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16 juin 2009

Cœli fête la musique

Lille_Saint_andre_interieurCette année,

Cœli fête la musique en l'église Saint André de Lille,

avec d'autres formations vocales.

Ce sera donc ce 21 juin vers 17h30...

Au programme :

  • Ah ! Morior ! Guillaume Bouzignac (fin 16°-1643)
  • Da Jakob vollendet hatte Johann-Herrmann Schein (1586-1630)
  • Madrigaux, livre III : Sovra tenere herbette, et La giovinetta pianta Claudio Monteverdi (1567-1643)
  • Slava Strokine (fin 19°)
  • Vêpres, extraits : n°1 et n°6 Sergei Rachmaninoff (1873-1943)
  • Messe Ex Machina, extraits Maurice Bourbon (comp.2006)

L'ensemble du programme auquel participe Cœli et Terra est .


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29 mai 2013

Histoire générale de l'Afrique

Une œuvre pionnière en huit volumes, à ce jour inégalée, dit l'UNESCO, dans son ambition de couvrir l’histoire de la totalité du continent africain, depuis l’apparition de l’homme. Une Histoire qui ne laisse plus dans l’ombre la période pré-coloniale et qui insère profondément le destin de l’Afrique dans celui de l’humanité en mettant en évidence les relations avec les autres continents et la part des Africains dans le dialogue des civilisations.

Cette collection est accessible gratuitement dans son format électronique. Avis au roi d'Maubeuge ;-) qui aura ainsi enfin de quoi rélféchir sereinement au continent qui fut peut-être rien moins que le berceau de l'Humanité...


22 décembre 2014

Soutenons l’Observatoire des inégalités

header_mailjetLes fêtes de fin d’année auront un goût amer pour les plus démunis. Le chômage progresse, mais les plus aisés continuent à voir leurs revenus augmenter. Face à une crise sociale d'une ampleur jamais connue, les moyens employés pour lutter contre cette situation sont loin d’être à la hauteur.

Plus que jamais, nous avons besoin de votre soutien pour alimenter le débat public et aider les acteurs qui combattent la dégradation de la situation, à disposer de moyens d’information de qualité. L'Observatoire des inégalités reste déterminé à alerter l’opinion. Notre prochain grand chantier sera en 2015 l’élaboration du premier rapport sur les inégalités en France.

Organisme indépendant de toute institution publique, parti politique ou syndicat, l’Observatoire des inégalités ne dispose ni de financements de grandes entreprises, ni de publicité. L’essentiel de ses ressources vient de ses propres actions et de donateurs privés.

Ensemble, luttons à armes égales pour plus d’égalité et de justice.



Sans nous, l’Observatoire n’existe pas.
Notre soutien compte
.


 
 

Les dons sont possibles également par chèque à envoyer à : Observatoire des inégalités - 4 allée du Plessis - 37000 Tours.

 
N'hésitez pas à diffuser largement ce message auprès de vos réseaux. Merci d'avance. Vous trouverez nos éléments de communication en suivant ce lien.


Contacts :
02 47 44 63 08
contacts@inegalites.fr
1 janvier 2014

Meilleurs voeux 2014 !

 
 
 
Meilleurs vœux 2014
Au nom de toutes les équipes d'Amnesty International, je suis heureuse de vous présenter mes meilleurs vœux, à vous et à tous ceux qui vous sont chers.
Je souhaite que 2014 soit l'année d'un monde plus juste et plus humain, d'où la barbarie et les injustices disparaitront.
   
19 avril 2013

Un wiki sur le droit de l’information !

ADBSObtenir des  réponses à des questions juridiques que l’on peut se poser lorsque l’on gère de l’information, tel est le projet soutenu par l’ADBS depuis de nombreuses années.

Cette ambition se traduit aujourd’hui par un wiki qui reprend les questions auxquelles l’ADBS a répondu depuis une dizaine d’années.

L'occasion de donner une nouvelle vie à une FAQ en la proposant à la consultation et aux commentaires d'un public plus vaste.
 
Pour engager le dialogue, allez « Créer un compte » sur le wiki.


Et c'est bien sûr Michèle Battisti qui est à la manoeuvre ;-)


 

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19 décembre 2012

L'introuvable mais incontournable relation formation-emploi

CNFPTLVRefusant de "réduire la formation professionnelle ni à la seule adaptation des salariés dans l'entreprise, ni à un outil au service des politiques de l'emploi", la nouvelle présidente du Conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie - CNFPTLV pour les intimes - est d'accord avec le gouvernement pour rapprocher rapidement politique emploi et politique formation.

Quoi ?


30 décembre 2011

Économies...

observatoiredesmedias"Sinon, il faut quand même considérer que la plupart des éditorialistes ne sont actuellement pas au niveau des blogueurs et pourtant ils sont payés," dit Olivier le Neuromancien. Certes et c'est même une règle commune à toutes les filières de la (diffusion de la) création et de l'innovation : quand un créateur n'est pas DÉJÀ intégré dans réseaux financiers (ou simplement financés), sa création n'est pas prise en compte par son écosystème.

Ce qui est nouveau avec les blogs et autres moyens de diffusion propres au web, c'est que, même non prise en compte par l'écosystème, la création s'expose plus largement, devient accessible à qui veut/peut y accéder. Et ce, sans que cela donne plus de poids économique à ladite création.

On avait l'économie marchande, l'économie dite sociale et l'économie souterraine (le travail au noir) - trépied classique. On a maintenant, en plus, l'économie de libre exposition qui non seulement ne parvient pas à s'arrimer clairement au système économique global mais risque bien un jour prochain de déstabiliser ledit système : un trépied ne peut être bancal, ce qui n'est pas le cas d'un siège à quatre pieds ;-)


12 novembre 2010

Dites-moi que ce n'est pas vrai !!!!

