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BRICH59
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27 octobre 2021

Quand l'État ment, effrontément

Violences policières : à Calais, Darmanin ment !

Interviewé par France 3 Hauts-de-France le 9 octobre 2021, le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré :

« […] Ce que je peux dire, c’est que malgré tous les procès d’intention qu’on fait aux forces de l’ordre, je constate que pas un policier et pas un gendarme sur la côte littoral n’a été poursuivi par la justice […] et j’aimerais qu’on les respecte et qu’on les soutienne plutôt qu’on les insulte surtout lorsque manifestement ce sont des mensonges […] »


Il répondait à une question concernant le dernier rapport de Human Rights Watch, Infliger la détresse. Le traitement dégradant des enfants et des adultes migrants dans le nord de la France qui met en évidence le harcèlement policier dont sont victimes les personnes migrantes dans le nord de la France.

Pour comprendre de quel côté est le mensonge, c'est sur le site du GISTI !


 

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4 novembre 2009

encore la rhétorique guerrière !

Selon l'AFP,

PARIS [3nov.09, vers 21h] — Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a "lancé l'idée d'un couvre-feu ciblé sur des mineurs délinquants" de moins de 13 ans, mardi soir, à Paris, lors des "rencontres de Beauvau" organisées avec des élus de la majorité présidentielle.

Je n'en dis pas davantage, voulant juste relever la rhétorique guerrière, si chère à notre gouvernement, mais si propice à la violence - de part et d'autre.


23 avril 2017

Les cinq lieux de l'ADBS

"Que représente l’ADBS pour vous ?". J'ai dû répondre à cette large question dans le cadre de l'incitation à candidatures pour le Conseil d'Administration de l'ADBS. Extraits (remaniés).

L’ADBS, lieu de professionnalisation
Lorsque je me suis engagé dans le métier de documentaliste - c'était il y a plus de trente ans -, l'adhésion à l’ADBS a été très concrètement pour moi la possibilité d'intégrer une communauté professionnelle dont la fréquentation m'a appris le métier. Parmi ces professionnel(le)s de l'information, il y avait des personnes qui portaient haut les couleurs de l'association - au rayonnement de laquelle elles avaient largement contribué, en région Nord[*] et sur le plan national. Leur enthousiasme pour l’action associative, pour l'action collective m'a positivement contaminé et je suis convaincu qu'aucune formation ne m'aurait autant apporté en matière de professionnalisme et d'ouverture quant à l'impact de nos compétences sur les organisations pour lesquelles nous travaillons.


L’ADBS, lieu de réseautage
L’autre geste fondateur pour moi a été de me rapprocher des documentalistes travaillant sur les mêmes thématiques que moi (formation, emploi, sciences de l’éducation, etc.). C’est ainsi qu’est né le Collectif Documentaire Emploi-Formation régional, qui fut l’occasion d’une véritable optimisation de la ressource documentaire sur le bassin lillois, en même temps qu’un échange de compétences entre les membres du collectif (AFPA, Université, Rectorat, CRDP, CARIF, ANPE, DRTE, etc.), d’autant plus riche que chaque membre du réseau faisait lui-même partie d’un réseau institutionnel. On appellerait ça un réseau aujourd’hui, un réseau de réseaux, un réseau humain à haute densité professionnelle. Il a fonctionné plus d’une décennie, produisant par ailleurs quelques bibliographies et autres travaux documentaires à l’adresse des acteurs des services publics de l’emploi, de l’éducation et de la recherche. Comme ce travail collectif sur l'Évolution des métiers de la formation des années 70 à l’an 2000...


L’ADBS, lieu de formation
C’est dans ce cadre riche que j’ai fourbi mes premières armes pédagogiques au sein de l’association, organisant notamment avec d’autres membres du collectif régional, une formation ADBS sur la veille appliquée au secteur éducation. Lieu éminent de professionnalisation, l’ADBS devenait pour moi, un authentique lieu de formation continue de ses membres et plus globalement des professionnels de l’information et de la documentation – en toute complémentarité avec les formations initiales dispensées par l’Université, qui me sollicita rapidement pour témoigner de la technicité de nos activités professionnelles en même temps que de la capacité d’une association professionnelle à porter un discours pédagogique construit et surtout « authentique » en quelque sorte.


L’ADBS, lieu d’écriture praticienne
Après quelques années de métier et de confection de bibliographies et autres travaux documentaires utiles aux professionnels du secteur où se situait mon rôle de professionnel de l’information (sciences de l’éducation & formation continue), je ressentis le besoin d’expliquer aux autres comment j’envisageais l’un des avenirs possibles de la bibliographie. C’est l’ADBS qui accueillit un article sur ce que j’appelai alors l'herméneutique documentaire, en fait sur la question du sens et des références en documentation (DocSI, vol.33, n°1, 1996). Mon association était clairement un authentique et chaleureux lieu d’expression où les adhérents pouvaient soumettre l’état de leur réflexion professionnelle, hors des cadres sacro-saints de la publication universitaire, trop souvent interdite aux « praticiens ».


L’ADBS, lieu de « germination associative »
Enfin, dès le début de mon engagement dans le métier de documentaliste, je ne pus résister à l’envie, au besoin de mettre la main à la pâte : je devais participer à l’animation associative en région. J’intégrais donc immédiatement le bureau de la délégation régionale Nord-Picardie, d’abord et longtemps en tant que coordinateur formation, puis plus tard en tant que délégué régional – ce que je suis toujours. En effet, s’il doit y avoir activité associative, c’est là où se trouvent les professionnels de l’information et de la documentation, où se trouvent les adhérents, c’est-à-dire, de ma lorgnette, en région Nord-Picardie, puisque je travaillais sur la métropole lilloise. Il n’était pas question pour moi de cantonner l’ADBS dans un rôle de superstructure jacobine qui distribue savoir-faire et savoir-être sur le territoire. Au contraire, les professionnels des territoires ont du savoir-faire et du savoir-être à apporter à la collectivité, tout autour d’eux mais aussi en rayonnement national. C’est ainsi que je devins membre du Conseil des régions de l’ADBS, pour finir par en devenir le Président. Ce rôle me propulsa dans les sphères décisionnelles de l’association : le Président du Conseil des régions est membre de droit du Conseil d’Administration et du Bureau. Voilà quelques mois, dans la perspective de la cessation de mes activités professionnelles, je me suis dessaisi de ce rôle, pour recentrer mon énergie sur ma délégation régionale qui sommeillait quelque peu, afin qu’elle participe à l’alimentation territoriale de l’association.

