Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
BRICH59
Publicité
20 mars 2008

Au train où ça va !

La SNCF a dégagé en 2007 un bénéfice record de plus de 1 milliard d'euros titrait hier l'AFP.
L'autre jour, j'ai dû patienter dans le froid glacial de la gare Lille Flandres pour acheter un aller-retour Lille-Paris.
Un autre jour, j'ai fait le voyage Paris-Lille debout en bout de wagon. La configuration du TGV avait été modifiée au dernier moment et plusieurs wagons manquaient. Ma réservation m'avait logé dans l'un de ces wagons...
Effectivement, la gestion de la SNCF est drastique. Elle peut faire des économies. Mais sur le dos de qui ? Les salariés, les clients ?
La bonne question est celle-ci : la SNCF, c'est qui ? Les salariés ? Les clients ? Les actionnaires ?
Bref au train où ça va, la SNCF est bonne à privatiser !


Publicité
3 juin 2007

On peut rire ! Non ?

Discussion imaginaire, qui s'est déroulée il y a quelques semaines à Paris...


Monsieur Ernest Antoine S. s'adresse à son ami Monsieur Nicolas S. qui compose son gouvernement, en ces termes :

  • Mon fils me désespère. Il n'a pas terminé ses études, ne cherche même pas de travail, passe tout son temps à boire et à rigoler avec ses copains. Ne pourrais-tu pas lui trouver un petit boulot dans un ministère ?

  • Aucun problème, répond le président. Je le nommerai adjoint de mon chef de cabinet, avec un traitement de 6.900 euros par mois.

  • Non, non. Ce n'est pas cela que je veux. Il faut qu'il comprenne qu'il faut travailler dans la vie et lui inculquer la valeur de l'argent.

  • Ah? Bon. Je le ferai chargé de mission en chef, à 5.500 euros par mois.

  • Non, c'est encore trop. Il doit se rendre compte qu'il faut mériter son salaire.

  • Euh... chargé de mission alors ? 2.900 euros par mois ?

  • Toujours trop. Ce qu'il lui faudrait, c'est une place de petit fonctionnaire, tout en bas de la hiérarchie, à moins de 1.500 euros par mois.

  • Alors là hélas, je ne peux rien faire pour toi, répond Nicolas.

  • Mais pourquoi ?

  • Pour ce genre de poste, il faut réussir un concours et avoir un diplôme...


20 mai 2007

Ruptures intestines...

En fait, il est clair, depuis l'intronisation de Nicolas Ier et l'entrée en fonction du nouveau gouvernement, que la fameuse rupture dont ils parlaient ne concerne pas du tout l'ensemble du fonctionnement politique français, mais vise seulement une différence de modes d'action dans le fonctionnement de l'Élysée et du Matignon des cinq dernières années. Il est clair qu'il ne s'agit pas de se distinguer des idéaux et des objectifs d'action de la droite représentée - que Nicolas Ier le veuille ou non - par la bande Chirac, Juppé, Borloo, Alliot-Marie, Bertrand, Darcos, Bachelot, Sarkozy (si si, il était même Ministre d'État, n° 2 du gouvernement Villepin ; mais il ne s'appelait pas encore Nicolas Ier ! juste Rastignac II), Fillon et consorts... Nous sommes toujours dans une politique de continuité du point de vue de l'objectif à atteindre : l'enrichissement des riches et l'appauvrissement des pauvres, comme au Monopoly ! Non, la rupture revendiquée par Nicolas Ier, c'est une différence pragmatique, juste dans la façon de s'y prendre. Et ce qui se voit de cette différence aujourd'hui, c'est :

  • le carnet d'adresses de Sarkozy (depuis trente ans qu'il hante les couloirs des pouvoirs - parti politique, collectivité locale, gouvernement - il a eu le temps de se faire plein de copains, patrons de presse, propriétaires de yachts, etc.) ;

  • l'apparence d'ouverture dans le constitution de l'équipe gouvernemental (comme dit l'AFP [19/05/2007 08h09], "les éditorialistes de la presse nationale et régionale créditent Nicolas Sarkozy d'une certaine habileté dans l'élaboration d'un "séduisant" gouvernement Fillon, principalement marqué par son "ouverture" et sa "parité""), mais, quoi qu'en disent les médias médusés et aveuglés, il s'agit bien d'une apparence et, encore une fois, il y a duperie, le seul objectif de Nicolas Ier étant de se démarquer de Chirac - ce que les éditorialistes ont vite fait de mettre en valeur, comme si "on" le leur avait commander !

  • l'apparence de parité qu'aucun des gouvernements sous Chirac n'avait mise en place... mais là aussi il y a tromperie sur la marchandise !

  • le premier ministre, lui, se présente au suffrage populaire, se démarquant ainsi de Villepin, le "premier-ministre-non-élu" comme lui ont reproché les sarkozistes quand il était en poste à Matignon ; chacun à son étage, il s'agit de montrer très ostensiblement (non non ce n'est pas un pléonasme !) qu'on change le fonctionnement de la politique !

  • le premier ministre, lui aussi (comme son patron), y va de sa larme ostentatoire ; l'AFP met ça bien en avant dans une dépêche : "le Premier ministre se dit "submergé par une émotion extrêmement forte qui se voit j'imagine" et essuie quelques larmes. "Je ne vous quitte pas, je ne vous abandonne pas, je ne vous trahis pas. Sablé, ça reste pour moi l'essentiel. Je sais que je dois tout aux habitants de Sablé"." (SABLÉ-SUR-SARTHE - 19/05/2007 13h30) ; pour un peu on pleurerait avec lui !

et puis il y a le footing ! le fameux footing... Vous remarquerez que le mot est américain et qu'aucun journaliste (à ma connaissance mais je peux me tromper - je l'espère même !) ne commente ce nouveau phénomène de la vie politique française comme il conviendrait ! Le mot est américain et la façon aussi ! La France comme copie de l'Amérique de Bush : pas mal non ! Chirac n'y avait pas pensé !
Hors l'idée d'acclimater les Français à l'idée qu'on a un remake US, Sarkozy Ier et son secrétaire particulier veulent nous faire le coup de l'esprit sain dans un corps sain, pas comme ce Chirac qui se prélassait sur les plages de l'île Maurice ou d'ailleurs...

D'ailleurs, je vais vous dire, moi, la vraie rupture sarkozienne : souvenez-vous ! c'était en juillet 2001, quand le Président de la République offrait des vacances aux journalistes pour les amadouer, les mettre à sa convenance... Relisez Le Canard Enchaîné du 11 juillet : vous y verrez une photo montrant Chirac "lézardant" sur une plage du Royal Palm à l’île Maurice en mai 1992, en maillot de bain et en compagnie d’Elisabeth Friederich, de l’AFP, et Françoise Varenne, du Figaro, en de semblables appareils. Comme ceux de Chirac, "leur voyage et leur séjour au Royal Palm sont intégralement pris en charge par l’AIMF" (Association internationale des maires francophones) dont une réunion de bureau ("bidon") sert de prétexte au séjour. "La séance de travail a été vite expédiée" rapporte Le Canard, et le communiqué de presse de l’AIMF sera "obligeamment repris par l’AFP et par Le Figaro". Ce cliché, paru dans Libé le 5 juillet 2001, a valu au quotidien plusieurs coups de fil de proches de Chirac tandis que Gamma, le diffuseur de la photo, refusait de la diffuser pour cause d’une mystérieuse "exclusivité". Le Canard précise que Gamma, filiale d’Hachette, est « sous la tutelle » d’Anne-Marie Couderc, ex ministre RPR et ex adjointe de Chirac à Paris. [là je cite une page d'Acrimed].

Ce qui n'a pas changé :
la collusion entre les médias et le pouvoir

La vraie rupture sarkozienne :
Chirac se débrouillait pour inviter,
Sarkozy, lui, il est invité !

Ce qui nous ramène au carnet d'adresses...


13 décembre 2007

HLM ? H L M ...

Vous je ne sais pas, mais moi, je suis convaincu que notre Roi d'Maubeuge est un homme comme tout le monde, capable - il n'y a pas de raison !- de lâcher parfois des propos peu amènes (racaille, etc.), pas forcément dignes d'un homme politique mais compréhensible de la part d'un homme comme vous et moi.

Du coup, j'ai beaucoup de mal à comprendre pourquoi il parle des HLM cet homme-là !
Lui dont l'expérience en matière de logement social se limite à sa gestion de la bonne ville de Neuilly-sur-Seine, c'est-à-dire à zéro !

En fait, il ne doit pas être un homme comme vous et moi, cet homme qui court partout devant les caméras et reçoit des leçons des chefs d'État africains...


10 décembre 2007

Avis à tous les gens de foi

Ma culture - c'est-à-dire la mare dans laquelle j'ai pataugé malgré moi quand j'étais petit - étant ce qu'elle est, à savoir judéo-chrétienne, j'affiche cet avis à la population des croyants de ce monde-là, et surtout à celles et ceux qui prennent trop facilement les armes pour affirmer leur foi :

le Décalogue (en hébreu: עשרת הדיברות) ordonne
de ne pas tuer,
de ne pas assassiner
l'autre.

Tout meurtre guidé par la foi est la preuve d'un aveuglement de la raison croyante.

Quand le meurtrier est un État, l'aveuglement est encore plus criant.


Publicité
29 janvier 2007

Lettre ouverte à Monsieur le Président de la république

Monsieur le Président de la République,

je suis contraint de vous faire part de ce que je viens de vivre aujourd'hui vers midi, espérant ne pas vous importuner et que vous en me tiendrez pas rigueur du dérangement.

Il doit être 12h10 lorsque j'entre au volant de mon véhicule dans une rue de Lille, la rue Baptiste Monnoyer... Devant moi un véhicule utilitaire s'arrête en plein milieu de la chaussée, interdisant tout passage des autres véhicules. Je fais remarquer au chauffeur-livreur qui descend de son véhicule qu'il pourrait tout aussi bien stationner sans gêner : il y a en effet quelques places disponibles, dont une grande juste à côté de là où il s'est arrêté, une place réservée à l'administration à laquelle il livre je ne sais quoi. Il me fait remarquer à son tour qu'il est interdit de s'y positionner. À quoi je réponds qu'il ne gênerait personne en s'y mettant...
Il ne m'écoute plus et s'engouffre je ne sais pour combien de temps dans le bâtiment. Pour qu'il n'oublie pas qu'il gêne et que je voudrais pouvoir retrouver ma liberté de déplacement, je joue quelque peu de l'avertisseur... Aussitôt une personne, menaçante, sort de l'immeuble où s'est engouffré le livreur. Je dis menaçante parce que cette personne, qui ne se présente pas, mais qui est visiblement fonctionnaire de police en civil, me menace d'usage intempestif de klaxon. Je redonne ma vision de la situation et je reformule haut et fort mon souhait de libre circulation - souhait qui aurait facilement été satisfait si le conducteur de l'utilitaire avait pris la peine de faire une mini-manœuvre.
D'autres véhicules ont fait la même bêtise que moi en s'engouffrant dans la rue Monnoyer ; les conducteurs s'impatientent et jouent de l'avertisseur plus que je ne l'avais fait moi-même auparavant. Je dis auparavant, parce que, suite aux menaces du fonctionnaire en civil qui ne s'est pas présenté, j'ai cessé toute manifestation intempestive, quand même elle eût été tout à fait justifiée...
Le livreur revient enfin, sans s'excuser bien sûr, puis démarre. Enfin!
Quelques feus tricolores plus loin, nous nous retrouvons à l'arrêt, l'un à côté de l'autre. Et le chauffeur-livreur, apparemment certain d'une impunité de complaisance (à moins qu'il ne soit "de la maison"?) me lance haut et fort, la satisfaction aux lèvres : "ils ont relevé votre numéro!".