Je lis quelque part que :

  1. Une partie des taxes sur le tabac destinée à la Sécu, n'est pas reversée : 7,8 milliards.

  2. Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécu, n'est pas reversée : 3,5 milliards.
  3. Une partie des primes d'assurances automobiles destinée à la Sécu, n'est pas reversée : 1,6 milliard.
  4. La taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu, n'est pas reversée : 1,2 milliard.
  5. La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas reversée : 2 milliards.
  6. Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés : 2,1 milliards.
  7. Retard de paiement par les entreprises : 1,9 milliard.

En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards d'euros.

Conclusion : si les responsables de la Sécu et nos gouvernants faisaient leur boulot efficacement et honnêtement, si chacune des institutions reversait ce qu'elle doit chaque année, les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd'hui 9 milliards d'excédent !!!!

verte

Dites-moi que ce n'est pas vrai !

Dites-moi que je fais
un trop mauvais rêve !!
 


8 septembre 2009

Foreigners in Lille, l'intégration des étudiants étrangers version 2.0

Matthieu Millecamps proposait une double page dans le quotidien régional Nord Éclair daté du 1er septembre (p.2sq.), il y a tout juste une semaine. Elle est annoncée en Une avec cet intitulé : FACS : LES CAMPUS REPRENNENT VIE. Je ne résiste pas au plaisir de redonner ici l'article concernant le travail de mon collègue David Cordina.

Nord Éclair Accueil > Actualités de la région > ÉTUDIANTS > « Foreigners in Lille », l'intégration des étudiants étrangers version « 2.0 »
Publié le mardi 01 septembre 2009 à 06h00

DavidCphoto2La section Français Langue Étrangère de Lille 1 a lancé un réseau social sur Internet pour aider les étudiants venus d'ailleurs à parfaire leur pratique de la langue tout en s'intégrant à la vie du campus.

Avec ses lunettes carrées, son portable en surchauffe et sa suractivité sur une demi-douzaine de réseaux sociaux, David Cordina, professeur de Français Langue étrangère à Lille 1, a tout pour faire peur aux allergiques aux nouvelles technologies. Cela n'a d'ailleurs pas été simple, au début, de faire comprendre à certains échelons de sa hiérarchie tout l'intérêt pédagogique de « Foreigners in Lille », le réseau social qu'il a lancé sur internet en avril 2008... Mais les choses ont changé. « Cette année, nous avons même obtenu une rallonge budgétaire spécifiquement pour cette activité », se félicite celui qui se présente comme « animateur de communauté éducative ».

Le principe de ce réseau social est relativement simple. Chaque étudiant étranger arrivant à Lille 1 est invité à s'y inscrire, quelle que soit sa nationalité. Chacun doit y animer un blog sur lequel il se raconte, en français. « Parfois, nous proposons un sujet en classe, d'autres fois, les étudiants parlent des sujets qui les touchent », résume David Cordina. Les profs, eux, corrigent ces textes, en ligne. « Nous avons inventé un système d'estampilles qui permet de connaître l'état du texte », détaille l'enseignant. Une quinzaine d'enseignants ont intégré ce système à leurs cours, à des degrés divers. Le réseau est aussi le lieu où s'organisent les rencontres entre étudiants, qu'elles soient de travail ou festives.

L'avantage pédagogique ? « Il permet surtout de désinhiber la pratique de l'écriture », estime David Cordina.
« Qu'il s'agisse de l'oral ou de l'écrit, notre objectif c'est de pousser à la communication ». Loin du gadget pour technophiles, Foreigners in Lille permet aux enseignants « de mieux identifier les typologies d'erreurs », et de « plus facilement évaluer la progression d'un étudiant sur la durée ». Avec une moyenne de 4 à 500 visiteurs par jour, le site est à classer parmi les actifs. Le modèle fait d'ailleurs école. D'autres sections sont sur le point de se lancer dans des dispositifs similaires et un réseau social dédié à l'aspect professionnel (stages, découverte d'entreprises...) est actuellement en préparation.

David Cordina


12 octobre 2008

Un parcours... polyphonique

Après une première carrière dans la recherche scientifique, Maurice Bourbon choisit de devenir musicien professionnel (chanteur, chef de chœur, puis compositeur)...

pho1_353856En 1983, il crée, aux côtés de Charles Ravier, son outil d’interprétation des grandes polyphonies vocales : Métamorphoses. C’est avec cet ensemble qu’il entreprend en 2006 l’intégrale des messes de Josquin et projette pour 2009, l’enregistrement de la messe Petits Z’O (Maurice Bourbon).

En 1987, il fonde le chœur de chambre Cœli et Terra, avec le but premier de restituer la polyphonie franco-flamande. C’est encore son propos aujourd’hui, en même temps que la restitution d’autres grandes œuvres polyphoniques. Avec ce chœur, il entame au fil des ans une réflexion approfondie sur la forme du concert, en tentant d’en gommer les conventions et de répondre, dans le même temps, aux caractéristiques uniques, spatiales et acoustiques, d’un lieu (Locus solus, Sur un fil, Il était une voix…).

En 2005, constatant de fréquentes carences dans la formation des chanteurs confrontés aux rigueurs nécessitées par la polyphonie vocale a cappella, Maurice Bourbon crée le concept « Biscantor ! », pouvant prendre la forme d’un ensemble durable ou d’ateliers opportuns, s’adressant aux jeunes talents.
Depuis 1998, Maurice Bourbon compose de plus en plus pour les ensembles vocaux, voire instrumentaux (instruments de verre, accordéon, contrebasse, …), se donnant ainsi des moyens supplémentaires d’exploration sonore (compositions).

Parallèlement aux ensembles Métamorphoses, Cœli et Terra et « Biscantor ! », gérés par la Chapelle des Flandres en Nord Pas de Calais, Maurice Bourbon a créé en 1990, en Lozère, un outil de formation vocale, Atelier Vocal en Cévennes et un autre outil d’expérimentation sonore, l’Ensemble vocal de Molezon.