[...]

"Quelle satisfaction tirez-vous du fait d’être administrateur de l’ADBS ?" était une autre question.

Réponse : "Juste la satisfaction d’œuvrer au bien commun, accompagnée du plaisir de restituer autant qu’on a reçu."


 [*] Voir ces "pionniers du Nord" dont parlait DSI en 2003 (vol. 40, n° 2).

11 mars 2015

Playlist de l'association La Chapelle des Flandres

De Josquin Desprez le flamand européen à Maurice Bourbon le cévenol roubaisien en passant par Bach à l'accordéon, cette playlist, la seule officielle, montre une partie de l'étendue de la musicalité de La Chapelle des Flandres :

Toutes les informations concernant ces enregistrements (et d'autres encore) sont dans la rubrique Discographie du site de l'association La Chapelle des Flandres.

 

Par ailleurs, piratage oblige, ...

... EtaCarinae2010’s channel de You Tube propose le sublime enregistrement du livre VI des Madrigali deGesualdo, avec défilement de la partition. C'est là :


... un certain Franz von Biber a mis en ligne deux pièces d'Antonio Lotti :

  • le début de la Missa pro defunctis à 4 voix (Introitus/Kyrie

  •  le Miserere en sol mineur

... et ce n'est pas tout ! D'autres messages arrivent qui épingleront quelques listes nées du piratage !


7 octobre 2009

L'homme serait une chose...

Navrants, ces propos de ceux qui ont les clés de l'État, propos qui indique on ne peut plus clairement clairement ce qu'est l'homme dans l'idéologie néolibérale qui est la leur.

L'autre jour, à la radio, j'entends Brice de Neuilly parler de "stock de détenus", comme si la qualité de détenu rabaissait l'homme à n'être qu'une chose, voire une marchandise (usage économique du terme 'stock', usage majoritaire) ou un animal (usage biologique du terme, minoritaire). L'homme est ici compté comme on compte des boîtes de petits pois dans l'entrepôt d'une grande surface, ou des bottes de carottes dans la réserve du marchand de primeurs...

Aujourd'hui, je lis sur le site Miroir social, qu'on a entendu un haut représentant de l'État "déclarer à propos de la réforme de la Fonction publique et des nouvelles approches "managériales" qu'un fonctionnaire "ça doit tenir dans 12m2 ; c'est comme le brodequin du Moyen-Âge, je  suis parfaitement déterminé à le régler à la bonne taille.""

Alors là, c'est le pompon ! Un haut fonctionnaire qui avoue :

  1. que les fonctionnaires doivent être lotis comme des lapins, chacun son clapier, pas trop grand pour stériliser les pulsions de liberté (de mouvement, c'est-à-dire de pensée)

  2. que le travail, dans la fonction publique, est une torture particulière ; on savait que le travail en général était d'abord une entrave, mais là, s'agissant du travail au service de l'État, on franchit un cran supplémentaire dans la précision : il s'agit d'un supplice tout particulier, celui qu'on appelait "la torture des brodequins" (eh oui, c'est au pluriel, Monsieur le tortionnaire !), pour faire avouer en broyant les os des jambes ; on comprends dès lors que, les os broyés, le fonctionnaire n'ait pas vraiment besoin de place pour "travailler" : plutôt que 12m2, je verrais bien juste la place qu'une civière occupe au sol, non ?

Conclusion, l'humain est une chose, et, quand il veut être un homme ou une femme au service de l'État, ce dernier rêve de le ou la confiner en lapin(e) empêché(e) de bouger.
Joli spectacle, non ?


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30 septembre 2009

Chers amis mélomanes,

L'association La Chapelle des Flandres, au sein de laquelle travaillent plusieurs formations musicales dont le chœur de chambre Cœli & Terra et l'ensemble vocal Métamorphoses, sous la direction artistique de Maurice Bourbon, vous invite à soutenir par souscription ou mécénat son dernier enregistrement : deux messes de Maurice Bourbon, Petits z'oiseaux (Métamorphoses) et Ex machina (Cœli & Terra), ainsi qu'une pièce pour chœur et accordéon (Bogdan Netserenko), la Déploration de Josquin.

Toutes ces pièces magnifiques ont bien sûr déjà été données en concert. Mais si vous n'avez pu en profiter, l'association vous propose de goûter quelques plaisirs de cet enregistrement :

N'hésitez pas à contacter l'association pour souscrire, pour soutenir ...


3 novembre 2010

« Feu sur les Enseignants »

Les Amis du Monde Diplomatique nous invitent Mercredi 10 novembre à 20h30 à la MRES (23 rue Gosselet à Lille) pour une rencontre sur le thème : « Feu sur les Enseignants » avec Gilles Balbastre, suite à son article du même nom paru dans le Monde diplomatique d’octobre.

Seront examinées les dernières réformes actuellement en cours dans l’éducation secondaire dont le programme Clair (Collèges et Lycée pour l’ambition, l’innovation et la réussite).


22 octobre 2010

Otages et chantages

Je lis que, parlant des grèves, le roi d'Maubeuge clame qu'"on n'a pas le droit de prendre en otage des gens qui n'y sont pour rien". Le populisme est donc bien à son zénith !

Qui y est pour quelque chose ?

  • lui, le petit roi nerveux, comme disaient les Chinois perspicaces,

  • son frangin qui mise sa fortune sur le développement des retraites par capitalisation, le dauphin qui rafle l'UMP de la commune UMP de papa, commune la plus ump-dense de France,

  • les membres de la cour tous plus ou moins intéressés financièrement par les affaires économiques en cours,

  • etc.

