Paradoxal ?
Sous le ciel de Rethel, notre roi d'Maubeuge énonce les axiomes d'une politique yoyo, alors même qu'il ironise sur le travail d'un certain Yoyo ... Étonnant, non ?
Respects !
Sous le ciel de Rethel, notre roi d'Maubeuge énonce les axiomes d'une politique yoyo, alors même qu'il ironise sur le travail d'un certain Yoyo ... Étonnant, non ?
Respects !
Ainsi notre roi d'Maubeuge n'aime pas qu'on lui manque de respect !
Mais comme disait ma grand'mère qui était une femme très très sage, le respect, c'est pas automatique, ça s'mérite !
C'est peut-être à cause d'elle que je n'ai jamais succombé au trop doux plaisir de la soumission au principe d'autorité. Je n'ai jamais respecté quiconque du fait de sa position hiérarchique ou élective. Cela m'a coûté quelques légers ennuis avec l'autorité militaire (de mon temps, on faisait son "service"!). Cela m'a coûté une absence de promotions salariales. Cela m'a coûté la mise à l'index par certains groupes de gens bien-pensants (= affiliés à un gourou faisant autorité[?]). Mais c'est plus fort que moi. C'est ancré au plus profond de ma conscience pratique : je respecte les hommes et les femmes comme ils et elles sont, pour ce qu'ils et elles sont ; je ne respecte pas par principe ni par calcul.
Par ailleurs, je me réserve le droit citoyen de penser qu'un élu ou une "autorité" ne respecte pas sa fonction ... et de le dire très publiquement.
Était-il respectueux de dire, que dis-je : d'aboyer casse-toi-pauv'con ! à un quidam revendicatif ? Est-il respectueux de mépriser ainsi les gens qui, pour manger, doivent se louer, louer leur force de travail ? Etc.
Jusqu'où peuvent s'"infiltrer" les journalistes ? Telle est la question du temps présent !
À cause d'une émission récente : “Les infiltrés”, sur France 2. Il s'agit d'un magazine d’investigation dont les enquêteurs se déguisent, mentent et piègent pour dénoncer. Et la question hyper-éthique est alors : la fin justifie-t-elle les moyens ? Télérama réclame même l'avis de ses lecteurs ou plutôt des visiteurs de son site...
Foutaises !
Il y a cinq mois, je me suis posé d'autres quesrtions ! C'était une soirée entre pros de l'info, ce mercredi 18 juin au soir. Je m'étais invité à une réunion
entre journalistes, organisée par l'association
"çapresse", sur le thème suivant : Comment résister aux nouvelles formes de censure des journalistes ? C'était à Paris, rue des petites écuries, dans les locaux de l'EMI-CFD.
Quatre intervenants dont la parole a été
distribuée par un cinquième journaliste à
l'esprit de synthèse aiguisé, quatre intervenants
aux profils professionnels différents (photographe,
rédacteur en chef photos, journaliste d'investigation). Une
assistance nombreuse (une cinquantaine de personnes), apparemment
composée de journalistes, au sens générique du
terme. J'avais le sentiment d'être le seul documentaliste. Aussi
me suis-je tu.
Autant le dire d'emblée : la question n'a pas été
traitée. Il n'y avait pourtant pas hors sujet : la
séance a plutôt tourné autour de la question de la
définition de la censure, plus précisément autour
du décryptage qui seul permet d'approcher la
réalité de ces fameuses "nouvelles formes de censure des
journalistes". Forme active de la conscience, toute résistance
est résistance contre. Pour résister, il faut donc
d'abord identifier contre quoi.
Bref, voici ce que j'ai pu noter lors de cette discussion entre
journalistes, non sans y ajouter mon grain de sel, sans honte aucune,
ni sans vergogne. Ce sont mes notes d'il y a cinq mois, que je n'ai ni revues ni retouchées depuis. Je les livre ce soir, à cause de la "caméra infiltrée".
1.fabrique-manipulation de l'information par DirCom ou DirPub
2.intervention explicite sur l'information
3.décridibilisation des journalistes
4.vacarme informationnel
noyer l'information dérangeante dans un flot démesuré d'information sans importance
5.brouillage des lignes qui séparent les catégories de presse
presse d'information / presse people & starisation des personnalités politiques ;
6.autocensure
intériorisation - consciente ou non, volontaire ou non - de la nécessité des petits et grands arrangements
Si on tente un tableau à double entrée des censures, on peut distinguer entre les trois instances de l'information (journaliste, information et secteur) et entre les trois moments de l'information : moment de sa fabrication (notamment les conditions de travail du journaliste, les situations où l'information se fabrique), moment du fabriqué lui-même, et moment de sa diffusion. Cela donnerait le tableau suivant.