26 novembre 2008

d'où qu'elle est, l'erreur ?

Sacré Étienne Mougeotte ! Son journal, qui est très indépendant puisqu'il met en exergue Beaumarchais disant qu'il n'y a pas d'éloge flatteur sans la liberté de blâmer, a retouché une photo de Madame la Garde des Sceaux. Mais il s'en excuse :

baguerreur

Dont acte.

Ce qui peut signifier tout de même que, jusqu'à présent, la retouche était pratique acceptée simplement. C'est en fait la pratique de l'éloge flatteur que la retouche favorisait - sûrement compensée par une grande liberté de blâmer les mœurs politiques de notre bonne vieille droite française qui vient juste de rajeunir ses cadres...

Me vient tout à coup une idée horrible : et si l'erreur du Figaro était seulement de s'être laissé prendre en flag dans cette histoire de retouche ?


23 mars 2009

Heures supplémentaires : il faut arrêter les frais

AlterEcoPÉTITION

Au moment où la crise provoque une vive remontée du chômage, en particulier chez les jeunes, il faut revenir sur les exonérations sociales et fiscales accordées aux heures supplémentaires. En effet, dans le contexte actuel, l’emploi doit être la priorité absolue de l’action des pouvoirs publics. Or, les exonérations fiscales et sociales décidées en 2007 ne visaient qu’à accroître le nombre des heures supplémentaires effectuées par les salariés déjà en activité. Et, en dépit de la récession, le nombre des heures supplémentaires déclarées a en effet progressé de près de 40 millions entre le quatrième trimestre de 2007 et la même période de 2008, soit l’équivalent de 90 000 emplois à plein temps. Ces mesures contribuent donc manifestement à dissuader les entreprises qui en auraient la possibilité d’embaucher des jeunes ou des chômeurs alors que les quelques trois à quatre milliards d’euros qui leur ont été consacrés en 2008 pourraient avantageusement être mis au service de la création d’emplois. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement et au parlement d’abroger sans délai les mesures défiscalisant les heures supplémentaires et les exonérant de cotisations sociales.

> Voir la liste de tous les signataires .

Pour signer c'est ici.

Pour en savoir plus :
Le scandale des heures supplémentaires, par Denis Clerc ;
Pourquoi une pétition contre les heures supplémentaires exonérées ?, par Guillaume Duval.


9 mars 2009

Amours jaunes

Hier, déballant des cartons de livres fermés depuis bientôt vingt ans, dépoussiérant mes livres du temps passé, j'ai retrouvé mon Corbière, mon Tristan Corbière et ses Amours jaunes.

Les_Amours_jaunes_dans_un_cartonC'est un petit livre (10,5 x 17) édité par le Nouvel office d'édition (4 rue Guisarde, Paris 6ème) en 1963, qui, en 190 pages, donnait l'intégralité de ce que Corbière avait publié en 1873 sous le titre Les Amours jaunes. À sa sortie, l'ouvrage ne fut vendu qu'à 50.000 exemplaires, alors qu'il s'agit d'un des recueils poétiques les plus forts de la seconde moitié du XIXème siècle, du moins pour ce que j'en ai lu (de la production poétique de la seconde moitié du XIXème siècle).

Aujourd'hui, Les Amours jaunes sont en ligne, ici ou , ici ou ailleurs. Mais qu'aurais-je fait de ces pages html ? Comment me serais-je approprié cette verve sombre et colorée ? Mon exemplaire date de 1963. J'ai dû l'acquérir dans cette boutique du haut de la rue de Belleville (Paris 19ème) où l'on pouvait échanger ou acheter pour quelques dizaines de centimes, voire quelques francs des livres "d'occasion". Ce devait être vers 1970... Ce livre, je l'ai annoté, gribouillé ! Sur la page de garde, là où j'ai porté mon nom, ma main d'adolescent a inscrit l'un des quatrains de Pièce à carreaux :

- Donc - à qui rompra : votre oreille
Ou bien mes vers !
Ma corde-à-boyau sans pareilles
Ou bien vos nerfs ?

Après les pages titre, vient une présentation de l'auteur par Jean-Pierre Rosnay (né en 1926, ce poète ami des poètes fonda le Club des poètes en 1961), dont on retrouve aujourd'hui un autre texte sur la toile concernant Corbière. Puis ce sont les vers du poète breton qui vécut pas même trente ans (1845-1875) et passa sa vie chétive à se moquer de lui-même. "On m'a manqué ma vie !... une vie à peu près" écrivit-il à propos de l'un de ses autoportraits en couleur (1868). J'ai déjà donné l'épitaphe qu'il s'était composée et qui en dit long sur l'autodérision dont il était capable. Il était maladif et laid ; perclus de rhumatisme. Mais quelle plume ! Les mots dansent sous elle ; les phrases s'y entrechoquent. Sa poésie se théâtralise d'elle-même, à peine écrite, dès que lue. Raymon Queneau disait que "la poésie est avant tout faite pour être dite". Celle de Tristan Corbière est déjà dite, presqu'avant même que d'être lue...

Je ne résiste pas au plaisir de redonner ici "Le Crapaud" :

Un chant dans une nuit sans air...
   La lune plaque en métal clair
   Les découpures du vert sombre.

... Un chant ; comme un écho, tout vif
   Enterré, là, sous le massif...
   - Ça se tait : Viens, c'est là, dans l'ombre...

- Un crapaud ! - Pourquoi cette peur,
   Près de moi, ton soldat fidèle !
   Vois-le, poète tondu, sans aile,
  Rossignol de la boue... - Horreur ! -

... Il chante. - Horreur !! - Horreur pourquoi ?
   Vois-tu pas son œil de lumière...
   Non : il s'en va, froid, sous sa pierre.
   ..............................................................
   Bonsoir - ce crapaud-là c'est moi.