-> Face à l'appauvrissement délibéré d'une frange de plus en plus importante de la population,

-> Face au chantage permanent à l'emploi et au salaire,

-> Face au coup d'État permanent (caporalisation du parlement, censure de la discussion politique, surdité au discours des travailleurs, usage systématique de la force policière), etc.

Que reste-t-il aux Français d'en bas

pour exercer leur droit à la parole libre

et leur droit à la vie ?

Qui est l'otage de qui  ?


14 octobre 2010

L'inverse du nazisme est encore le nazisme

L'association pour les droits civils en Israël (The Association for Civil Rights in Israel) publie une étude sur les propositions de loi qui seront discutées lors de la session d’hiver de la Knesset.

D'où il ressort que certaines dispositions envisagées par l'État israélien rappelle de tristes souvenirs pour celles et ceux qui ont vécu ou étudié l'Europe des années trente et quarante... Il suffit de changer les titulaires des rôles... No comment ! C'est trop gros !

J'ai toujours pensé qu'un État religieux était la pire des solutions politiques côté droits de l'humain.


2 mars 2009

Culture, internet et politique

Pour MDR, deux faits récents :

  • la culture française managé par le Président

    À l'heure où l'État coupe les vivres à maintes associations œuvrant dans le champ social ou dans le champ culturel, on assiste, comme dans le même mouvement, à un recentrage fort des lieux de décisions, par exemple dans le domaine culturel, avec le décret n° 2009-113 du 30 janvier 2009 relatif au Conseil de la création artistique (pour les curieux, NOR: MCCX0902113D). Je vous conseille d'aller voir : c'est édifiant et tragique. Toute la politique culturelle dans les mains d'un seul homme... et pas grand monde pour pointer ça !

  • l'accès public à l'internet privé de liberté

    Là, c'est autre chose. on en parle beaucoup plus sur la toile. Normal ! Madame la Ministre de la culture recommande le filtrage des accès publics internet wi-fi grâce à une liste blanche des sites « utiles à la vie économique, culturelle et sociale du pays ». Ça s'appelle la censure, ni plus ni moins. D'ailleurs le député Franck Riester, rapporteur du projet de loi Création et Internet (dite Loi Hadopi), n'a-t-il pas affirmé, de concert avec la ministre, que "l’accès à internet n’[était] pas une liberté fondamentale" ?

"Fondamental", vous avez dit "fondamental" ?


31 octobre 2008

Histoires de brouillages... (encore ?)

Depuis qu'il a été élu Président de la France mais déjà pendant sa campagne électorale, notre roi d'Maubeuge nous embobine à coups de brouillages de frontières mâtinés de pseudo-bon-sens-commun : brouillages sémantiques, brouillages politiciens, brouillages sociaux, brouillages stratégiques, brouillages idéologiques... Que ne brouille-t-il pas au nom du pragmatisme ? Que ne brouille-t-il pas pour se maintenir au pouvoir, pour ne rien perdre de son pouvoir actuel, pour prendre tout le pouvoir. En effet, la prise de pouvoir passe par l'inhibition de la faculté de pensée de l'autre et le brouillage systématique fait partie des modes d'une telle inhibition.

Le goût du pouvoir ? Certes. Mais pas seulement ! En se rasant le matin, avant même d'être candidat à la « fonction suprême », il pensait à cette ultime marche qu'il comptait gravir pour couronner sa carrière politique. En se rasant le matin, maintenant qu'il a gravi cette marche, il pense à la stratégie qu'il faut mettre en œuvre pour toujours mieux enrichir les riches c'est-à-dire appauvrir les pauvres, pour permettre à ses amis de la finances, de l'industrie et des médias, ceux-là même qui l'ont grandement aidé à gravir la marche en question, d'accomplir toujours mieux leur destin de prise de pouvoir économique et politique (l'homme politique comme marionnette active non seulement consentante mais intéressée manipulée par les potentats économiques).

Il est un front où tout le monde (partis politiques, syndicats patronaux et syndicats de salariés, tout le beau monde quoi !) semble d'accord, où personne ne remet en cause ce qui n'est pourtant qu'un postulat idéologique. Je veux parler du statut et du rôle de la formation. Je veux parler de l'instrumentalisation de la formation, de son enfermement dans la politique de l'emploi, de sa réduction à un outil d'ajustement économique, bref de sa soumission ancillaire au service de l'économique. Notre beau pays fut pourtant pionnier il y a bientôt quarante ans, lorsqu'il grava la formation continue dans le marbre de la loi, l'inscrivant comme une obligation nationale. C'était en 1971 (Loi no 71-575 du 16 juillet 1971). La formation professionnelle continue y était organisée dans le cadre de l’éducation permanente - ce qu'on appelle aujourd'hui formation tout au long de la vie. L'objectif qu'on lui assignait alors était de permettre l’adaptation des travailleurs au changement des techniques et des conditions de travail, de favoriser leur promotion sociale par l’accès aux différents niveaux de la culture et de la qualification professionnelle et leur contribution au développement culturel, économique et social. De ces deux objectifs, n'en subsiste qu'un seul : l’adaptation des travailleurs au changement technologique et/ou organisationnel. Exit la promotion sociale des travailleurs, que ce soit par l’accès aux différents niveaux de la culture et de la qualification professionnelle, comme dit le texte de 1971, ou par un autre biais : il y a belle lurette que le fameux « ascenseur social » est en panne ! Quant à la contribution des travailleurs au développement culturel, économique et social, c’est TF1 qui s'en charge ! La formation est devenue un outil de la politique de l’emploi, un outil pour calmer les foules : certes, mon brave, ton boss t’as jeté, mais moi, gentil samaritain, je t’offre un stage, et comme ça tu seras enfin « employable » !
Regardez ce qui vient de se négocier chez Renault Sandouville : des actions de formation sont mises en place pour répondre au chômage partiel. La belle affaire : la mise en formation des salariés privés de travail va résoudre le problème de leur mise au chômage partiel ! On croit rêver. La formation-placebo existe donc ! Chouette ! Au passage, on admirera la réactivité de ce bon gouvernement qui, décidément, s'occupe bien des malheurs des petites gens, comme on dit à l'UMP : discussion le 29 octobre, mise en œuvre des décisions du 29 octobre le 3 novembre ! Au passage, on a pu voir que le plan de formation de l'entreprise n'était pas du tout au point...
Mais, comme dit le DG de l'UNESCO, la formation est une dimension centrale de la vie adulte. Qu'il est doux et réconfortant d'entendre de telles paroles ! Elles ont été proférées ce 29 octobre, pendant que Laurent Wauquiez discutait avec les organisations syndicale set la direction de Renault Sandouville. Un peu plus loin dans son allocution, Koïchiro Matsuura (c'est lui le DG de l'Unesco) affirme que rallonger d'un an la formation peut accroître de 6% le PIB d'un pays. On ne s'en sortira donc jamais. Pour la simple raison que le système économico-politique qui gouverne le monde est globalement appauvrissant et que, du coup, tout geste social ou politique n'est compréhensible que dans l'urgence du traitement des plaies causées par ce système. Écoutez donc Jan Figel, le commissaire européen chargé de l'éducation, de la formation, de la culture et de la jeunesse. Là où, avec les organisations syndicales, Pompidou et Chaban pensaient (mais étaient-ils vraiment sincères ?) promotion sociale, Jan Figel soumet la formation à l'impératif de l'accès à l'emploi : l'initiative « new skills for new jobs » a été lancée afin d'offrir un meilleur accès à l'emploi, affirme-t-il...
Quant à la dimension culturelle et sociale de la formation permanente, la droite libérale ne lui accorde aucun crédit, dans les deux sens du terme : elle relève de la décision individuelle et n'a donc pas à être prise en charge par la collectivité etc. L'affiliation religieuse est d'ordre individuel ; notre chanoine de Latran en fait une affaire d'État. La culture est d'ordre collectif ; l'ami des grands patrons en fait une affaire privée. Mais on oublie aussi de dire qu'elle peut également être subversive ?