Diable! qu'ai-je donc commis comme infraction pour mériter cela ? Sur le coup je n'y prête aucune attention, voulant y voir l'arrogance du voyou sûr de son fait. Tout l'après-midi cependant, ceci  - qui constitue en fait une seconde menace, qui aurait activé la première - me trotte gaillardement dans la tête. Et si j'étais réellement menacé ? Après tout, un policier en civil doit être assermentée [?] et ce sera sa parole contre la mienne - qui ne vaudra alors plus un clou ! Dans ma tête se profilent des scénarios de pays aux mains de la seule autorité policière... ce qu'on a coutume d'appeler des dictatures... où le goût du pouvoir individuel avec l'injonction de faire régner un ordre sans exception produit des violations des droits humains les plus élémentaires... Ce monsieur en civil avait vraiment l'air menaçant !

Voilà, Monsieur le Président, ce dont je voulais vous faire part, espérant bien que je n'aurai pas à connaître de réelles menaces pour mon intégrité civile et morale suite à cette affaire. Je vous écris, plutôt que d'écrire à l'actuel Ministre de la Police, qui, si j'ai bien compris, devrait cesser ses fonctions très bientôt. Je vous écris à vous, garant du respect de la loi et de la continuité de l'État de droit.

Votre dévoué   


7 mars 2014

De la foule au “crowd”...

Social Media
De la foule au “crowd”, de la menace à l’opportunité :
Quand le collectif et la foule deviennent des enjeux cruciaux pour les entreprises


Le master GIDE de l’université de Lille 3 Charles-de-Gaulle et l’association étudiante Promidée ont le plaisir de vous inviter à la 13e édition de la journée Egide


Jeudi 13 mars 2014
9h30 > 17h
EuraTechnologies - Lille

Avec la participation de:

  • Jérôme Bondu est fondateur du cabinet de conseil Inter-Ligere, spécialisé en veille, intelligence économique et e-reputation. Il intervient en formation, conseil en organisation, et études. Par ailleurs, il est ancien auditeur de la session IE de l'IHEDN, il préside le Club IES (IAE de Paris Alumni) et anime l’émission « Stratégie et Intelligence Economique » de la Web TV ActuEntreprise. [Twitter - Viadeo]
  • François Briatte est doctorant à l'Institut d'Études Politiques de Grenoble et assistant à l'Université Catholique de Lille, où il enseigne la science politique et l'analyse de données. Ses recherches portent sur les politiques de santé et sur la quantification de l'action publique. [Site]
  • Blogueur et entrepreneur, Nicolas Dehorter est l'auteur du premier guide français sur le crowdfunding et fondateur du site d'information et de conseils leguideducrowdfunding.com. Il analyse et publie régulièrement sur Le blog de mon artiste du contenu lié aux solutions innovantes de financement et de partage de la création qui émergent grâce au web. [Twitter - Viadeo]
  • Blandine Lebourg rejoint la Plaine Images en 2010. Au sein de ce cluster dédié aux industries créatives, elle a en charge la veille et la curation des contenus sur diverses thématiques, des technologies de l’Image au jeu vidéo, en passant par l’édition numérique, mais aussi sur les problématiques entrepreneuriales et de financement. [Twitter - Viadeo]
  • Julien Lemaire a fait ses armes dans la communication culturelle en créant et en pilotant le projet Lille 2004 "Galerie Urbaine en Mouvement", pour ensuite participer à la création d’un magazine estampillé "Street Art".  En 2011, il fonde l'agence Trib-u spécialisée en social media marketing, avec laquelle il facilite le lien entre les marques et leur communauté. [Viadeo]
  • Jordan Ricker est Digital Strategist à Parties Prenantes. Il est chargé de cours “digitalisation de la marque et de la communication” à l’ISCOM. Il travaille sur la mise en oeuvre de stratégies de communication en ligne, ainsi que sur l’accompagnement dans le dialogue avec les stakeholders en ligne. Il a aussi été journaliste à Fluctuat dans la rubrique cinéma et politique, puis cyber/société. [SiteTwitter]
  • Thibaut Thomas a commencé sa carrière dans le département digital expérimental de l'agence CLM BBDO puis est devenu responsable de la communication web pour la réouverture de la Gaîté lyrique, lieu parisien des cultures numériques. Il est le créateur du réseau CQTM de jeunes professionnels du web. Il intervient par ailleurs au CELSA Paris-Sorbonne et enseigne la culture numérique à l'INSEE.[Site -Twitter]

 Programme complet et inscription sur le site de la journée Egide.


26 novembre 2010

Vive l'esprit de compétition !

L'Expansion de décembre 2010 (p. 20) signale que le chercheur grenoblois Cyril Labbé a créé un chercheur fictif, Ike Antkare, pour montrer l'absurdité de nombre de classements et d'évaluations : auteur d'une centaine d'articles rédigés grâce à un programme qui fabrique des textes ayant les apparences de travaux scientifiques mais qui n'ont rigoureusement aucun sens, celui-ci s'est retrouvé au sommet des classements des scientifiques les plus renommés du monde compilés par Google Scholar.

La bibliométrie comme technique dénervée... Pauvre Otlet !


12 février 2010

Dans la série "Faites ce que je dis, pas ce que je fais"

Décidément, après le droit de propriété intellectuelle, c'est le code des marchés publics que bafoue nos chantres du libéralisme rénové ! La Cour des comptes l'avait pointé de son doigt autoritaire. Le PS avait demandé des investigations parlementaires - demande que le parti du roi d'Maubeuge   a tôt fait d'enterrer. C'est maintenant une association de lutte contre la corruption, la bien nommée Anticor, qui remet ça sur le tapis. Parrainée notamment par un certain Éric Halpen, l'association porte plainte contre X pour "délit de favoritisme", autrement dit pour violation du code des marchés publics, code qui est un modèle de libéralisme avancé et destructeur de dynamiques sociales et de solidarités...

Vive les juges et les associations citoyennes !


11 avril 2008

croissance, partage & croyance

Moi, je trouve qu'ils sont bien ces lycéens ! Ils font montre d'un sens social que les plus de ... ans ne semblent pas connaître !
Il étaient 40.000 à défiler dans les rues de Paris hier après-midi pour protester contre les suppressions de postes dans les lycées. La tonalité de leur revendication sociale globale était lisible sur une banderole qui disait

On préfère travailler tous que travailler plus.

C'est bien ça la question sociale, c'est la question du partage.
C'est-à-dire, en dernière instance dans ce monde libéral où nous sommes contraints de vivre, l'équation à deux termes : solidarité vs propriété.
Poser la question en d'autres termes est une arnaque idéologique.

Ceci dit, on ne dira pas que notre gouvernement ne sait pas partager : l'État projette de subventionner significativement l'enseignement catholique, au moment où il se "désubventionne" lui-même en supprimant 11 000 postes d'enseignants laïcs. Moi, je dis que la République peut être fière de savoir se sacrifier pour les autres ! Lisez la contribution d'Henri Pena-Ruiz parue dans Libé de mercredi 9 avril.


10 avril 2008

inégalité devant l'information ...

On dit de plus en plus que nous ne sommes pas égaux devant l'information. Voyez le sujet STD du CAPES/CAFEP externe de documentation de cette année, tendu par la problématique des risques informationnels...

Les professionnels de l'information et de la documentation sont d'autant plus sensibles à ce constat que, d'une part, ils sont confrontés quotidiennement au risque de "mésinformation" voire de désinformation et que, d'autre part, une partie non négligeable de leur mission, quand ils travaillent dans le secteur éducatif, ressort d'une pédagogie de l'information - où il s'agit d'aiguiser le regard critique.
La "veille" - qui semble née avec les TIC - apparaît alors (?) comme la posture miracle, qui permettra de résoudre cette inéquation fondamentale entre information et citoyenneté, "risque informationnel" fondamental.

Mais en fait, à bien y regarder et à jeter un œil tout autour de nous et tout du long de l'histoire de l'humanité, c'est bien un phénomène constant. Platon déjà rudoyait les sophistes et autres politico-militaires dont le verbe était l'arme redoutablement efficace pour parvenir et se maintenir au pouvoir. Homère, avant Platon, exacerbait l'intelligence habile dans la ruse extrême, celle qui fait accepter par l'autre la promesse de sa propre disparition, promesse non énoncée bien sûr puisque la négociation ne fonctionne qu'avec la rétention de l'information, promesse cachée dans le cadeau trop magnifique, trop attendu.
Nous avons tous notre cheval de Troie.
À croire que nous le méritons tous.
Collectivement.

...

Ce qui n'est pas une raison - bien au contraire - pour nier la valeur fondamentale que représente la liberté d'expression - qui n'est que peu de chose sans la liberté de s'informer, sans la capacité à ne pas se faire gruger par l'information. Ne condamnons pas la démocratie sous prétexte que, in fine, "en dernière instance" comme disait l'autre, elle n'est qu'un mixte d'oligarchie et de ploutocratie - la France d'aujourd'hui en proposant un excellent exemple.

Car les documentalistes sont là !
Le documentaliste comme anti-TF1,
comme anti-illusionniste, fatalement.
L'anti-documentaliste-type, c'est ce bon Patrick Le Lay qui prenait possession du cerveau des gens, c'est ce bon Sarkozy qui s'agite et pérore tant et plus que les gens finissent par en faire l'homme de la situation sans avoir rien analysé (compris) de ce qu'il a dit et de ce qu'il a déjà fait.

Mais aussi le documentaliste comme sentinelle langagière, vigile politique, vigie du grand bateau de la démocratie, alertant sur les manipulations rhétoriques qui soufflent dans l'air du temps et autorisent que les gens, les gens "d'en bas", se choisissent un "d'en haut" qui ...


10 mai 2007

DANGER : CONFUSION !

Bon, allez ! Ne mélangeons pas tout !
Le grand soir n'est pas là, ni aujourd'hui ni demain matin.
Les étudiants de Tolbiac ont raison de ne pas envenimer les choses, raison de ne pas se mettre dans un état de pseudo-insurrection, au lendemain d'élections démocratiques et sous prétexte du programme du candidat qui a été élu. Ce programme a été présenté. Il a été débattu et contredit. Rien n'y a fait : les Français, ces couillons, en ont pris pour cinq ans d'un gouvernement de droite ultra-libéral, qui va fabriquer des inégalités au nom de je ne sais quelle efficacité... ou plutôt au nom - systématiquement non dit - du pouvoir financier qui de toutes façons hélas a pris les rênes de ce monde trop parfait. Si la droite a un mérite, ce sera celui de la cohérence avec ce pouvoir-là.

Je ne dis pas, bien sûr, qu'il faut baisser les bras et laisser faire cette droite arrogante et bien trop sure d'elle-même.

