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BRICH59

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4 avril 2006

Laurence Parisot ... OK ?

parisot__photo_tina_merandon_Ainsi la Présidente du MEDEF est d'accord avec le Parti Socialiste !
Si si ! Vois plutôt, fidèle lecteur : Laurence Parisot a avoué au Journal du Dimanchejdd que le CPE est "trop discriminatoire vis-à- vis des jeunes".
J'avoue que j'ai du mal à comprendre...

À moins que ce soit comme quand le Président de la République promulgue une loi qu'il interdit d'appliquer !

Ou alors quand il parle avec fougue du dialogue social et indique lui-même, a priori, c'est-à-dire avant tout dialogue social, les corrections à apporter à la loi qu'il promulgue tout en interdisant son application !

OK ?

zorro2Ou encore quand Nicolas Collusionis Rex est, en tant que second ministre, très solidaire du chef du gouvernement et qu'il lui pique la place, en tant que chef du parti de gouvernement, en bon Zorro souriant de la Nation qu'il est (mais attention citoyen, tous les dictateurs sans exception se sont présentés d'abord comme des Zorros !)...

OK ?

Ou alors quand un patron UMP (non ! pas Nicolas Collusionis Rex, mais un petit Zorro, un militant UMP [lemonde1le militant n°561462, à croire Le Monde de jeudi daté du 31 mars] qui est par ailleurs chef d'entreprise) voit dans le CPE le complément bienvenu "d'une formation qui n'est pas adaptée au monde du travail"... Ce qui doit être, aux yeux de ce Monsieur, un argument très fort pour imposer la précarisation de la jeunesse travailleuse ! Il ne doit pas écouter Laurence Parisot celui-là ! C'est vrai que, quand on s'auto-institue épigone de Nicolas Collusionis Rex, on n'a besoin d'écouter personne d'autre !

OK ?


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3 avril 2006

Road Movie à Bicyclette

La Compagnie de l'Oiseau-Mouche accueille
au GARAGE, Théâtre de l'Oiseau-Mouche

Road Movie à Bicyclette

D’après les carnets de route de Chantal Valéra
Mise en scène: Brigitte Mounier
Cie des Mers du Nord

image001Adaptation et mise en scène et inter- prétation: Brigitte Mounier
Scénographie et construction: Ettore Marchica
Lumières:Marie-Jo Dupré
Réalisation vidéo: Franck Renaud

Avec l’aide de la Ville de Grande- Synthe, la DRAC Nord-Pas de Calais, le Conseil Régional du Nord-Pas de Calais, le Conseil Général du Nord.

Samedi 8 avril à 20h30

Road Movie à Bicyclette, c’est l’histoire d’une femme du Nord, qui après avoir consciencieusement élevé sa famille, découvre à 45 ans que la planète ne se limite pas au Nord Pas de Calais.
Alors elle prend la route et parcourt en vélo près de 100 000 km en 15 ans!
De Grande Synthe au Cap Nord, de Montréal à Vancouver, de Buenos Aires à Ushuaia, de Mexico à Fairbanks, puis elle traverse l’Europe, l’Australie, la Tasmanie, le Japon etc... (et prépare en ce moment son voyage en Asie).
C’est une quête d’émancipation et de connaissance à travers le dépassement de soi que nous raconte cette femme, qui refuse le sillon de l’épouse- ménagère que la société lui a tracé, découvrant le chemin dangereux de l’égalité et de la liberté.
Cette femme existe, elle s’appelle Chantal Valéra, elle m’a confié ses étonnants carnets de route dont j’ai tiré ce spectacle.
       

Brigitte Mounier


Le Garage, Théâtre de l’Oiseau-Mouche
28, av. des Nations-Unies à Roubaix
Merci de confirmer votre présence au 03 20 65 96 50
Tarifs : 10 Euros, 6 €, 5 €, 1 crédit loisirs


1 avril 2006

Cadre supérieur

cadresup


30 mars 2006

Dialogue et violence

D'un côté, une génération qui refuse d'être sacrifiée sur l'autel du libéralisme exacerbé.
De l'autre côté, une poignée d'hommes et de femmes, accrochés à un pouvoir qu'ils doivent à l'oligarchie financière ainsi qu'à l'aveugle- ment d'une majorité silencieuse qui, un jour de 2002, finit par refuser le fascisme français.

D'un côté des jeunes qui engagent leur conscience politique dans la volonté de ne pas être cantonnés toute leur vie durant dans l'ombre de la liberté de certains.
De l'autre côté des vieux qui s'acharnent à sauver leur place au soleil et à transmettre à LEURS enfants cet héritage si durement volé.

D'un côté des enfants qui veulent comprendre pourquoi la chasse au profit les réduit au mal vivre.
De l'autre côté des adultes qui refusent d'entendre la quête des enfants et continuent la chasse au profit, coûte que coûte.

D'un côté des citoyens contestant, librement, la légitimité d'une loi non votée qui contredit une loi récemment votée, sinon la Constitution elle-même.
De l'autre côté des "sages" déclarant, non librement mais dans leur décidément trop grande sagesse, que des élus peuvent voter une disposition pour la contredire ensuite - sûrement une façon élégante de saluer le pragmatisme d'une certaine classe politique.

D'un côté des gens réfléchis qui appellent au dialogue sans a priori, c'est-à-dire en deçà de l'imposition du principe de profit.
De l'autre côté des gens réfléchis qui appellent au dialogue avec
 a priori, c'est-à-dire après l'obligation d'accepter le principe ultralibéral.

