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BRICH59
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16 septembre 2008

Religion pour religion !

Décidément, les temps s'annoncent mauvais ! Et les vents contraires !

  1. Les journalistes de la télévision publique - celle que j'ai tendance à choisir quand je mets la lucarne en vibration - nous disent que le Pape est allé dans la grotte où la Vierge Marie, vous savez la mère toujours vierge, est apparue à la tiote Bernie. Ils auraient pu dire "serait apparue". Ils ont dits "est apparue". Le miracle est un fait avéré par les idéologues de la télévision de l'État sarkozyste : saint Carolis priez pour nous !

  2. La sainte patronne des patrons français se plaint que "d'une certaine façon, la France est la patrie de la nostalgie du communisme" ! Sainte Marie George Buffet, priez pour elle !

Moi qui suis baptisé, mécréant et amateur de belles églises (histoire, patrimoine, architecture, sculpture et acoustique), je ne sais plus à quel saint me vouer !
Peut-être Johann Sebastian Bach... peut-être Josquin des Prés...
Priez pour moi, pauvre pécheur, etc.


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17 mars 2007

Ruptures imbéciles...

Il y a un mois tout juste que Jean Duvignaud est décédé. J'étais en train de lire son dernier ouvrage, La ruse de vivre, dernier temps d'une exploration de la vie, de sa vie... Cette écriture me soulève et m'entraîne à la rêverie philosophique et poétique. Lis-le toi qui me lis aujourd'hui ! Lis cette échappée poético-philosophique sur les miroirs (p.73-82), par exemple.

Extrait ailleurs (p.72sq.) :

La vraie rupture échappe aux jugements de valeur :
elle ouvre une béance.

Ce que j'aime par dessus tout avec ces hommes de la trempe de Jean Duvignaud, c'est moins leur grande intelligence ou leur immense culture que leur souci de dire juste, leur quasi-obsession du respect de la langue, qui oscille adroitement entre les termes de la distinction qu'opérait Barthes entre écrivain et écrivant, ou plutôt qui réalise la prouesse de concilier les deux termes que Barthes présentait comme inconciliables...
Dieu que cette écriture-là fait du bien à lire, en ces temps troublés où les mots ne sont que des outils d'un marketing politique aux relents historiques nauséabonds!


28 mai 2007

Vol AF 796 pour Bamako - suite

En début d'après-midi, ce communiqué de RESF.


L’HUMANITÉ DANS LES MOTS, LA BRUTALITÉ DANS LES FAITS

Le Malien dont l’expulsion a été empêchée le 26 mai par l’intervention de passagers indignés des violences qu’il subissait sur le vol Air France Paris-Bamako est libre.

En effet, bien que la police l’ait particulièrement chargé en portant plainte pour trois motifs (« opposition à une mesure d’éloignement », « refus d’embarquement » et « coups et blessures contre un policier »), le Juge des libertés et de la détention du TGI de Bobigny a décidé de ne pas le traduire en comparution immédiate, de le libérer et de le convoquer en justice le 28 juin. Une décision qui est un démenti cinglant aux rumeurs colportées aussi bien par les policiers dans l’avion que par un collaborateur du ministre tendant à le faire passer pour un dangereux délinquant.
Les conditions de brutalité particulièrement choquantes dans lesquelles s’est déroulée cette tentative d’expulsion sont aussi un démenti sans appel aux propos du nouveau ministre qui, dans ses déclarations, prétend conjuguer "fermeté et d'humanité" (« l’un ne va pas sans l’autre ») alors que dans les faits, la brutalité et elle seule préside aux expulsions.

Cette violence à l’égard des expulsés s’accompagne d’une volonté de plus en plus affirmée de réprimer tous ceux qui seraient tentés de ne pas laisser faire, de ne pas se taire, de ne pas fermer les yeux. 
Cette affaire, qui a conduit à l’annulation du vol du 26 mai pour Bamako place Air France devant ses responsabilités : rien, aucune loi, aucun règlement n’oblige une compagnie aérienne, privée de surcroît à accepter des voyageurs contraints sur ses vols, menottés, parfois bâillonnés, attachés à leur siège  et tabassés quand ils protestent. Les clients de la compagnie ne prennent pas non plus des billets Air France pour être menacés par la police quand ils s’élèvent contre des scènes choquantes, et, pour certains d’entre eux, évacués de force de l’avion, molestés, placés en garde à vue et poursuivis comme le sont Kadidja  et François Auguste traînés en justice et menacé de 5 ans de prison et 18 000 € d’amende pour n’avoir pas toléré les conditions inhumaines imposées aux reconduits. Les passagers d’Air France achètent des billets pour se déplacer dans des  conditions normales de sécurité et de confort. Ils veulent voyager dans un avion, pas dans un fourgon cellulaire volant.


9 septembre 2005

L’écriture praticienne

Ceci est la retranscription d'une intervention faite à Lille
en novembre 1995 où l'on fêtait les Cahiers d'études du CUEEP
dans la foulée du second colloque européen sur l'autoformation...



[...] 

Véronique Leclercq vous a présenté la littérature des Cahiers d’études. Je me propose de vous faire partager, à mon tour, quelques réflexions sur ce qu’on appelle l’« écriture praticienne ».
Je vais tout d’abord vous soumettre un rapide tableau de présentation du couple action/écriture dans le secteur de l’éducation permanente. J’essayerai de ne pas prendre trop de temps, au risque d’être schématique. Mais le débat qui, je l’espère, suivra mon intervention permettra de nuancer l’analyse.
Dans un second temps, je poserai, à la cantonade, trois questions au sujet de l’écriture praticienne.
Mais les présentations d’abord.

1. LES RÈGLES DE TROIS DE L’ÉCRITURE EN ÉDUCATION PERMANENTE

Depuis douze ans, le CUEEP publie, avec une périodicité irrégulière, ses Cahiers d'études : 32 livraisons auront paru de début 1984 à fin 1995, 151 « écrivants » auront été mobilisés.

1.1. Trois types d'écrits

Ces 32 livraisons ne sont pas homogènes quant au statut des écrits qui y sont publiés. De ce point de vue, on pourra distinguer entre trois types de cahiers : cahiers repreneurs, cahiers originaux et cahiers d'actes.

  1. Cahiers d'études, ils seraient sans doute restés confinés dans la confidentialité de l’université ou des instances commanditaires. Parmi les 19 Cahiers repreneurs, écrits par vingt-neuf personnes, 11 publient des travaux commandités par des instances administratives et politiques, et 8 des mémoires universitaires.

  2. Les cahiers originaux, ensuite, publient des textes rédigés pour l’occasion de leur publication dans les Cahiers d'études. Les originaux semblent être, comme par définition, des œuvres collectives. Signés par 68 auteurs, ces 10 numéros sont bien plus collectifs que les repreneurs, souvent rédigés par un seul auteur.

  3. Les cahiers d'actes, enfin, soit 3 numéros, ont mobilisé 79 contributeurs ou auteurs, qu’on ne retrouve que rarement dans les autres types de Cahiers.

1.2. Trois types d'écrivants

Tout à l’heure, j’annonçais le chiffre de 151 écrivants. Mais qui sont-ils donc ? On en distinguera trois types : enseignants-chercheurs, étudiants et « praticiens ».

  1. Les enseignants-chercheurs sont des "gens, dit Guy Jobert, qui ont été sélectionnés sur leur capacité à formaliser leur pensée par écrit, à fabriquer de la réflexion et parfois de la connaissance. Ils ont le savoir-faire et aussi le temps d'écrire. Pour être tout à fait exact, il faut dire qu'ils sont payés pour cela". Fermez les guillemets. Je laisse à Guy Jobert la responsabilité de ce que mes amis enseignants-chercheurs jugeront comme d’un ton assez dur...

  2. Les étudiants produisent des mémoires en cours ou en fin de cycle universitaire.

  3. Les praticiens, acteurs « ordinaires » de l'éducation permanente, producteurs de l'action de formation, enfin, qu'ils soient formateurs, ingénieurs, techniciens, sont massivement représentés dans les Cahiers originaux (près de 80% de leurs auteurs).

Le comportement de chaque type d'écrivant par rapport à l'écriture est bien sûr différent. Question d'enjeux, question de référentiel.   

Entre le collectif de praticiens qui vit l'écriture collective ou plurielle comme un prolongement de l'action et l'universitaire solitaire qui évalue une action perpétrée par d'autres, il y a un sacré distinguo ! Ici, le lecteur peut admirer le jeu de la rhétorique académique ; là il peut repérer les liens fragiles mais profonds entre l'action et l'écriture.

Mais, attention, cette opposition entre les praticiens, les étudiants et les « universitaires » frôle la caricature. Sur-tout dans le milieu des sciences de l'éducation, où nombre d'enseignants-chercheurs ont d'abord été (voire sont toujours) des praticiens ; d'autre part, les praticiens se forment quelques fois, et peuvent être appelés à produire un mé-moire universitaire. C’est le cas dans tous les mémoires repris en Cahier. Je distingue donc ici entre des postures mouvantes, plus qu’entre des identités monolithiques, ou entre des statuts.


1.3. Trois types de référentialités

Mais l'intérêt de cette ébauche de typologie des écrivants réside peut-être dans son prolongement en termes de référentiel. À quelle sorte de référentiel obéit l'écriture ? Ici encore on peut distinguer trois types de référentialités : référentialité « close et intégrante », référentialité « close et intégrée » et référentialité « ouverte ».