  • Il faut lutter dans le cadre des institutions d'abord : les prochaines élections doivent tout faire pour contredire la classique et triste mécanique qui veut que les législatives qui suivent une présidentielle ne font que renforcer le pouvoir élyséen (sous le fallacieux prétexte de lui donner les moyens de son projets, et qui fera qu'on aura en France un National-Libéralisme redoutable d'esclavagisme et d'intolérance. L'objectif doit être clairement de faire barrage à la machine UMP et aux candidats de l'extrême droite (mais en quoi sont-ils distincts ?), quitte à ne pas voter comme d'habitude. Encore le vote utile !

  • Il faut lutter pacifiquement ensuite par l'usage de la liberté d'expression : dénoncer les abus droitiers, montrer les inégalités produites par la politique que les Français viennent de s'infliger à 53%, témoigner des monstruosités du National-Libéralisme, etc. Mais pas a priori, de façon à échapper à la trop facile accusation de "procès d'intention". L'a priori, c'était avant et pendant les élections. Maintenant on y est. C'est indiscutable ! Même si la majorité des Français s'est indiscutablement fait avoir par la rhétorique mensongère et caressante du meneur de jeu du National-Libéralisme ! Alors exprimons-nous, sur des blogs (cette rubrique est ouverte via le dispositif de commentaires), des forums, dans les journaux, etc.

  • Il faut aussi militer dans les organisations représentatives, notamment syndicales et/ou associatives, de façon à ce que les forces vives de la "société civile" puissent contrer le rouleau compresseur du National-Libéralisme dans la négociation collective, dans le rapport de forces social.

  • Enfin, quand vraiment ce sera trop et que les libertés publiques (toutes et pas seulement celle qui permet à une minorité de réduire le reste de la population en esclavage) seront clairement menacées, alors il faudra manifester dans le calme et la détermination...

Dernier point qui me paraît important : ce sont bien les plus de 64 ans qui ont fait pencher la balance électorale du côté du National-Libéralisme, mais cela ne nous autorise pas à engager un racisme anti-vieux. Stupide. Dans l'absolu, d'abord : le racisme, quelles que soient sa forme et sa teneur, est interdit au pays des opposants au National-Libéralisme, cette interdiction étant sûrement un héritage de mai 68, n'en déplaise à Nicolas et à la soi-disant nouvelle philosophie des années quatre-vingt. Dans le relatif, ensuite : il y a quand même un "vieux" sur quatre qui a voté Ségolène Royal ; et il y a surtout près de la moitié des moins de 65 ans qui ont voté Sarkozy !


1 juillet 2007

Chansons du monde

Stage Chansons du monde

Avec Colette Lucidarme et Nadège Romer

Deux jours de plaisirs à chanter

Jeu 5 et ven 6 juillet

de 10h à 16h

(avec pause pique-nique)

25 € wasquehaliens / 32€ autres villes


« La Tulipe »
ESPACE CULTUREL GERARD PHILIPE : Centre V. Honoré + Salle de spectacles-cinéma

22 rue Louis Lejeune 59290 WASQUEHAL (capreau)

 

VOIE RAPIDE : SORTIE WASQUEHAL-CAPREAU / BUS LIGNES 21, 40 OU 31 ARRETS PROCHES / METRO CROIX-MAIRIE A 15 MN


6 mai 2007

L'UMP enfreint les règles !

Les partisans de Nicolas Sarkozy ne doutent plus de leur succès, titre le Monde Interactif, ce dimanche 6 mai 2007 à 17h01, qui poursuit :
Alors que les premières estimations sont attendues à 20 heures, des cris de joie ont éclaté vers 18 heures salle Gaveau, à Paris, où sont réunis les partisans du candidat de l'UMP.

Je crois que l'UMP a enfreint la règle qui interdit de faire connaître les résultats avant 20h...
QUI VA OSER PORTER PLAINTE ?


6 avril 2012

Recherche-action et évaluation : la formation

À Lille1, dans la matinée du 28 mars, s'est tenue une manifestation autour de la problématique de l'évaluation en éducation.

Reportage vidéo en trois séquences :

Les enjeux actuels de l'évaluation en éducation.
Intervention d’Elisabeth CHATEL, maître de conférences HDR, ENS Cachan



L’évaluation est une recherche-action ? Regards critiques sur l’évaluation en formation d’adultes et propositions.
Interventions de Thérèse LEVENE et Marie-Renée VERSPIEREN, Maîtres de conférences en sciences de l’éducation, Université de Lille 1.



Table ronde : Les retombées sur le terrain des nouvelles donnes de l’évaluation
avec l'intervention de Stéphanie DEFFAUX, (doctorante Lille 1 et responsable prévention au Conseil Général du Val d'Oise), Christiane CATTIAUX, (directrice de l'institut de formation en soins infirmiers d'Arras) et Maurice MONOKY (reponsable de l'AFP2i d'Arras).

Je vais écouter toutes ces interventions ce WE, histoire de voir si mon analyse de 1992, Recherche-action de type stratégique. Problèmes taxinomiques, épistémologiques et politiques de l'évaluation ou De l'évaluation des politiques et des actions publiques à la recherche-action de type stratégique et retour (eh oui ! vingt ans déjà !) tient encore la route...


4 avril 2012

Les OPCA : quelle nouvelle donne ?

Il y a trois ans, j'avais discrètement mis en ligne un schéma documentaire interactif du travail préparatoire à la loi de novembre 2009 (depuis 2003 jusqu'à la publication de la loi). C'est maintenant de la préhistoire... Plus récemment, le Centre Inffo a publié une vidéo pour expliquer les grands titres de la loi de novembre 2009. Plus récemment encore, le CESE a rendu un avis sur l'évolution de la formation professionnelle continue, d'où il ressort plusieurs caractérisations (plutôt négatives) de l'état actuel (2011) de l'offre de formation :

  1. un secteur atomisé
    Selon les chiffres de la DARES, avec près de 15 500 organismes ayant pour activité principale l’enseignement et la formation, le secteur de la formation est plutôt atomisé, selon Les prestataires de formation en formation en 2009, DARES, n° 069, 2011 (noter qu'en 2008, l’appareil de formation comptait plus de 58.000 prestataires). Cependant, les plus gros organismes concentrent une part importante de l’activité. Ainsi, les 2 % d’organismes dont le chiffre d’affaires dépasse 3 millions d’euros réalisent 47% du chiffre d’affaires global et forment 35% des stagiaires, assurant 36% des heures-stagiaires. À l’autre extrême, les organismes réalisant moins de 150.000 euros de chiffre d’affaires représentent près des deux tiers des organismes, mais ne forment que 13 % des stagiaires.
    Une étude du CÉREQ révèle aussi que 40 % du chiffre d’affaires de la formation professionnelle continue est réalisé par des prestataires n’affichant pas la formation comme activité principale exercée [La face cachée de l’offre de formation continue, BREF n° 273, CÉREQ, 2010].
    En 2009, le nombre de formateurs individuels progresse fortement (+10%), poursuivant une tendance entamée depuis plusieurs années. incluant les auto-entrepreneurs, ils représentent 34% des prestataires, soit deux points de plus qu’en 2008 et presque autant que le secteur à but lucratif. Cependant, ils n’accueillent qu’un stagiaire sur dix et ne réalisent que 4% du chiffre d’affaires du secteur et 10% des heures-stagiaires.
  2. une qualité mal visible
    Opacité de la qualité de l'offre, malgré la "charte de qualité" de la FFP (Fédération de la formation professionnelle), le label OPQF (certification de l’Office professionnel de qualification des organismes de formation) et la norme ISO 29990.
  3. une mauvaise réponse
    Mauvaise réponse à la demande (et au besoin) de formation.
    Alors même que les procédures publiques d’achat des formations doivent permettre l’élaboration d’un cahier des charges adapté aux besoins de l’acheteur public, celui-ci, dans la réalité des faits, tend plutôt à adapter sa demande en fonction des offres des organismes de formation. À cet égard, la lourdeur des procédures d’achat public est régulièrement critiquée, entraînant "un manque de réactivité de l’offre de formation par rapport à la demande" (dixit Opcalim)...
  4. un retard à l'innovation
    Émergence - trop lente - du blended...
  5. un service public mal organisé
    Un service public de la formation professionnelle juridiquement mal organisé.
    Gros ïatus entre mission de service public et "règles" des marchés publics : conflit entre "l'intérêt général" et la "libre concurrence". D'où concept de Service public régional de formation (SPRF) qui a besoin d'un cadre juridique et institutionnel.

La réforme signée par la loi du 24 novembre 2009 assigne deux finalités principales au dispositif OPCA et prévoit la création d'un fonds. Globalement, on assiste à un élargissement notoire des missions des OPCA dans le cadre de frais de gestion maîtrisés :

  1. développement d'une ''efficacité'' : à la fois auprès des TPE-PME (idée de proximité + fléchage d'enveloppes financières pour les -10 salariés [TPE] et les 10 à 49 salariés [PME]) et auprès des salariés et demandeurs d'emploi les plus éloignés de l’accès à la formation
    À noter, au sein de la tendance générale (parfois verbeuse) à souhaiter que les personnes deviennent "acteurs" de leur formation, l'instauration de droits à la formation attachés à la personne et non plus au statut.
  2. amélioration de la gestion des organismes collecteurs (visibilité financière, etc.) avec notamment des économies d'échelle (surface financière accrue [au moins 100M€, alors que le seuil était fixé à hauteur de 15M€ auparavant]), la signature de COM (convention d’objectifs et de moyens) avec l’État et des comptes publiés.
    À noter que la signature des COM acte, selon la DGEFP, l'achèvement de la réforme des OPCA...

Par ailleurs, est créé le FPSPP en lieu et place du FUP (qui assurait une péréquation financière entre les OPCA sur les actions de formation de professionnalisation) pour former davantage de personnes (+500.000 salariés et +200.000 D.E.). Ce fonds est financé par les excédents des OPCA et par un prélèvement de 5 % à 13 % sur les contributions obligatoires des employeurs à la formation professionnelle.

Le paysage des Opca s’est donc restructuré, la loi imposant aux organismes collecteurs :

  • un montant de collecte plus important que par le passé ;
  • le développement de services de proximité auprès des entreprises.

