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BRICH59
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22 juin 2007

Au pays de Voltaire et d'Hugo

Au pays de Voltaire et d'Hugo,
un français sur mille est en prison,
un français sur vingt est en situation d'illettrisme.

Belle et douce France en vérité.
Le libéralisme a beaucoup de vertus.
Notamment celle de produire ses exclus
- cette bonne vieille "armée de réserve",
de plus en plus nombreuse
au train où va le souffle libéral.

Où sont les humanistes français
qui énonceront clairement les enjeux humains
de notre vie réglée sur le papier millimétré
de l'efficacité économique
c'est-à-dire du profit de quelques uns ?

Mais les Français semblent ainsi faits
qu'ils se choisissent avec délice
un avenir pour les noircir.


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1 juillet 2012

Ensemble pour la démocratie locale et numérique (ATD Quart Monde, Lille) [2]

Le forum régional de la participation citoyenne et des technologies de l'information et de la communication s'est donc tenu à la Maison ATD Quart Monde de Lille (11 rue Barthélémy Delespaul) ce samedi 30 juin de 13h à 17h30. Des participants au projet et des invités dont j'étais ont pu échanger sur le thème de la citoyenneté numérique.

Mon support d'intervention est là :

Participant à ce forum, j'ai eu le sentiment de permettre au CUEEP de renouer avec l'une de ses raisons d'être : mettre à disposition d'un territoire et de ses habitants objectivement les plus éloignés de la formation une offre éducative pertinente (visée citoyenne) et efficace (pédagogie). Ce faisant, j'ai la sensation de poursuivre le combat engagé par les fondateurs du CUEEP - tous disparus aujourd'hui : André Lebrun, Gérard Mlekuz et Serge Évrard -, ne faisant que "mettre à jour" les outils de ce combat.

La lutte contre l'illettrisme numérique est (doit être) intégralement intégrée à la lutte contre l'illettrisme globalement. Une lutte contre l'illettrisme qui ne prendrait pas les voies numériques manquera fatalement son objectif. Même réflexion s'agissant de la lutte pour la citoyennenté. Mais on sait depuis longtemps que littératie et citoyenneté vont de pair.


2 mai 2012

L'apolitisme et le non-idéologique sont ... de droite

M'ont toujours fait marrer, ces gens qui font les Saintes Nitouches avec la politique et l'idéologie - en se trompant joyeusement d'ailleurs sur le sens profond du terme idéologie qu'ils n'emploient que dans la négative et le péjoratif.

Le problème (pour les Saintes Nitouches), c'est que l'idéologie est là, on ne peut en nier l'existence diffuse et la force souterraine. Les Saintes Nitouches de la politique sont schizophrènes, refusant de voir la réalité et vivant dans un monde, ou voulant nous faire croire qu'on vit dans un monde sans pensée politique, sans projet de vie, mais juste avec une technique naturelle qui fait la vie comme elle doit être etc.

Pour ma part, j'ai toujours penser que ceux qui prétendent se situer hors "idéologie" sont des menteurs hors classe, des APOLITIQUES DE DROITE !

On a récemment lu des prises de position politique de la part d'économistes de plus ou moins de renom, d'abord le 17 avril pour soutenir Hollande, puis aujourd'hui pour soutenir Sarkozy. Mais autant les premiers assument leur vision politique, autant les seconds font comme s'ils n'avançaient que des arguments techniques.

Les économistes qui assument leur vision idéologique sont une bonne quarantaine [Philippe Aghion (Harvard), Michel Aglietta (Paris-X Nanterre), Yann Algan (Sciences Po Paris), Rémi Bazillier (université d'Orléans), Maya Beauvallet (Telecom Paristech), François Bélorgey (Irest), Françoise Benhamou (Paris-XIII), Eric Brousseau (Paris-Dauphine, Institut universitaire européen), Julia Cagé (Harvard), André Cartapanis (IEP Aix-en-Provence), Gilbert Cette (université de la Méditerranée), Thomas Chalumeau (Sciences Po Paris), Mireille Chiroleu Assouline (Paris-I), Daniel Cohen (Ecole normale supérieure), Elie Cohen (Sciences Po Paris), Brigitte Dormont (Paris-Dauphine), Bernard Gazier (Paris-I), Jean Imbs (Ecole d'économie de Paris, CNRS), Marc Fleurbaey (Princeton, Collège d'études mondiales), Samuel Fraiberger (New York University), André Gauron, Jérôme Gautié (Paris-I), Patrice Geoffron (Paris-Dauphine), Tristan Klein, Jacques Le Cacheux (université de Pau et des Pays de l'Adour), Jean-Hervé Lorenzi (Paris-Dauphine), Philippe Martin (Sciences Po Paris), Jacques Mistral (Harvard Kennedy School), El Mouhoub Mouhoud (Paris-Dauphine), Pierre-Alain Muet (fondateur du Conseil d'analyse économique, député socialiste, et membre de l'équipe de campagne de François Hollande), Fabrice Murtin (Sciences Po Paris), Dominique Namur (Paris-XIII), Romain Perez (Paris-I), Thomas Philippon (New York University), Thomas Piketty (EEP et EHESS), Michel Rainelli (université Nice-Sophia-Antipolis), Lionel Ragot (université d'Evry-Val-d'Essonne), Romain Rancière (EEP), Katheline Schubert (Paris-I), Laurence Tubiana (Sciences Po Paris, Columbia), Joëlle Toledano (Supélec), Dominique Villemot].
Les économistes "apolitiques de droite" ne sont pas une vingtaine [Bernard Belloc, université de Toulouse-I ; Marc Ivaldi, Ecole d'économie de Toulouse et EHESS ; Philippe Mongin, CNRS et HEC ; Philippe Trainar, économiste ; Régis Bourbonnais, Paris-Dauphine ; Philippe Chalmin, Paris-Dauphine ; Eric Chaney, économiste ; Jacques Crémer (CNRS) ; David Encaoua, Paris-I ; Claude Gamel, Aix-Marseille ; Louis Lévy-Garboua, Ecole d'économie de Paris et Paris-I ; Philippe Gagnepain, Ecole d'économie de paris et Paris-I ; Jean-Pierre Laffargue, Paris-I ; Michel Moreaux, Toulouse ; Christian Morrisson, Paris-I ; Bertrand Munier, IAE Paris ; Emile Quinet, Ecole d'économie de Paris et Ecole des ponts ParisTech ; Dominique Roux, Paris-Dauphine ; Jacques Thépot, Strasbourg].
Je sais : la quantité ne prouve rien. Peut-être juste un indice pour penser que l'UMP s'y est prise un peu tard pour rassembler davantage.

