. De nombreux dépliants ont été distribués dans les villes de la métropole...

    Afin de clore la campagne relative aux « droits des femmes », qu’Amnesty International mène depuis mars 2004, tout en voulant affirmer, de façon significative, que les multiples injustices et les violations constantes faites aux femmes, dans la totalité des pays, resteront un axe de lutte primordial pour Amnesty, les groupes de la métropole lilloise se sont réunis afin de mener un travail privilégié de sensibilisation du public, en particulier auprès des jeunes.

    Ces groupes souhaitent rendre compte de cet engagement en donnant la parole aux jeunes et aux adultes qu'ils ont rencontrés ainsi qu’aux associations, solidaires de ce thème, durant deux jours, pour témoigner, dénoncer, s’interroger, revendiquer, agir.

    Ils vous attendent bien sûr

    très nombreuses et très nombreux !


    2 mars 2006

    Libéralisez, libéralisez ! Organisez la pénurie et la précarité !

    L'État se désengage de tout. C'est de notoriété publique.

    gdfRegardez l'histoire de Gaz de France : l'occasion était trop belle de privatiser ; le gouvernement n'a pas attendu longtemps avant de décider de revenir sur ses promesses de non-privatisation. Les promesses n'engagent que ceux qui y croient, n'est-ce pas ? Depuis toujours, mais surtout depuis 1995, nous savons cela !

    Regardez ce que disait Jacques Chirac au plus fort de la campagne référendaire de 2005 - et que rappelle très opportunément Jean Marc Surcin :
    surcinLa directive Bolkestein "n’existe plus" avait asséné le Président Chirac pendant la campagne référendaire. C’était un mensonge, lar- gement relayé par les mé- dias en campagne à l’épo- que. Aujourd’hui alors que Bolkestein fait un retour au Parlement Européen, il ne se trouve (presque) aucun médias pour rappeler ce mensonge.
    « À l’évidence [la proposition de directive Services] n’était pas acceptable pour nous, elle n’a pas été acceptée. »  Désormais, « la remise à plat com- plète est officielle » et, même,  la proposition de directive Bolkestein « n’exis- te plus ». « Nous avons pris une position très claire, nous avons dit "non". Moi, j’ai dit au Conseil européen "non", tout simplement "non". Et c’est sans discussion [...]. Voilà, c’est fini. Il y aura une autre organisation, d’autres propositions... »
    Ces phrases prononcées par le Président de la République Française, il y a moins d’un an, dans le contexte de la campagne pour le referendum sur la Constitution Européenne avaient, semble-t-il, pour unique but d’écarter du débat ce qui alors symbolisait l’Europe libérale qui nous était promis si le TCE avait été adopté et étaient malheureusement de gros mensonges.

    fcuDans la série "Que vive l'Europe ultralibérale !", regardez donc l'histoire de "postes gagés" dans le secteur Formation continue de l'Education Nationale... Il n'y a pas si longtemps, les per- sonnels contractuels (sous contrat de type privé avec les organismes publics, voire directement l'Etat) étaient sollicités par leurs établissements pour devenir fonctionnaires, mais sur des postes "gagés",  c'est-à-dire dont le support financier était à la charge de l'établissement en question et non de l'Etat : le salarié perdait en règle générale du salaire mais ça rendait service à l'établissement qui nous employait dans la mesure où le taux des charges patronales étaient plus faibles que pour les contractuels. Grâce à ce "système", les services publics pouvaient déployer, pour des populations qui n'y auraient pas eu accès autrement, des dispositifs de formation permettant une authentique montée en qualification. Les services publics pouvaient rendre un vrai service aux publics en difficulté, etc. Mais c'était trop beau, trop social pour un gouvernement ultralibéral et une Europe trop libérale !
    Fin janvier 2006, le ministère modifie unilatéralement et apparamment sans prévenir le taux des charges salariales des postes gagés.
    Pourquoi ? Sais pas ! On vous dira peut-être que c'est l'informatique qui veut ça ! Je demande à voir ! Pour moi, l'affaire est entendue : globalement c'est tout le secteur de la formation continue qui bascule irrémédiablement vers la privatisation, ne serait-ce que par la mise en marché des activités éducatives et par l'alignement des charges sur le privé à but lucratif... Du coup, les seuls publics qui bénéficieront de formation continue seront les publics qui peuvent payer (personnellement ou par leur entreprise). Du coup, on va laisser sur le carreau tous ceux qui n'ont pas le sou ou sur lesquels les entreprises ne parieront pas un copeck. La formation continue de la deuxième chance, c'est fini ! Bien fini !
    Bertrand reviens vite, ils sont devenus fous !