Les Amours jaunes m'habitent depuis le cœur de mon adolescence.
Chanteur en ensemble vocal depuis fort fort longtemps, je n'ai pas résisté à l'envie de mettre ce poème-là (Le Crapaud) en musique : peu avant la quarantaine, j'en ai fait une chanson pour quatre voix mixtes ; passée la cinquantaine, ce fut une « sérénade tragicomique » pour voix de femmes et baryton soliste, où le texte du Crapaud était accompagné d'autres bribes poétiques de Corbière...


26 septembre 2008

Et deux oxymores, deux !

Je crois qu'Élie Wiesel n'a pas tout vu !

oxymore

Son pote Brice était de la fête ? Pas les gens qui vivent reclus dans la jungle de Calais !


Lendemain (en fait le truc pour l'humanitaire, c'était le 22 septembre au soir malgré la légende de la photo ci-dessus !), lors d'un dîner de gala organisé pour la remise du prix de l'homme d'État de l'année de la fondation américaine "Appeal of conscience" (Appel de la conscience), le roi d'Maubeuge lance à sa reine : Moi, Carla, je n'ai jamais été de gauche, mais j'aime la justice. Ce qui est un autre oxymore, si l'on en croit ce qu'il a dit fin août.


1 juin 2008

La pub-pollution immobilière, toujours !

Et voilà ! Cela ne pouvait durer plus longtemps ! Avant-hier, ma gentille boîte aux lettres de ma gentille maison a de nouveau été souillée par la gente immobilière !ORPI_Lomme_tt

Cette fois-ci, c'est ORPI qui s'y est collé.

Teneur du papier glacé  :

NUMÉRO 1 POUR VOTRE BIEN

Puis :

Vous cherchez à vendre votre bien immobilier ? Vous voulez connaître la valeur réelle de votre bien ? Il n'y a pas 1 minute à perdre ! Contactez votre agence ORPI : sur simple rendez-vous, un conseiller viendra gratuitement évaluer votre bien.

Bon !
D'abord, je répète que je ne cherche pas à vendre ma maison !
Ensuite, je voudrais bien que quelqu'un de sérieux (= qui n'a rien à gagner si je vends ma maison) m'explique ce qu'est la valeur "réelle" de ma maison et comment elle se calcule.
Enfin, quand le tract publicitaire dit que le conseiller viendra "gratuitement", il ment, le tract ! Et c'est pas beau de mentir !!
Le monsieur, il viendra parce qu'il espère tirer un profit de ce déplacement. Non ?

En tout cas, je crois que je vais déposer une idée de projet de loi auprès de mon député chéri, pour une loi qui imposerait aux agents immobiliers, de chez ORPI et d'allieurs, d'apprendre à lire ce qui est inscrit sur les boîtes aux lettres !


27 mars 2023

Venez découvrir le magnifique orgue Concone de La PROVIDENCE !

DSC02588Œuvre des frères Concone, représentants de l'école piémontaise de la facture d'orgue au XVIII° siècle, cet instrument, classé monument historique (arrêté du 20 octobre 2003), a été restauré par les ateliers de Michel Formentelli. Doté d’un clavier unique de 47 notes avec octave courte, d’un pédalier de 25 notes, et d’un buffet de 2m16 de largeur, il est l’orgue le plus ancien de Nice, et l’un des rares témoins des orgues de l’Ancien Régime. Installé en 1724 en l’église Saint-Augustin de Nice, on le trouve aujourd'hui à la tribune de la chapelle de la Providence [Cf. La route royale des orgues].

DSC02590
Séance découverte au Centre Culturel la Providence au 8 bis rue Saint Augustin à Nice le vendredi 31 mars de 16 à 18h : présentation de l’orgue par Catherine HYVERT et sa classe d’orgue de l’école de musique de la Semeuse avec la participation d’élèves du CRR de Nice (classes de Charlotte MARCK et Olivier VERNET). Divers organistes en herbe interpréteront notamment des oeuvres de compositeurs baroques italiens (Frescobaldi, Zipoli, ...).


 

18 janvier 2021

Bruno-Bernard Simon, Comparez et maîtrisez les moteurs de recherche. Note de lecture

 BBS2019Formateur ADBS, dans le cadre de la formation continue destinée aux professionnels de l’information et de la documentation, l’A. est spécialisé sur la recherche avancée, l’architecture de l’information et la création Web. Cet ouvrage n’est pas son premier opus sur le sujet. En 2014, les éditions Klog publiaient Vos recherches avec Google™ (ouvrage épuisé)(1). Depuis, plusieurs moteurs tentent de prendre leur part de ce marché de la recherche sur l’internet que Google domine : selon le site Webrankinfo(2), Google totalise en France plus de 90% des requêtes avec 81,60% sur les ordinateurs mais 96,58% sur les mobiles (effet Android). Ces moteurs sont, dans l’ordre des parts de marché, toujours selon la même source, l’allemand Ecosia, l’américain DuckDuckGo© et le français, dernier arrivé, Qwant®. Aucun des trois ne dépasse les 2% des parts de marché... C’est le fonctionnement de ces quatre moteurs que l’A. veut présenter en toute simplicité de langage. Leurs fonctionnements comparés mais aussi les écosystèmes où ils s’inscrivent.

D’abord l’écosystème Internet plus largement, histoire d’en retracer les évolutions importantes pour ce qu’elles ont induit d’évolution des pratiques de recherche d’information sur le réseau. Pédagogue, l’A. nous brosse cela en vingt-six pages claires bien que denses. Cette introduction de l’ouvrage constitue le fonds de culture commune à partir duquel les professionnel·le·s de l’information que sont les bibliothécaires, archivistes et autres documentalistes(3) peuvent déployer l’intelligence de leur pratique professionnelle.