Ceci dit, ce 2 mai, d'autres économistes - ceux qui appelaient à voter Front de gauche avant le premier tour des élections - publient un appel à battre Sarkozy. Ils sont plus de cinquante [Louis Adam, commissaire aux comptes ; Pierre Alary, maître de conférences, université Lille-I ; Bruno Amable, professeur des universités, université de Paris-I ; Renaut Baphèse, économiste ; Philippe Batifoulier, maître de conférences, université de Paris-X ; Nicolas Béniès, économiste, université populaire de Caen ; Eric Berr, maître de conférences, université de Bordeaux-IV ; Paul Boccara, maître de conférences honoraire, université de Picardie ; Frédéric Boccara, maître de conférences associé, université Paris-XIII ; Mireille Bruyère, maître de conférences, université Toulouse-I ; Pierre Causse, économiste ; Pierre Concialdi, économiste ; Laurent Cordonnier, maître de conférences, université Lille-I ; Gérard Coutureau, économiste, ENFA ; Yves Dimicoli, économiste, ancien membre du Conseil d'analyse économique ; Jean-Paul Domin, maître de conférences, université de Reims ; Ali Douai, maître de conférences, université de Nice ; Denis Durand, économiste ; Jean-Marc Durand, économiste ; Guillaume Etievant, économiste, expert auprès des CE ; David Flacher, maître de conférences, université Paris-XIII ; Maryse Gadreau, professeur émérite, université de Bourgogne ; Jacques Généreux, économiste, IEP, Paris ; Patrick Gianfaldoni, maître de conférences, université d'Avignon ; Jean-Pierre Gilly, professeur émérite, université de Toulouse-I ; Bernard Guibert, économiste ; Ozgur Gun, maître de conférences, université de Reims ; Jean-Marie Harribey, économiste ; Isabelle Hirtzlin, économiste, université Paris-I ; Michel Husson, économiste ; Andrée Kartchevsky, professeur des universités, université de Reims ; Pierre Khalfa, économiste ; Robert Kissous, statisticien-économiste, consultant de CE ; Dany Lang, maître de conférences, université Paris-XIII ; Pierre Le Masne, maître de conférences, université de Poitiers ; Philippe Légé, maître de conférences, université de Picardie ; Jean Magniadas, membre honoraire du Conseil économique et social ; Jérôme Maucourant, économiste, université de Saint-Etienne ; Philippe Méhaut, directeur de recherches, CNRS ; Catherine Mills, maître de conférences honoraire, université Paris-I ; Alain Morin, économiste ; François Morin, professeur, université Toulouse-I ; Bernard Paranque, économiste ; Jean-François Ponsot, maître de conférences, CREG, université de Grenoble ; Frédéric Rauch, économiste, rédacteur en chef de la revue Economie et Politique ; Jacques Rigaudiat, économiste, ancien conseiller social des premiers ministres M. Rocard et L. Jospin ; Robert Salais, économiste, ENS Cachan ; Richard Sobel, maître de conférences, université Lille-I ; Bernard Sujobert, économiste ; Bruno Tinel, maître de conférences, université de Paris-I ; Stéphanie Treillet, maître de conférences, université de Marne la Vallée ; Franck Van De Velde, maître de conférences, université Lille-I ; Sébastien Villemot, doctorant, Ecole d'économie de Paris] !


 

8 mars 2013

le paradoxe et l'oxymore

La politique est farcie de paradoxe. C'est pour cette raison que le populisme est un réel danger.

La politique emploi semble être particulièrement sujette à ce phénomène. Par exemple quand on focalise la finalité de la formation sur l'employabilité : cela semble aller de soi (tous ou presque tous ceux qui ont un emploi intéressant ont une bonne formation) sauf que ce n'est pas comme ça que ça marche (tous ceux qui ont un bon niveau de formation n'ont pas nécessairement un emploi intéressant et correspondant à leur qualification)...

Dernier expression paradoxale en date : Matignon lance une campagne intitulée "La compétitivité, c'est l'emploi !"


Moi, je veux bien tout entendre, sauf que, là, quand on s'exclame "La compétitivité, c'est l'emploi !", on mélange les genres.

La compétitivité, "aptitude à affronter la concurrence" disent les dictionnaires, se définit sur le registre du rapport, de la relation etc. On est plus ou moins compétitif en fonction de la concurrence. Le degré zéro de la compétitivité, c'est la situation de monopole, quand il n'y a pas de concurrent. On est le meilleur que tout le monde parce qu'on est seul. De son côté, l'emploi, c'est quelque chose de très concret et d'absolu : le chômage se compte en % (chômeurs par rapport à population active) et en chiffres absolus (3 millions...). Par quelle magie pourrions-nous compter ensemble du relatif et de l'absolu ? Par la magie de la rhétorique politique...

Ensuite, quand on regarde de près les liens qui peuvent exister entre ces deux ordres de réalité, on se rend compte que, la compétition en question étant d'ordre économique, c'est-à-dire financier (idées de productivité, de rentabilité, de rendement de l'investissement, etc.), et l'emploi étant du côté de la dépense (ce qu'il faut réduire), prétendre que "La compétitivité, c'est l'emploi !", c'est proprement se foutre de la gueule du monde.

De prime abord paradoxe, "La compétitivité, c'est l'emploi !" finit par être oxymore !