M'est idée que l'ensemble de cette stratégie du brouillage - et pas seulement pour ce qui concerne la formation - n'a qu'une seule finalité : camoufler, tant qu'on peut, les failles du système capitaliste actuel. Non, décidément, Marx n'est pas mort ! Il n'est que d'observer avec quel soin l'équipe présidentielle éteint toutes les dissensions que l'on risquerait d'observer au sein de la majorité. C'est dans ses dissensions que l'on tient le début d'une analyse partielle des contradictions internes de notre système politique. Regardez, par exemple, ce qui se dit à l'UMP au sujet de la décision présidentielle de mettre en place nombre d'emplois aidés : il ne s'agit pas seulement d'une opposition entre un libéralisme soi-disant social et une droite dure. Il s'agit bien d'une seule et même droite française dont le roi d'Maubeuge soi-même, grand chef de cette faction politique, disait que la caricature - c'est-à-dire l'identité remarquable, ce à quoi on la reconnaît - était d'être injuste et insensible aux inégalités sociales ! Bref, les emplois aidés, ce n'est pas pour sauver la vie des petites gens, comme on dit à l'UMP, c'est d'abord pour pallier les ravages causés par le capitalisme libéralissime triomphant et amoindrir la dégradation de l'image qu'on pourrait avoir de lui.

À suivre donc...


27 mars 2007

il est libre... ! quoi ?

On nous la fait sous tous les airs possibles la rengaine du "ça y est, il est libre Nicolas...".

Le pauvre ! Pensez donc : il avait tellement de travail de ministre de l'ordre et de la sécurité et des cultes et de ..., qu'il pouvait à peine faire son travail de candidat de la continuité ultralibérale !
Le pauvre ! Pensez donc : il a tellement privilégié son rôle de second sinistre, comme aurait dit Coluche, qu'il en a sacrifié sa carrière perso-perso ! Il était temps qu'il donne du temps à son ambition perso-perso - qui ne coïncide pas du tout avec celle de la France, quoi qu'il dise !
Le pauvre ! Pensez donc : il en pourra plus utiliser ostensiblement les moyens de la République et de son gouvernement pour faire son travail de candidat de la continuité ultralibérale !

Le pauvre ! Vraiment, le pôôôôôvre !

Il va être obligé de se contenter de :

  • l'appui sans faille du Figaro et de la Socpresse (regardez donc la relation de l'épisode de  la garde à vue d’une directrice de maternelle par le Figaro et comparez-la à celle de tous les autres journaux !)
  • l'adoubement sans faille du gouvernement et du Président en place
  • l'aide (forcément discrète) des forces gouvernementales
  • l'appui financier, direct ou indirect, de ses amis les grands patrons
  • etc.

Dieu qu'il est dur d'être candidat de l'ultralibéralisme en France aujourd'hui !


28 avril 2006

3 (complément) . Élaboration de thésaurus

Quelques logiciels gratuits pour traitement de données textuelles


Dans le cadre du travail sur un corpus à partir duquel un thésaurus devra être élaboré, on peut être amené à utiliser quelques outils logiciels :

  • TextStat permet d'élaborer des statistiques textuelles à partir d'un texte (format txt). Il est en téléchargement ici ou sur la page de l'auteur du logiciel (Lionel Allorge), logiciel sous licence GNU GPL et présenté dans le fichier d'aide attaché au logiciel installé mais aussi ici

  • IndexG pourra rendre le même type de service que TextStat (mais avec des textes en format rtf). Il faut aller le cherche sur le site de l'auteur (Jean-Paul Blin) - qui donne le mode d'emploi.

  • ConcApp permet d'effectuer des recherches sur des "collocations" à l'intérieur d'un texte (format txt). Il est , prêt à l'emploi (après décompression). L'auteur est Chris Greaves.

  • Occurences pourra rendre un certain nombre de services du même ordre que ConcApp (mais textes formatés en rtf), services que détaille l'auteur, Jean-Paul Blin encore, sur sa page, où on peut bien sûr télécharger...