 

Ensuite, l’ouvrage se divise en deux grandes parties, inégales en taille. La première est consacrée à Google (p.45-208), la seconde aux trois “petits” moteurs, outils “alternatifs” de la recherche d’information sur Internet (p.209-284). Pourquoi une telle disproportion ? Pourquoi Google mobilise-t-il plus de la moitié de l'ouvrage à lui seul, les trois “alternatifs” n’ayant droit qu’à à peine plus du quart de celui-lui ? Je vois trois raisons à cela. Tout d’abord il y a un effet historique. Google vient de fêter ses vingt-deux ans en septembre dernier et ce n’est pas trop de dire qu’il a déterminé pour une grande part les évolutions du fonctionnement de l’Internet et que, du coup, la compréhension des pratiques de recherche d’information passe immanquablement par la compréhension de l’outil californien. La seconde raison tient dans le constat tout simple du poids de cet outil dans les usages, notamment en France. Enfin, l'ouvrage que l’A. a publié en 2014 est épuisé. Aussi fallait-il introduire à nouveau à la fois les excellentes explications que l’A. nous offrait du fonctionnement de Google et les conseils qu’il prodiguait pour “maîtriser Google”. De ce point de vue, la grande première partie de l'ouvrage de 2019 doit être considérée comme une nouvelle édition avec mise à jour de l'ouvrage de 2014(4). Concernant cette partie, je me permets donc de renvoyer le lecteur à la note de lecture publiée à l’automne 2014 dans Documentaliste-Sciences de l'Information 2014/3 (vol.51), aujourd’hui consultable gratuitement sur Cairn(5).

Quelques modifications significatives cependant. Tout d’abord, on notera que, à côté de l’augmentation exponentielle du volume de données sur le web, la quantité de recherches à la minute sur Google a presque doublé en quatre ans (2014-2018), passant de 2 à 3,7 millions (p.38 sq.). Début 2021, on approcherait les 4 millions… Ensuite, nous avons tous vu arriver, en 2015, le RankBrain, algorithme d’intelligence artificielle et d’apprentissage automatique. Il s’agit d’un magnifique outil capable d’étendre la requête de l’utilisateur, en fonction d’une certaine proximité lexicale. Le problème est que, devant une requête simple mais utilisant des termes polysémiques, Google sera peut-être “un peu dépassé”, malgré des efforts de contextualisation (p.60 sqq.)(6). Du coup, on peut s’interroger sur les limites de l’intelligence artificielle (p.96 sqq.), mais aussi sur celles de Google sous différents aspects (p.89 sqq.). Enfin, on peut remarquer que Google a abandonné plusieurs éléments de sa syntaxe. Ainsi, les signes + (forçage de la recherche sur un terme), ~ (encore la question de la gestion de la synonymie !), les syntaxes cache:, info: ou related:, les recherches sur les prix…

 

L’économiste Ernst Friedrich Schumacher(7), cité par notre A. dans les dernières pages, affirmait, quelques décennies avant la naissance de Google, que “l'économie du gigantisme et de l'automation est un résidu des conditions et de la pensée du 19ème siècle. Elle est tout à fait incapable de résoudre le moindre problème réel de notre temps. On aurait besoin d'un système de pensée entièrement nouveau, système qui repose sur la prise en considération des personnes avant la prise en considération des biens (que les biens s'occupent d'eux-mêmes !)”. Par un curieux retournement, Google semble avoir porté cette vision jusque dans ses conséquences les plus fouillées, en faisant reposer son excellence sur la prise en compte des personnes que nous sommes tou·te·s. “La puissance de Google est dans sa connaissance de ses utilisateurs”, confirme notre A. (p.253), qui précise que “toutes les inventions de Google ne cherchent qu’à déduire toujours mieux nos pensées par nos actes conscients ou non. Nous ne pouvons pas refuser cette extraction automatisée, permanente et occulte” (p.197 sq.). De là à envisager une "dégooglisation" sévère(8)... C’est le sujet traité dans le chapitre “Transition” qui clôt la première partie de notre ouvrage (p.193-208).

Mais quels sont les autres outils, capables d’autant d’efficacité à la recherche que Google (quand on le maîtrise !) mais moins abusivement “surveillant” que lui ? La seconde partie de notre ouvrage propose ainsi trois de ces outils, trois moteurs alternatifs, à savoir Ecosia, DuckDuckGo et Qwant. Ils ne sont pas les seuls moteurs alternatifs. Au moins sont-ils “parfaitement représentatifs aujourd’hui de la concurrence à Google” (p.211). Pour chacun d’eux, l’A. commence par exhiber ce que ses promoteurs mettent en avant : pour Ecosia sa vocation écologique et sociale, pour DuckDuckGo sa détermination de non traçage et pour Qwant sa francité. On notera que, même s’ils ne mettent pas ce point avant toute chose, Ecosia et Qwant pratiquent eux aussi le non traçage. Car la force principale de l’alternative est là : proposer un modèle qui ne repose pas sur l’extraction automatisée que pratique la pieuvre de Mountain View.

Pour chacun des moteurs, l’A. passe en revue, voire en détail, son écosystème et sa stratégie, son fonctionnement et ses limites : syntaxe pour la recherche simple et la recherche avancée, analyse des réponses comparées à celles de Google, particularités - non sans insister sur ce qui le caractérise. Pour chaque moteur, une vingtaine de pages claires et “documentées”.

 

On peut se souvenir de la présence d’un chapitre explicitement pédagogique dans l'ouvrage de 2014 (“Former ses utilisateurs à Google”). L’ouvrage de 2019 en fait l’économie. C’est qu’il est déjà dans son ensemble un formidable support pour tout formateur qui voudrait initier ses apprenant·e·s à Google, voire parfaire leurs pratiques de recherche d’information en général. Bien sûr, il constitue un tout aussi excellent outil d’autoformation pour les non-professionnel·le·s.