8 octobre 2009

Écrire les compétences ?

Cet après-midi, j'étais à Roubaix aux Archives du Monde du Travail (j'avais annoncé ici le symposium dès la mi-juillet) pour co-animer un atelier sur les référentiels (formation et métiers) en Information-Documentation. J'étais le professionnel de l'étape (veille stratégique au CUEEP et membre actif de la délégation régionale ADBS) et un enseignant-chercheur était à mes côtés (Marie Despres-Lonnet).

Pour l'occasion j'ai concocté un schéma à partir des cinq groupes de compétences exposées dans l'EuroRéférentiel, un pdf qu'il convient d'imprimer en A3, si jamais on veut l'imprimer... Une version html existe, qui permet d'aller sur chaque item du référentiel (liens profonds vers le site de l'ADBS).
Voilà pour l'outillage que j'ai apporté au débat.

Côté questionnement - qui fut riche -, je ne retiendrai que ceci : si la compétence est bien quelque chose qui, complexe fait de savoirs, savoir-faire et savoir-être entremêlés et en situation, est "porté" par la personne, alors le référentiel n'est que l'émiettement abstrait de cette réalité. Du coup, l'idée même, l'expression de "référentiel de compétences" est quasiment de l'ordre de l'oxymore. D'un côté le geste professionnel, lourd de la technicité mais aussi de l'histoire présente et passée et du projet de l'individu qui l'accomplit ; de l'autre un décompte, une mise à plat désincarnée ne jouant que sur des relations théoriques entre des descriptions.
De fait, notre référentiel ne regroupe pas les compétences de telle ou tel documentaliste. Il est bien un cadre dans lequel on peut trouver de quoi pointer ces compétences personnelles. Aucun professionnel de l'information-documentation n'aura la prétention de définir son profil de poste en mobilisant l'ensemble de ces 32 compétences (sans compter les "autres savoirs" non dénombrés)... Le référentiel comme jeu de Lego™ le plus complet possible pour fabriquer un assemblage personnalisé avec seulement une partie des éléments...
Et encore n'ai-je pas évoqué la question de la mise en niveaux, qui ne saurait être égale pour l'ensemble des compétences mobilisées... Ni celle des "aptitudes" ou savoir-être, ce qui est intimement déterminé par la complexion individuelle du professionnel, ce dont on a coutume de dire que c'est ce qui reste quand on a enlevé la technicité (?)...

Autre chose : l'"autres savoirs" (le cinquième groupe) n'est pas sans m'interpeler. La dénomination en creux m'apparaît comme relativement négative ou comme une espèce d'angle mort, un peu comme les "généralités" de la Dewey, alors que le contenu de ce groupe apparaît au contraire comme excessivement positif et positivement chargé. Peut-être faudrait-il modifier cette dénomination : l'altérité plurielle est bien trop ouverte. Déjà "savoirs complémentaires" me plaît davantage. Encore faudra-t-il aller plus loin en reconnaissant à ces savoirs un rôle particulier dans cet ensemble, un rôle de mise en relief des savoir-faire techniques dans la réalité même de leur exercice concret, un rôle de structuration intellectuelle (plurielle) de l'ensemble. N'est-ce pas là que l'université a quelque chose de spécifique à apporter ?


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8 juin 2010

La colère d'Olivier

Je ne décolère pas.
Du journalisme lénifiant et du tempo des réformes. Luc Châtel était ce matin l'invité de Nicolas Demorand dans la matinale de France Inter. Une seule question très gentillette sur les documents ayant fuité du ministère appelant une non-réponse que s'empressa de donner Luc Châtel, ministre de l'éradication nationale des psychologues scolaires, des RASED, et des enseignants titulaires : "il faut arrêter la caricature, nous n'allons pas supprimer les RASED, blablabla concertation, blablabla harmonisation du temps de l'école et de celui de la société blablabla".
Pourtant, les faits sont plus qu'accablants. Comment peut-on être journaliste (habituellement plutôt incisif et pertinent), détenir une telle bombe et le ministre concerné, et se contenter d'une non-réponse à une pseudo-question ???!!!

La suite de ce billet daté du 7 juin est sur le blog d'Olivier Ertzscheid


22 février 2024

Paroles d'assureur !

Malgré leurs engagements climatiques, les assureurs AXA et SCOR soutiennent le gaz de schiste américain.

​​Les deux géants français de l’assurance multiplient les engagements pour lutter contre le dérèglement climatique. Pourtant, AXA et SCOR couvrent plusieurs terminaux de gaz naturel liquéfié aux États-Unis, alimentés par l’industrie ultra-polluante du gaz de schiste, comme le révèlent des contrats confidentiels obtenus par Disclose, en partenariat avec Rainforest Action Network, Public Citizen et Reclaim Finance.

Le compte rendu d'enquête de Disclose est ici.


 

25 juin 2012

Numérique & illettrisme

Une intervention de l'ami Frédéric Hauew intitulée "La société numérique : risques ou chance pour la lutte contre l'illettrisme ?".

À la demande du service de la lecture publique de l'Isere, il avait participé en mars dernier à la rencontre départementale des bibliothécaires (professionnels et bénevoles) de ce département. La journée portait sur le théme "des médiathèques du 21è siècle". D'où cette conférence sur les liens entre illettrisme et numérique. La question posée était de savoir en quoi la société numérique porte de nouveaux risques d'exclusion, et comment, dans le même temps, l'usage des technologies permet de nouvelles avancées pédagogiques dans ce domaine. En filigrane, l'interrogation portait aussi sur l'évolution du métier de bibliothécaire, face aux nouvelles habitudes de consommation des bénéficiaires, et dans l'optique de contribuer, dans un contexte largement bousculé par le numérique, à la résorption des inégalités face à la lecture.