On est loin de la caméra cachée, non ?
Ils se plaignent aujourd'hui de perdre le monopole que leur octroie, que leur octroyait de fait leur coiffe "ministère du travail". Mais la nuit du 4 août est arrivée, pour eux aussi.
Je ne remets pas en cause l'utilité sociale d'une institution comme l'AFPA. Loin de moi cette pensée, même si cette institution a contribué massivement bien que malgré elle (à l'insu de son plein gré, dirait l'autre!) a valider l'idée que la formation continue se comprenait exclusivement dans l'objectif de l'accès à l'emploi...
Non, loin de moi l'idée de dénigrer cet outil social performant qu'est l'AFPA !
La plainte de afpaïens me rappellent juste ce poème écrit à Dachau par le fameux pasteur Niemöller en 1942 :
Quand ils sont venus chercher les communistes
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas catholique.
Quand ils sont venus chercher les francs-maçons,
je n'ai rien dit
je n'étais pas franc-maçon.
Quand ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester.
Quand la loi libéralissime du marché a maltraité, parfois jusqu'à la mort, les organismes de formation associatifs ou universitaires qui développaient une offre de formation "concurrente" de celle de l'AFPA, je n'ai pas entendu les afpaïens réagir et protester comme ils auraient pu le faire...
_
Hier, j'ai évoqué ce qui m'obsède dans la façon que prend notre bonne société pour discuter de la question de la formation. Aujourd'hui, Monsieur Fillon cause sur RTL et tient ce langage (je cite l'excellente AEF) :
Le taux de chômage, après être "descendu à 7,2%", devrait enregistrer une "légère remontée autour de 7,4%" en 2009, indique le Premier ministre, François Fillon, qui était l'invité de RTL, ce mercredi 15 octobre 2008. Mais, "en vérité, aucun prévisionniste n'est capable de mesurer ce qui va se passer en 2009, tant qu'on ne sait pas comment on sortira de [la] crise financière, [ni] à quel moment l'ensemble du monde [en] sortira. Nous, nous nous attendons à une remontée du chômage."
Le gouvernement "est en train de mettre en place tous les instruments pour faire en sorte que cette remontée du chômage soit la plus faible possible et que ceux qui seront frappés pendant une période courte par le chômage puissent être accompagnés, c'est à dire mieux indemnisés, et surtout mieux formés", précise François Fillon. "C'est tout le sens de la réforme de la formation professionnelle qu'on est en train de préparer avec le président de la République."
Deux remarques à ces propos ministériels publics.
Tout d'abord, le premier ministre confirme (trop) clairement ce que je disais : la formation comme instrument de la politique de l'emploi (comme si la formation créait des emplois etc.). Comme quoi on peut être premier ministre et ne pas échapper aux facilités de la pensée unique simplificatrice (celle qui évite de penser précisément).
Ensuite, et c'est là aussi très grave, encore plus dans la mesure où cette position risque d'envenimer le dialogue social : les partenaires sociaux (syndicats de salariés et patronat confondus) apprécieront cet accaparement par l'exécutif d'une réforme qui est en train d'être travaillée par les forces vives du monde du travail... Déjà que l'exécutif met la pression sur les partenaires sociaux depuis le début en martelant que le tempo de la négociation n'est pas négociable : la négociation doit rendre ses conclusions pour décision gouvernementale avant le 31 décembre 2008 ! Là, on monte d'un cran : même si les partenaires se laissent imposer sans moufter un tel rythme relativement incompatible avec le temps de la discussion sincère et constructive, même s'ils produisent une série de recommandations positives concernant le fonctionnement de notre système de formation continue, même là, ils n'auront rien fait !
Heureusement qu'on a Nicolas !
Vive le roi d'Maubeuge !
J'ai assisté cet après-midi à un séminaire organisé par le cabinet Circé Consultants (sous la houlette de J.-M. Luttringer) consacré à la réforme en cours de la formation. Pierre Ferracci présentait le travail du groupe dit multipartite qu'il a animé, suivi de Philippe Dole qui présenta le rapport de l'IGAS sur les missions des OPCA.
Intéressant ! De nombreux représentants de collecteurs de fonds pour la formation étaient présents et la discussion fut riche.