  • Découvert plus récemment, le logiciel concocté par un professeur d'histoire-géographie, Georges Macé (beau nom pour un enseignant du service public!), ClairText qui fait plein de choses fort intéressantes pour qui veut analyser un corpus, notamment. Le fichier d'installation - que Georges, un jour d'avril 2007, m'a discrètement confié (d'où le mot de passe pour dézipper) - est . Le fichier d'aide, ici (pdf non hypertextuel du fichier hlp). Pour travailler avec ClairText dans le cadre de l'exemple Bertrand Schwartz, je propose qu'on utilise ce .txt reprenant l'ensemble du livre de 2005.

  • L'excellent Wilbur pourra, lui aussi, rendre d'excellents services, par exemple en indexant un corpus dont les éléments textuels sont présentés sous des formats divers (txt, doc, rft, pdf, etc.). Rendez-vous sur la page de l'auteur (Craig Morris) pour le charger. La présentation et l'aide sont sur une page secondaire. Au passage, disons que Wilbur est un véritable moteur de recherche local d'une souplesse et d'une efficacité redoutable...

mise à jour : 20 janvier 2010
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13 février 2024

À chaque fois, on pense avoir atteint le fond de l’inhumanité, mais en réalité nous sommes en train de tomber encore plus bas...

Ce propos est celui de La Cimade, dénonçant les manœuvres européennes de la France pour autoriser la rétention des enfants dès le plus jeune âge. Cela fait en effet plusieurs mois que les autorités françaises font tout, mais en secret, pour qu'il soit possible d'enfermer les mineurs, quel que soit leur âge, dans des centres de rétentions aux frontières de la très libérale Europe. "Cette disposition inscrite dans le Pacte sur la migration et l’asile, qui sera voté au printemps par le Parlement européen, pourrait violer la Convention internationale des droits de l’enfant", affirme Disclose.

L'immigration est décidément la question qui semble autoriser toutes les manipulations fallacieuses du Droit. Au niveau national, on a vu comment l'exécutif a instrumentalisé la Constitution de la République à ses fins politicardes, pendant qu'au niveau européen il prévoit de défoncer le mur juridique qui protège l'enfance.

Le collectif européen de journalistes indépendants Investigate Europe auquel participe Disclose permet de relever plusieurs faits (je cite Disclose pour les quatre points suivants, sans les guillements) :

  1. Le gouvernement français a mené un lobbying acharné auprès de ses partenaires européens pour légaliser la rétention des enfants migrants aux frontières de l’Union européenne (UE). Même les nouveaux-nés, jusqu’ici pris en charge par des services de protection de l’enfance, pourraient être détenus dans les centres accueillant des milliers de migrants, en Grèce ou en Italie.
  2. C’est ce qui ressort des comptes-rendus confidentiels de dix réunions sur le Pacte migration et asile, obtenus par Disclose et son partenaire Investigate Europe. Cet accord, qui a vocation à s’appliquer directement dans les États membres, entre dans sa phase finale demain, mercredi 14 février, au Parlement européen.
  3. La France, alliée notamment aux Pays-Bas, est parvenue à convaincre ses partenaires et la Commission européenne que les enfants exilés représentent "un risque majeur pour la protection de nos frontières". Un argument en contradiction totale avec la position officielle de Gérald Darmanin : en novembre dernier, le ministre de l’intérieur se félicitait que la loi immigration interdise le placement des mineurs en centre de rétention.
  4. Un autre volet du pacte européen porte une atteinte inédite aux droits de l’enfant : dorénavant, les données biométriques des enfants migrants âgés de plus de six ans pourraient être recueillies par les États membres... y compris par des moyens de "coercition", en cas de refus.

L'enfance, porteuse de l'espoir de l'humanité, se voit traitée salement par un État français de droite qui se durcit de plus en plus mais qui aime à coupler efficacité et humanité dans son apporche de la question migratoire et une Union européenne "libérale" qui a ratifié la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant et affirme, dans sa Charte des droits fondamentaux, que les enfants ont droit à la protection et aux soins nécessaires à leur bien-être... L'enfance, porteuse de l'espoir de l'humanité, se voit traitée salement. Pourquoi ?


Source : DISCLOSE (https://disclose.ngo/fr/article/immigration-en-europe-la-france-a-la-manoeuvre-pour-autoriser-la-retention-des-enfants-des-le-plus-jeune-age)


 

13 juin 2022

1984 fait encore des vagues ... chez les dictateurs !

 1984 fait encore des vagues chez les dictateurs !

"Retirer de la vente toutes les versions du livre Orwell 1984" ordonne le gouvernement biélorusse en mai dernier.

Le roman a été traduit en biélorusse par Siarhei Shupa en 1992, lorsque la première édition a été publiée. En 2020, le roman a été republié par la maison d'édition Yanushkevich. Et en 2021, une édition supplémentaire de l'ouvrage a été publiée. Il est devenu un leader des ventes dans de nombreuses librairies... Dans le réseau public Belkniga, il occupait la 4ème place dans la liste des best-sellers. Un cas rare pour un livre sorti il ​​y a plusieurs décennies. Et un reflet de la façon dont les gens perçoivent les processus qui se déroulent dans le pays. Avant-hier, le 16 mai, la police politique de GUBAZiK a arrêté l'éditeur Andrei Yanushkevich. Cela a été précédé par la création de rapports commandés avec des faits falsifiés dans les chaînes TG Azaronka et Gladka, qui sont utilisés par des services spéciaux pour justifier les pogroms. Dans les rapports sur le raid sur la librairie nouvellement ouverte Book, les opérateurs de services spéciaux se sont concentrés sur les étagères avec le livre 1984 [source Nasha Niva  traduit par BiblioMonde].

Quand je lis tout ça, je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement avec les cris d'orfraie et autres éructations mensongères de la droite française à l'encontre de l'Union populaire qui rassemble les forces de gauche politiquement responsables... J'espère que la suite des événements me démentiront !


 

26 mai 2022

Pour que l’accueil digne des migrants soit la règle, pas l’exception !