15 mars 2012

Plein de petits thésaurus

Travaux d'étudiants réalisés avec les logiciels TheW32 ou Tematres, ces thésaurus ne prétendent pas respecter toutes les règles de l'art thésaural ni bénéficier d'une expertise sectorielle assurée (pas de validation). Au moins montrent-ils quelques travers trop courants dans la production thésaurale (descripteur au pluriel, adjectif ou verbe comme descripteur, poly-hiérarchie abusive et contreproductive, inversion du sens hiérachique, etc.). C'est pourquoi, sans exception notoire, ils ne sont pas mentionnés dans le thésauro-annuaire. Ils constituent cependant une première œuvre professionnelle intellectuellement et techniquement exigeante.
Par ordre alphabétique des noms d'étudiant(e)s :

retour à la page Élaboration de thésaurus


 

16 novembre 2011

La maladie, c'est comme le chômage ou le viol !

Si l'on en croit Le Monde et l'AFP, le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Laurent Wauquiez, a assuré mercredi 16 novembre que l'instauration de jours de carence lors d'un arrêt maladie – un dans le secteur public, un quatrième dans le privé – était "une question de principe" et de "responsabilisation".
"Si jamais, quand vous tombez malade, cela n'a aucun impact sur votre indemnité et votre salaire, ce n'est pas très responsabilisant. Du coup, on a un peu l'impression que la sécurité sociale est quelque chose sur lequel on peut tirer sans qu'il y ait un impact", a lancé sur BFM TV-RMC le dirigeant de la Droite sociale au sein de l'UMP.

En fait, la maladie, c'est comme le chômage ou le viol : c'est la victime qui est responsable !
C'est bien connu, quand je suis malade, c'est parce que je l'ai bien cherché !

En fait, la maladie, c'est comme le chômage ou le viol : c'est la victime qui est responsable !
Et puis même si elle n'était pas responsable, c'est bien fait pour s'gueule, non ?

Je vous le dis, la maladie, c'est comme le chômage ou le viol,
du moins pour l'Union des Méritants du Patronat !
À moins que ce ne soit l'Union des Malades du Profit !
Voire l'Union des Maltraitants du Peuple !



7 septembre 2010

Oh! Ces Brésiliens !

Lu dans Le Monde daté d'aujourd'hui :
Les humoristes brésiliens ont obtenu gain de cause. Ils peuvent enfin se moquer sans retenue de la classe politique, et notamment des candidats aux élections présidentielle et régionales du 3 octobre. Jusqu'ici, une clause de la loi électorale de 1997 interdisait de faire de l'humour sur les candidats ou sur leurs partis.

Décidément, les Brésiliens ne font rien comme tout le monde comme les Français comme la droite française comme Sarkozy...


24 septembre 2010

Blocage pour blocage

Le Monde daté de demain titre Syndicats contre gouvernement : le dialogue bloqué.

Mais où est le blocage ?

Il est dans le maintien contre vents et marées d'un double mensonge :

  • l'allongement de la durée de vie ne peut pas être prise en compte comme ça, telle quelle, sans être pondéré par le niveau sanitaire de la population vieillissante, sans discriminer à l'intérieur de cette population entre les riches et les pauvres ;

  • la soi-disant justesse économique néolibérale ne saurait valoir une quelconque justice sociale.

Tant que ces deux mensonges ne seront pas défaits, le dialogue ne pourra qu'être bloqué - par ceux qui refusent d'entendre la vérité.

Ajoutez à cela l'analyse de la résignation (ne pas perdre un jour de salaire quand on touche le salaire minimum) en termes d'acceptation, variante de la rhétorique de la majorité silencieuse, et vous avez le tableau quasi complet d'une droite décomplexée qui ne recule devant aucune manœuvre rhétorique pour passer en force au mépris de la vox populi.


10 septembre 2010

Dégâts de la RGPP en éducation

La révision générale des politiques éducatives publiques est un fauteur de troubles ! Ce n'est pas moi qui le dit, c'est l'inspection générale de l'Éducation nationale ! Un rapport de l'IGAENR (rapport n° 2010-095 remis à Monsieur le Ministre de l'Éducation nationale et daté de juillet 2010) dresse un tableau pour le moins inquiétant de ces dégâts, tirant la sonnette d'alarme notamment sur les conséquences désastreuses des suppressions d'emplois... C'est très éloquent ! Apparaît ainsi au grand jour l'incurie d'un gouvernement dont on finit par se demander s'il a seulement une politique éducative digne de ce nom...
Le sommaire de ce rapport est déjà très évocateur :