  1. Quand un étudiant écrit un mémoire universitaire, il produit un texte dont l'évaluation (normative) sera suivie de validation par un groupe professionnel dont il ne fait pas (encore) partie. On pourra parler de référentialité close et intégrante.

  2. Quand un enseignant-chercheur écrit, il conduit une stratégie de reconnaissance sur le marché académique, reconnaissance par un groupe professionnel dont il fait partie. On parlera alors de référentialité close et intégrée.

  3. Mais quand un praticien écrit sur les actions qu'il mène, à quel référentiel obéit-il ? Le seul ancrage évident, c'est le praticien lui-même, c'est-à-dire l'acteur et son action. C'est de ce côté qu'il faut chercher, en se demandant d'abord quelle est la stratégie de l'acteur quand il agit et écrit sur son action, puis quels sens il donne à l'écriture, notamment dans son articulation avec l'action. Du simple désir de recon-naissance professionnelle (valorisation de l'action) à la production de connaissance (analyse de la pratique), les sens possibles sont multiples ! Bref, on parlera ici de référentialité ouverte, voire d'auto-référentialité, comme si l'écriture était autonome, sans cadre obligé ; comme si n'était donné a priori qu'un point de départ (l'ancrage de tout à l'heure).

1.4. Trois possibilités pour articuler l'agir et l'écrire

Pour tenter de donner un cadre à cette ouverture de la référentialité, peut-être faut-il comprendre comment s'articulent l'action et l'écriture praticienne au sens large. Très rapidement, il semble que celle-ci, que l'écriture praticienne s'articule de trois façons différentes avec l'action : écriture « dans » l'action, écriture « sur » l'action et écriture « pour » l'action.

  1. Il y a tout d'abord l'écriture professionnelle, celle qui, intégrée à l'action, produit ce qu'on appelle des écrits fonctionnels, éléments ou instruments de l'action - écriture concomitante. C'est l'écriture dans l'action.

  2. Puis il y a l'écriture praticienne au sens strict, celle qui intègre l'action dans un projet d'octroi de sens à la pratique. C'est l'écriture sur l'action. À la différence des précédents écrits qui se perdent dans l'action, ce que produit cette écriture survit à l'action - écriture a posteriori.

  3. Enfin il y a ce qu’on pourrait appeler, faute de mieux, l'écriture prosélytique, celle qui veut convaincre la communauté praticienne et la communauté politique de l'efficacité de tel ou tel type de pratique (pédagogique, institutionnelle, politique, etc.). C'est l'écriture pour l'action. Les écrits produits dans ce cadre précèdent l'action - écriture a priori.

Système ternaire donc, mais non cloisonné. Car ça com-munique entre les trois types d'écriture. On peut, par exemple, les chaîner entre elles : l'écriture dans l'action produit des textes que l'écriture sur l'action utilise comme matériau ; puis celle-ci produit des textes que l'écriture pour l'action à son tour utilise comme matériau ; et, pour peu que les textes produits par cette dernière incitent à la mise en place concrète d'actions, la boucle sera bouclée.

Système mouvant aussi : l’écriture sur une action A produira des textes qui, par rapport à une action B, pourront être lus comme de l’écriture pour l’action.

1.5. Le pari de l'écriture praticienne

Les écrits professionnels font légion : toute action de formation requiert de l'écriture, qu'on se place dans le do-maine pédagogique ou dans le domaine de l'ingénierie de la formation. Les écrits praticiens sur l'action sont par contre plus rares et leur publication davantage encore. C'est que le passage de l'écriture dans l'action à l'écriture proprement praticienne est semé d'obstacles : l'écrit y change de nature, de statut et de destination.

L'intérêt de l'écriture sur l'action en termes d'autoformation continue des acteurs ne saurait plus faire de doute. Les discussions d’avant-hier après-midi, lors du colloque sur l’autoformation organisé ici même par le GRAF et TRIGONE, l’ont largement manifesté. Reste à en faire le pari, qui implique un important co-investissement des acteurs concernés et de leurs institutions pour être tenu.

2. TROIS QUESTIONS POUR L’ÉCRITURE PRATICIENNE

Voilà pour la présentation du couple action / écriture. Vous aurez remarqué que ce tableau se termine sur une ouverture, l’ouverture d’un pari, l’ouverture d’un possible à multi-ples aboutissants.

Pour commencer de baliser le champ de ce possible, je vous propose trois questions. Trois questions situées à trois différents niveaux d’enjeux pour l’écriture praticienne :

  1. l’écriture praticienne n’est-elle possible que dans le temps volé ?

  2. comment l’écriture praticienne est-elle institutionnellement reconnue / non reconnue ?

  3. l’écriture praticienne, au bout du compte, c’est quoi ? une méthode d’autoformation des praticiens ou un chemin vers la démocratie participative ? ou les deux ?

2.1. Question 1 : l’écriture praticienne n’est-elle possible que dans le temps volé ?

L’écriture praticienne n’est-elle possible que dans le « temps volé » ? L’expression « temps volé », pour caractériser ce que serait l’une des conditions de possibilités de l’écriture praticienne, cette expression n’est pas de moi. Je la tiens d’un de mes collègues, un praticien qui veut, qui voudrait écrire en tant que praticien - et qui écrit :

2.1.1. Écrire, ça prend du temps

Mais je la reprends volontiers à mon compte. Car écrire, ça prend effectivement du temps ! Le temps d’écrire, bien sûr, mais aussi,

  • en amont de l’écriture, le temps où il faut bien suspendre l’« ac- tivité » pour « penser », temps de réflexion solitaire ou collective, et temps de lecture de l’écriture des autres,

  • le temps de l’écriture, c’est encore, en cours et en aval de l’écriture, le temps de se lire et de se relire...

2.1.2. Du temps de contrebande

« Temps volé », volé à l’institution, volé à soi :

  • temps volé à l’institution, parce que, quand le praticien suspend son activité pour s’asseoir, réfléchir, lire, écrire et relire, il fraude; le contrat de travail d’un acteur qui n’est pas enseignant- chercheur ne stipule jamais aucune charge d’écriture sur l’action ; éventuellement de l’écriture dans l’action (écriture profession- nelle, fonctionnelle), mais jamais de l’écriture praticienne au sens strict ;

  • temps volé à soi, à son temps familial, à son temps intime, parce que, de fait, c’est dans ce temps-là que le praticien écrivant ponctionne, faute de pouvoir suffisamment suspendre fraudu- leusement le temps professionnel.

Je ne réponds pas à la question de savoir si l’écriture praticienne n’est possible que dans du temps volé. On pourrait en débattre ensemble dès que j’aurai fini de parler - ce que vous attendez sûrement tous avec impatience.

2.2. Question 2 : l’écriture praticienne est-elle institutionnellement reconnue ?

Deuxième question : l’écriture praticienne est-elle institutionnellement reconnue ? Le constat que je viens de dresser en parlant du temps volé répond à l’un des aspects de la question. Mais poussons un peu plus loin.

Les praticiens (c’est-à-dire les acteurs ordinaires, les personnels qui ne sont ni étudiants temporaires, ni enseignants-chercheurs) contribuent largement, nous l’avons vu, à l’écriture des Cahiers d’études, notamment celle des Cahiers « originaux ». À ce titre, l’écriture praticienne est finalisée dans la stratégie de l’institution CUEEP- TRIGONE, qui veut mettre à disposition de l’ensemble des acteurs de l’éducation permanente de France et de Navarre des résultats de recherche et des comptes rendus d’actions innovantes ou spécifiques.

L’écriture praticienne semble donc institutionnellement reconnue au sens où elle est intégrée par l’institution dans sa stratégie de diffusion.

Mais, quand on creuse un peu plus la question, on ne peut qu’être saisi par une contradiction majeure : il y a comme une disproportion entre la charge d’écriture qui, de fait, repose sur les praticiens, et l’absence de ces derniers dans l’instance où, de droit, fonctionne la responsabilité éditoriale.

Regardez la composition du « comité de lecture » des Cahiers d’études, et vous n’y verrez que des enseignants-chercheurs. Moi, j’y vois un problème, dans la mesure où les enseignants-chercheurs ne sont que pour moins d’un quart dans l’écriture des Cahiers « originaux ».

Cette fois encore, je laisse ouvert. Passons à la troisième question.

2.3. Question 3 : l’écriture praticienne, une méthode d’autoformation des praticiens ou un chemin vers la démocratie participative ?

Tout à l’heure, je vous ai dit que l'intérêt de l'écriture sur l'action en termes d'autoformation continue des acteurs ne saurait plus faire de doute. Mais est-ce là la seule qualité de l’écriture praticienne ? Et puis d’abord, c’est quoi l’autoformation ?

Je ne devrais pas poser cette question après les deux journées que plusieurs d’entre nous ont passées au colloque européen sur l’autoformation. Mais quand même ! D’autant plus que je voudrais me placer, pour finir, sur le terrain du socio-politique, comme dirait Philippe Carré dont vous aurez reconnu ce qu’il appelle le macro-niveau de l’autoformation, ou plutôt de l’apprentissage autodirigé.

2.3.1. Deux questions préalables

Nous sommes en fait ici, plus largement, dans la problématique de l’organisation autoformatrice, de l’organisation qualifiante. Pour nous, acteurs de l’éducation permanente, la question de fond est celle-ci : une organisation dont la raison d’être se décline en termes de formation (et d’autoformation) des publics demandeurs, une telle organisation est-elle, pour ses propres personnels, formatrice, voire autoformatrice ? La question est loin d’être anodine ou stupide. Il suffirait d’évoquer le complexe du cordonnier... Mais je n’ai plus le temps...