De tout cela, et de la lecture des divers documents produits à l'occasion de ce travail de réforme, je ne tire pour ma part qu'une seule question ce soir : plus nous avançons dans le temps (plus nous nous éloignons de 1970/1971), et plus l'instrumentalisation de la formation continue par la politique de l'emploi se fait prégnante. La formation est de plus en plus exclusivement conçue comme une variable du marché du travail : adieu l'utopie du développement des individus par la formation et bonjour la relégation socio-professionnelle des personnes dites de "bas niveaux" de formation.
Malgré les dénégations des partenaires sociaux (cf. par exemple le point II,1 du rapport Ferracci), l'éducation permanente a bel et bien disparue de l'horizon contemporain. L'idée même de promotion sociale, si chère aux promoteurs de la loi fondatrice, est carrément liquidée sous nos yeux. L'une des lignes directrices qui ressortent du fonctionnement du groupe multipartite se formule ainsi : "la formation professionnelle est un instrument de la conciliation entre la compétitivité des entreprises, la sécurisation des parcours individuels et le maintien d'un objectif de promotion sociale, conforme aux intentions initiales de la loi de 1971".
Fort bien, sauf qu'il y a un problème : ce triangle ne peut fonctionner. Comment concilier en effet un assemblage aussi hétéroclite ? Il me fait penser au fameux attelage que Platon dépeint dans le Phèdre pour figurer ce qu'est l'âme humaine : un truc qui part dans tous les sens en même temps. Car chacun des pôles de ce triptyque fonctionne selon une logique différente et incompatible avec la logique d'au moins l'un des autres pôles.
Il y a même un pôle qui n'existe pas : la compétitivité de l'entreprise n'est absolument (=dans l'absolu) rien. Elle n'existe qu'à l'issue d'un décompte entre les compétiteurs. Par ailleurs, à quoi se mesure la compétitivité ? Aux parts de marché ? Aux bénéfices engrangés par les propriétaires de l'outil de production ? Au bien-être de ceux qui y travaillent ? Je ne sais si l'on a un étalon correct et si partagé que cela de la compétitivité des entreprises !
À côté de cela, nous aurions la sécurisation des parcours individuels, qui, à bien regarder, n'est qu'une "tension vers", pas un état qualifiable une fois pour toutes. C'est, comme l'insertion professionnelle, quelque chose qui n'est jamais acquis une fois pour toutes, quelque chose qui est perpétuellement passible d'une remise en cause, par exemple sous les coups de la compétitivité des entreprises...
La promotion sociale, là dedans, fait figure d'utopie belle et impossible. Elle n'existe pas. Juste comme objectif, très clairement. À l'heure de l'appauvrissement des pauvres et de l'enrichissement des riches, à l'heure où le seul fonctionnement socio-économique existant de fait produit fatalement le creusement de cet écart, il faut une belle inconscience, ou un sacré culot, pour mettre en avant l'objectif de la promotion sociale...
Bref, le triptyque proposé par les membres du groupe multipartite est une figure de rhétorique dont on a du mal à comprendre en quoi elle a pu faire l'objet d'un consensus. Peut-être parce qu'elle n'est que figure rhétorique ?
Ceci dit, ça fait belle lurette que l'idée d'éducation permanente a été sortie du jeu ! Cela fait un bail que la formation n'est plus qu'un instrument des politiques de l'emploi. Ce qui pose la question des paramètres utilisés pour évaluer la qualité de la formation. S'agissant des demandeurs d'emploi, on va évaluer la qualité de la formation qu'ils ont suivie à leur insertion professionnelle, le cas échéant au type de situation par rapport à l'emploi (CDD, interim, CDI, etc.). Comme si la formation créait des emplois ! On sait bien que la formation ne crée pas d'emploi (excepté les emplois de formateur de plus en plus précaires d'ailleurs). On sait bien que la formation permet juste de faire attendre les demandeurs d'emploi et de rebattre les cartes dans le jeu de l'accès à l'emploi. Il y a une vingtaine d'années, quelqu'un écrivait que la formation permettait de redistribuer autrement la file d'attente à l'ANPE. C'est toujours vrai. Sauf qu'aujourd'hui, la pression est montée d'un cran : ceux qui se retrouvent à la fin de la file d'attente sont stigmatisés comme des bons à rien, des gens qui n'ont pas voulu maintenir voire augmenter leur "employabilité", des "assistés" vivant de l'argent public etc. Dans la mesure où 1) tout le monde ne peut bénéficier de formation et où 2) il n'y a de toutes façons pas d'emploi pour tout le monde, la politique publique de formation produit, lorsqu'elle n'est qu'un des outils de la politique publique de l'emploi, la relégation sociale et professionnelle de personnes dites de bas niveaux. Et cette relégation, la "morale" libérale leur en attribue généreusement la responsabilité... Pas de pitié pour les gueux !