1     Des restrictions budgétaires qui ne font pas peser de risque sur la rentrée, mais qui vont créer des tensions et préparent assez peu l'avenir
1.1     Une pause seulement apparente en 2010 dans la réduction du potentiel d'enseignement 
1.2     Des fermetures de classes dans le 1° degré ; des restrictions préservant les lycées dans le 2° degré.
1.2.1     Dans le premier degré, des mesures de carte scolaire ont créé ici ou là des tensions
1.2.2     Dans le second degré, les lycées ont été préservés au détriment des collèges et/ou des moyens de remplacement
1.3     Des suppressions d'emplois administratifs qui affectent surtout les services départementaux 
1.4     Des budgets de fonctionnement en grande difficulté dès la rentrée affectant notamment les dépenses de formation
1.5     Des choix budgétaires qui préparent assez peu ceux des  années à venir
1.5.1     La baisse des moyens de remplacement laisse sceptique
1.5.2     L'offre de formation n'est pas revue à la baisse
1.5.3     La restructuration du réseau scolaire est difficile 
1.5.4     Reste le recours aux « leviers »  autres que l'offre de formation
2     Une gestion des ressources humaines sous tension dans les services administratifs et dans l'enseignement secondaire, confortable dans l'enseignement primaire 
2.1     Des personnels administratifs sons tension dans les services académiques
2.1.1     Le malaise dans les services départementaux 
2.1.2     Les dysfonctionnements de CHORUS
2.2     Une situation tendue dans l'enseignement secondaire 
2.3     Un effet d'aubaine dans l'enseignement primaire
2.4     L'impossible respect des plafonds d'emplois, de masse salariale et de crédits
3     L'accueil et la formation des enseignants stagiaires : des conditions de mise en œuvre différentes dans le 1°  et le 2°  degré et des difficultés dans le processus engagé
3.1     Dans le 1° degré, des choix différents en matière d'affectation et une grande variété de dispositifs, nécessairement provisoires
3.2     Dans le 2° degré, des choix d'affectation limitant l'impact sur le mouvement et des solutions variées pour aménager le service des enseignants
3.3     Des constats de fragilité concernant la cohérence des dispositifs, le financement de la formation et la disponibilité des ressources de formation
3.3.1     Les risques d'une diversité qui confine à la disparité
3.3.2     Le financement de la formation : une situation d'injonction contradictoire
3.3.3     Une mobilisation des ressources de formation de plus en plus problématique
4     La déconcentration du pilotage du système éducatif se poursuit (pour le meilleur et pour le pire) 
4.1     L'organisation des services déconcentrés : le ministère peut-il ne rien dire ?
4.1.1     Des menaces sur le fonctionnement des petites inspections académiques
4.1.2     Faut-il concentrer les divisions d'organisation scolaires  ?
4.1.3     Que veut dire rapprocher les rectorats et les inspections académiques chef lieu?
4.2     Les modèles de répartition des moyens sont-ils tous efficaces ?
4.3     La formation et l'accompagnement de l'ensemble des personnels : comment faire ? qui mobiliser ? la bonne volonté suffit-elle  ?
4.3.1     Des efforts notables d'accompagnement et de formation 
4.3.2     L'animation n'est pas une solution magique à tous les problèmes de formation
4.4     Quelle évaluation / régulation des politiques académiques ?
5     Les académies s'efforcent de mettre en œuvre les reformes de l'école et du lycée 
5.1     La nouvelle organisation de l'école primaire est entrée dans les mœurs
5.2     La rénovation de la voie professionnelle en est à  une étape décisive
5.2.1     L'équilibre baccalauréat professionnel/CAP en question
5.2.2     Au delà de la gestion du « bourrelet de 1ère »,  des passerelles restent à construire
5.2.3     L'accompagnement personnalisé : un bilan contrasté mais des avancées
5.3     La réforme de la seconde générale et technologique est sérieusement préparée
Conclusion 
Annexe 1 : La mise eu place des dispositifs d'accueil, d'accompagnement et de formation des enseignants et personnels d'éducation stagiaires
Annexe 2 : La mise en œuvre de la rénovation de la voie professionnelle

Il s'agit du rapport n° 2010-095 remis à Monsieur le Ministre de l'Éducation nationale en juillet 2010. Peut-être le bénéficiaire dudit rapport n'a-t-il pas eu l'heur de le lire. Il est vrai qu'il est aussi porte-parole du Gouvernement et que cette fonction-là lui prend beaucoup de temps : la rhétorique fallacieuse est chronophage ! C'est ce qu'ils (François Fillon hier soir sur la 2 par exemple) appellent la "pédagogie" ! Un comble ! La pédagogie la vraie, celle qui parlent d'éducation à la citoyenneté et à l'autonomie de pensée, est appelée à se satisfaire de miettes et condamnée à vivre dans la misère, alors que tout va à cette "pédagogie" détestable qui consiste à tromper le populo en lui serinant des mensonges éhontés.

AJOUT :  l'AFP (repris par Le Monde et ... Le Figaro) et L'Huma (qui fournit le lien vers le rapport) en causent aussi.


9 juillet 2010

Problèmes d'argent ?

L'argentier du parti politique de gouvernement (= du Président) est aussi l'un des principaux ministres dudit gouvernement. Il a même été ministre de l'argent et le serait encore surement si le sieur Darcos n'avait pas failli aux yeux du Président. Et personne ne trouvait à y redire, du côté dudit parti.

Le gouvernement tape - au grand dam de l'OCDE qui n'est pas vraiment une organisation de gauchistes - dans la caisse "formation professionnelle" des partenaires sociaux. Les Échos sont formels sur ce point. Le conseil d'administration du Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP pour les intimes) exprime sa "totale incompréhension" suite à l'annonce d'une "mobilisation d'une partie des excédents du FPSPP pour financer des dépenses assurées par l'État dans le domaine de la formation professionnelle" alors que l'accord validé par l'État préconisait de reporter de tels excédents sur le budget de l'année suivante. L'État  sarkozyste n'aurait pas de parole ?

Le Président s'est auto-augmenté de 172% en arrivant à l'Élysée. Car ça coûte, une Rollex.

Etc.

Je crois que la droite française décomplexée a des soucis d'argent, voire des difficultés dans ses rapports à l'argent. Et dès qu'on les évoque au grand jour (grand merci citoyen au Canard enchaîné et à Médiapart), le parti de gouvernement et le gouvernement lui-même (mais c'est kif-kif c'est-à-dire que c'est, en dernière analyse, le roi d'Maubeuge) se mettent à hurler des anathèmes et des injures... jusqu'à traiter de facho des méthodes journalistiques d'investigation quand elle conduisent à la mise en cause du système Sarko. Médiapart porte plainte. C'est heureux !

Vas-y Edwy, la rue est avec toi !


21 septembre 2009

Quel avenir pour la Poste ?

Les Amis du monde Diplomatique vous invitent le mercredi 23 septembre à la MRES, 23 rue Gosselet à LILLE, à 20h30 pour un débat sur le thème :
Après les privatisations (pudiquement appelées "ouvertures du capital" au début) d'EDF GDF et de France Télécom, c'est maintenant La Poste qui est menacée.