Je conclurai cette note de lecture en reprenant ce que j’écrivais au sujet de l'ouvrage de 2014 : la force pédagogique de la démarche de l’A. réside peut-être surtout dans le fonctionnement de l’attelage maîtrise technique/vigilance stratégique. Car, c’est bien connu, précision technique sans perception stratégique (la sienne propre mais aussi celle de l’outil) n’est que ruine…

 

Comparez et maîtrisez les moteurs de recherche / Bruno-Bernard Simon. - Paris : Éditions Klog, 2019. - 295 p. - ISBN : 979-10-92272-29-1

Bruno Richardot, janvier 2021
Note de lecture rédigée pour l'ADBS


1 Vos recherches avec Google / Bruno-Bernard Simon. - Paris : Éditions Klog, 2014. - 162 p. - ISBN 979-10-92272-01-7.

2 https://www.webrankinfo.com/dossiers/etudes/parts-marche-moteurs#france (consulté le 15 janvier 2021). On notera, à l’occasion, que le score de Google a légèrement baissé depuis juillet 2019, dont l’A. donne les chiffres (p.17).

3 Cf. Les 500 mots métiers. Bibliothèques, archives, documentation, musées / Jean-Philippe Accart & Clotilde Vaissaire-Agard. - Paris : Klog éditions, 2016 - 192 p. - ISBN : 979-10-92272-11-6. Cet ouvrage, épuisé, fera l’objet d’une nouvelle édition en 2021.

4 Il en va de même pour l’introduction qui reprend, en la complétant, celle de l’ouvrage de 2014.

6 Notre A. espère que, “dans son système R&D, Google couve quelques idées de développement sur le sujet de la synonymie pour l’avenir” (p.152).

7 Small is beautiful. Une société à la mesure de l’Homme, Paris, Le Seuil, Coll.Points, 1979, p.74.

8 En octobre 2014, Framasoft a lancé sa campagne “Dégooglisons Internet” (https://degooglisons-internet.org/fr/), mentionnée à plusieurs reprises dans notre ouvrage.


 

12 novembre 2020

Le Clézio et le pays de Nice

Baie des anges(pt)C'est le titre de l'ouvrage de Martine Arrigo-Schwartz publié cette année aux éditions Baie des anges. Et pour moi qui débarque dans le pays niçois (Brich59 a muté en "Brich de Nice" !) et qui suis tombé en Le Clézio depuis ma lecture de Tempête (2014), cet ouvrage est du pain béni !

Il permet de découvrir le pays niçois en compagnie de JMG Le Clézio, non comme avec un guide touristique, loin s'en faut, mais avec le personnage-même de l'écrivain, son histoire certes, mais surtout ses souvenirs, ses émotions et ses ressentis.

L'ouvrage est une sorte de somme façon Aristote. Pour chaque thème, "mégathème" ou "microthème", l'auteure souvent campe en toile de fond le paysage littéraire des deux siècles passés (des années 1760 à 2000, pour être exact), mais plus précisément depuis que Nice s'est rattachée à la France (1860), ce qui permet de contextualiser la narration leclézienne. Ce contexte, Martine Arrigo-Schwartz le connaît bien, pour avoir soutenu il y a vingt ans à l'Université de Nice une thèse (2vol., 696 p. : Bibliogr. p.664-678 ; Iconogr. p.679-684 ; Index) intitulée Images et représentations de la ville de Nice dans les Lettres et les Arts de 1860 à 1914. On peut donc lire l'ouvrage de 2020 comme une riche doxographie sur le pays de Nice (les citations sont nombreuses). Trois des quatre pages de la bibliographie (p.218-221) pointent la soixantaine de références des ouvrages cités. De quoi "aller plus loin" pour avoir accès à ce que le pays de Nice a inspiré à de nombreux auteurs... Si le travail de Martine Arrigo-Schwartz nous laisse voir ce que JMG Le Clézio nous apprend de Nice et de son pays mais aussi ce qu'il en invente, il nous permet aussi de comprendre comment Le Clézio se situe, explicitement ou non, par rapport à la littérature passée et actuelle sur ce territoire.

L'ouvrage s'ouvre sur une lettre (ouverte) de l'auteure à JMG Le Clézio... On ne sait ce que le destinataire a répondu, ni même s'il a seulement répondu.
Le sommaire, proposé en p.217, c'est-à-dire avant la bibliographie, est pour le moins très ... sommaire. Les "impressions niçoises" occupent une bonne centaine de pages, suivies par le chapitre un peu plus court consacré aux "années grises" (la guerre et la libération). La troisième partie de l'ouvrage ouvre sur "la part du rêve chez le conteur"... En fait, JMG Le Clézio ayant disséminé sa vision de Nice et de son pays façon puzzle tout au long de son écriture, l'auteure redistribue les pièces du puzzle selon une autre logique que celle de la narration leclézienne, selon une logique "territoriale" quelquefois dans une perspective historienne, quelquefois dans une perspective géographe, quelquefois dans une perspective sémiologique, etc.

La quatrième de couverture présente ainsi l'ouvrage, en une belle condensation :

J.M.G Le Clézio qui entretient avec le pays de Nice des relations complexes, ce n’est pas un scoop, donne à voir dans ses œuvres, les lieux de sa jeunesse et de son enfance, revisités par une vision à rebours de son âge, dans une quête identitaire. S’il s’éloigne des mythes touristiques de la ville, il pointe les collines et la mer comme lieux privilégiés du passé et de l’ailleurs. Il se fait aussi le défenseur humaniste et tristement visionnaire des migrants et autres exilés et des laissés pour compte de la vie. Il met en lumière, à travers le récit des "heures grises" de la Seconde Guerre Mondiale, l’impact du génocide juif dans la région niçoise. La petite musique de ses textes et ses talents de conteur nous mènent aussi à la recherche de l’Eden oublié et de l’enfance perdue. Le pouvoir métaphorique qu’il accorde aux mots en font un grand rêveur de la littérature contemporaine et la mise en perspective de ses œuvres dans le contexte littéraire et historique régional permet d’en déceler toute l’originalité.