Du coup, 20 organismes seulement (en lieu et place des 42 organismes existant jusqu'à 31/12/2011), répartis en 18 organismes nationaux professionnels, 2 Opca  interprofessionnels et interbranches - avec un champ d'action agrandi (regroupement pour cause de surface financière et dans une logique de branche ou d'interpro) et avec des missions en plus (davantage de proximité : conseil, etc. ?) .
Ceci dit, on note depuis plusieurs années que les entreprises de 10 salariés ou plus confient aux OPCA une part toujours croissante de leur contribution au plan de formation, notamment du fait de l’intérêt qu'elles y trouvent pour externaliser la gestion des conventions avec les organismes de formation. De fait cela engage des montants dépassant leurs obligations légales :

    • un nombre réduit d'organismes
    • Vingt organismes collecteurs seulement (en lieu et place des 42 organismes existant jusque là), répartis en :
  • 2 Opca interprofessionnels et interbranches :
  • OPCALIA qui absorbe GDFPE, Auvicom, FAF propreté, Forthac, Opca EFP et Opcad [coopératives de consommateurs]
  • AGEFOS-PME qui absorbe Agefomat, FAF PCM, Opca CGM et Opcad [commerce de détail des fruits et légumes et produits laitiers]
  • 18 organismes nationaux professionnels ou "de branche"  
  • certains "accueillent" d’autres branches et secteurs d’activités, comme l’AFDAS (qui absorbe la presse écrite), UNIFORMATION (qui absorbe Habitat-Formation et le FAF Sécurité sociale) ou l’OPCA-PL (qui absorbe l’hospitalisation privée)
  • d'autres sont créés comme Constructys, OPCA de la construction (né de la fusion du Faf Sab, de l’Opca TP et de l’Opca Bâtiment), de l'OPCALIM (issu du rapprochement d'Agefaforia, d'Opca 2 et d'Opcad [poissonnerie]), de l'OPCABAIA (qui réunit l’Opca de la banque et celui des assurances), de l'OPCA DÉFI (fusion de Plastifaf et de l’Opca C2P) ainsi que de l'OPCA3+ (réunissant Formapap et Forcemat).
  • des organismes collecteurs comme FAF-TT, Fafih, Fafiec, Forco, Intergros, Opca Transports, Unifaf, Anfa, Fafsea ou Opcaim continuent d'exister sans rapprochement ni fusion.

Par ailleurs, vingt-huit organismes collectent les contributions des "congés individuels de formation" :

  • vingt-six Fongecif, interprofessionnels régionaux (inchangé);
  • deux Agecif (six auparavant);
  • auxquels s’ajoutent six Opca de branche, agréés au titre du congé individuel de formation par dérogation (il y en avait le double auparavant)

L'une des conditions d'agrément des OPCA était "l'aptitude à assurer des services de proximité à destination des PME-TPE".

Et de fait, depuis plusieurs années, les organismes collecteurs et notamment les OPCA interprofessionnels, tendent à accroître leurs ressources en proposant de nouveaux services aux entreprises en matière d’ingénierie de la formation. L'ANI de 2009 précise, par ailleurs, que les OPCA doivent aider les TPE/PME "à l’élaboration de cahier des charges pour la mise en œuvre des actions de formation des salariés et le cas échéant, à l’identification des organismes de formation". D'où la nécessité de travailler à la définition des besoins de formation le plus en amont possible.

Mais quel est l'impact du changement que constitue la restructuration du paysage OPCA ?

En termes d'impacts sur les pratiques professionnelles :

  1. on réorganise
    des modifications importantes
    Nécessité pour les OPCA re-formés de revisiter leur organisation interne : la signature avec l'État des COM, conventions (triennales) d'objectifs et de moyens, est assez contraignante pour 2012, mais des marges de manoeuvre apparaissent dès 2013... (à ce que dit Uniformation). 
    C'est que le "regroupement" a des répercussions importantes ;
    par exemple, pour OPCALIA : surface financière X 1,5 ; nbre d'entreprises X 2,3 ; nbre de branches X 1,8 ; effectifs X 1,3
    D'où la transformation et surtout la montée en puissance de certaines fonctions comme l'accueil téléphonique notamment.
  2. des activités variées
    La comptabilité analytique des OPCA semble devoir comprendre les lignes suivantes :

    1. frais de gestion et d'information où s'affichent principalement les frais de collecte et de gestion administrative et financière
    2. frais de mission, à savoir accompagnement des entreprises (analyse des besoins de formation), information/conseil vers les entreprises, prospective métiers/qualifications (OPMQ), études & recherche (ingénierie de formation), diagnostics GPEC des entreprises + renforcement des obligations de publicité : création de service dématérialisé avec rubrique dédiée et identifiée sur le site internet des OPCA...
  3. une nouvelle gouvernance
    - CA paritaire national définit les orientations stratégiques et les règles de fonctionnement, signe la COM (et conventions de financement complémentaire), gère toute opération financière, arbitre les nouvelles adhésions de branche etc.
    - CA paritaire régional définit les orientations de la politique formation du territoire tout en mettant en oeuvre les décisions et orientations du CA national

On réorganise donc, ce qui implique qu'on "restructure" - et cette "restructuration" généralisée (notamment dévolution des OPCA disparus et sureffectifs) engendre des degâts collatéraux comme on dit :

  • licenciements collectifs et autres éléments de plans sociaux ;
  • avec "économies" plutôt dans les délégations régionales, même s'il est évident que les mêmes délégations régionales vont devoir créer rapidement, et peut-être en synergie avec l'État et les Régions, un grand nombre d'emplois de "conseillers formation territoriaux" (transversaux aux branches) pour travailler avec les PME-TPE.

Maintenant, quelles incidences sur l’offre de formation ?

Allons-nous vers une meilleure régulation de l'offre de formation - ce qui ne serait pas forcément un mal vu le triste état de cette offre jusque là - ? En fait il semble qu'on doive bientôt constater une tension entre deux pôles : le niveau national avec effet "centrale d'achat" et le niveau régional avec effet "proximité territoriale".

Passons sur l'effet "centrale d'achat" qui risque de standardiser l'offre de formation et de tirer toujours davantage les prix.

L'effet "proximité territoriale" promet d'intéresser notamment les petites et très petites entreprises (surtout les moins de 10 salariés). Celles-ci devraient en effet bénéficier d'un renforcement de l'attention des OPCA : régionalisation de l'offre de services, de l'accueil à la formation, en passant par le conseil et l'ingénierie. Du coup, on voit apparaître, via les OPCA, une clientèle que les organismes de formation ne touchaient pas forcément auparavant.

Du point de vue de la politique de formation, cet effet souhaité de "proximité territoriale" devra, dans un souci d'optimisation des moyens, entrer en résonance avec la politique régionale de formation permanente - ce qui n'est pas forcément gagné : les OPCA ont ici en quelque sorte la lourde tâche d'améliorer l'accord national interprofessionnel et la loi - où l'approche régionale fait figure de "parent pauvre" (cf. les réactions de l'ARF).

De fait, la nouveauté, c'est peut-être qu'une interface va s'interposer entre les entreprises et les organismes de formation. Les OPCA se positionnent clairement (et légitimement) en interface entre les entreprises et les organismes de formation, en :

  • aidant à la définition des besoins de formation (notamment dans une logique de GPEC)
  • aidant à l'élaboration du cahier des charges
  • aidant à l'identification des prestataires de formation

Seconde nouveauté de taille, les organismes de formation vont devoir être capables de mêler des publics en formation. En effet, les OPCA ont pour mission explicite aujourd'hui d'optimiser les financements de Pôle Emploi et du FPSPP pour des publics caractérisés comme prioritaire par la politique emploi. Ce qui signifie, pour les organismes de formation, qu'ils devront être capables de mêler salariés et demandeurs d'emploi...

Mais tout cela ne va-t-il pas faire apparaître des points de frictions ? Pour ma part, j'en devine deux : entre OPCA et Organisme de Formation d'une part, entre OPCA et Responsable Formation d'autre part.

Un point de friction entre OPCA et organismes de formation risque en effet d'apparaître. Question de partage de compétences : jusqu'où un OPCA (qui n'est clairement pas un organisme de formation) pourra-t-il aller sans empiéter sur les activités de l'organisme de formation ? Et poussons le bouchon, juste un peu : imaginons au hasard un OPCA de mèche avec un "cabinet" de formation sous-traitant... Ensuite, le positionnement nouveau de l'OPCA ne risque-t-il pas de casser des dynamiques créées de longue date et entretenues avec ingéniosité entre organisme de formation et entreprise le cas échéant ?

Autre point de friction possible : entre OPCA et responsable de formation en entreprise (cf. les réticences du GARF). Ces derniers souhaitent être invités dans les instances de pilotage de leurs OPCA, afin que les orientations OPCA et leurs propres préoccupations ne se mettent pas en dissonance. Ensuite, les responsables de formation craignent de perdre leur autonomie dans la relation qu'ils ont éventuellement construite avec tel ou tel organisme de formation.
Reste que, pour ce point de friction là, l'enjeu est moindre dans la mesure où les entreprises qui ont en leur sein un responsable formation ne sont pas la cible prioritaire des OPCA selon les termes de la réforme engagée.


 

13 mars 2011

Un président au dessus des partis ?

Le Président met fin à vos fonctions parce qu'il estime que vous avez attaqué son parti.

C'est ce qu'aurait dit à Abderrahmane Dahmane, (ex)conseiller à l'intégration dudit président, le directeur de cabinet dudit président, autrement dénommé roi d'Maubeuge .

Président pour tous les Français ?

Encore une blague de la rhétorique politique de la droite française (le détour par Copé)...


 

4 janvier 2009

Je suis là

Je suis heureux de ton "Merci d'être là",
même si je n'en mesure rien,
même si je n'en sais rien.

Je suis là et c'est tout.
Je suis là parce que tu m'as retrouvé.
Je suis là et je reste là parce que j'ai la folle envie qu'on se retrouve.
Toi avec tes ratages à l'évocation pénible.
Moi avec mes douleurs passées jamais vraiment éteintes.
Nous avec nos vies comme elles sont.
Nous avec nos envies ancrées dans un passé lointain, justifiées dans un avenir incertain.

Je suis là et je reste là
parce que j'ai la folle envie qu'on se retrouve
même si je ne sais pas
ce qu'on pourra faire de ses retrouvailles.


16 novembre 1998

nuage Mozclouds

l'homme économique cadres posté lucie commentez économie cgt chronique conclusion secteur l'économie syndicats vers long vie formation info messages politique sans réformes social loi former recherche mise cueep doc sociale france nationale politiques lien ouvrière colombe droit commentaires bibliographiques brich message catégorie modernisation régionale brucy reste permalien documentation années professionnelle dors construction blog tanguy calais international productivité musique xyz travail syndicale permanent continue salariés même nord promotion solidaire références dynamique

 

on web on site

 


18 novembre 2006

Le métier de formateur..., jusqu'où ?

Tel était l'intitulé de l'atelier que je devais animer hier après-midi - dans le cadre d'une journée consacrée, au CUEEP, à la présentation de plusieurs travaux publiés ou en cours de publication, le tout centré à la fois sur la problématique des compétences-clés recommandées par la commission européenne et sur les pratiques d'accompagnement qui de plus en plus jouxtent les pratiques simplement pédagogiques, voire s'imbriquent en elles.

Le métier de formateur..., jusqu'où ?

Ça me rappelle inévitablement le travail que nous avions entrepris au CUEEP il y a deux ans et demi et qui avait donné lieu à bilan sous ma plume, partiellement repris sur ce blog. Le formateur était affublé d'une triple mission, dont celle d'accompagner l'apprenant... Accompagner, certes, mais, encore une fois, jusqu'où ? Et puis jusqu'où peut-on aller en injonction adressée au formateur, hors celle de "former" ?

Question large, très ouverte, très contemporaine aussi.

Pour camper le paysage problématique de cette question, j'ai proposé de réactiver quelques questions, plus ou moins récentes.