    Et Frits Bolkestein a beau être furax contre les députés européens qui ont bougé son projet, il a beau s'exclamer que sa proposition de directive ne visait pas  la privatisation ou libéralisation de services publics, mais bien une meilleure circulation "des services déjà ouverts à la concurrence", le gouvernement français est là pour le rassurer : la formation tout au long de la vie, et notamment celle de la seconde chance comme on dit sont bel et bien en passe d'être lâchées aux conflits d'intérêts financiers d'une Europe vraiment trop belle !

    Mais après tout, peut-être que c'est tant mieux, car, tous ces gens qui n'ont pas le sou, tous ces gens qui sont de faible niveau de formation et de qualification, ils l'ont sûrement mérités ! Non ?

    Décidément tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !


    1 juin 2006

    Amnesty International contre la Cybercensure

    ai_logoL'organisation internationale lance un site sur lequel elle appelle (en anglais !) tous les internautes à signer une pétition en ligne contre la Censure sur Internet et demande la libération des "cyberdissidents" emprisonnés pour avoir exprimés leur opinion politique sur la Toile... Voyez le message ad hoc de l'Atelier BNP-Paribas, vous serez édifiés !

    logo


    24 février 2006

    Désinformation (suite)

    Nous parlions désinformation avant-hier. Petit rappel terminologique : 'désinformation' n'est pas très correct comme mot - ce qu'avoue même le Robert qui donne comme définition : "Utilisation des techniques de l'information, notamment de l'information de masse, pour induire en erreur, cacher ou travestir les faits." Il y a vingt-cinq ans déjà les Immortels s'étaient penché sur son cas, comme en témoigne cette coupure de feu Le Quotidien de Paris du 24 septembre 1982 : "En sa séance du 22 mai 1980, elle (l'Académie française) définissait la désinformation comme «l'action particulière ou continue qui consiste, en usant de tout moyen, à induire un adversaire en erreur ou à favoriser chez lui la subversion dans le dessein de l'affaiblir». Et les Immortels d'imaginer, dans le premier cas, «un gouvernement, un état-major, une opinion publique égarés par la désin- formation», et dans le second, «la transmission de faux renseignements, procédé classique»."

    Dans la série désinformation, donc :

    • La direction de Libération a décidé de retirer mercredi des publicités achetées par le Service d'informations du gouvernement (SIG) pour dénoncer ce qu'il considère être les « mensonges » des adversaires du CPE (Contrat Première embauche), et renvoyant sur le site du Premier ministre.logolib_
      Cette campagne publicitaire, diffusée sur d'autres sites (Le Monde, le Nouvel Obser- vateur) et portails Internet (MSN, Wana- doo,Voilà, Skyrock), avait été acceptée sur le principe par la régie publicitaire du journal, mais a été mise en ligne sans avoir été validée, comme le veulent les procédures de Libération, par la direction du journal.
      Celle-ci a jugé qu'elle allait à l'encontre de la ligne éditoriale suivie par le titre sur la question controversée du CPE et a, par respect de ses lecteurs, décidé de la retirer, bien que les messages aient été clairement identifiés comme étant de la publicité, et que la charte publicitaire du journal n'interdise pas la publication de publicités à caractère politique.
      C'est sur le site de Libération depuis mercredi 22 février 2006. Cela appelle-t-il un commentaire ?