Une vingtaine d’associations dont la Cimade, Médecins du monde, Action contre la faim, le Samu social de Paris, Emmaüs, le Secours catholique ou encore Utopia 56 et une quarantaine de chercheurs ou universitaires interpellent "la future Assemblée nationale", dans une lettre ouverte publiée jeudi 26 mai par franceinfo. Les signataires demandent aux députés qui seront élus le 19 juin de prendre "des mesures immédiates et durables pour l'accueil des personnes exilées". Ils soulignent que les mesures prises pour accueillir les réfugiés ukrainiens ont été "salutaires" mais que "toutes les personnes exilées doivent pouvoir bénéficier de conditions d’accueil à la hauteur de leurs besoins de protection". Dans leur lettre ouverte, ils réclament à la future Assemblée nationale de "garantir l’accès aux droits, de permettre à tous·te·s un accès immédiat aux soins et de porter au niveau national et politique l’ambition d’un accueil digne pour tous·te·s".

Après le rapport parlementaire sur "les migrations, les déplacements de populations et les conditions de vie et d’accès au droit des migrants, réfugiés et apatrides en regard des engagements nationaux, européens et internationaux de la France",

après le rapport d'enquête sur Les oubliés du droit d’asile, et le séminaire inter-associatif qui s'en est suivi,

après la Lettre ouverte aux candidat·e·s à l'élection présidentielle de 2022, après l'édito du numéro de mars 2022 de Plein Droit, la revue du GISTI,

cette tribune, signée par une trentaine d'association et une cinquantaine d'universitaires, pointent quatre conditions sine qua non pour une politique d'accueil digne et respectueux de la personne humaine : "garantir l’accès aux droits", "assurer des conditions dignes d’hébergement", "permettre à tous un accès immédiat aux soins" et "porter au niveau national et politique l’ambition d’un accueil digne pour tous". Hélène Quéau, responsable de l'antenne France d'Action contre la faim et porte-parole du collectif qui signe la tribune, s'en explique rapidement sur France-Info ce matin...


24 mai 2022

Réunir des mondes...

J'ai lu hier l'édito de Valérie Toranian d'hier (23 mai) et constate que, décidément, cette éditorialiste n'en rate pas une quand il faut contrer le vent nouveau ! Ceci m'incite à relancer ma "Chronique de la révolte tranquille"...

Ce 23 mai, c'est Pap Ndiaye - le tout nouveau ministre de l'Éducation Nationale -  qui en prend pour son grade. La compagne de Franz-Olivier Giesbert, qui fit ses armes au magazine Elle (piges à partir de 1989, directrice de la rubrique beauté de 1994 à 1998, rédactrice en chef de 1998 à 2002 puis directrice de la rédaction de 2002 à 2014, date à laquelle elle devient directrice de la Revue des Deux Mondes) semble animée d'une espèce de hargne irrépressible contre tout ce qui pourrait perturber sa zone de confort idéologique.

Certes, on savait ce périodique conservateur - sous couvert d'un humanisme revendiqué à ses débuts. Le premier numéro de la Revue des Deux Mondes, recueil de la politique, de l’administration et des mœurs (juillet 1829) portait un avertissement solennel : "L’esprit de parti est une folie de beaucoup d’hommes au profit de quelques-uns" (citation d’Alexander Pope). Force est de constater qu'aujourd'hui cependant, 193 années après, la revue semble bien rouler pour quelques partis politiques. Ceux de la droite, sans qu'on arrive à savoir s'il s'agit de la droite dite républicaine ou de l'extrême-droite. On parlera de droite extrême, par commodité.

Et pourtant, aujourd'hui encore la revue prétend avoir le souci "d’incarner l’esprit humaniste de ses débuts, à distance des adhésions idéologiques dont les bilans désastreux parlent pour eux-mêmes" (https://www.revuedesdeuxmondes.fr/qui-sommes-nous/). Il y a quand même des adhésions qui collent à la peau, qui sont tellement intégrées au système intellectuel qu'elles ne s'aperçoivent même plus qu'elles ne sont qu'adhésion idéologique bien marquée.
Dans son projet, cette revue voulait constituer un pont intellectuel entre les deux rives de l'Atlantique (Tocqueville n'est pas loin). Mais soyons précis : s'il y a pont aujourd'hui, c'est peut-être entre les deux rives, mais plus précisément entre le parti des Républicains américains (ce cher Trump dont la Marine briguait la poignée de mains) et les partis de la droite extrême anti-droits-de-lhommistes de notre beau pays des Droits de l'Homme, non ?


10 décembre 2021

Les oubliés du droit d’asile

Après le rapport parlementaire sur "les migrations, les déplacements de populations et les conditions de vie et d’accès au droit des migrants, réfugiés et apatrides en regard des engagements nationaux, européens et internationaux de la France", paru le 10 novembre dernier, voici un autre rapport d'enquête, complémentaire, issu d'un travail interassociatif, mobilisant Action contre la Faim, Emmaüs Solidarités, Fédération des Acteurs de la Solidarité Ile-de-France, Fondation Armée du Salut, France Horizon, Samusocial de Paris, Secours Catholique – CEDRE et Watizat.

Communiqué de presse du 9 décembre :

Face à la dégradation de la situation des personnes exilées à Paris, neuf associations dévoilent un rapport d’enquête alarmant qui documente leurs conditions de vie et leur accès aux droits et aux services.

Cet état des lieux confirme la complexité du dispositif d’accueil mis en place, les conditions précaires qui en découlent et la difficulté des associations à répondre seules aux besoins. C’est pourquoi nous, associations, formulons des recommandations concrètes dans une perspective d’amélioration des conditions d’accueil.

Réalisée en juin 2021, l’enquête s’est tenue au sein de 5 structures d’accueil parisiennes. Sur les 700 hommes isolés exilés fréquentant quotidiennement ces lieux, plus de 500 d’entre eux ont répondu au questionnaire (525) et 95 ont participé à un entretien. Si les exilés interrogés relèvent de différents statuts (primo-arrivants, demandeurs d’asile, déboutés, bénéficiaires de la protection internationale), l’analyse des nombreuses étapes de leurs parcours révèle des trajectoires résidentielles fragmentées et une précarité globale.