ÉDUQUER / FORMER
Vieille dichotomie. Vieux débat. Dès les années soixante, la question de la finalité ultime de la formation, de l'objectif visé en dernière instance. Question de l'image qu'on se fait de l'humanité. Vieux débat, mais toujours actuel, toujours actualisable.
Trois objectifs sont ainsi assignables à la formation/éducation :

  1. Objectif citoyenneté.
    Dans le prolongement de l'objectif religion. Il y a très longtemps on apprenait à lire sur la Bible. Depuis Condorcet et les autres, c'est aussi sur le Contrat social.
    L'objet de référence a changé. L'objectif de formatage est toujours actif - qui se disait déjà chez les stoïciens romains par exemple (n'est-ce pas ce bon Ciceron qui disait quelque chose du style : la liberté c'est le respect des lois ?).

  2. Objectif autonomie et esprit critique.
    C'est plus récent. Déjà les Lumières, certes. Mais manifestation la plus généreuse et la plus accomplie avec des gens comme Bertrand Schwartz, Jacques Delors, etc. Humanisme social-démocrate.

  3. Objectif "armée industrielle de réserve".
    Moins glorieux comme finalité. Moins explicité, bien sûr.
    Il faut oser, quand on est formateur, avouer cela.
    Relire Karl Marx et la lecture qu'en fait Rosa Luxemburg. Puis lire Accardo.

FORMATION / EMPLOI
Puis vient la question de la liaison entre formation et emploi, la fameuse "introuvable relation" (1986) - qui, pour introuvable qu'elle soit, a connu diverses modalités d'existence.

  1. La formation comme accès à l'emploi.
    Souvenez-vous des premiers centres de FPA, Formations Professionnelles Accelérées, de ce qui allait devenir l'AFPA. On est juste après guerre, au début des "trente glorieuses". Il faut reconstruire le pays, former rapidement une main-d'œuvre ... La formation sur fond de quasi plein-emploi.

  2. La formation comme gestion du non-emploi.
    Milieu des années soixante-dix, fin des "trente glorieuses". Le chômage de masse fait son apparition. Dix ans plus loin, c'est le chômage dit de longue durée qui pointe son nez. Le chômage de masse (notamment celui des jeunes) et le chômage de longue durée (notamment celui des personnes n'ayant qu'un "bas niveau de qualification") sont toujours là. La formation gère tout ça à sa façon.

  3. La formation outil de culpabilisation des bas-niveaux de qualification.
    Dans les années quatre-vingt, c'est l'employabilité qui pointe son nez, comme concept régulateur ou plutôt justificateur du chômage de masse et du chômage de longue durée. Une façon comme une autre de faire porter aux personnes au chômage la responsabilité de leur propre misère. Une façon de camoufler la formation de "l'armée industrielle de réserve". Il est bien connu que la meilleure façon de contenir la révolte est la culpabilisation des masses... Accuser l'autre des crimes que l'on commet à son encontre, faire accroire à l'autre qu'il est la cause des maux qu'on lui cause, vieille tactique de prétoire...
    En complément au travail de Laurent Cordonnier (Pas de pitié pour les gueux).

  4. La formation comme outil de reconnaissance individualisée.
    C'est tout récent, comme la VAE, mais avec des antécédents, comme la VAP. Avec un élargissement du champ de compétence de la logique formation, élargissement qui fait passer du travail en emploi à l'activité en général du moment qu'elle est celle de l'individu. Envers positif de la dynamique de culpabilisation mentionnée ci-dessus, l'une des fonctions essentielles d'une démarche VAE étant, à mes yeux, de permettre positivement un travail de reconstruction de l'image de soi que l'école ou tout simplement la vie avait brisée, de favoriser la déculpabilisation qui s'en était suivie. Mais trop peu de très officiels "accompagnateurs" (au sens large) ont conscience, hélas, de cette chance formidable que propose l'accompagnement en VAE : aider la personne dont la société a cassé ou simplement amoché tout un pan de vie, aider cette personne à reconstruire son image, son histoire, l'image de son histoire afin de se rendre présentable aux yeux des autres, à ses propres yeux ! J'en ai même vu qui en rajoutaient une louche de négativité culpabilisante, enfonçant le clou là où ça souffre, appuyant sur la tête de celui ou celle qui veut sortir de l'eau, parachevant ainsi la travail de sape sociale... Là encore relire Accardo.
    Je suis convaincu du bien-fondé de l'idée selon laquelle il serait nécessaire que chaque "accompagnateur" soit d'abord accompagné dans un travail sur l'image de soi, avant d'être habilité à toucher à quoi que ce soit de la vie des autres. Cela éviterait bien des maltraitances symboliques...

Et les COMPÉTENCES-CLÉS dans tout ça ?

  1. La recommandation européenne date de novembre 2005. Mais tout ceci est une vieille histoire. L'Éducation Nationale déjà avec les CAPUC dans les années soixante-dix. Puis l'OCDE plus récemment. Au Québec également... Les documentalistes de l'INRP ont fait un dossier très intéressant.

  2. Cette recommandation peut être comprise comme aboutissement provisoire, comme stabilisation actuelle de cette histoire. Elle doit être envisagée surtout dans une dynamique d'homogénéisation des pratiques de certification au niveau européen et mondial...

  3. Elle doit en fin de compte être resituée dans la perspective questionnante des deux dichotomies pointées ci-dessus. Que signifie cette recommandation du point de vue de la dichotomie Éduquer-Former ? Comment fonctionnent les compétences-clés dans la mécanique si complexe de la relation Formation-Emploi ? Etc.


Voilà pour le cadre général qui pouvait faire toile de fond à la présentation des travaux de l'AROFESEP d'une part (Brigitte Kaiser, de l'ILEP) et du binome de chercheurs du laboratoire Trigone d'autre part (Pascal Roquet et Jean Clénet).

Tout d'abord la présentation du projet EQUAL Re-Co-Naître l'Éducation Permanente. Projet qui veut réactiver l'idée et les pratiques d'une authentique éducation permanente. À voir absolument le site concocté dans le cadre de ce projet européen : Reconnaître l'éducation permanente. Plein de bonnes choses y sont proposées, pour s'informer, réfléchir...
Nous étions quelques uns dans la salle à écouter Brigitte Kaiser et en même temps être assaillis de souvenirs des temps de fondation de l'éducation permanente dans notre région (les Actions Collectives de Formation nées au début des années soixante-dix, notamment). Personnellement des émotions d'ancien combattant désabusé ont tenté une percée dans mon lobe temporal interne...
Par exemple, la mise en avant de la priorité nécessaire aux personnes éloignées de la formation, celles qui constituaient dans le langage des années de fondation les "non-publics de la formation". Pensée pour Jacques Hédoux qui en fit le sujet de sa thèse de sciences de l'éducation.
Par exemple, la question de la proximité culturelle entre formateur intervenant et public de la formation, question des "formateurs issus du milieu" comme on disait il y a trente-quarante ans. Question qui produit les images d'une sorte de consanguinité sociale indispensable au "bon" développement de l'éducation populaire et permanente. Question jamais vraiment travaillée scientifiquement. Peut-être parce que le constat que pouvait faire le sociologue était décevant du point de vue de la consanguinité : les formateurs "issus du milieu" se démarquaient de leur milieu d'origine en devenant formateurs précisément. En tout cas question qui à l'époque produisit de l'ostracisme évidemment abusif et contraire au respect des droits de l'homme les plus élémentaires, du style ton père est bourgeois donc tu n'as pas le droit d'intégrer le "milieu local" de l'éducation permanente, etc. Ça frôlait le fascisme (relisez Matin brun de Franck Pavloff). C'était du racisme dans sa forme la plus conventionnelle, celle-là même que les militants du "milieu local" - ceux qui auto-intrônisaient "Force vive", "Avant-garde", etc.- combattaient avec raison lorsque les mineurs d'origine étrangère étaient maltraités par les HBNPC ou par la bourgeoisie locale...

Bref, stoppons-là les souvenirs et revenons à hier 17 novembre 2006 ! Revenons à cette injonction faite aux formateurs d'accompagner. J'ai juste quelques questions.

Question 1
L'accompagnement, comme compétence du formateur, qu'est-ce que ça veut dire ?

  • Posture sociale / Posture professionnelle ?
  • Savoir-faire d'expérience / Compétence apprise ?
  • Problème éthique / Question de déontologie ?
  • Engagement individuel / Manipulation sociale ?
  • etc.

Question 2
Demander de nouvelles compétences aux formateurs, qu'est-ce que ça veut dire dans le mouvement d'intensification et de précarisation du travail que nous connaissons depuis plusieurs années dans notre secteur ?

Question 3
Développer des compétences comme l'esprit d'entreprise (une des compétences-clés de la recommandation européenne) auprès de nos publics au chômage, ça signifie quoi pour ces publics, par rapport à eux-mêmes, et par rapport à la formation de l'"armée industrielle de réserve" ? Et ça signifie quoi en termes de compétences du formateur dans la relation pédagogique ?


16 mars 2015

Des galettes à la pelle ! [seconde éd.]

Je dois me faire une raison ! Mes bons vieux disques noirs ne sont plus à l'ordre du jour chez moi (système audio CD / DVD / mp3, ogg, etc.). J'ai acquis mes premières galettes avec mes salaires d'étés lycéens, mes dernières au milieu des années 80... Que du bon, quoi !!!
La première édition de cette liste de "galettes à la pelle" en comptait 226. Quelques mois plus tard, il en reste 173.

La liste ci-dessous comprend trois séries :

  1. liste des 76 vinyles par compositeur dit "classique" (quand un seul compositeur est concerné) ;
  2. liste des 64 vinyles jouant deux ou plusieurs compositeurs dit "classiques" ;
  3. liste des 33 vinyles de musique dite de "variétés".

Si ça vous dit, je les cède pour peu ;-)