D’autre part, l’autoformation, en organisation, est-elle libératrice ? Le risque qu’elle n’y soit que le masque d’une toujours possible auto-aliénation doit rester présent à nos esprits et nous inviter à toutes les prudences...

2.3.2.    Une hypothèse, pour finir

Mais revenons, pour en finir avec cette « conférence » qui n’en finit pas, à l’écriture praticienne. Je conclurai en soumettant à votre discussion une hypothèse qui ouvre sur bien des questions. L’hypothèse est la suivante.

S’il est vérifié que la compétence d’une organisation dépend de la conjonction de deux phénomènes, à savoir la qualification de ses personnels et la pertinence de la gestion de ses ressources humaines, si cela est vérifié, alors l’écriture praticienne a un rôle de premier ordre à jouer dans le développement de cette compétence, mais à deux conditions :

  1. l’écriture praticienne doit permettre à la pensée latérale (qu’on appelle aussi pensée divergente) de se construire et de se développer ;

  2. l’écriture praticienne doit participer, de droit, à la construction (interne) de l’identité de l’organisation.

En d’autres termes, la finalité la plus profonde de l’écriture praticienne pointe des questions d’ordre éminemment politique qui concernent aussi bien la liberté d’expression des individus à l’intérieur de l’institution, que la capacité de l’organisation à entendre, ou plutôt à lire, ce qu’aura construit la pensée latérale en tant que telle, c’est-à-dire ce qu’elle aura construit en toujours possibles divergences.

MERCI


Voilà ! C'était une petite intervention d'il y a une quinzaine d'années  (je propose celle-là parce qu'elle était restée inédite), en appui sur quelques productions écrites, notamment pour les Cahiers d'études du CUEEP, dont voici les principales, en téléchargement (pdf) :

Je ne sais si je suis le premier à avoir employé l'expression "écriture praticienne". Peu importe. En tous cas, elle est aujourd'hui, plus de quinze ans après la parution de ma Note, assez répandue dans le secteur de la formation permanente.
Dans mon esprit (à l'époque mais encore aujourd'hui), cette expression renvoyait à trois configurations différentes :

  • "écriture praticienne" versus "écriture patricienne", écriture de ceux qui, faisant partie de la noblesse universitaire, sont payés pour écrire, comme disait Guy Jobert ;

  • "écriture praticienne" versus "écriture universitaire", écriture de praticiens certes, mais soumise au crible de la norme universitaire (mémoire, thèses, etc.) ;

  • "écriture praticienne" versus "écriture institutionnelle", écriture qui, en règle générale, contraint les praticiens, leur assignant des tâches trop souvent incompatibles avec l'exercice du droit d'écrire sur sa propre pratique.

Il est clair qu'aujourd'hui, ces trois configurations fonctionnent à plein régime. Et que l'écriture praticienne, l'authentique, est plutôt au ralenti... Même dans les idées ! Le durcissement des relations de travail, dû essentiellement au vent néo-ultra-libéral qui souffle sur le secteur de la formation permanente (y compris dans l'enseignement public), assè- che remarquablement les marges où l'authentique écriture praticienne pourrait fonctionner et produire ce savoir non savant et peut-être dérangeant produit par les acteurs eux-mêmes.
L'espace de ces marges, a un nom : "liberté solidaire".
Mais peut-être sommes-nous déjà là dans le royaume de l'utopie ?


30 novembre 2021

Migrations et accès au Droit : une commission d'enquête [2]

Le rapport parlementaire sur "les migrations, les déplacements de populations et les conditions de vie et d’accès au droit des migrants, réfugiés et apatrides en regard des engagements nationaux, européens et internationaux de la France" est paru le 10 novembre dernier. La commission d'enquête comprenait une trentaine de députés, dont le président Sébastien Nadot, député inscrit au groupe parlementaire Libertés et Territoires (LT) et la rapporteure Sonia Krimi, inscrite au groupe parlemntaire LREM. Il est accessible ici (pdf, 451p.).
Après avoir parcouru l'avant-propos du président Nadot, lisons la courte introduction du rapport (p.45-50), qui met en avant trois précieux constats :

  1. Les migrations constituent un phénomène constant et global mais limité au regard des déséquilibres du monde
    D'abord il faut noter que seulement 3,5% de la population mondiale peut être considérée comme en migration.
    Ensuite, il convient de comprendre que "la peur [...] portée par le débat public français, d’une population africaine en croissance exponentielle qui va nécessairement venir s’échouer sur les côtes européennes" est complètement "irrationnelle", étant donné que "dans les pays à très faibles revenus peu de personnes peuvent émigrer même lorsque leur croissance démographie est dynamique" et que "2 % de la population d’Afrique subsaharienne vit à l’étranger et principalement dans un pays voisin."
    Enfin, il faut savoir que "la majorité des migrations est un phénomène intracontinental". Pour le continent européen, près du quart des populations des pays des Balkans ex-communistes vit à l'étranger.
  2. La réalité de l’immigration en France est déformée par le débat public
    "L’immigration étant devenue un sujet de campagne électorale par excellence, ses enjeux ne sont à peu près jamais posés avec une volonté de les traiter de manière rationnelle. Depuis l’irruption de cette thématique dans le débat public au début des années 1980, elle est abordée comme un mal transitoire, soit comme un phénomène que des Gouvernements faibles ou complaisants laissent prospérer alors qu’il suffirait d’être ferme, soit au contraire comme un épiphénomène à l’impact mineur sur la société et dont il conviendrait de ne pas parler. Or, l’immigration est un phénomène cyclique qui obéit à ses propres dynamiques. [...] Ainsi, dans l’imaginaire collectif, – imaginaire bâti par des décennies de débat politique incessant – le migrant est un jeune homme provenant d’un pays d’Afrique ou du Moyen-Orient, pauvre et se dirigeant vers l’Europe parce que le modèle social l’y incite. Depuis quelques années maintenant, s’est ajouté un amalgame récurrent entre immigration et insécurité."
    "Or, les données vont à rebours des représentations collectives et c’est l’objet de ce rapport de l’affirmer. La majorité des migrants sont des migrantes. Leur niveau d’instruction moyen est supérieur à la moyenne du pays de départ mais également du pays d’arrivée. Le migrant est simplement un être humain ne méritant ni excès d’opprobres ni éloges disproportionnées."
  3. Les primo-arrivées relèvent principalement de l’accueil des étudiants étrangers alors que le débat public se focalise sur l’asile.
    Il convient donc de rétablir la réalité des chiffres des migrations. Très globalement, la France est bien moins accueillante que l'Allemagne ou le Royaume-Uni, les chiffres restant stables et la variable la plus importante étant l'origine des migrants. Par ailleurs, il y a quatre types de migration.
    a) LA MIGRATION ESTUDIANTINE. "La plus grande partie des migrants sont les étudiants." Mais, en considérant ces étudiants comme des migrants, on force la dose, dans la mesure où les deux-tiers d'entre eux quittent la France à la fin de leurs études (chiffres OCDE). À noter l'augmentation des frais d’inscription universitaires qui va retentir sur les étudiants de la francophonie et entre en conflit avec l'"objectif de rester dans la compétition internationale" que se donne notre pays...
    b) LA MIGRATION FAMILIALE "est extraordinairement stable depuis plusieurs décennies [...] et ce, malgré malgré les différents durcissements des conditions d’admission" - qui ne font que "« faire attendre »".
    c) LA MIGRATION DE TRAVAIL "est quant à elle extrêmement réduite en France depuis 1974 avant d’être timidement relancée en 2006 avec « l’immigration choisie »."
    d) LA MIGRATION HUMANITAIRE. "Avec 36 000 titres délivrés en 2019, les délivrances de titres pour des raisons humanitaires restent minoritaires parmi les motifs d’entrée sur le territoire et très faibles par rapport à d’autres pays, bien que ce soient celles qui cristallisent le plus le débat public."

"En définitive, il apparaît bien que l’immigration est un phénomène qui emprunte à de multiples causes, revêt les aspects les plus divers et nécessite donc de mobiliser l’ensemble de nos politiques publiques. Cela ne peut être une simple affaire de police." Dit autrement, "les migrations [doivent être appréhendées] dans leur globalité, c’est-à-dire comme un phénomène humain." Il faudra donc "adapter notre appareil politico-administratif pour traiter les questions migratoires dans leur globalité" (diplomatie, enseignement, logement, santé, travail...).

 

Suit une trentaine de "recommandations" concrètes
[accès direct sur Framindmap.org ou dans la fenêtre ci-dessous]

à suivre


 

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15 avril 2014

Évaluer la richesse

Richesse et valeur : retour à la critique de l’économie politique à l’occasion de la crise systémique du capitalisme contemporain. C'était le 08 avril 2014 à la Maison européenne des sciences de l’homme et de la société à Lille.


Tout d'abord l'introduction à l'après-midi suivie de l'intervention de Jean-Marie Harribey sur le croisement entre richesse et valeur, puis débat avec la salle.