Bref, un ouvrage à lire, pour Nice ou pour JMG Le Clézio ou pour leurs vibrations communes ; un ouvrage qui me donne envie de replonger dans ces belles narrations que sont Étoile errante, Mondo... ; un ouvrage qui propose de voir, de sentir, de vivre Nice et son Pays autrement et en bien belle compagnie.

...

Vu mon passé encore récent de documentaliste, je n'ai pu m'empêcher de dresser un index des titres de Le Clézio cités par l'auteure, histoire de pouvoir retourner dans ce livre passionnant avec une autre entrée, non historico- ou géographico-thématique, mais bibliographique.
Une table des matières exhaustive sera également utile pour qui veut retrouver un lieu, un bâtiment, un thème...
Ceci dit, j'évoque mon passé récent de documentaliste, mais j'ai retrouvé des livres lus pendant mon adolescence copieusement annotés et aux dernières pages emplies d'index circonstanciés ou de tables des matières approfondies... On ne se refait pas !

L'auteure était invitée à présenter son ouvrage à la bibliothèque municipale de Nice le 30 octobre 2020. Les restrictions sociales imposées par le plan gouvernemental de lutte contre la pandémie ont eu raison de ce projet de rencontre. Souhaitons simplement que ce n'est que partie remise.

2 juin 2017

D'un feu secret...

SUL FIATO - CONCERT 25-06-2017Rendez-vous au Temple de Roubaix (29 rue des Arts), dimanche 25 juin à 17h., pour entendre des oeuvres de De Lassus (Di lasso), Gabrieli, Carissimi, Du Mont, Lambert et Charpentier. Dirigé par Frédéric Loquet, l'ensemble vocal Sul Fiato réunit des chanteurs de bon niveau désireux de se soumettre à l'exigence du travail en petit effectif, de 1 à 3 par partie. Le titre complet de ce concert est D'un feu secret. Marc-Antoine Charpentier et l'héritage italien.


 

27 mars 2016

Une parole adolescente superbement restituée

Grandir connectés. Les adolescents et la recherche d'information / Anne Cordier. - Caen : C&F Éditions, 2015. - 303 p. - (Les enfants du numérique). - ISBN 978-2-915825-49-7

Grandir connectésImaginaires, représentations, pratiques formelles et non formelles de la recherche d’information sur Internet : Le cas d’élèves de 6ème et de professeurs documentalistes. Tel est le titre de la thèse en Sciences de l’information et de la communication qu’Anne Cordier a soutenue à l’université de Lille3 en 2011[1]. L’ouvrage publié en 2015 et que nous lisons aujourd’hui en est un prolongement attendu. Il est intitulé Grandir connectés : Les adolescents et la recherche d’information. Le champ d’investigation s’est élargi : on passe des collégiens de 6ème aux adolescents qu’ils soient collégiens ou lycéens. L’écriture ne vise plus le même lecteur : on passe des membres du jury de thèse au public composite des parents, enseignants, professionnels de l’information et de la documentation et autres médiateurs. Le propos aussi a changé : il s’est à la fois allégé et élargi. On est passé de l’établissement d’un réseau d’hypothèses à consolider puis à éprouver à la relation quasi narrative d’une réflexion personnelle sur les pratiques sociales et éducatives. On est passé du ‘nous’ académique au ‘je’ personnel.

Le grand intérêt de cet ouvrage - en même temps que le grand plaisir de le lire - réside à coup sûr dans la restitution des paroles adolescentes. On entend les adolescents parler, on les voit dialoguer, on devine le non verbal qui accompagne les paroles. La lecture nous incite quasiment au désir de dialogue avec eux. De là à ce que l’auteure devienne le porte-voix des adolescents, il n’y a qu’un pas qu’elle franchit, au risque de la confusion des rôles. La “cause des adolescents”[2] est ici portée par une adulte qui s’est investie très personnellement d’une mission tout à la fois sociale, scientifique et pédagogique. On est alors témoin d’une sorte d’exhibitionnisme obligé du “chercheur impliqué”. On a l’impression de se trouver devant le carnet de bord d’une recherche ethnographique “engagée”, d’une exploration immersive où la chercheuse-actrice-formatrice devient vecteur voire instrument de formalisation de pratiques (formelles, informelles), où la pensée praticienne se donne des allures d’écriture scientifique et la pensée scientifique des airs d’écriture praticienne.

Bref, l’ouvrage d’Anne Cordier place son lecteur dans l’inconfort d’un tiraillement entre parole adolescente superbement restituée et structuration imposée par le regard de l’acteur qui restitue. Ce tiraillement, pour inconfortable qu’il soit, est vivifiant et fait germer dans l’imagination intellectuelle du lecteur comme des lueurs de compréhension des scènes adolescentes.

Au premier acte, les personnages principaux se présentent : la chercheuse et les adolescents avec leurs pratiques informationnelles sur le Net. Vient ensuite l’heure des “vérités et contre-vérités” sur ces pratiques - qui, troisième acte, sont contextualisées dans l’environnement informationnel et social des adolescents en question - dont, quatrième acte, les imaginaires et les pratiques d’information sur internet sont exhibés. Le tableau final nous propose de passer de l’analyse à l’action. Certes aux actes précédents, des pistes d’action (notamment pédagogiques) étaient esquissées voire dessinées comme en sous-texte. La trentaine de pages conclusives énoncent des pistes d’action tout en relativisant l’analyse qui y a conduit. Cela n’est pas sans réactiver la question du statut de l’ouvrage : recherche scientifique, narration réflexive, carnet de bord ethnologique, rapport d’exploration, bout de recherche-action… Reste que, malgré l’inconfort vivifiant mentionné plus haut et bien qu’on reste sur sa faim quant à la profondeur attendue de l’analyse (par exemple sur les tensions entre comportements “spontanés“ et comportements prescrits ou sur ce que les imaginaires adolescents font du “document” et de l’“information”), la lecture de l’ouvrage d’Anne Cordier est agréable et enrichissante, serait-ce uniquement pour le contact qu’il offre de la gent adolescente.