  • BACH, Johann-Sebastian (1685-1750)
    [41 galettes]
    1. Cantates n° 189, 89, 174, chorale et orchestre Pro Arte de Munich (dir.Kurt Redel).- Erato LDE3043, s.d.
    2. Magnificat BWV 243, Kantate BWV 140 "Wachet auf, ruft uns die Stimme", Theo Adam, Agnes Giebel, Hermann Prey, Marga Höffgen, Hans Joachim Rotzsch et Elisabeth Grümmer (solistes), Das Gewandhausorchester, Der Thomanerchor (dir.Kurt Thomas).- Emidisc C047-50500, s.d.
    3. Weihnachtsoratorium [BWV 248], Solist der Wiener Sängerknaben (Sopran), Paul Esswood (Alt), Kurt Equiluz (Tenor), Sigmund Nimsgern (Baß), Wiener Sängerknaben, Concentus musicus Wien (dir.Nikolaus Harnoncourt).- Teldec (Das Alte Werk) SKH25-T/1-3 (coffret trois disques), 1973.
    4. L'oeuvre pour orgue (vol.2) : Orgelbüchlein BWV 623 à 644, Marie-Claire Alain, orgue Marcussen de l'église de Varde (Danemark).- ERATO, enreg. déc.1961, EPR15502/RC320, éd.Costallat 1962 (vinyl neuf)
    5. Intégrale de l'oeuvre d'orgue de J.S.BACH : Chorals de Leipzig 1 à 8 (BWV 651 à 658), Lionel Rogg, grandes orgues du GrossMünster de Zurich. - Harmonia Mundi HM30.556, s.d.
    6. Intégrale des 14 concerti pour clavecin et orchestre (BWV 1044, 1052 à 1058, 1060 à 1065 = BG XLIII, XVII-1à8, XXI-1à3, XXXI-1et2), Collegium musicum de Paris (dir.Roland Douatte), Ruggero Gerlin, Huguette Dreyfus, Nicole Hénon, Michèle Tedeschi, Blandine Verlet (clavecins [Neupert, modèle Bach]), Michel Debost et Maxence Larrieu (flûtes), Régis Pasquier (violon).- 5 vinyl Musidisc 30RC770-774, s.d.
    7. Concertos Brandebourgeois. Premier enregistrement de la version originale [BWV 1046 à 1050], Academy of St.Martin-in-the-Fields (dir.Neville Marriner).- Philips 6700045 (coffret deux disques),
    8. Quatre suites pour orchestre [BWV 1066 à 1069], Philharmonia Orchestra (dir.Otto Klemperer).- Columbia FCX433-434 (coffret deux disques), s.d.
    9. Suites for orchestra 3 and 4 (BWV 1068 et 1069), orchestra of the Sarre (dir.Karl Ristenpart).- Everest (Los Angeles, California) 604, s.d.
    10. Musical offering (Musikalisches Opfer, Offrande musicale) (BWV 1079), Müncher Instrumental Ensemble (dir. Heinz Jansen), recording first published 1960.- VOX DL490, s.d.
    11. L'Art de la fugue [BWV 1080], orchestre de chambre de Stuttgart (dir.Karl Münchinger).- DECCA [réf.manquante] (coffret deux disques), s.d.
    12. L'oeuvre d'orgue, Michel Chapuis.- Valois CMB 1à4 (quatre coffrets de cinq disques chacun), 1968/1970.
    13. Bach, pages d'orgue célèbres [BWV 147, 564, 565, 582, 617, 639, 680, 734], Simon C.Jansen et Feike Asma (orgue).- Fontana 700000WGY, s.d.
  • BARTOLUCCI, Domenico (1917-2013)
    [1 galette]
    1. Missa pro Defunctis Pio XI, Coro della Cappella Sistina (dir.Domenico Bartolucci).- Istituto Internazionale des Disco IM1009, s.d.
  • BERLIOZ, Hector (1803-1869)
    [2 galettes]
    1. Symphonie fantastique (Épisode de la vie d'un artiste), op.14, orchestre philharmonique de Vienne (dir.Pierre Monteux).- RCA 630534, s.d.
    2. Te Deum, choeur symphonique de Londres, choeur
      philharmonique de Londres, Chanteurs de Wooburn, choeur de garçons, Francisco Araizo (ténor), orchestre des Jeunes de la Communauté européenne (dir.Claudio Abbado).- Deutsche Grammophon 2532 044, s.d.
  • BIZET, Georges (1838-1875)
    [2 galettes]
    1. Carmen, L'arlésienne (suites), orchestre philharmonique de Berlin (dir.Herbert von Karajan).- Deutsche Grammophon 2530128, s.d.
    2. Carmen, L'arlésienne (suites d'orchestre), the London symphony orchestra (dir.Thomas Greene).- Musidisc MU209 30RC846, s.d.
  • BRITTEN, Benjamin (1913-1976)
    [1 galette]
    1. L'enfant et la musique / Rencontre avec l'orchestre (variations et fugue sur un thème de Purcell, op.34); Simple Symphony op.4, Alain Giresse (récitant), orchestre de Bordeaux-Aquitaine (dir.Roberto Benzi).- Forlane UM 6540, enreg.1985, 1985.
  • BRUHNS, Nikolaus (1665-1697)
    [1 galette]
    1. L'intégrale de l'oeuvre pour orgue, Helmut Winter (orgue historique d'Altenbruch).- Harmonia Mundi HM799, s.d..
  • CASALS, Pablo (1876-1973)
    [1 galette]
    1. Pablo Casals at Montserrat, Eight choral works [O vos omnes, Tota pulchra, Salve Montseratina, Nigra sum, Recordare, Canco A La Verge, Eucaristica, Rosari], Choir of the Montserrat (dir.Dom Ireneu M.Segarra.- Everest (Los Angeles, California) 3196, 1972.
  • DUKAS, Paul (1865-1935)
    [1 galette]
    1. L'apprenti sorcier, Polyeucte, La Peri, Orchestre philharmonique Tchèque (dir.Antonio De Almeida).- Supraphon, 1975.
  • DUPRÉ, Marcel (1886-1971)
    [1 galette]
    1. Variations sur un vieux Noël, Vêpres du commun des fêtes de la Sainte Vierge, Suzanne Chaisemartin (grandes orgues de l'abbatiale Saint-Étienne de Caen).- EROL 7.408, enreg.mai 1974, s.d.
  • GOUNOT, Charles (1818-1893)
    [1 galette]
    1. Faust, Nicolaï Gedda, Boris Christoff, Victoria de Los Angeles, choeurs et orchestre du théâtre national de l'opéra (dir.André Cluytens).- EMI 2C165-00395/8 (coffret quatre disques), s.d.
  • GRIEG, Edvard (1843-1907)
    [1 galette]
    1. Concerto pour piano et orchestre en la mineur op.16, Peer Gynt (suites n°1 et 2), the London festival symphony orchestra (dir.Thomas Greene).- Musidisc MU209 30RC815, s.d.
  • HAENDEL, Georg Friedrich (1685-1759)
    [3 galettes]
    1. Sämtliche Orgelkonzerte op.4 & op.7, Herbert Tachezi (Orgel), Concentus musicus Wien (dir.Nikolaus Harnoncourt).- Teldec (Das Alte Werk) 6.35282FK (coffret trois disques), 1975.
  • HAYDN, Joseph (1732-1809)
    [1 galette]
    1. Haydn [diverses oeuvres pour orchestre et pour cithare], divers inteprètes.- Trimicron 33T triple durée [2h!] 105-LS30311, s.d.
  • LISZT, Franz (1811-1886)
    [1 galette]
    1. Liszt [diverses oeuvres pour piano, pour orchestre et pour orgue], divers inteprètes.- Trimicron 33T triple durée [2h!] 127-LS03199, s.d.
  • MARCHAND, Louis (1669-1732)
    [1 galette]
    1. L'orgue de Souvigny [diverses pièces], Michel Chapuis (orgue).- Harmonia mundi HMU532, enreg.1962, 1975.
  • MESSIAEN, Olivier (1908-1992)
    [1 galette]
    1. Quatuor pour la fin du temps, Huguette Fernandez (violon), Guy Deplus (clarinette), Jacques Neilz (violoncelle), Marie-Madeleine Petit (piano)et Olivier Messiaen (dir.).- Erato STU70156, s.d.
  • PROKOVIEV, Sergueï (1891-1953)
    [1 galette]
    1. Pierre et le loup (version française de Gil-Renaud), Gérard Philipe (récitant), orchestre symphonique de l'U.R.S.S. (dir.G.Rojdestvenski).- Le Chant du Monde LDX 78187.
  • PURCELL, Henry (1659-1695)
    [2 galettes]
    1. Dioclétien (allégorie finale et musique de scène), Alfred Deller (haute-contre), Honor Sheppard & Sally Le Sage (sopranos), Max Worthley & Philip Todd (ténors), Maurice Bevan (baryton), Concentus musicus (dir.Nikolaus Harnoncourt), Wiener Kammerchor (dir.Alfred Deller).- Amadeo/A Vanguard recording AVRS66007, s.d.
    2. Music of a While, Alfred Deller (haute-contre), Wieland Kuijken (basse de viole), William Christie (clavecin), Roderick Skeaping (violon baroque).- Harmonia Mundi HM249, enreg. "au premier jour du printemps 1979", 1979.
  • RAMEAU, Jean-Philippe (1683-1764)
    [1 galette]
    1. Hyppolyte et Aricie, La petite bande (dir. Sigiswald Kiujken).- Harmonia Mundi HM20334, 1979.
  • RAVEL, Maurice (1875-1937)
    [1 galette]
    1. L'enfant et les sortilèges, Choeur et maîtrise de l'ORTF, Orchestre national (dir. Lorin Maazel).- Deutsche Grammophon 138675, s.d.
  • ROSSINI, Gioacchino (1792-1868)
    [3 galettes]
    1. Il Barbiere di Siviglia, Hermann Prey, Tereza Berganza, Luigi Alva, Enzo Dara, Paolo Montarsolo, London symphony orchestra (dir.Claudio Abbado).- Deutsche Grammophon 2709041 (coffret trois disques), s.d.
  • TCHAÏKOVSKY, Piotr Ilitch (1840-1893)
    [1 galette]
    1. Symphonie n°6 "Pathétique" en si mineur, op.74, orchestre symphonique de Boston (dir. Pierre Monteux).- RCA VICTOR 630297, s.d.
  • VIVALDI, Antonio (1678-1741)
    [9 galettes]
    1. Les concertos pour flûte [RV 108, 427à429, 431à444 et 533], Jean-Pierre Rampal, I Solisti Veneti (dir.Claudio Scimone).- Erato ERA9129 (coffret trois disques), 1966.
    2. Les concertos pour mandolines, les concertos pour trompette, violon, hautbois, piccolo..., M.André, M.-Cl.Alain, P.Pierlot, P.Toso, I Solisti Veneti (dir.Claudio Scimone), orchestre de Chambre Jean-François Paillard (dir.Jean-François Paillard).- ERATO ERA9180 [= STU70545, STU70193 et STU70818] (coffret trois disques), s.d.
    3. Les quatre saisons, ensemble instrumental I Musici.- Philips L00301, s.d. (pochette en mauvaise état).
    4. Les quatre saisons, Monique Frasca-Colombier (violon), orchestre de chambre Paul Kuentz (dir.Paul Kuentz).- Deutsche Grammophon 2538088, s.d.
    5. Six concertos pour flûte op.10, Luc Urbain (flûte traversière), orchestre de chambre tchécoslovaque de Prague (dir.Alain Boulfroy).- Calliope CAL620, enreg.mai 1977, 1977.