Puis table-ronde qui a réunit :

  • Bernard Friot , Professeur émérite à Paris Ouest Nanterre, IDHE (Institutions et dynamiques historiques de l’économie)
  • Bernard Perret , Ingénieur et socio-économiste, membre du Conseil Général de l'environnement et du développement durable
  • Richard Sobel , Maître de conférences en économie, Université Lille 1
  • Henri Sterdyniak , Directeur du département Économie de la mondialisation de l'Observatoire Français des Conjonctures Économiques, Paris

L'après-midi se termina avec l'intervention d'Alain Caillé (Professeur de sociologie à l’Université Paris-Ouest Nanterre La Défense, directeur-fondateur de La Revue du MAUSS)

 

SOURCES :

  • http://lille1tv.univ-lille1.fr/collections/video.aspx?id=10bbd43c-81cb-4c77-baa4-80836c74c578
  • http://lille1tv.univ-lille1.fr/collections/video.aspx?id=cae87361-2097-4d9a-beb8-3f84c465d873
  • http://lille1tv.univ-lille1.fr/collections/video.aspx?id=2dd36956-37c6-4c1f-9b45-bff23c3e9fae

22 février 2013

Un ANI qui nous veut du mal !

Partout en Europe, les plans d’austérité imposés par les institutions et dirigeants européens s’accompagnent d’une volonté de s’attaquer au droit du travail.

En France, l’accord passé entre le MEDEF et trois syndicats minoritaires (CFDT, CGC, CFTC) s’inscrit dans cette dynamique de reculs sociaux majeurs au nom de la compétitivité et de la rigueur à tout prix – c’est-à-dire de la loi des multinationales et de la finance.

Cet accord illégitime ne fait qu'aggraver la précarité du travail. Le collectif pour un audit citoyen de la dette invite chacun-e à s'engager pour qu'il n'acquière pas force de loi.

C’est pourquoi nous vous invitons à signer (et faire signer) à ce lien un appel lancé par plusieurs mouvements et organisations.

A faire circuler et diffuser largement auprès de vos collègues, amis, famille !

Le collectif unitaire à l'origine de cet appel organisera par ailleurs une réunion publique le 28 février 2013, à La Bellevilloise, à Paris, avant la journée d'action du 5 mars 2013 décidée par les syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires.


Texte de l'appel : Un ANI qui nous veut du mal !

L’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier signé par le patronat et certaines organisations syndicales représente un recul social majeur. Les soi-disant « nouveaux droits pour les salariés » sont en réalité de portée limitée et comportent nombre de dérogations et de dispositions qui en permettent le contournement. Par contre, les mesures en faveur  du patronat portent des coups sévères au droit du travail. Cet accord s’inscrit dans le droit fil des préconisations, appliquées partout en Europe, de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) : démantèlement du droit du travail,  chantage à l’emploi pour baisser les salaires et les droits sociaux au nom de la compétitivité. Il contribuera ainsi à la spirale dépressive dans laquelle les politiques d’austérité enfoncent l’Union européenne.

L’accord aggrave encore, après les lois Fillon de 2004 et 2008 qu’il faut abroger, la remise en cause de la hiérarchie des normes en permettant de nouveau qu’un accord d’entreprise soit moins favorable que la convention collective et que la loi : en cas de « graves problèmes conjoncturels » de l’entreprise (quelle entreprise ne connaît pas de problème conjoncturels et surtout qui en jugera ?), il ne laisse d’autre choix au salarié que d’accepter la baisse de son salaire et l'augmentation de son temps de travail sous peine de licenciement. L’accord réduit considérablement les droits et les possibilités de contestation et de recours à la justice des salariés et de leurs représentants. Il remet en cause des prérogatives importantes des instances représentatives du personnel et renforce le pouvoir des employeurs, notamment celui d’imposer la « mobilité » des salariés (changement de lieu ou de poste de travail).

Loin de permettre « la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés » cet accord va, au contraire, aggraver la précarité du travail en libérant le patronat de nombre d'obligations. En dépit des promesses qui avaient été faites par le gouvernement, l'accord ne réduit pas les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes, alors même que la précarité de l'emploi concerne en premier lieu les femmes, prépondérantes dans le temps partiel (80%) et plus souvent touchées par les CDD, le chômage et le sous-emploi.

Enfin cet accord est illégitime. Il a été signé par trois confédérations syndicales représentant une minorité de salariés, alors même que les règles de représentativité syndicale sont sur le point de changer. Les parlementaires de droite se disent prêts à voter ses dispositions telles quelles, mais ni le président de la République, ni la majorité de l’Assemblée nationale n’ont été élus pour faire reculer les droits des salariés. Transposer ces reculs sociaux dans la loi représenterait donc un grave déni démocratique.

Nous appelons les salariés-es, et plus largement, tous les citoyen-ne-s à lire ce texte, à l’analyser, à tenir partout des réunions pour en débattre ensemble et faire entendre leurs exigences auprès de leurs élus, tout particulièrement ceux de gauche, pour qu’ils ne votent pas ce texte. L'heure est bien plutôt à la sécurisation des emplois contre les licenciements, pour un travail de qualité, sans précarité, avec des droits sociaux de haut niveau pour les salariés, les chômeurs et les retraités. Nous ferons tout pour que cet accord n’acquière pas force de loi et nous appelons à soutenir toutes les initiatives en ce sens, en particulier les mobilisations syndicales.

Appel soutenu par : Attac, CADAC, CGT Commerce Paris, CGT Hôtels Prestiges et Economiques, CGT-Finances, CNDF, CNT-Solidarité ouvrière Ile-de-France, Convergence de défense et développement des services publics, Convergences & Alternative, Fédération pour une alternative sociale et écologique, Fondation Copernic, FSU, Gauche anticapitaliste, Gauche unitaire, Les Alternatifs, Les efFRONTé-e-s, Marches européennes contre le chômage, Mouvement des jeunes communistes de France, Mouvement national des chômeurs et précaires, Nouveau parti anticapitaliste, Osez le féminisme !, Parti communiste français, Parti communiste des ouvriers de France, Parti de gauche, Réseau féministe « Ruptures », Résistance sociale, République & Socialisme, Union syndicale Solidaires...


 

9 juillet 2013

De la FOAD aux MOOCs

Le secteur FORTEO de l'ADBS a organisé une demie journée d’information sur la formation à distance. C'était au CNAM à Paris le 21 juin 2013.
Deux intervenantes (Isabelle Gonon, chargée de l'accompagnement aux usages des TICE auprès des enseignants du CNAM et Evelyne Broudoux, responsable du Certificat tutoré à distance TICs pour les SID de l'INTD) ont ouvert le débat.
Ont été abordés les thèmes suivants :

  • L'environnement numérique : pratiques et outils, les différentes solutions techniques
  • Les différentes modalités de l'enseignement à distance : l'accompagnement, le tutorat, l'évaluation de l'apprenant ;
  • Les MOOC's
  • La formation de l'INTD

Cette présentation a été filmée par le CERIMES et est visible sur le site Internet Formasup :


27 octobre 2011

Documentaliste pour les espaces naturels

L'atelier techniques des Espaces naturels propose un vaste référentiel des métiers/compétences sous l'appellation Dictionnaire des compétences.

Ce dictionnaire - peut-on lire sur le site - s'inscrit dans la démarche « métiers » que l'Atelier technique des espaces naturels a initiée depuis 5 ans maintenant. Il est constitué d'une base de données dont les informations proviennent du Répertoire des Métiers.
L'ensemble des activités et des compétences (connaissances savoirs de l'action) a été compilé dans cette nouvelle base et liés entre eux (chaque compétence est liée à une ou plusieurs activités et un ou plusieurs métiers). Pour chaque compétence mentionnée, le dictionnaire vous propose une définition de type lexicale, des modalités d'apprentissages et des niveaux de maîtrise. Plus de 300 savoirs sont ainsi collectés dans cette base et se réfèrent à 25 fiches métiers différentes.

La fiche "documentaliste" est .

Une base de données documentaire est également disponible...


 

17 juin 2011

liberté, (in)égalité, héridité

Hier, les candidats au baccalauréat de la série ES (économique et social) ont pu planché sur cette question : "La liberté est-elle menacée par l'égalité ?". Vaste sujet où pointe la possibilité de remise en cause du modèle libéral français - ce qui, pour des élèves sensibilisés à l'analyse socio-économique devait être facile.

Avant hier, deux ingénieurs des mines, Valérian Pham Ngoc et Gilles Tauzin, présentaient leur étude sur l’inégalité des chances dans l’enseignement français. La Tribune en rend compte, proposant le diaporama de la présentation de cette étude intéressante et bienvenue...

À l'heure où la génétique - notamment la génétique moléculaire - avance à grands pas, la génétique sociale, elle, en est toujours aux mêmes balivernes que l'idéologie (ultra)libérale ne cesse d'assèner sur nos crânes endoloris. Quel élève de terminal aura oser le cri de révolte dénonciateur des cercles vicieux du libéralisme ? Il est vrai que ses parents préfèrent accuser la grande ouverture mondialisante plutôt que le système libéral lui-même (cf. ce sondage ipsos)...


19 avril 2011

MuseScore

Super ce "petit" logiciel de gravure musicale ! Je dis petit par différence avec les mastodontes Finale et autre Sibelius, mastodontes payants et hypercomplets jusqu'à l'usine à gaz... Par différence avec les mêmes outils, je pourrais insister lourdmeent sur le fait que MuseScore est gratuit ! Avec lui, tout est là, à disposition, tout le nécessaire à graver mais sans excès. On peut tout de même soigner la mise en page etc. Il est .

Du coup, je regrave mes "œuvres" pour ensemble vocal. Tout d'abord mon Dante (Nel mezzo del cammin du nostra vita), puis mon Rimbaud (L'étoile). Dès que j'ai un peu de temps, je m'attaque à mes deux Tristan Corbière (Le Crapaud), à moins que je ne m'occupe de La Chanson du pauvre...