Note de lecture rédigée pour l'ADBS



[2] Clin d’oeil manifeste à Françoise Dolto.

9 décembre 2015

moralité et égalité républicaines

roid'maubeugeD

Ce mardi soir, le roi d'Maubeuge a fait très fort côté rhétorique foireuse - que je vais me faire un plaisir de prolonger !

Le F-Haine ne serait pas antirépublicain.

Voter pour le F-Haine ne serait pas immoral.

Voter F-Haine serait égal à voter socialiste
[On appréciera ici la tactique, bien connue dans les barreaux et aux tribunes politicardes, qui consiste à accuser l'autre de ce dont on pourrait être accusé. La collusion idéologique entre F-Haine et LR n'est-elle pas plus qu'évidente, et depuis longtemps ?].

Donc, voter socialiste n'est pas immoral ? Ouf ! Merci Sa Majesté d'Maubeuge !


 

 

5 octobre 2012

Coeli et Terra recrute

Coeli et Terra recrute pour son ensemble vocal (16 à 20 chanteurs)

CdF2Niveau requis :

Autonomie musicale

Travail en répétition:

  • soit au diapason (a cappella),
  • soit au tempérament choisi pour le continuo,

avec Maurice Bourbon, François Grenier.

 

Une formation vocale peut être facilitée au sein de la Chapelle des Flandres.

Une voix est recherchée par ligne (soprano, mezzo, alto, ténor, basse).

Prochains concerts :

  • Kaléidophone 2 (18 novembre 2012, Condition Publique, Roubaix), sur des musiques de Maurice Bourbon, Josquin Desprez, Jacob Obrecht, Johann-Sebastian Bach, improvisations.
  • Il était une voix… ou deux ! (14 décembre 2012, Eglise St Nicolas d’Arras, en alternance avec le chœur Cantarella d’Arras, dir Michèle Bourdiault), musiques de Maurice Bourbon, Johann-Sebastian Bach, Josquin Desprez.
  • Fables polyphoniques, avec Métamorphoses et Biscantor ! (13 janvier 2013, Palais des Beaux Arts de Lille, concert de clôture de l’exposition Les fables du paysage flamand, Lille Fantastic).

Prochain projet 2013 :

  • Orpheus Britannicus (Byrd, Gibbons, Purcell, Britten), sous la direction de Juliette de Massy. Début du travail février 2013.

. . . . . . .

Coeli et Terra recrute pour son chœur de chambre (28 à  32 chanteurs)

C_TApprentissage personnel, puis finition éventuelle de l’apprentissage en pupitres.

Des formations, vocale et/ou musicale, peuvent être proposées au sein de la Chapelle des Flandres.

Une voix est recherchée par ligne (soprano, mezzo, alto, ténor, basse).

 

Prochains concerts :

  • Vêpres (Serguei Rachmaninov),  3 mai 2013, Œuf en Ternois, direction Maurice Bourbon
  • Vêpres (Serguei Rachmaninov),  14 mai 2013, Tourcoing, dans le cadre de la saison de l’Atelier Lyrique de Tourcoing, direction Maurice Bourbon    

Prochain projet 2013 :

  • In Praise of Benjamin, oeuvres pour orgue ou pour ensemble vocal a cappella de Benjamin Britten, sous la direction de François Grenier. A l’orgue Vianney Oudart. En collaboration avec Le Madrigal.

. . . . . . . 

CdF

 

Renseignements et contacts :

La chapelle des flandres

Maurice Bourbon direction@lachapelledesflandres.fr

François Grenier francoisgrenier@yahoo.fr


 

26 avril 2012

Compatibilité républicaine ?

liberation-cover
En fait, le président sortable veut dire que, même s'il prétend qu'aucun F-Haine ne fera partie de son hypothétique gouvernement, Le Pen est compatible avec l'UMP (Buisson, Guéant, Sarkozy, Copé & Cie).

En d'autres termes, on sous-tend ici une équation plus que douteuse, à savoir : 

UMP = République

Vraiment douteux, non ?
Quand il affirme n'avoir jamais fait alliance avec le F-Haine, il faut le croire ! En fait, pas besoin pour lui de "faire alliance" : on ne fait pas alliance avec soi-même. De fait, la bonne équation idéologique est

UMP = F-Haine


16 février 2012

la vérité si j'mens

lesechos-coverFaut quand même qu'il soit gonflé le mec !

Je ne sais si la Vème a connu plus bonimenteur et voilà-ti pas qu'il nous la fait "en vérité, mes frères...".
On se croirait dans une église catholique romaine (l'Église de la bonne civilisation la vraie), à l'heure de la Lecture ou à celle du prêche... Sauf que là c'est plutôt "en vérité, mes couillons..."
Bref la rhétorique du mensonge continue son bonhomme de chemin.

Quoi qu'il en soit, mes frères, le principal, c'est que copain Bouygues ait fait 36% des parts de marché grâce au chanoine ce mercredi soir.
Pour un non-événement, c'est quasi un miracle...


2 janvier 2012

SarkoRhétorique

captureLu dans la presse ce WE :

  • Sarkozy veut AGIR VITE sur la formation des chômeurs et la TVA sociale (Le Figaro) : encore un pléonasme, comme disaient les chinois.
  • Sarkozy rend hommage aux fonctionnaires (Libération - photo ci-contre) : encore un oxymore
    On remarquera que, quand il rend hommage aux fonctionnaires un dimanche, le chanoine de Latran a besoin de se confesser à Jésus genre Don Camillo style pardonnez-moi seigneur, mais je ne peux faire autrement : les élections !

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