  • ... et des enregistrements de compositeurs mêlés
    (plein de galettes par ordre alphabétique de titre)
    1. L'Adagio d'Albinoni et autres pièces célèbres de Musique Baroque [ALBINONI, PACHELBEL, RAMEAU, PURCELLE, J-S.BACH], Festival String, Lucerne (dir.Rudolf Baumgartner).- Deutsche Grammophon 135054, s.d.
    2. Baccalauréat 1972.- EMI C053-12019.
    3. BEETHOVEN, symphonie n°5 ; SCHUBERT, symphonie n°8 "inachevée", orchestre symphonique de Boston (dir.Charles Munch).- Victoria 30MT10219 VIC1035, s.d.
    4. CIMAROSA, VIVALDI, SALIERI, ALBINONI : Concertos pour flûte, hautbois et Orchestre, Maxence Larrieu (flûte), Pierre pierlot (huatbois), Grand orchestre de Radio-Télé-Luxembourg (dir.Louis de Froment).- DECCA 7.239, enreg.avril-mai 1974, s.d.
    5. Les Cris de Paris. Chansons de JANEQUIN et SERMISY, ensemble Clément Janequin.- Harmonia mundi HM1072, enreg.avril 1981, 1982.
    6. Danses de la Renaissance aux orgues & au clavecin [anonymes anglais du XVI°, BULL, BYRD, CABEZON, FARNABY, MUNDAY, PASQUINI, SCHEIDT, SWEELINCK, TOMKINS, VALENTE], Francis Chapelet (orgue), Lionel Rogg (clavecin). - Harmonia Munid HM2465 (2 disques), s.d.
    7. DEBUSSY, La mer | IBERT, Ports of Call (Escales), Boston Symphony Orchestra (dir.Charles Munch).- RCA 630.446, s.d.
    8. Deutsche Volkslieder, Die Regensburger Domspatzen & der Ackermann-Chor Resenheim (dir.Fritz Kernich), Chor der Württ.Staatsoper Stuttgart (dir.Heinz Mende), Südmährische Sing- und Spielschar (dir.Hans Proksch).- Opera. Europäischer Phonoklub Verlags-GmbH (Die europäische Musikgemeinschaft, Stuttgart) Bestell-NR1150, s.d.
    9. Double chorus motets of the old masters [Jacobus GALLUS, Philippus DULICHIUS, Leonhuart SCHROTER, Johann STADEN, Hans Leo HASSLER, Johann PACHELBEL, Johann Sebastian BACH], The Windsbacher Boys Choir (dir.Hans Thamm).- MACE M9054, s.d.
    10. Pierre Du Mage, Livre d'orgue | Louis-Nicolas CLÉRAMBAULT, suites du premier et deuxième tons, Michel Chapuis (orgue François-Henri Clicquot de la Cathédrale de poitiers).- Valois MB872, enreg.juin 1970, éd.1970.
    11. English Motets (Musique pour les cathédrales d'Angleterre) [Thomas TALLIS, Salvator mundi; Robert PARSONS, Ave Maria; William BYRD, Haec dies; Thomas MORLEY, Laboravi in gemitu meo; Peter PHILIPS, Ascendit Deus; Richard DERING, Jesu dulcis memoriam; John BLOW, Salvator mundi; Henry PURCELL, Jehova quam multi sunt hostes mei; Thomas ARNE, Libera me], the Deller Consort, Robert Elliott (clavecin) (dir.Alfred Deller).- Harmonia mundi 225, 1977 (pochette cartonée absente mais disque en très bon état).
    12. FALLA, Nuits dans les jardins d'Espagne | ALBENIZ, Rapsodia española | TURINA, Rapsodia sinfonica, Alicia de Larrocha (piano), Orchestre philharmonique de Londres (dir.Rafael Frühbeck de Burgos).- DECCA 410289-1, enreg.juillet 1983, éd.1984.
    13. Festival du Marais, concert du 23 juin 1964 à l'église Saint-Paul à Paris [A.SCARLATTI, A.CORELLI, A.VIVALDI], Maurice André (trompette), Laurence Boulay (clavecin Neupert) et alii, Collegium Musicum de Pars (dir.Roland Douatte). - Critère CRD186 MONO (distr.Philips), 1964.
    14. Hellènikè Paradosiakè Mousikè - Greek Traditional Intrument [sic].- Delta GR4472, s.d.
    15. Hans Eckart Schlandt (la orga Bisericii Negre din Brasov) : BUXTEHUDE, PACHELBEL, BRUHNS, J.S.BACH.- Electrecord STM-ECE01042, s.d.
    16. JANEQUIN : La Bataille de Marignan, Le chant des oiseaux et 16 chansons de la Renaissance [Pierre CADÉAC, Jacques MAUDUIT, Roland de LASSUS, PASSEREAU, Pierre CERTON, Pierre BONNET, Claude LE JEUNE, Josquin DES PRÉS], ensemble vocal Philippe Caillard (dir. Philippe Caillard).- Erato EPR15519, 1960.
    17. Jean-Luc, frère de Taizé à l'orgue de Romainmôtier (Suisse Romande) [Diego JIMENEZ, Iohannis CABANILLÈS, Antonio de CABEZON, Pablo BRUNA, Adriano BANCHIERI, Girolamo FRESCOBALDI, Louis MARCHAND, Jacques BOYVIN, Nicolas de GRIGNY, Georg BOEHM].- SM 30-527, 1972.
    18. Johann Sebastian Bach / Georg Philipp Telemann, Vier Konzerte für Flöte und Orchester, Jean-Pierre Rampal (Flöte), Betty Hindrichs (Continuo-Violoncello), Günter Karau (Cembalo), Das Kammerorchester des Saarländlischen Rundfunks (dir.Karl Ristenpart).- Columbia-EMI SMC95044 (distr.Erato), s.d.
    19. Krètè me ta tragoudia sou (translittéré).- EMI GREECE MT7414 / GCMG2574, s.d.
    20. Le cadeau de la vie 1979 (divers pièces classqieus et variétés).- EMI, 1979.
    21. Lieben Sie Klassik ? Ausschnitte aus dem "Hoffnung Festival" von 1956, 1958 und 1961 in der Royal Festival Hall London.- Columbia C83355 WSX641, s.d.
    22. Maria Callas 1949/59. Un mito, una carriera, live recording.- Foyer FO1007(3) (coffret six disques), Laudis 1980.
    23. Memories from Crete.- MARGO 8031, 1972.
    24. Memphis SLIM | Willie DIXON.- Le Chant du monde FWX-M-52385, s.d.
    25. Montserrat Caballé chante MOZART, VERDI, PUCCINI, DONIZETTI, ROSSINI.- Philips 9500 358, s.d.
    26. Musique légère du 19e siècle [diverses oeuvres pour orchestre de Léo DELIBES, D.F.AUBER, A.ADAM, Ch.GOUNOT, O.NICOLAÏ et G.BIZET], divers inteprètes.- Trimicron 33T triple durée [2h!] 101-LS741, s.d.
    27. Noëls des organistes français du XVIIIe siècle. D'AQUIN, J.F.DANDRIEU, BALBASTRE, Michel Chapuis (orgue J.G.Koenig de l'église Saint-Georges à Sarre-Union).- Valois MB795, enreg.déc.1968, éd.1969.
    28. L'orgue de Souvigny, cf. plus haut à MARCHAND, Louis.
    29. La belle époque des orgues limonaires.- Valmy 733, s.d.
    30. Les plus jolies chansons de la Belle Époque sur un orgue limonaire authentique 35 touches à carton perforé.- Valmy 721, s.d.
    31. Orgue historique de Castille vol.1 : Villasandino, Melgar de Fernamental [anonymes du XVIII°, Antonio de CABEZON, Antonio MESTRES, Correa de ARAUXO, Miguel LOPEZ, François ROBERDAY, Narcis CASANOVES], Francis Chapelet (orgue).- Harmonia Mundi, HM1208, 1978.
    32. Orgue historique de Covarrubias [DE SOLA, AGUILERA DE HEREDIA, DURON, BRUNA, CORREA DE ARAUXO, MENALT, CABANILLES], Francis Chapelet (orgue de la Collégiale).- Harmonia Mundi, HM793, s.d.
    33. Orgues anciennes d'Allemagne du Nord. Oeuvres de LUBECK, BUXTEHUDE, REINKEN, STEENWICK et SCHEIDEMANN, Albert de Klerk (orgue Vincent Lubeck de l'église de St-Cosmae de Stade), Piet Kee (orgue Schnitger de l'église de Gandekesee, orgue de l'église de Westerhusen).- Telefunken STEL20, s.d.
    34. Orgues de Castille, vol.2. Les orgues de Santa Maria et Santa Eulalia de Paredes de Nava [Francisco CORREA DE ARAUXO, Miguel LOPEZ, Girolamo FRESCOBALDI, Jean-François DANDRIEU], Michel Chapelet (orgue).- Harmonia Mundi HM1209, s.d.
    35. Pièces françaises, flamandes et espagnoles des 17e et 18e s. par jean Boyer (orgue historique de Gimont construit par Godefroy Schmit en 1772) [Charles RASQUET, GUILAIN, Gherardus SCRONX, Jan Pieterszn SWEELINCK, Antonio VALENTE, Pablo BRUNA, Francisco CORREA DE ARAUXO].- STIL 2103S71, 1971.
    36. Pierre Cochereau aux grandes orgues de Notre-Dame de Paris [BACH, LISZT, FRANCK, MENDELSSOHN, WIDOR, CALVIÈRE, FRESCOBALDI].- Musidisc FC436, 1959.
    37. Polyphonie sacrée de la Renaissance [TALLIS, BYRD, GESUALDO, LASSUS, SCHÜTZ], Deller Consort, Ensemble vocal Choeur National, Ensemble vocal Raphaël Passaquet.- Harmonia Mundi HM2.473 (deux disques), s.d.
    38. Polyphonies sacrées du siècle d'or. LASSUS . GESUALDO . VICTORIA [Roland de LASSUS, Prophetia sibyllarum, Missa super Dixit Joseph; Don Carlo GESULADO DI VENOSA, Responsoria et alia ad officium sabbati sancti; Tomas Luis de VICTORIA, Officium defunctorium, Motets : Ascendens Christus, O magnum mysterium, Ave Maria], Les madrigalistes de Prague (dir.Miroslav Venhoda).- Valois CMB28 (coffret trois disques), s.d.
    39. Ragtime Bolling, Claude Bolling (piano).- RCA RC240, s.d.
    40. Récital de guitare [F.SOR, A.MUNDARRA, L.MILAN, J.HAYDN, R.DE VISÉE, L.DE NARVAEZ, S.L.WEISS, A.SCARLATTI, D.SCARLATTI, J.A.LOGY, G.SANZ, G.FRESCOBALDI] par G.Tomasso.- Trimicron 33T triple durée [2h!] 111-LS1123, s.d.
    41. Le Reniement de Saint Pierre (Marc-Antoine CHARPENTIER), Motets a cappella 15° et 16° siècles (DUFAY, VICTORIA, HASSLER, SCHUTZ, JOSQUIN DES PRÉS), ensemble vocal Gérard George.- Enregistrement public du concert donné à Paris le 14 avril 1976 en l'église Notre-Dame des Blancs-Manteaux, Instac STY75017, 1976 (deux exemplaires).
    42. Splendeur des cuivres, vol.III : simphonies, fanfares et carrouzels royaux [J-B.LULLY, M-R.DELALANDE, J-J.MOURET], Maurice André (trompette), Pierre Pierlot (hautbois) et alii, Collegium Musicum de Paris (dir.Roland Douatte).- Critère CRD177 MONO (distr.Philips), 1963.
    43. Symphonie La surprise [Joseph HAYDN] - Symphonie des Jouets [Leolpold MOZART] racontées aux enfants par Daniel Ceccaldi, orchestre symphonique Graunke (dir.Kurt Graunke).- Walt Disney ST4039F, s.d.
    44. Tangos Pasos éternels, Primo Corchia et son orchestre.- Album Festival 181 (deux disques), s.d.
    45. Tant crie l'on Noël, Bernard Foccroule, Philippe Pierlot et alii.- Le chant du monde, CM360, LDX74713, s.d.
    46. Te Deum (Eustache DU CAURROY), Motets (Guillaume BOUZIGNAC, Jean MOUTON), ensemble Métamorphoses de Paris (dir.Maurice Bourbon).- BNL 111621, s.d. (cinq exemplaires).
    47. "The world of King's". Allegri : Miserere et 7 autres choeurs célèbres [A.VIVALDI, B.TALLIS, C.GIBBONS, F.HAENDEL, W.BYRD, J-S.BACH], The Choir of King's College Cambridge (dir.David Willcocks).- DECCA BA-342 592037, s.d. (compilation d'enregistrements datant de 1959 à 1966).
    48. Trois ballets : Sylvia, Coppélia (Léo DELIBES), Faust (Charles GOUNOD), Orchestre de l'Association des Concerts Colonne (dir.Pierre Dervaux).- Pathé Marconi FALP30.203, s.d.
    49. Trompeten-Konzerte [VIVALDI, TELEMANN, PURCELLE, J-S.BACH, L.MOZART], Maurice André (trompete), Das Kammerorchester des Norddeutschen Rundfunks (dir.Gabor Ötvös).- Somerset 625, s.d.
    50. Virgil Fox : the Fox touch, volume one [BACH : Toccate, adagio and fugue ; toccata and fugue in D minor. J.JONGEN : toccata from the Symphonie Concertante].- Crystal Clear Records CCS7001, 1977.
    51. Festival international du son, Haute fidélité, stéréophonie, facture instrumentale. Palais d'Orsay, Paris, du 6 au 11 mars 1969.- A.Charlin disques SLC36.