Super logiciel ! Vive le libre gratuit !


5 avril 2011

Facebook terroriste ?

Je lis dans divers posts que Facebook censure les pages appelant à un soulèvement en Palestine. En effet, Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, a ordonné la suppression de comptes et pages de son réseau social appelant à un soulèvement en Palestine, le 15 mai prochain, anniversaire de la Nakba. Depuis le 6 mars, plusieurs pages Facebook ont appelé à une troisième intifada. Elles ont réunies jusqu’à un demi-million d’internautes.
Prise à la demande des autorités israéliennes, cette décision de Facebook met à mal la neutralité du Net. Devrons-nous supprimer nos pages Facebook ?

La question, pour moi, n'est pas de savoir s'il y a des palestiniens terroristes ou si Israël est coupable de terrorisme d'État (je viens de lire un document édifiant sur la question du conflit israélo-palestinien) ! La question est de savoir de quel droit Mark Zuckerberg censure de la sorte. La question est de savoir si Facebook est un appareil sioniste ou non !


14 janvier 2009

Lettre aux parents d’élèves

Lettre aux parents d’élèves

Parents d’un enfant scolarisé en maternelle ou en élémentaire attachés à sa réussite scolaire ainsi qu'à son école, nous vous remercions de prendre un peu de temps pour lire ce qui suit. Aujourd’hui, les enseignants et les membres des RASED (réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté) ont besoin de votre soutien par rapport aux réformes en cours ou à venir. Aussi avons-nous décidé de vous informer pour que vous puissiez juger de leur bien fondé ou non.

-    Suppression de 6000 postes dans l’enseignement primaire dont 3000 postes d’enseignants spécialisés (RASED) qui travaillent auprès des élèves qui rencontrent des difficultés persistantes dans leurs apprentissages ou dans leur adaptation à l'école. Le ministère justifie notamment cette suppression par la mise en place des 2 heures de soutien hebdomadaire organisée depuis cette année et par la mise en place de stages de formation centrés sur la difficulté scolaire qui concerneraient 40 000 enseignants. D'une part, les élèves dont le RASED s’occupe ne peuvent se structurer et progresser avec le soutien scolaire, si bien organisé soit-il. Ces enfants ont des difficultés multiples et ont besoin d’autres remédiations que de reprendre des leçons ou des exercices. Les membres du RASED font un travail en profondeur en collaboration avec les enseignants de classe, les familles et tous les partenaires de l'école ( CMPP, CSM, cabinets d'orthophonie, services sociaux ou d'aide à la parentalité, PMI, médecine scolaire, Maison du Handicap etc ). D'autre part, peut-on brader une formation d'un an par des stages de sensibilisation sur les difficultés multiples que peuvent rencontrer les élèves ? Si pour vous l’avenir d’un enfant compte, quelles que soient ses difficultés et son école, nous vous invitons à signer la pétition en ligne :

www.sauvonslesrased.org

-    Menaces sur l'accueil des deux ans et création de « jardins d’éveils » qui seraient gérés par les municipalités et seraient payants ! Les départements du Rhône et de la Mayenne expérimenteront le dispositif dès la rentrée 2009.

-    Suppression des Instituts Universitaires de Formation des Maîtres : disparition de la formation professionnelle des enseignants, recrutement des futurs enseignants à Bac+5 avec suppression de l’année de stage de formation pédagogique où ils étaient confrontés à la réalité de leur futur métier.

-    Création de l' agence du remplacement dont les personnels ne seraient plus des enseignants titulaires mais des vacataires sans formation, taillables et corvéables à merci.

Voici ce que le ministère appelle des « réformes ». Il s’agit en fait de coupes sombres qui rendront plus difficile la vie de tous les acteurs de l’école et, en premier lieu, celle des enfants. A terme, ces mesures pourraient mener à l'affaiblissement du service public d'éducation au bénéfice de l'enseignement  privé. En marche vers une société encore plus inégalitaire ! Nous ne pouvons l’accepter. Aussi, nous ne tolérons plus les propos méprisants du ministre, ses effets d'annonce, ses manipulations médiatiques et son refus d'ouvrir un vrai dialogue.  En espérant vous voir à nos côtés, pour la défense du service public d'éducation,

SAMEDI 17 JANVIER,
MANIFESTONS à Lille,
14h30, Porte de Paris

Des enseignants, des membres du RASED et des parents d’élèves


15 janvier 2009

Les parents FCPE veulent une école pour tous !

PARENTS MOBILISEZ-VOUS !
Les parents FCPE veulent une école pour tous !

Les premières annonces pour la prochaine rentrée scolaire confirment encore le déclin des moyens pour l'académie de Lille. 376 postes supprimés dans le second degré, une première annonce de 226 postes en moins dans le premier degré, notamment par récupération des moyens RASED. Le ministre Darcos tente de calmer les défenseurs de l'éducation nationale en reculant un peu sur la suppression des Rased... pour mieux les écraser l'an prochain ?
À la rentrée prochaine dans notre académie les élèves seront plus nombreux dans les classes, la scolarisation en maternelle dès deux ans sera encore plus difficile, enfin l’aide spécifique et la remédiation apportées aux élèves en échec scolaire par des enseignants spécialisés sera en voie d'extinction.
Dans le second degré, la suppression démagogique de la carte scolaire accentuera encore les inégalités entre collèges. Au lycée, l'avenir n'est guère prometteur, suppression d'options, manque d'encadrement, la réforme n'est qu'ajournée...
Que dire de la création de deux postes d'infirmières pour nos deux départements ?

Nous parents d’élèves FCPE demandons :
• l’abandon des suppressions d’emplois dans notre académie,
• le maintien des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté,
• le renforcement de la scolarité des enfants dès deux ans en maternelle,
• des moyens d'encadrement et de "vie scolaire" suffisants dans tous les collèges et lycées,
• des moyens de remplacements qui garantissent la continuité du service public d'éducation.

Pour défendre le service public d’éducation que le gouvernement veut affaiblir par des budgets de régression

MANIFESTONS à LILLE
le samedi 17 JANVIER
Rendez-vous à 14h30 Porte de Paris

VENEZ NOMBREUX


9 janvier 2009

Le sondage et la loi

Il faudra que Monsieur Karoutchi s'y fasse et en tant que Ministre des Relations avec le Parlement, il devrait vite comprendre : il en va des sondages UMP* comme des lois**, celles-ci s'appliquent avant même d'être promulguées comme ceux-là produisent leurs résultats avant même d'être réalisés... Ah ! C'est vraiment formidable : la vitesse de notre speedyprésident gagne tout !

Le phénomène de la vitesse de la lumière nous permet d'assister dans le ciel à des phénomènes passés. Le phénomène de la "sarkozidie" nous permet de subir les contrecoups de phénomènes futurs !

On baigne en pleine science-fiction ! Azimov, au secours !

____________________
* Je parle du sondage OpinionWay publiée par Le Figaro aujourd'hui au sujet de l'investiture UMP aux régionales Île de France. Cf. par exemple Libération de ce jour.
** Je parle, tu l'aura compris sagace lecteur, de la loi sur l'audiovisuel public.


23 avril 2008

OVE = chosification de l'humain

Avant hier, lundi 21 avril 2008, le patron de la CFDT a rencontré Christine Lagarde, dans le cadre de la préparation de la conférence sur la réforme de l’assurance chômage du 6 mai prochain - ce qui ne peut fonctionner que s'il y a entente préalable sur ce que c'est qu'une offre valable d’emploi (OVE), que les chômeurs seraient contraints d’accepter. Or la CFDT ne veut pas d'une "définition rigide de l'offre valable d'emploi". "Il est stupide, poursuit Chérèque, de définir un système d'offre valable d'emploi identique pour tous les salariés, on ne met pas les mêmes contraintes pour un jeune célibataire qualifié et pour une femme avec des enfants".
Eh bien, pour une fois, je suis complètement d'accord avec le patron de la CFDT ! Comme quoi tout arrive !

Il a bigrement raison de ramener des éléments humains, c'est-à-dire sociaux, au centre de la discussion.

Et nous devons tous refuser, réfuter cette manière de compter qui est en vogue aujourd'hui - manière arithmético-comptable, exclusivement chiffres, comme si 1 était toujours égal à 1 s'agissant de l'humain. Cette manière de faire chosifie l'humain.
Comme quand on calcule les taux de rentabilité, de productivité dans les entreprises.
Comme quand les grecs d'il y a vingt-cinq siècles (Aristote en l'occurrence) parlaient des esclaves.


8 août 2008

Bravos et autres Exclamations

"Le Joker" - qui se cache sous ce pseudo ?- me l'a offert en commentaire le lendemain de la fête de la musique, je ne résiste pas au plaisir de remonter cet acrostiche en message.

Bravos et autres Exclamations
Rimes, Documents et quelques chansons
Une chtite bière
Néanmoins il s'la joue pas fier
Ô c'est Brich, le gars Bruno!


3 mai 2008

Le 2 mai ... 1958

J'ai reçu L'Express, gratos, cette semaine. Pub !
Donc je le lis, évidemment.
C'est le numéro "spécial" 1968 : l'année qui a changé le monde pérore le couverture...
Je lis l'édito. Vague marmelade immangeable, qui se clôt sur ces mots d'une vertigineuse hauteur : Ils avaient 20 ans et, si leurs idéologies étaient fausses, leurs idéaux étaient magnifiques. Quarante ans plus tard, on peut leur murmurer que c'était l'essentiel...  Un texte à donner en pâture aux élèves de philosophie, dans la série Comment montrer le vide du discours puis dans la série Comment dépister l'implicite... Pour les bons élèves seulement !
Bref, je tourne la page et y trouve ce que le service documentation de l'hebdomadaire a sorti des archives cinquantenaires et lis ceci : Dans un long entretien, le ministre de l'Algérie Robert Lacoste exprime sa conviction de toucher au but : « plus d'un million de musulmans verront bientôt la victoire française, à savoir la paix, le travail, la sécurité, l'éducation politique ».