Service Public par excellence, tant par le maillage de son réseau, la péréquation tarifaire et les valeurs de proximité et de citoyenneté auxquelles elle renvoie, La Poste se bat pour ne pas subir le sort d'autres entreprises publiques maintenant soumises à la concurrence du marché, autant dire aux lois de la marchandise, de la finance et de l'actionnariat.
L'Union Européenne ne demandait même pas la privatisation et l'ouverture du capital, se contenant de l'ouverture du marché à la concurrence (libre et non faussée, doit-on le préciser ?) pour janvier 2011.
Les privatisations des services postaux en Europe se sont souvent révélées désastreuses tant pour les usagers que pour les salariés. Pourtant, les libéraux s'entêtent et n'ont de cesse de casser, partout, le service public et ce qu'il incarne encore de valeurs de solidarité et d'égalité.
Quel avenir pour La Poste, à la veille de la "votation" citoyenne du samedi 3 octobre organisé par les Comités contre la Privatisation de La Poste, pour faire émerger la voix citoyenne dans la démocratie directe.

Nous en débattrons avec le Comité départemental du Nord contre la privatisation de La Poste.


31 octobre 2009

Montesquieu, reviens !

Je lis dans la presse de ce matin que le roi d'Maubeuge a déclaré hier qu'il ne pouvait « faire aucun commentaire » sur le renvoi de Jacques Chirac en correctionnelle, en raison du « principe de la séparation des pouvoirs ».

Voilà qui est admirable, dans la bouche du tenant de l'un des pouvoirs ! Le baron de la Brède et de Montesquieu - je veux parler de Charles-Louis de Secondat (qui, en l'occurrence, reprenait une idée anglaise travaillée notamment par le John Locke) - doit frémir d'aise dans sa tombe plus que bicentenaire !

Sauf que :

  1. le tenant du pouvoir exécutif tient d'une main de fer le pouvoir législatif, malgré les dénégations ridicules des parlementaires concernés et les minuscules actions de diversion tentées ici ou là ;

  2. le tenant du pouvoir exécutif veut tenir d'une main d'acier trempée le pouvoir judiciaire - ce que montre avec suffisamment de clarté les réformes en cours en même temps que de nombreux événements récents.

Donc, quand le roi d'Maubeuge  avance l'idée qu'il respecte le  « principe de la séparation des pouvoirs », il ment, tout simplement, voulant imposer aux Français un préjudice psychologique grave qui s'appelle la schizophrénie socio-politique : le discours officiel dément la réalité telle que les Français - à qui s'adresse prioritairement le discours officiel - l'expérimente chaque jour de leur vie citoyenne. Et ce, quasi systématiquement. L'empoisonnement collectif se fait sur la durée, comme l'assassin qui empoisonne à petites doses mais régulièrement sa victime, jusqu'au jour où celle-ci meurt sans que l'on puisse identifier la dose de poison fatale... Je situe cette schizophrénie-là dans le droit fil de celle que le monde libéral marchand nous impose depuis des lustres et dont François Brune rend si bien compte.

Ceci dit, notre bon roi est bien à la peine avec ce renvoi de Jacques Chirac en correctionnelle.

Il est en effet très clair qu'il n'a pas vraiment intérêt que la droite française pense qu'il cloue son prédécesseur au pilori. Une partie de son électorat, encore attaché au personnage franco-parigo-corrézien, risquerait de lui en vouloir et de se détourner de lui lors des prochaines élections. Et comme il montre au quotidien qu'il est le maître absolu des Institutions - au lieu d'en être le simple mais indispensable gardien -, il a du mal à justifier les choses telles qu'elles se déroulent aujourd'hui. D'où la référence au baron de la Brède. Comme en désespoir de cause et pour justifier l'injustifiable.

Ceci dit, à l'heure où la commission des Affaires sociales de l’Assemblée crée une mission d’information sur les risques psychosociaux au travail, ne faudrait-il pas envisager une mission d'information sur les risques psychosociaux à la citoyenneté ? Je vois bien le sieur Copé reprendre cette superbe idée...

Je propose un JEU : on analyse tout ce qu'a fait  et compte faire notre homme politique à l'aune du principe de Montesquieu.

À VOS COMMENTAIRES !


24 octobre 2009

Grandes gueules ?

Je n'ai jamais vraiment été un fan de l'émission radiophonique "Les grandes gueules", que je ne connais d'ailleurs pas plus que ça. Je suis cependant tombé, grâce au site de 20minutes.fr sur une séquence qui vaut davantage que son pesant de cacahuètes : l'admirable comédien Jacques Weber, commentant l'affaire de l'hypothèse du lapsus linguæ du roi d'Maubeuge qui avait parlé de "coupables" lorsqu'il aurait dû dire (s'il avait été respectueux du droit français) "prévenus", Jacques Weber donc taille un costume à l'inénarrable roquet de l'UMP, c'est-à-dire du roi d'Maubeuge.


Jacques Weber:"Frédéric Lefebvre est le plus con qui soit!"
par lesgrandesgueules

À entendre cela, on se sent moins seul, non ?


5 mars 2009

Halte aux pratiques mercantiles dans le secteur de l'éducation !

Selon un communiqué du Ministère de l'Éducation nationale, Xavier Darcos s’élève contre les pratiques mercantiles qui, sous prétexte de venir en aide aux élèves, tendent en réalité à accroître les contrastes sociaux et prétendent réserver la réussite scolaire à ceux-là seuls qui ont les moyens de la financer.

Aidons Monsieur le ministre et proposons-lui de placer l'éducation hors du marché, mieux : de protéger l'éducation du marché ! Allez Monsieur le ministre, chiche ! Osons !

De plus, je suis sûr que les enseignants (chercheurs ou pas) et les étudiants seront d'accord avec lui... ;-)


27 septembre 2009

Sur la "politique insensée" menée envers les enseignants documentalistes

"Si l'on a entendu l'Inspection générale EVS affirmer que le CDI était 'le cœur' de l'établissement, si Richard Descoings y voit son 'poumon', le décalage entre l'affichage et la réalité est insupportable, écrit le Sgen-CFDT dans un courrier adressé à la Dgesco du ministère de l'Éducation nationale, mercredi 23 septembre, afin de dénoncer la "politique insensée" menée envers les enseignants documentalistes.