    • cpeEn face, les chefs de l'UNI lance un anathème de la désinformation contre "la gauche" au sujet du Contrat Première embauche. Il s'agit concrète- ment d'inonder les boîtes aux lettres de messages rétablissant la "vérité" gouvernementale sur le CPE. C'est expliqué par l'UNI soi-même sur son site. On appréciera l'agressivité de la méthode - qui n'est pas sans me rappeler celle du marketing de l'UMP, agressivité dont j'avais été l'une des victimes en septembre dernier...
      À côté de cette vague agressive - mais ce n'est sûrement qu'une troublante coïncidence !-, Matignon analyse la baisse de Monsieur le Premier dans les sondages comme étant essentiellement due à "la campagne de désinformation de la gauche sur le CPE" (Le Figaro de lundi 20 février 2006) - car, il est évident que l'enjeu du CPE, c'est la notoriété de Monsieur le Premier...

    • canard_enchaine11L'UMP s'autodésigne autojournaliste à Europe1. C'est le Canard enchaîné de mercredi 22 février 2006 qui le dit. C'est ce que confirme et le patron de la station de radio et le patron de l'UMP = ministre de l'ordre = prétendant à la Présidence de la République.
      Là non plus, je pense qu'il n'est pas besoin de commentaire ! Surtout que le patron de la radio a promis qu'il était indépendant !

    • Bon j'arrête : ça m'écœure !


    23 février 2006

    Les riches EURES du patronat européen

    EURES, le Portail européen sur la mobilité de l'emploi,
    se présente ainsi en guise de bienvenue :

    eures2006 a été proclamée Année européenne de la mobilité des travailleurs. Ce site décrit les activités et événements menés dans le contexte de cette Année. Son objectif est d’ouvrir un vaste débat sur les avantages et les défis liés au travail à l’étranger ou à un changement d’emploi.

    Formidable, non ?

    Mieux encore : selon les termes du communiqué de presse IP/06/186 du 20 février 2006, ce n'est pas moins d'un million d’offres d’emplois seront mises en ligne pour le lancement de l’Année européenne de la mobilité des travailleurs !
    ip_06_186En effet, poursuit le communiqué, près d’un million d’offres d’emplois vacants dans toute l’Union européenne seront publiées aujourd’hui sur un nouveau site web de recherche d’emplois. Ce site sera inauguré dans le cadre du lancement de l’Année européenne de la mobilité des travailleurs par M. José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, M. Vladimír Špidla, commissaire, et M. Martin Bartenstein, ministre autrichien de l’économie et du travail, lors d’une conférence intitulée « La mobilité des travailleurs : un droit, un choix, une opportunité ? » qui sera organisée à Bruxelles. L’année européenne de la mobilité doit permettre de sensibiliser aux avantages du travail à l’étranger ou d’un nouvel emploi, de mieux les faire comprendre, et de mettre l’accent sur l’aide que l’Union européenne peut apporter aux travailleurs en matière de mobilité.

    Et pour être sûr que le message passe bien auprès de tous les travailleurs mobilisables, ledit communiqué est disponible sous trois format (html, doc et pdf, comme d'habitude) mais surtout en vingt langues. Bravo pour l'effort de comunication. On peut seulement regretter qu'il n'en soit pas ainsi de l'ensemble des textes produits par la commission !
    Mon esprit, sûrement quelque peu fielleux, voit dans cette priorité de communication linguistiquement correcte comme une façon d'en rajouter dans le registre de la culpabilisation des travailleurs : s'il y a du chômage en Europe, c'est parce que les travailleurs sont casanniers !
    C'est le baron qui va être content !

    Bref ! Si vous voulez savoir ce qui va exactement se passer au titre de cette année européenne de la mobilité, la commission nous a concocté un petit texte, référencé MEMO/06/83, daté lui aussi du 20 février 2006. Ou alors vous pouvez lire le discours de Vladimir SPIDLA, membre de la Commission responsable de l’Emploi, des Affaires Sociales et de l’Egalité des Chances...


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