Vous je ne sais pas, mais moi, me vient immédiatement à l'esprit le discours sarkoz-ambiant, les pratiques gouvernementales de l'époque, de notre époque. Les Français sont colonisés par les ultra-libéraux du pouvoir. Ceux-ci auraient tort de se priver : ceux-là l'ont voulu - ce qui n'était pas le cas des Algériens !

Pardon, lecteur sarkozien, mais je ne peux pas ne pas penser, aussi et de façon plus anecdotique, à ce fonctionnaire du ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire [sic] mis en cause par un agent de sécurité (le comble au Pays du Roi d'Maubeuge et de son lieutenant Hortefeux, fils d'un banquier de Neuilly !) pour injure raciste... Je vous laisse lire le Canard enchaîné de cette semaine. Ah ! Elle est belle l'identité nationale !

Tout ceci m'invite à vous inciter à lire l'article d'Anne-Cécile Robert dans le Monde Diplomatique de ce mois : Que s’est-il donc passé le 6 mai 2007 ? [Moins d’un an après l’élection de M. Nicolas Sarkozy, les Français ont massivement accordé leurs suffrages aux candidats de gauche lors des municipales de mars 2008. Les électeurs seraient-ils versatiles ? Faut-il désespérer de la démocratie ? Une relecture des événements conduisant à la présidentielle de 2007 fait apparaître d’autres éléments d’explication.]


29 mai 2007

Et ça continue !

Nombreux sont ceux qui ont dénoncé les confusions multiples dont s'est servi le candidat Sarkozy pour se faire une bonne campagne. Brich59 l'avait fait en souhaitant ses bons vœux pour 2006 !
On pouvait penser qu'il s'agissait, pour Nicolas Sarkozy, d'un usage très machiavélique de tous les moyens disponibles quels qu'ils soient pour arriver à ses fins : être élu Président de la République ; et que, donc, une fois élu, notre Nicolas allait remettre les choses en ordre et mettre un terme au règne de la collusion qu'il avait instauré.
Eh bien NON !
Non seulement le contrôle des médias est de plus en plus évident, mais on continue le petit train-train des dépenses partisanes aux frais de la République. Ce jour, l'Élysée va véhiculer une meute de journalistes pour couvrir le meeting électoral animé par Sarkozy au Havre... Une réunion du parti politique UMP financée par la Présidence de la République : temps de travail du Président soi-même + frais de transport etc.
La confusion des pouvoirs est à son comble : l'exécutif avec le législatif (UMP) et l'exécutif avec le médiatique (journalistes). Quand je dis "l'exécutif", je veut dire ici la Présidence de la République - à moins que ce ne soit le Président de la République en personne, et là c'est typiquement un fonctionnement de dictature !

Vous allez voir que bientôt, il va faire main basse sur l'opposition parlementaire et sur ses propres contre-pouvoirs...


9 mai 2007

Ceux qui ont voté ne seront pas les "payeurs" !

Ainsi c'est donc vrai ! La démocratie du "suffrage universel" nous réserve bien des surprises : ce ne sont jamais ceux qui décident qui trinquent !

L'IFOP a réalisé un sondage entre deux tours (27 avril) où il apparaît que

  • 53% des moins de 35 ans votent Ségolène Royal,

  • 55% des plus de 35 ans et plus votent Sarkozy.

Conclusion hâtive : Sarkozy, celui dont le marketing politique a fait l'homme de la rupture, l'homme du changement (voyez ses discours du 6 mai au soir!), est plutôt du côté des électeurs "mûrs".

Quand on regarde de plus près, c'est encore plus parlant : ce sont les 65 ans et plus, et eux seuls, qui veulent Sarkozy. Trois plus de 64 ans sur quatre ont soutenu le jeune Sarkozy (je peux me permettre parce que je suis plus âgé et donc plus respectable que lui). Ce ne sont plus des électeurs mûrs, mais des électeurs croulants sous le poids de leur propre vie et incapables aujourd'hui ni demain de relever l'échine pour redresser la France, ou encore de travailler toujours plus pour construire le profit des copains de l'UMP.
Comme ça aussi, on comprend pourquoi le Halliday (le jauni) et la Mathieu (Mireille) l'adorent le Sarko !
De l'autre côté, pour la tranche d'âge 18/64 ans, c'est Ségolène Royal qui est préférée ! Avec une pointe à 56% pour les électeurs juste mûrs (35-49 ans) ! La force de l'âge est là, du côté de Ségolène... en tous cas pas du côté de Sarko. Qu'on se le dise : l'électorat de Sarkozy, c'est la vieille France, celle des retraités. Pas la France qui se lève tôt pour aller bosser quand il y a du boulot ! Ceux qui sont en âge de cotiser pour la retraite des retraités actuels (c'est-à-dire ceux qui ont majoritaiment voté Sarko), ceux-là ont majoritairement voté Ségolène Royal... Y-a de quoi râler, non ?

Et tout ceci n'est que pure vérité : un sondage IFOP, ça ne mentirait pas ici comme ça à l'endroit du chouchou des patrons (IFOP  = Laurence Parisot = MEDEF = Sarkozy) !


mots-clés :
population âgée, électorat de la droite


27 avril 2006

5. Pratique de la synthèse documentaire

Ce cours était nouveau (pour moi) en 2006 pour les licences de l'UFR IDIST...

...

mise à jour : 5 mars 2012
retour à l'index 

 

 


11 novembre 2009

Ressources pédagogiques

 

Cette page, régulièrement mise à jour jusqu'en 2010, était a priori destinée à mes étudiants de l'Université de Lille3 (UFR IDIST) et à mes stagiaires de la formation continue (CUEEP et ADBS). Concrètement, les documents ne sont accessibles qu'avec un mot de passe (sauf indication contraire). Désolé pour tous les autres : aucune dérogation n'est possible ! En effet, les ressources ne sont accessibles qu'avec l'emploi d'un mot de passe lorsque, tout simplement, elles ont été construites pour être utilisées dans des situations pédagogiques qui ne sont pas celles de l'autoformation. Aucune dérogation à cette règle de bon usage n'est possible. Bien sûr, lorsque l'un(e) de mes ancien(ne)s étudiant(e)s ou stagiaires - je pense ici à Éloïse, Marina, Sylvie... - me demande l'autorisation de retourner vers ces pages, je ne suis que flatté...

Si vous souhaitez bénéficier de cet enseignement, n'hésitez pas à me contacter à mon adresse professionnelle*, et je me ferai un devoir d'étudier rapidement (c'est-à-dire en respectant vos propres échéances) avec vous et avec mes collègues les réponses formation et/ou ingénierie qui satisferont vos besoins de qualification professionnelle ou d'organisation du travail. Ces réponses seront personnalisées et adaptées à vos conditions de travail et à vos facilités d'appentissage...


0. Terminologie


1. Initiation générale aux techniques documentaires


2. Pratique de l'indexation


3. Élaboration de thésaurus


4. Pratique de la condensation


5. Pratique de la synthèse documentaire


6. Création de dossiers documentaires


8. Recherche  d'infodoc  sur  Internet


9. Pratique de la veille stratégique


10. Pratiques sectorielles


11. Approche historienne de la documentation et des techniques documentaires. Éléments


12. Poétique de l'écriture scientifique


Les documents proposés dans ces pages sont de toutes sortes, de tous formats. En plus du mot de passe, différents à chaque fois, leur ouverture nécessite peut-être l'installation d'un "viewer" adapté. En cliquant sur les liens suivants, vous pourrez, le cas échéant, procéder à la manœuvre : viewer PowerPoint2003 ou viewer PowerPoint2007 pour les fichiers en .pps, et Sumatra ou viewer Acrobat pour les fichiers en .pdf.


Enfin,
vous pouvez consulter la page qui présente l'offre de "formation DIF" de mon institution (c'était pour l'année 2006/2007, mais l'offre est potentiellement la même et par principe évolutive...). L'apprentissage des techniques et pratiques documentaires y est assez présent, notamment pour ce que ces techniques et pratiques apportent au fonctionnement de l'entreprise, y compris lorsque des non documentalistes souhaitent se les approprier...


Fiche R.O.M.E  "documentaliste",
capturée le 2 mai 2009 au format pdf :
ROME_32214_DOCUMENTALISTE

Cette rubrique est à jour au 13 janvier 2010
Mais depuis septembre 2016,
je suis un joyeux retraité...


4 avril 2012

Petit rappel...

La délégation Nord-Picardie tiendra son assemblée annuelle mardi 10 avril 2012 matin à Lille, dans les locaux de l'ADU-LM, Agence de développement et d'urbanisme - Lille Métropole (Espace International, 299 boulevard de Leeds).