Après une première carrière dans la recherche scientifique, Maurice
Bourbon choisit de devenir musicien professionnel (chanteur, chef de
chœur, puis compositeur)...
En 1983, il crée, aux côtés de Charles Ravier, son outil d’interprétation des grandes polyphonies vocales : Métamorphoses. C’est avec cet ensemble qu’il entreprend en 2006 l’intégrale des messes de Josquin et projette pour 2009, l’enregistrement de la messe Petits Z’O (Maurice Bourbon).
En 1987, il fonde le chœur de chambre Cœli et Terra,
avec le but premier de restituer la polyphonie franco-flamande. C’est
encore son propos aujourd’hui, en même temps que la restitution
d’autres grandes œuvres polyphoniques. Avec ce chœur, il entame au fil
des ans une réflexion approfondie sur la forme du concert, en tentant
d’en gommer les conventions et de répondre, dans le même temps, aux
caractéristiques uniques, spatiales et acoustiques, d’un lieu (Locus
solus, Sur un fil, Il était une voix…).
En 2005, constatant de fréquentes carences dans la formation des
chanteurs confrontés aux rigueurs nécessitées par la polyphonie vocale
a cappella, Maurice Bourbon crée le concept « Biscantor ! », pouvant prendre la forme d’un ensemble durable ou d’ateliers opportuns, s’adressant aux jeunes talents.
Depuis 1998, Maurice Bourbon compose de plus en plus pour les ensembles
vocaux, voire instrumentaux (instruments de verre, accordéon,
contrebasse, …), se donnant ainsi des moyens supplémentaires
d’exploration sonore (compositions).
Parallèlement aux ensembles Métamorphoses, Cœli et Terra et « Biscantor
! », gérés par la Chapelle des Flandres en Nord Pas de Calais, Maurice
Bourbon a créé en 1990, en Lozère, un outil de formation vocale, Atelier Vocal en Cévennes et un autre outil d’expérimentation sonore, l’Ensemble vocal de Molezon.
Ce 6 octobre, je retrouve dans la boîte aux lettres de ma maison, un carton grand luxe, genre 300gr. plastifié, avec l'indication "la clef de votre foyer"... C'est exactement le même carton que celui que j'avais reçu de la même façon le 9 juin dernier. Ce qui m'avais incité à poster le message suivant :
De quoi devenir parano d'la pub !
Et voilà ! Encore aujourd'hui ! Aujourd'hui encore ! Éric, celui d'hier que je ne connais pas, va encore dire que je "psychopathise du web", mais tant pis !
Après ARCADIM, Virgine Lejeune Immobilier, Century21 et Orpi, c'est à Immoclef (l'agence lommoise) de venir, sans qu'on lui ait rien demandé, polluer ma boîte aux lettres !
Mais qu'est-ce que je leur ai fait ?
Ce harcellement
est digne des campagnes d'info-pollution de l'UMP quand le Roi
d'Maubeuge n'était pas encore roi mais ne pensait qu'à le devenir... En
clair, ça veut dire que les cartons et tracts divers des Immoclef et autres Orpi vont directement à la poubelle, sans être lus, de même que les pourriels de l'UMP en septembre 2005
ou encore les spams qui me proposent des médicaments ou des trucs pour
surdimensionner mon pénis ou qui me communiquent des url pour mater du
sexhardcore.
Il y a deux grandes différences entre les pourriels de l'UMP et les messages des vendeurs de Viagra ou de promoteurs de sites pornographiques d'une part et, d'autre part, ce que les agences immobilières locales déposent dans ma boîte aux lettres, c'est que :
les premiers sont écologiquement plus nets que les seconds !
je dispose de signal-spam pour dénoncer les premiers, juste de mon tout petit blog de rien du tout pour signaler les seconds...
Au secours ! Je crois que je vais finir par détester les vendeurs d'immeubles !
Beau regard n'est que regard.
Regarder n'est pas faire et
Usurper le droit de penser
Ne dispense pas d'être hagard...
Ô monde, suspends ton emprise !