L’Île-de-France, région la plus sollicitée par les procédures de demande d’asile, est marquée par un sous-dimensionnement de l’offre d’hébergement des personnes exilées. Cette tendance marque d’autant plus les personnes fréquentant les structures d’accueil pour qui le passage à la rue est quasi systématique. 96% des personnes reçues en entretien affirment avoir déjà dormi à la rue ou en squat. Sur l’ensemble des demandeurs d’asile interrogés, 53% ne sont pas hébergés au moment de l’enquête, 80% déclarent n’avoir aucune ressource, et 54% sont en situation de faim modérée à sévère.

L’enquête révèle également que le manque d’informations claires entraîne une incompréhension du système d’accueil et précarise ceux qui souhaitent demander l’asile. Parmi les 95 personnes reçues en entretien, 82% déclarent ne pas parler français, 65% ne pas avoir accès à internet et 24% ne pas avoir de téléphone portable à leur arrivée en France. Le défaut d’accessibilité de l’information officielle touche la plupart des personnes interrogées, celles-ci n’étant accessibles que par téléphone ou sur internet, et essentiellement en français.

L’apprentissage du français apparaît comme le premier besoin exprimé par les demandeurs d’asile répondants, puisque 58% d’entre eux déclarent vouloir suivre des cours, tandis que le système français en prévoit uniquement pour les personnes bénéficiaires de la protection internationale.

L’accès aux services d’hygiène et aux dispositifs de suivi médical est aussi au cœur des préoccupations puisque 19% des répondants estiment ne pas avoir un accès suffisant à la douche et 40% expriment le besoin d’un suivi médical. La souffrance psychologique est également abordée par de nombreuses personnes lors des entretiens qualitatifs.

L’enquête montre que la situation de précarité des exilés perdure même après l’obtention du statut de réfugié. En effet, 20% des personnes interrogées bénéficient de la protection internationale et fréquentent toujours les accueils de jour. Si 47% d’entre eux ont obtenu la protection depuis plus d’un an, 32% vivent toujours à la rue ou en squat et 32% n’ont aucune ressource.

À la lumière de ces données, les associations formulent une série de recommandations visant à un changement de cadre réglementaire, ou de pratique, pour mieux couvrir les besoins des personnes, et ce, de manière digne. Nos associations s’engagent à être pleinement actrices de ces recommandations et souhaitent en premier lieu qu’un comité de pilotage, réunissant l’Etat, les collectivités et les associations, puisse être mis en place autour de la question de l’accueil et des conditions de vie des personnes exilées en France.

Une vidéo a été réalisée dans le but de présenter la dynamique inter-associative et les principaux résultats du rapport.




9 juin 2011

Le fric de la pédagogie

On apprend que la société e-learning française Onlineformapro vient d'annoncer sa décision d'entrer en bourse en juillet prochain (sur le marché libre Euronext). Je ne sais pas vous, mais moi j'ai beaucoup de mal à envisager que la logique boursicoteuse et la logique éducative puissent faire bon ménage ! Je dois être un peu ringard ou bien ignorant des merveilles de l'économie de marché.

D'ailleurs, le ministère de l'Éducation (nationale ?) est plus que d'accord, puisque le réseau des GRETA est un bon client d'Onlineformapro. Un accord-cadre a en effet été signé à la fin du premier trimestre 2011 avec l'ensemble du réseau e-Greta pour la fourniture de contenus e-learning de formation et d'évaluations en français, en maths, à la préparation aux concours des métiers de la santé, à la comptabilité et à l'entraînement cognitif. Par cet accord, de nombreux GRETA « intègrent les contenus Onlineformapro à leur catalogue de formation en ligne ». Ce faisant, l'État externalise la création pédagogique : les enseignants et formateurs n'ont plus qu'à utiliser des "produits" de formation formatés au plus courant pédagogique et au mieux disant financier. L'industrialisation de la formation - qui a démarré au milieu des années quatre-vingt-dix - est à son comble... Que sont devenus ces formateurs militants géniaux qui construisaient leurs outils pédagogiques sur mesure pour une formation plus juste pédagogiquement et plus humaines socialement ?


13 septembre 2010

Plus d'élèves pour moins de profs ?

Le nombre d'élèves scolarisés dans les écoles maternelles et élémentaires, publiques et privées, devrait augmenter de 14 000 à la rentrée 2010 et de 1 500 à la rentrée 2011, selon les taux de scolarisation actuels. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est un service d'études du Ministère de l'Éducation nationale, la DEPP, dans sa note d'information de septembre 2010, intitulée Prévisions nationales d'effectifs d'élèves des premier et second degré pour les rentrées 2010 et 2011.

C'est surement pour cette bonne raison que les effectifs du corps enseignants diminue au fil des départs en retraite non remplacés...

Variante du trop fameux "travailler plus pour gagner moins"...


10 février 2010

Nous vivons une époque formidable !

  • des jeunes collégiennes sont placées en garde à vue pour s'être, à ce qu'on dit, interposées dans une bagarre ; l'autorité locale de l'Éducation nationale était d'accord semble-t-il...

  • l'État continue d'assécher les forces de travail pédagogique du pays...
  • un gendarme envoie une décharge électrique sur un collégien qui, a priori, venait se renseigner sur la professionnalité de la gendarmerie...

  • la police entre en lice pour les régionales dans les rangs du parti du président (connu comme roi d'Maubeuge)...

  • les députés fabriquent la loi en fonction des faits divers (travail sur LOPPSI II)...

  • Frêche distille son venin haineux et malodorant afin d'être réélu (ça ne vous rappelle personne ?)...

  • STOP !

Nous vivons décidément une époque formidable !


10 septembre 2009

SKOS et ISO DIS 25964 (thésaurus)

Sylvie Dalbin nous informe de l'évolution des travaux sur la normalisation des thésaurus. C'est sur son blog Descripteurs.