Vous pouvez voter pour les nouveaux candidats au bureau à cette adresse (6 candidats) :

http://www.adbs.fr/election-du-bureau-nord-picardie-adbs-114627.htm

Et vous inscrire à la matinée dédiée au droit de l’information ( échanges entre un chercheur (Cédric Manara), une avocate (Blandine Poidevin) et la chargée de mission Droit de l'information à l'ADBS (Michèle Battisti)):

http://www.adbs.fr/l-adbs-nord-picardie-fait-son-ag-sur-le-droit-de-l-information-114785.htm

A bientôt pour ce temps de rencontre conviviale !


26 mars 2012

Petit thésaurus de l'Europe sous la domination nazie

élaboré sous TheW32 par Louise Joignaux
Présentation_du_thésaurus

retour vers les autres thésaurus

Le thésaurus contient :

141 termes
113 descripteurs
93 notes d'application
107 relations hiérarchiques
28 relations d'équivalence


Lexique : ljoshort
Arborescence : ljoarbre

Thesaurus ALPHA


ABWEHR

ADOLF HITLER

ALLEMAGNE NAZIE

ALLIES

  • NA
    • Opposés aux forces de l'Axe durant la Seconde Guerre Mondiale. Parmi les rangs des forces alliées on comptait : les États-Unis, l'Union soviétique et le Royaume-Uni, désignés sous le nom collectif de « Trois Grands ».
  • TG

ANSCHLUSS

  • NA
    • Annexion de l’Autriche par l'Allemagne nazie le 12 mars 1938.
  • TG

ANTISEMITISME

  • NA
    • Nom donné de nos jours à la discrimination, l'hostilité ou les préjugés à l'encontre des Juifs ainsi que l'ensemble des rumeurs malveillantes répandues à leur sujet.
  • TG

APPEL DU 18 JUIN 1940

  • NA
    • Le 18 juin 1940, le général de Gaulle s'adresse surtout aux militaires et aux gouverneurs des colonies : il leur demande de résister dans les colonies ou de le rejoindre à Londres. Cet appel marque la naissance de la France Libre.
  • TG

ARYANISATION

  • NA
    • Expropriation des juifs (entreprise ou commerce par exemple).
  • TG

ARYEN

  • NA
    • "Race germanique" considérée comme la plus pure et la plus noble par les nazis
  • TG

AUSCHWITZ-BIRKENAU

  • NA
    • Plus grand camp de concentration et d'extermination du IIIème Reich, situé dans l'actuelle Pologne.
  • TG

AXE

  • NA
    • L'Axe fut créé le 26 septembre 1940 avec la signature du Pacte tripartite par l'Allemagne, le Japon et l'Italie qui formèrent ainsi une alliance militaire. Par la suite d'autres pays rejoignirent l'alliance
  • TG

BUCHENWALD

  • NA
    • Camp de concentration nazi créé en juillet 1937 sur la colline d'Ettersberg près de Weimar, en Allemagne.
  • TG

CAMPS D'EXTERMINATION

CAMPS DE CONCENTRATION

  • NA
    • Camps dans lesquels étaient enfermés les opposants. Les camps de concentration nazis regroupaient des opposants politiques, des détenus de droit commun, des Juifs, des homosexuels, des prisonniers Russes.
  • TG
  • TS

CAMPS DE LA MORT

CHAMBRE A GAZ

  • NA
    • Avec la « Solution finale » en 1942, les chambres à gaz deviennent le principal mode d'extermination des Juifs.
  • TG

CNR

COLLABORATEUR

  • NA
    • Personne qui coopère avec l'occupant allemand, sans être nécessairement partisan de toutes les idées nazies.
  • TG

COLLABORATION

COLLABORATIONNISTE

  • NA
    • Personne qui coopère avec l'occupant allemand, partage les idées des nazis et souhaite leur victoire.
  • TG

COMMUNISTES

CONFERENCE DE WANNSEE

CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE

  • NA
    • Fondé en Mai 1943 par Jean Moulin, ce conseil réunit sous l'autorité de de Gaulle l'ensemble des mouvements de résistants français.
  • EP
  • TG

DACHAU

DE GAULLE, CHARLES

  • NA
    • Chef de la France libre qui résiste face au Régime de Vichy, et à l’occupation allemande et italienne de la France pendant la Seconde Guerre mondiale.
  • EP
  • TG

DELATION

  • NA
    • Dénonciation. Elle consiste à fournir des informations concernant un individu, en général à l'insu de ce dernier, souvent inspiré par un motif contraire à la morale ou à l'éthique.
  • TG

DENONCIATIONS

DEPORTATION

DEWE, WALTHERE

  • NA
    • Résistant belge, il fonda et dirigea deux grands réseaux de renseigenements clandestins au cours des deux guerres, notamment le réseau Clarence en 1940.
  • TG

EINSATZGRUPPEN

  • NA
    • Nom donné à des commandos spéciaux nazis qui suivaient l'armée allemande dans sa progression vers l'est.
  • TG

EMIGRES

EPIDEMIES

ESPACE VITAL

  • NA
    • Concept géopolitique qui renvoie à l'idée de territoire suffisant pour, dans un premier temps, assurer la survie d'un peuple et, dans un deuxième temps, favoriser sa croissance via la conquête.
  • EP
  • TG

ETATS

ETATS ALLIES

  • NA
    • La Finlande, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie, la Slovaquie et l'Italie. Ces pays sont dirigés par des régimes fascistes et autoritaires. En 1943-1944, ces pays deviennent de simples « satellites » de l'Allemagne .
  • TG

ETATS NEUTRES

ETATS OCCUPES

  • NA
    • Ce sont le Danemark, les Pays-Bas, la Belgique, le nord de la France (puis le sud à partir de novembre 1942), la Serbie, le Monténégro, l'Albanie, la Grèce, l'Ukraine, les Pays Baltes. Ces pays sont administrés par l'armée allemande.
  • TG

ETATS VASSAUX

  • NA
    • Le sud de la France, la Norvège, la Croatie sont occupés partiellement par l'armée allemande. Leurs gouvernements ont été le plus souvent installés par les Allemands ou mis en situation d'exécuter leur politique.
  • TG

ETOILE DE DAVID

ETOILE JAUNE

  • NA
    • Pièce de tissu en forme d'étoile de David et de couleur jaune, imposée par l'Allemagne nazie comme signe vestimentaire distinctif aux Juifs d'Allemagne d'abord, puis à ceux des zones conquises.
  • EP
  • TG
  • TS

FAMINE

FRANCE LIBRE

  • NA
    • Nom donné aux groupes de résistants français rassemblés autour de de Gaulle à Londres, puis en Afrique du Nord.
  • TG

FRANK, HANS

  • NA
    • Reichsleiter du parti nazi, ministre du Troisième Reich et gouverneur général en Pologne.
  • TG

FUHRER

GENERAL DE GAULLE

GENERALPLAN OST

  • NA
    • Désigne un plan nazi de nettoyage ethnique pour les territoires occupés de l'Europe de l'Est, dans le contexte de la Seconde guerre mondiale.
  • EP
  • TG

GENOCIDE JUIF

GERMANISATION

GESTAPO

  • NA
    • Police politique nazie organisée dans les années 1930, sous l'autorité de Himmler et de Heydrich et également active dans l'Europe occupée. La gestapo traquait notamment les Juifs et les résistants.
  • TG

GHETTO

  • NA
    • Quartiers dans lesquels les nazis enfermaient les Juifs dans des conditions de promiscuité, de sous-alimentation et d'hygiène épouvantables, en attendant de les déporter vers les camps de concentration ou d'extermination.
  • TG
  • TS

GHETTO DE VARSOVIE

  • NA
    • Plus important ghetto juif de la Seconde Guerre mondiale. Situé au centre de Varsovie, il fut créé en 1940 et pratiquement détruit en mai 1943 après l'insurrection de ses occupants contre les nazis.
  • TG

GOEBBELS, JOSEPH

  • NA
    • Chef de la propagande nazie sous le Troisième Reich.
  • TG

GORING, HERMANN

  • NA
    • Militaire et homme politique allemand de premier plan du parti nazi et du gouvernement du Troisième Reich.
  • TG

GOUVERNEMENT DE VICHY

GOUVERNEMENT GENERAL DE POLOGNE

  • NA
    • Nom de la partie du territoire de la République de Pologne annexé - mais non incorporé - au Troisième Reich et qui constituait une région dans la Grande-Allemagne.
  • TG

GPO

GRAND REICH

GRANDE ALLEMAGNE

  • NA
    • Ayant pour point de départ l'Allemagne du Traité de Versailles, elle s'est agrandie de l'Autriche, des Sudètes, d'une partie de la Pologne, du Luxembourg et de l'Alsace-Lorraine.
  • TG

HIMMLER, HEINRICH

  • NA
    • Maître absolu de la SS, chef de la police allemande et ministre de l'intérieur du Reich. Les camps de concentration et les camps d'extermination dépendaient directement de son autorité, et il mit en oeuvre la « Solution finale ».
  • TG

HITLER, ADOLF

HIWI

  • NA
    • Durant la Seconde guerre mondiale, les Hilfswilliger étaient des volontaires recrutés parmi la population des territoires occupés d'Europe de l'Est qui servirent d'auxiliaires dans la Wehrmacht
  • TG

HOLOCAUSTE

HOMOSEXUELS

HORTHY DE NAGYBANYA, MYKLOS

  • NA
    • Pendant la Seconde Guerre mondiale, il mène une politique de collaboration d'État très active avec l'Allemagne nazie qui conduit la Hongrie à annexer le sud de la Slovaquie, une partie de l'Ukraine,...
  • TG

JUDENRATE

  • NA
    • Corps administratifs formés dans les ghettos juifs, sous l'ordre des autorités nazies. Cette organisation concerna d'abord les ghettos de Pologne puis ceux des pays d'Europe Centrale et d'Europe de l'Est.
  • TG