Et le syndicat de pointer :

  • la diminution des effectifs (192 postes ouverts au concours pour quelque 800 postes vacants) ;
  • la GRH du Ministère et des Rectorats qui "casent" au CDI des enseignants disciplinaires en reconversion, en réadaptation ou en surnombre, ou qui y affectent des contractuels sans qualification, ni même envie d'être là
  • la méconnaissance foncière par les autorités des réalités du métier d'enseignant documentaliste

"Le CDI est encore trop souvent utilisé comme un lieu de simple gestion des flux d'élèves, une salle de permanence améliorée", écrit le syndicat, alors que "le documentaliste a un rôle essentiel dans le développement des connaissances et compétences" et qu'il "peut être un élément moteur pour que se mettent en place dans le projet d'établissement, des actions impliquant toute la communauté éducative".

À tout cela, j'ajouterai qu'à l'heure où le gouvernement, appuyé par les sénateurs, entend améliorer le dispositif d'information et d'orientation, voire promouvoir la mise en œuvre d'un véritable droit à l'information et à l'orientation, allant jusqu'à prévoir la nomination d'un délégué interministériel à l'information et l'orientation, il serait peut-être bon de compter les enseignants documentalistes des collèges et des lycées comme d'authentiques professionnels de l'information mobilisables dans un tel projet qu'il serait dommage de limiter à la simple coordination des trois grands opérateurs publics actuels de l'information-orientation (ONISEP, Centre Inffo et CIDJ) - coordination par ailleurs problématique en elle-même.

Mais déjà, dans le plan Orientation active du ministère, comme dans le livre vert de Martin Hirsch, les compétences documentalistes me semblent remarquablement sous-estimées, voire tout simplement ignorées.
Dommageable gaspillage de compétences !


14 septembre 2009

Campus d'été à Seignosse...

Décidément, ils campent de mieux en mieux nos gouvernants !

Quelques mois après les injures proférées par le roi d'Maubeuge, voici la Cour qui se lâche :

  • Brice tient des propos pour le moins douteux,


Quand Brice Hortefeux dérape
par lemondefr


  • Éric fait un doigt d'honneur avec des signes de délectation qui ne laissent aucun doute sur son intention ni sur sa compréhension de l'ouverture ostensible de la Cour à l'extrême droite... Le gouvernement et le Château vont-ils voler au secours du ministre d'ouverture ?


Eric Besson: le doigt d'honneur à Canal+
par LePostfr

  • à qui le tour ?

Ce n'est pas seulement la droite caviar et bling-bling, c'est la droite ordurière ! Encore un effort et on arrive au niveau du Berlu !

Nous sommes décidément drôlement bien gouvernés.


21 juillet 2009

Disparition programmée de la Direction des archives de France

Pétition lancée par l'Association des archivistes français
Date de création : 17-07-2009
Date de clôture : 31-01-2010

Disparition de la Direction des archives de France : on détruit un outil indispensable à la démocratie.
L’Association des archivistes français déplore la disparition de la Direction des archives de France, diluée dans une « Direction générale des patrimoines de France », dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP). Cette réorganisation, prévue dans un contexte d'austérité, s'accompagne d'une baisse réelle des effectifs. Elle met en cause à moyen terme la visibilité de la fonction archives voire son existence même.

1) Les archives sont un outil majeur pour l’exercice de la démocratie. Elles constituent l’arsenal juridique et informationnel de l'État et des collectivités territoriales.
L’organisation des archives dès leur production s’inscrit dans le cadre de la défense des intérêts de l’Etat et des pouvoirs publics. Un dossier se constitue et se conserve de façon active et volontaire, et non de manière passive et hasardeuse. Les archives électroniques plus encore que les autres ne peuvent être préservées si on ne se préoccupe pas de leur traitement.
La transparence administrative et le droit pour chacun de connaître les raisons des décisions de ceux qui le représentent ainsi que leur mise en œuvre ne peuvent exister sans une organisation archivistique élaborée.
Or les archivistes savent bien qu’ils ne sont reconnus comme crédibles pour faire face à des destructions abusives que s’ils peuvent avoir recours à une autorité forte et clairement identifiée par l’ensemble de leurs partenaires (et non pas à un sous chef de bureau par exemple). Affaiblir cette autorité, c’est retourner à une situation vécue au XIXème siècle et qui a eu comme conséquence des pertes désastreuses de documents fondamentaux.
C’est aussi, alors qu’une nouvelle loi renforce les droits des citoyens en matière de transparence administrative et d’accès aux documents, la condamner rapidement à ne pas être véritablement appliquée.

2) Les archives constituent une des principales sources de l’information du citoyen et de la recherche historique. Elles construisent au quotidien la mémoire de demain.
L’affaiblissement du pilote du réseau, et de ses moyens d’action, fait planer une menace sur l’accomplissement de l’ensemble de ses missions
Le respect des règles et la normalisation des pratiques de traitement des archives sont des conditions sine qua non d’un État de droit. Le réseau des services agissant actuellement sous le contrôle de la Direction des archives de France comporte un millier de services d’archives, gouvernementales, territoriales et d’organismes privés chargés de missions de service public. Il a besoin d’une tête solide et visible pour l’animer et lui fournir un cadre normatif. La garantie pour les pouvoirs publics, les citoyens et les chercheurs de retrouver une information fiable et intègre passe par le maintien et même le renforcement de cette structure.
Pour toutes ces raisons, l’Association des archivistes français (AAF), qui représente une large majorité des responsables et des professionnels des services d’archives publics et privés, ne peut se résigner à ce gâchis.
Nous, signataires de cette pétition, soutenons l’action de l’AAF et demandons que la fonction archives soit maintenue et développée à un haut niveau de l’État, visible, avec des missions renforcées de contrôle sur les archives publiques, d’appui pour les services d’archives publiques et privées, disposant des moyens nécessaires pour faire autorité vis-à-vis des administrations et des élus de tous niveaux et piloter efficacement le réseau.