  • ... puis des enregistrements de "variétés", comme on dit ;-)
    (plein de galettes par ordre alphabétique de titre)
    1. Alan Stivell. Renaissance de la harpe celtique.- Fontana 6325.302, s.d.
    2. Cafougnette à l'Olympia de Sallaumines.- EPN3027, s.d.
    3. Carole Laure. Alibis.- RCA RSL1072, 1978.
    4. Francis Lalanne. La maison du bonheur.- Les 3 oranges bleues, 1979.
    5. Gilles Vigneault. Chansons, contes et comptines.- AUVUDUS AV 4288, 1986.
    6. Godspell, Troupe du Théâtre de la Porte StMartin.- Philips 6332037, s.d.
    7. Henri Tachan. On n'retombe jamais en enfance. Auvidis AV4470, 1986.
    8. J'ai vu le loup le renard le lion. Félix Leclercq, Gilles Vigneault et Robert Charlebois.- Les productions du 13 août 6641347 (2 disques), 1974.
    9. Jo Courtin et son ensemble. Spécial ch'timis.- Relasong RL33119, s.d.
    10. Joan Baez.- SCORE SCO8608 (coffret 3 disques), rééd.1981.
    11. Les 2 visages de Pierre Perret.- Vogue CLD718, s.d.
    12. Malicorne. Almanach.- WEA 883007, 1976.
    13. Mannick. L'enfant soleil.- AZ/2 405 DIS218, s.d.
    14. Mannick. Paroles de femme.- AZ BAM 5883, s.d.
    15. Mannick. La chance d'être une femme.- BAM 5922, 1977.
    16. Maxime Leforestier [Le steak; Février de cette année-là; Parlez-moi de saison; Entre 14 et 40 ans; Si tu étais né en mai; Dialogue; Mauve; Là où; Les lianes du temps; Autre dialogue; J'm'en fous d'la France] .- Polydor 2473025, s.d.
    17. Montand chante Prévert.- Philips Phonogram 6332226 PG263, 1962.
    18. Nazaré Pereira. Boîte à soleil [Caixa del sol].- RCA PL37565, s.d.
    19. Paco Ibañez à l'Olympia.- Polydor 2675174, enreg. 2 décembre 1969, s.d. (2 disques).
    20. Pierre Perret. Papa Maman.- Adèle 39518, s.d.
    21. Pierre Vassiliu. Roulé ... boulé.- CBS 25788, 1983.
    22. Quilapayun. Enregistrement public.- EMI 2C066-14402, 1977.
    23. Serge Lama. Une île.- Philips 9101.020, s.d.
    24. Simon and Garfunkel. The concert in Central Park (sept.19.1981).- Geffen Records, 1981 (2 disques).
    25. Steve Waring. La baleine bleue.- Le Chant du monde LDX74530, s.d.
    26. Véronique Sanson. Le maudit.- Elektra 52008B, 1974.
    27. Yves Duteil. Virages, J'ai caché ton mouchoir, Un lilas pour Eulalie, Les p'tites casquettes....- MFP 2M026 13420, rééd. de 1979.
    28. Yves Duteil [L'opéra; La maman d'Amandine; Les batignolles; J'ai la guitare qui me démange; Fais-moi des ailes; Prendre un enfant; Le pont pont de bois; Lucile et les libellules; John; La puce et le pianiste; Tarentelle; Les p'tites casquettes].- EMI PM003, 1980.

22 septembre 2006

Opinion et institution

Tôt ce matin, j'ai entendu un journaliste (France Info ou France Inter ?) dire que le ministre responsable du respect de l'ordre dans notre bon pays avait joué l'opinion contre les institutions, validant du même coup l'affirmation dudit ministre selon laquelle il disait tout haut ce que tout le monde pense en son fors intérieur (à savoir que la justice n'est pas assez répressive, etc.)...
Deux choses à dire rapidement là-dessus.

  1. Le terme opinion connaît une acception philosophique ancienne (cf. Platon) : l'opinion (la "doxa") fonctionne dans l'ordre de la vraisemblance, de ce qui "semble vrai", par opposition à ce qui est vrai ou vérifié (ordre de la science). En gros, l'opinion, c'est ce qui est simple à penser et ce qu'on a envie de croire sans réfléchir. Souvenez-vous de l'affaire d'Outreau.

  2. Le terme opinion connaît une acception socio-politico-médiatique contemporaine (cf. les enquêtes d'opinion) : l'opinion fonctionne dans l'ordre de la viabilité (du projet) politique, par opposition à la détermination raisonnée des responsables politiques. On est dans une opposition de type "gens de la rue" contre "élus au pouvoir". On est dans la construction de l'homme politique comme étant celui qui "ose parler", qui "ose dire tout haut...", celui qui a le courage de dire ce qui ne va pas, celui qui parle sans tabou, etc. Pensez aux pratiques lepénistes.

Ce qui est formidable avec notre ministre, c'est qu'il roule sur les deux acceptions dans le même mouvement, masquant les défauts épistémologiques de la première par la soi-disant force politique de la seconde. Le roi de la collusion - j'ai nommé notre Sarkozus, collusionis rex, collusionarum collusio - pratique la collusion des deux acceptions du terme opinion. Quoi de plus normal, en somme ! La collusion est une seconde nature chez lui. D'ailleurs, quand il dit ce qu'il dit concernant le travail de la Justice, il parle en tant que ministre, en tant que responsable du parti politique créé pour soutenir l'action de Jacques Chirac, en tant que candidat à la prochaine élection présidentielle, en tant qu'avocat, en tant qu'homme de la rue et de l'opinion ? Le sait-il lui-même ?

Tiens, si j'était lui, je proposerais le rétablissement de la peine de mort. Tout simplement parce que sa suppression avait été obtenu, en 1981, contre l'opinion publique (et contre l'avis de l'actuel Garde des Sceaux, alors jeune député à l'écoute de sa ruralité, mais c'est une autre histoire [cf. Le Canard Enchaîné de cette semaine]). En tout cas, je n'ai pas entendu le Garde des Sceaux défendre avec toute la fermeté qui conviendrait ici les juges conter les attaques de son collègue de l'Intérieur...
euh pardon : du patron de son parti politique...
euh pardon : de celui qui se voit bientôt Président de la République !


30 mars 2006

Dialogue et violence

D'un côté, une génération qui refuse d'être sacrifiée sur l'autel du libéralisme exacerbé.
De l'autre côté, une poignée d'hommes et de femmes, accrochés à un pouvoir qu'ils doivent à l'oligarchie financière ainsi qu'à l'aveugle- ment d'une majorité silencieuse qui, un jour de 2002, finit par refuser le fascisme français.

D'un côté des jeunes qui engagent leur conscience politique dans la volonté de ne pas être cantonnés toute leur vie durant dans l'ombre de la liberté de certains.
De l'autre côté des vieux qui s'acharnent à sauver leur place au soleil et à transmettre à LEURS enfants cet héritage si durement volé.

D'un côté des enfants qui veulent comprendre pourquoi la chasse au profit les réduit au mal vivre.
De l'autre côté des adultes qui refusent d'entendre la quête des enfants et continuent la chasse au profit, coûte que coûte.

D'un côté des citoyens contestant, librement, la légitimité d'une loi non votée qui contredit une loi récemment votée, sinon la Constitution elle-même.
De l'autre côté des "sages" déclarant, non librement mais dans leur décidément trop grande sagesse, que des élus peuvent voter une disposition pour la contredire ensuite - sûrement une façon élégante de saluer le pragmatisme d'une certaine classe politique.

D'un côté des gens réfléchis qui appellent au dialogue sans a priori, c'est-à-dire en deçà de l'imposition du principe de profit.
De l'autre côté des gens réfléchis qui appellent au dialogue avec
 a priori, c'est-à-dire après l'obligation d'accepter le principe ultralibéral.

D'un côté des gamins qui protestent, pensant à leur avenir.
De l'autre côté une autorité usurpée qui les empêchent par tout moyen de protester.

D'un côté des gosses qui veulent parler, posent des questions; etc.
De l'autre côté, c'est-à-dire en face, des gens en armes qui matraquent, qui cognent, etc.

Nous vivons vraiment dans un monde décidément formidable, dans un monde formidablement diabolique.
Moi qui ai cinquante ans passés, je hais les adultes qui bradent leur propre jeunesse, je hais la violence qui cogne sur la demande de dialogue.
C'est à vomir !


10 novembre 2005

L'informatique militaire est-elle au-dessus des lois ?

Un projet de centralisation des systèmes d'information de l'armée pourrait lui donner accès aux données de la gendarmerie concernant les justiciables.

C'est ce que Nicolas Arpagian écrit dans l'édito de 01 Informatique, ce 10/11/2005.Voici le début de l'édito :

Dans un louable effort de rationalisation à la fois technologique et budgétaire, la Direction des armées françaises planche depuis la fin des années 90 sur la centralisation de ses systèmes d'information. Cette réflexion devrait finalement aboutir, le 1er  janvier prochain, à la fu- sion de la Direction centrale des télécommunications et de l'informati- que et de la Direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information (Dirisi)... (suite)

à suivre


10 mars 2006

Sauver les radios indépendantes

Message lu sur IndyMedia

Le Sénat s'apprête à voter en cachette un texte qui vise à réduire de 60 % l'aide aux radios associatives.  Ce vote aura lieu le 15 mars. Ce texte est un moyen d'éliminer, de fait, du paysage audiovisuel la quasi totalité des radios indépendantes. D'autre part, ce texte va aussi créer une commission de censure politique. Les subventions seront dorénavant subordonnées au contenu des émissions. Projet par projet. C'est la liberté d'opinion et d'expression qui est frontalement attaquée par une majorité parlementaire de plus en plus totalitaire.

Contre le vote de ce texte,
les radios associatives appellent à une
manifestation parisienne le samedi 11 mars.


Publicité
Publicité
Archives
Visiteurs
Depuis la création 262 735
Publicité