JUIFS

KAPO

  • NA
    • Dans l'argot des camps de concentration, le Kapo est un détenu, en général prisonnier de droit commun ou détenu d'origine allemande, chargé de commander les autres déportés travaillant à l'extérieur ou dans les services du camp.
  • TG

LAVAL, PIERRE

  • NA
    • Principal maître d'oeuvre de la politique de collaboration d'État avec l'Allemagne nazie.
  • TG

LEBENSRAUM

LIGNE DE DEMARCATION

LIGNE VERTE

MARCHE NOIR

MASSACRE DE JEDWABNE

  • NA
    • Massacre des habitants juifs de cette localité et de ses environs par des Polonais en juillet 1941 au cours de la Seconde Guerre mondiale.
  • TG

MAUTHAUSEN

  • NA
    • Camp de concentration instauré par le régime nazi du Troisième Reich autour des villages de Mauthausen et de Gusen en Haute-Autriche.
  • TG

MILICE

  • NA
    • Organisation paramilitaire fondée par Joseph Darnand en 1943. La milice pourchasse et combat les résistants, les Juifs et les réfractaires du STO, en collaboration avec les troupes allemandes.
  • EP
  • TG

MILICE FRANCAISE

MOULIN, JEAN

  • NA
    • Rejoint la France libre de de Gaulle. Chargé par ce dernier d'unifier les mouvements de résistance en France, il fonde le Conseil National de la Résistance en 1943.
  • TG

MOUVEMENTS UNIS DE LA RESISTANCE

  • NA
    • En janvier 1943, les MUR réunissent les résistants français de la zone sud de la France à l'initiative de Jean Moulin et sous l'autorité de de Gaulle.
  • EP
  • TG

MUR

NATIONAL-SOCIALISME

NAZISME

  • NA
    • Idéologie politique du NSDAP, parti politique fondé en Allemagne en 1920 et dirigé par Adolf Hitler, prônant une hiérarchie des races au sommet de laquelle se situait la "race aryenne".
  • EP
  • TG

NSDAP

NUIT DE CRISTAL

  • NA
    • Pogrom contre les Juifs du Troisième Reich qui se déroula dans la nuit du 9 novembre au 10 novembre 1938 et dans la journée qui suivit.
  • TG

OCCUPATION

OCCUPATION ALLEMANDE

OCCUPATION NAZIE

OFLAG

  • NA
    • Camps de prisonniers destinés aux officiers durant la Seconde Guerre mondiale.
  • TG

OPERATION BARBOSSA

  • NA
    • Nom de code désignant l'invasion par le IIIe Reich de l'URSS pendant la Seconde Guerre mondiale.
  • TG

OPERATION WESERUBUNG

  • NA
    • Nom de code allemand désignant l'attaque par l'Allemagne nazie du Danemark et de la Norvège durant la Seconde Guerre mondiale.
  • TG

OSTPOLITIK

  • NA
    • Mouvement de colonisation nazie en direction de l'Europe de l'est.
  • TG

PARTI NATIONAL-SOCIALISTE DES TRAVAILLEURS ALLEMANDS

PARTI NAZI

PETAIN, PHILIPPE

  • NA
    • Chef de l'Etat Français sous l'Occupation nazie. Engage la Révolution nationale et la collaboration avec l'Allemagne nazie.
  • TG

PILLAGE

PLAN MADAGASCAR

  • NA
    • Plan du Troisième Reich visant à envoyer de force 4 millions de juifs d'Allemagne, de ses pays alliés et de ses territoires conquis à Madagascar, alors encore colonie française. Ce plan ne fut jamais appliqué.
  • TG

POGROM

  • NA
    • Désigne un assaut, avec pillage et meurtres, d'une partie de la population contre une autre. Durant la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre de la Shoah, les nazis favorisent les pogroms en Union Soviétique
  • TG
  • TS

PRISONNIERS DE GUERRE

PROPAGANDE NAZIE

  • NA
    • Ffaisait partie des attributions du ministère du Reich à l'Éducation du peuple et à la Propagande, dirigé par Joseph Goebbels.
  • TG

QUISLING, VIDKUN

  • NA
    • Homme politique norvégien favorable au nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale. Après l'invasion allemande (février 1942), il devient chef du gouvernement et se lance dans une collaboration d'État très active.
  • TG

RAFLE

RAFLE DU VEL' D'HIV'

  • NA
    • Les 16 et 17 juillet 1942, 12 352 Juifs sont arrêtés par les policiers parisiens. Enfants, hommes et femmes de tous âges sont d'abord regroupés au Vélodrome d'Hiver puis détenus dans des camps avant d'être déportés et gazés à Auschwitz.
  • TG

RAVENSBRUCK

  • NA
    • Camp de concentration spécialement réservé aux femmes et dans lequel vécurent aussi des enfants.
  • TG

REGIME DE VICHY

REICHSKOMMISSARIAT

  • NA
    • Secteur administratif du Troisième Reich lors de la Seconde Guerre mondiale, le contrôle du territoire était transféré, au fur et à mesure de l'avancée nazie, des militaires vers l'administration allemande.
  • TG

REICHSLEITER

  • NA
    • Deuxième grade politique le plus élevé du parti nazi, après celui de Führer uniquement.
  • TG

RESEAU

  • NA
    • Organisation clandestine de la Résistance se livrant à des activités de sabotage, de contre-propagande et de renseignement.
  • TG

RESISTANCE

RESISTANCE EXTERIEURE

RESISTANCE INTERIEURE

RESTRICTIONS

ROSENBERG, ALFRED

  • NA
    • Théoricien du parti nazi. Il est en outre responsable des massacres organisés dans les territoires à l'est de l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment en tant que ministre du Reich aux Territoires occupés de l'Est.
  • TG

SABOTAGE ADMINISTRATIF

  • NA
    • Les fonctionnaires égarent ou falsifient des documents pour sauver des juifs ou tromper les occupants.
  • TG

SCHUTZ STAFFEL

SERVICE DU TRAVAIL OBLIGATOIRE

SEYSS-INQUART, ARTHUR

  • NA
    • Homme politique autrichien, partisan du national-socialisme, qui favorisa l'Anschluss en 1938, et fut gouverneur des Pays-Bas pendant la Seconde Guerre mondiale.
  • TG

SHOAH

SOLUTION FINALE

SS

  • NA
    • Police militarisée du parti nazi en charge de la protection du Fürher et de la garde des camps de concentration.
  • EP
  • TG

STALAG

STATUT DES JUIFS

  • NA
    • Durant la période de l'Occupation allemande, le gouvernement de Vichy a édicté plusieurs lois sur le statut des Juifs, faisant de ces derniers une catégorie à part de la population.
  • TG

STO

TCHETNIKS

  • NA
    • Unité paramilitaire serbe dirigée par Mihajlovic, ils sont les premiers à résister face aux Allemands et à leurs alliés.
  • TG

TORTURE

TREBLINKA

  • NA
    • Nom de deux camps nazis, un camp de concentration et un camp d'extermination, le second en importance après Auschwitz.
  • TG

TRIANGLE BLEU

TRIANGLE MARRON

TRIANGLE NOIR

  • NA
    • Symbole utilisé par les nazis pour marquer les prisonniers des camps qui étaient considérés par ce régime comme « socialement inadaptés ».
  • TG

TRIANGLE ROSE

TRIANGLE ROUGE

  • NA
    • Marque des individus politiquement opposés au Troisième Reich : communistes, résistants, objecteurs de conscience, etc.
  • TG
  • TS

TRIANGLE VERT

TRIANGLE VIOLET

  • NA
    • Symbole utilisé par les nazis pour marquer les étudiants de la Bible et les Témoins de Jéhovah.
  • TG

TROC

TROISIEME REICH

TZIGANES

VICHY

WANNSEE (CONFERENCE DE)

  • NA
    • Cette conférence, tenue en Janvier 1942, a pour but d'organiser la mise en application de la « Solution finale » au « au problème juif ».
  • EP
  • TG

WEHRMACHT

ZONE LIBRE

  • NA
    • Après la signature de l'armistice du 22 juin 1940, partie du territoire français située au sud de la ligne de démarcation, la zone occupée étant située au nord de cette ligne.
  • EP
  • TG

ZONE NORD

ZONE OCCUPEE

  • NA
    • Depuis la signature de l'armistice du 22 juin 1940, partie de la France où stationnaient les troupes allemandes d'occupation.
  • EP
  • TG

ZONE SUD


Haut

23 février 2012

Populaire, populaire, est-ce que j'ai une gueule de populaire !

Ça y est ! Ça devait arrivé ! Le roi d'Maubeuge regrette sa soirée de sacre au Fouquet's en 2007 ! En digne successeur de Louis XIV, il vient de se rendre compte que Fouquet n'était pas fréquentable. Il en a même bafouillé, le pauvre, tout penaud qu'il est ! Il était temps, c'est vrai !

Ceci dit, je suis très déçu : je commençais à être convaincu que la brasserie Fouquet's était populaire comme disait Estrosi le Niçois et voilà que sa Majesté qui s'évente se vante d'aimer la France et son peuple méprise la brasserie de son sacre de 2007. Alors << Union pour la Majorité Populaire comme le Fouquet's >>, ça ne marche plus ? C'est redevenu Union pour la Majorité Présidentielle ? Ils ont si peur que ça ?

Le populo est tout déboussolé !


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