On y apprend notamment que le DIS (Draft int. standard) sur les thésaurus a été présenté le 15 août dernier. L’identifiant et le titre de la (future) norme sont ISO DIS 25964-1  - Information and documentation - Thesauri and interoperability with other vocabularies - Part 1: Thesauri for information retrieval. Ce qui, dans la langue de Paul Otlet, donne Information et documentation - Thésaurus et interopérabilité avec d'autres vocabulaires - Partie 1: Thésaurus pour la recherche documentaire.

À suivre (et merci à Sylvie de nous permettre de suivre) ...


4 avril 2010

Paroles paroles paroles...

Pendant la campagne présidentielle, en 2006/2007, le candidat Sarkozy avait promis d'éradiquer la pauvreté au pays du Fouquet's. Aujourd'hui force est de reconnaître que la promesse n'est pas tenue.  C'est la promesse inverse - non dite, mais très réelle dans son efficacité - qui l'est : la pauvreté augmente continûment. Bien sûr notre bon roi d'Maubeuge et ses roquets-laquais vont nous sortir le coup de la crise. Mais alors il faudra qu'ils nous expliquent pourquoi les riches s'enrichissent...

Le Président Mitterand aimait Dalida. Le roi d'Maubeuge, lui, aime surtout les paroles de l'une de ses chansons... et les Rollex.


22 avril 2010

Défendre la dignité humaine...

C'est vrai ! Ces personnes voilées, cachées, empêchées d'être vues, ça me fait bizarre !

Mais quand j'entends que le  roi d'Maubeuge veut l'interdire globalement au nom de la défense de la dignité de la femme, je glousse, pouffe, je piaffe et finis par risquer l'étranglement, comme l'autre avec sa cacahuète... Alors maintenant sa majesté se pose en défenseur de la dignité humaine ? Formidable ! Je connais quelques personnes bien intentionnées qui vont lui dresser la liste de ce qui lui reste à faire !

Au hasard :

  • répondre à la commission sur les droits de l'Homme qui épingle la France sur l'utilisation du Taser et du flash-ball

  • répondre aux demandes de dignité des enfants, des femmes et des hommes sans-papier au lieu de compter combien ils coûteraient

  • interdire au capitalisme financier ou autre de traiter les femmes et les hommes comme des sources de profit et de faire de leur vie ou de leur mort des variables d'ajustement de son bien-être à lui

  • supprimer le fameux droit de réserve des fonctionnaires quand la libre expression ne met pas en jeu la sûreté nationale

  • arrêter de démolir le système éducatif, précieux outil pour la valorisation des droits de l'humain et pour la capacité critique

  • cesser la pratique gouvernementale de stigmatisation de franges de notre société

  • etc.

mais aussi

  • interdire aux chaînes de télé d'imposer une augmentation brusque du volume sonore de leur émission quand elles diffusent de la publicité

  • pénaliser ceux qui violent l'intimité des individus et des foyers (marketing téléphonique, boîtes physiques aux lettres saturées, spams, etc.)

  • etc.

Allez, Majesté, encore un effort !


21 juillet 2009

Informer sur l'offre de formation

Normes descriptives et lisibilité de l’offre de formation.  Guide de correspondance entre les normes MLO, LHEO et CDM-fr est document élaboré sous le pilotage de la DGEFP par un groupe de travail interministériel. Pourquoi ce guide de correspondance ? Les auteurs s'en expliquent :

Le projet de loi, actuellement discuté au Parlement, sur l’orientation et la formation professionnelle tout au long de la vie jette les bases d’une mission d'intérêt général d’information et d’orientation professionnelle ouverte à toute personne quel que soit son âge ou son statut. Il s’agit notamment de permettre à tout citoyen de disposer d’informations sur les dispositifs de formation et leur qualité de celle-ci. Il prévoit ainsi de rendre accessible a l’ensemble des financeurs publics, aux entreprises et aux particuliers la liste des organismes référencés.
Dans  cette  perspective,  il  est  fondamental  que  les  concepteurs,  les  financeurs,  les  bénéficiaires  de  la  formation  puissent  disposer  d’une information  compréhensible,  lisible.  La  multiplication  des  terminologies  et  modalités  de  présentation  de  l’offre  ne  pourrait  que  renforcer  un sentiment d’opacité et nuirait gravement à une communication claire entre les différents acteurs de la formation professionnelle.
Au-delà  des  enjeux  nationaux,  nous  devons  nous  situer  dans  le  contexte  plus  large  de  la  mobilité  en  Europe  et  donner  à  l’ensemble  des citoyens  européens  des  clefs  de  lecture  communes.  L’élaboration  de  ce  guide  répond  à  ces  enjeux  de  partage  d’informations  sur  l’offre  de formation  en  mettant  en  évidence  les  correspondances  entre  deux  langages  particulièrement  développés  en  France  pour  décrire  l’offre  de formation continue (LHEO et CDM-fr), en les situant dans le contexte européen de création à moyen terme d’une norme descriptive.
Il s’adresse particulièrement aux médiateurs, documentalistes, notamment au sein des CARIFS et des services universitaires,   en  charge de moissonner  l’information  et  de  l’exporter  aux  différents  réseaux  professionnels  intervenant  auprès  des  publics.  Plus  largement  le  souci d’harmonisation entre les 2 normes françaises et la future norme européenne MLO répond à plusieurs enjeux:
•  répondre aux interrogations de certains financeurs (conseils régionaux, OPCA et OPACIFS) et prestataires de formation qui craignent d’être contraints à utiliser des standards différents pour toute publication ou réponse à un appel d’offres au niveau national, européen ou international avec un risque de double saisie;
•  faciliter l’accès à l’information du public sur l’offre de formation, quelle que soit sa provenance, grâce à une présentation standardisée et unifiée;
•  influer  sur  les  critères  à  prendre  en  compte  au  niveau  européen  pour  l’élaboration  de  la  norme  MLO  (Metadata  for  Learning Opportunities), afin d’aboutir à des formats d’échange et de description compatibles et interopérables entre les standards français et européens. Les critères communs seront pris en compte par L’AFNOR pour le référencement d’une norme nationale.


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