Pour lire les communiqués de l’AAF : http://www.archivistes.org/rubrique.php3?id_rubrique=37
Pour prendre connaissance des actions de l’intersyndicale CGT-CFDT contre la RGPP dans les archives, voir les sites  de la CGT Archives et de la CFDT Culture...

Pour signer, c'est .


15 juin 2008

Politique et pédagogie : prendre les gens pour des cons

Indécrottables, ces hommes et ces femmes qui ont ou briguent le pouvoir (politique, économique, organisationnel, peu importe). Que trop de gens ne soient pas d'accord avec leurs décisions ou simplement leurs opinions ne remet pas en cause ces décisions ou ces opinions : c'est juste parce qu'ils ont mal compris, ces gens ! Cela participe de l'infantilisation de l'autre inhérente à toute position de pouvoir sur l'autre. L'homme politique comme père des peuples, on connaît, et on sait aujourd'hui ce que cela signifie pour les peuples en question ! Bref, le paternalisme est une vertu politique ! Tu comprends pas mon petit ? Normal : tu comprendras plus tard. Ça me fait penser à ce bon Erik Satie (1866-1925) qui disait : "Quand j'étais jeune, on me disait : "Vous verrez quand vous aurez cinquante ans". J'ai cinquante ans, et je n'ai rien vu." Il n'y avait peut-être rien à voir, ou juste les traces évanescentes de quelques mystifications.

Ainsi, tout récemment, François Bayrou, partisan du oui au traité de Lisbonne, dit à 20minutes.fr que "quand ils ne comprennent pas, les peuples votent non". Quand ils comprendront, ils voteront oui ? Mais qu'y a-t-il à comprendre, Monsieur Bayrou ? Les arguments des partisans du oui, nous les connaissons tous ! Ce sont ceux de l'Establishment, c'est-à-dire ceux des gens au pouvoir, ceux des gens aux commandes des médias, etc. Les arguments des partisans du oui peuvent se résument en un seul : l'Europe politique doit s'aligner sur l'Europe économique.
Mais ce pauvre Bayrou ne fait ici qu'exemple : le gouvernement Sarkozy et lui avec use et abuse de cette méthode depuis longtemps.

Un pas après l'autre : d'abord l'ultralibéralisme dans le fonctionnement économique (son fonctionnement natif), puis, une fois que cet ultralibéralisme apparaît comme la seule voie possible économiquement, on le promeut organisateur du fonctionnement politique, c'est-à-dire qu'on vide le pouvoir politique de tout force quand on ne peut l'asservir... C'est en gros le coup du "fait accompli", coup dont les adolescents sont friands quand il s'agit de forcer la main à leurs parents... Le monde à l'envers, quoi !


2 juillet 2009

L'État UMP : gagnant-gagnant

Intéressant cette information concernant la concomitance systématique d'un bulletin d'adhésion à l'UMP et de l'information gouvernementale à l'attention des cafetiers et autres bénéficiaires du passage de la TVA à 5,5%... Avec Sarko-Fillon-Bertrand, on est au pays du mélange des genres. Comme dans les dictatures les plus affirmées, non ?

En fait, ici la politique économique est économie de la politique : l'UMP fait passer sa propagande par les services du gouvernement, économisant des frais de marketing, en échange de quoi les députés et sénateurs UMP obéissent au doigt et à l'œil au roi d'Maubeuge et à ses sbires... Gagnant-gagnant, quoi !

Et vive la démocratie démocratique !


24 mars 2009

Rhétorique de l'embrouille

Ainsi donc, le roi d'Maubeuge a dit, aujourd'hui, entendre ceux qui ont manifesté jeudi dernier, mais a prétendu également avoir "la responsabilité d'écouter ceux qui ne manifestent pas" ! Et d'évoquer "ceux qui n'ont pas les moyens de faire grève"...

On admirera ici, outre le coup de la majorité silencieuse - plutôt éculé mais efficace auprès des esprits paresseux -, l'habileté à :

  • d'une part, diviser la classe de ceux qui ont à se plaindre [d'un côté ceux qui auraient les moyens de perdre une demie journée de salaire et d'un autre côté ceux qui n'en auraient pas les moyens] ;

  • d'autre part, mettre dans le même panier ceux qui n'auraient pas les moyens de faire grève [i.e. ceux qui sont tellement exploités par le système libéralissime qu'ils s'accrochent à chaque euro gagné en travaillant - ce sont ces pauvres-là qu'aime notre bon roi bling-bling, car "ceux qui souffrent le plus ne sont pas ceux qui contestent le plus"] et ceux qui ont effectivement intérêt à ce que ce système tourne à plein régime parce qu'ils en tirent du profit personnel.

Très fort. La rhétorique embrouilleuse tourne à plein régime elle aussi : les nantis ne sont pas ceux qui pilotent notre économie dévoreuse d'hommes et de femmes, mais ces hommes et femmes qui s'en plaignent haut et fort !

L'intérêt de l'embrouille, c'est qu'on peut alors dire n'importe quoi, mentir de sa plus belle verve, tout en affirmant, la main sur le cœur, qu'on ne ment pas. Par exemple, en affirmant sans rougir ni allonger son nez : "dès le début j’ai su que la crise était grave"...


23 janvier 2009

L’Appel des appels

« Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, attirons l’attention des pouvoirs publics et de l’opinion sur les conséquences sociales désastreuses des réformes hâtivement mises en place ces derniers temps. À l’Université, à l’école, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l’information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s’accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions. Au nom d’une idéologie de "l’homme économique", le pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois "naturelles" du marché. Cette idéologie s’est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue. Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, refusons qu’une telle idéologie mette maintenant en "faillite" le soin, le travail social, l’éducation, la justice, l’information et la culture. Nous appelons à une Coordination nationale de tous ceux qui refusent cette fatalité à se retrouver le 31 janvier 2009 à Paris. »

Lu sur Libé ce matin. Impossible de ne pas reprendre pour diffusion la plus large possible. À relayer tous azimuts...


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