D'un côté des gamins qui protestent, pensant à leur avenir.
De l'autre côté une autorité usurpée qui les empêchent par tout moyen de protester.

D'un côté des gosses qui veulent parler, posent des questions; etc.
De l'autre côté, c'est-à-dire en face, des gens en armes qui matraquent, qui cognent, etc.

Nous vivons vraiment dans un monde décidément formidable, dans un monde formidablement diabolique.
Moi qui ai cinquante ans passés, je hais les adultes qui bradent leur propre jeunesse, je hais la violence qui cogne sur la demande de dialogue.
C'est à vomir !


30 mars 2006

Avoir 20 ans aujourd’hui à Grozny

lille20__du_060323_p14Je me permets de mettre à disposition des lecteurs une page publiée dans le 20minutes du 23 mars dernier (p.14), très exactement, dans la rubrique "Monde". Il suffit de cliquer sur l'image ci-contre pour ouvrir cette page au format pdf, ou bien sur le lien ci-dessus pour accéder à l'info en question sur le site de 20minutes...

... histoire de compléter, pas à pas, le petit point web-documentaire que je vous avais proposé il y a six mois, en octobre dernier, et qui, malgré son "ancienneté", garde tout son intérêt (liens actifs réactualisés).


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29 mars 2006

Le CPE est "non responsable"

clipboard01Développement durableSelon une enquête menée par Internet le 6 mars dernier par l'ANDCP, auprès de ses adhérents, professionnels des ressources humaines, la moitié des 380 futurs recruteurs qui ont répondu à ce sondage n'aura pas recours au CPE car il "ne s'inscrit pas dans une démarche de responsabilité sociale de l'entreprise."

la suite sur Novethic

D'autre part, au lendemain des grandes manifestations contre le CPE (quelque deux millions de personnes dans toute la France !), alors qu'à l'Assemblée, Monsieur Villepin confond "décision" et "démission" [sic !], par ailleurs toujours auto-convaincu que personne ne saurait douter de sa "volonté de renouer le dialogue" [re-sic et rere-sic !!], les douze organisations de lycéens, d'étudiants et de salariés se sont réunies aujourd'hui à Paris, et ont décidé d'une nouvelle journée d'action - grève et manif - pour obtenir le retrait du CPE : ce sera le 4 avril. Qu'on se le dise !


27 mars 2006

UMP et CPE : petite action qui peut rapporter gros

Nicolas Collusionis Rex  se paie un lien sur Google pour défendre le CPE. Poursuivant sa campagne publicitaire de web-racolage par achat de mots-clef à Google, Sarkozy a cette fois-ci décidé d’acheter un lien en faveur du CPE.

petcpeLe principe est simple : chaque fois que l’on tape le mot CPE sur Google apparait un charmant lien publicitaire (sur la droite de la page / site de l’UMP u-m-p.org) renvoyant à une pétition « citoyenne » en faveur du CPE Chômage Précarité Exploitation). Il espére ainsi que seule la sarkaille va ouvrir le lien et signer la pétition, ce qui lui permettra de dire que 90 % de ceux qui ont lu la pétition l’ont approuvé et signé. Il y a une faille cependant dans ce dispositif, c’est que le lien est payant : à chaque fois qu’un internaute clique dessus, il en coûte 0,25€ à l’UMP...

L'idée de ceux qui m'ont adressé cette information est toute simple : que tous ceux qui ont lu ce message le fassent connaître autour d’eux et s’engagent à cliquer 3,4,5,... 10 fois ou plus pour vider les caisses de l’UMP. Si seulement (rêve...) un million d’internautes cliquaient 10 fois sur le lien les petites cyberfantaisies de notre cher ministre risqueraient bien de plomber les caisses de son parti...

DIFFUSEZ CETTE INFORMATION AU MAXIMUM DE PERSONNES !

Et cliQuez comme des fous !!!


25 mars 2006

On a un métier !

onisepL'ONISEP a récemment mis à jour la fiche renseignant sur le métier de documentaliste. Avec cette fiche et l'Euroréférentiel, plus les éléments de la campagne image de l'ADBS - dont l'adresse est indiquée en fin de fiche -, on devrait arriver à convaincre nos employeurs de l'intérêt de la fonction, ou plutôt des fonctions...

persoEn fait, j'ai souvent constaté que le problème n'était pas tant dans l'image des documentalistes auprès des dirigeants, que dans la capacité de ces derniers, très souvent, à construire des stratégies d'entreprises ou d'organisations capables d'être suffisamment explicitées pour donner matière, pour donner prise au travail des documentalistes...

Et quand la fiche métier ONISEP nous apprend que les documentalistes doivent "posséder le goût des relations humaines et de la pédagogie", c'est une évidence pour tous :

    • ce qui laisse comprendre pourquoi il y avait une odeur de scandale à proposer aux enseignants en rupture pédago- gique des postes de documentalistes en établissements d'enseignement - mais ça, c'était avant !

    • aujourd'hui, la remarque de l'ONISEP sur le goût pédagogique des documentalistes, je la comprends, moi qui ne suis pas documentaliste de CDI, dans le sens d'une nécessité en direction des dirigeants : les documentalistes doivent savoir faire preuve d'une pédagogie à toute épreuve et se ressasser sans cesse que, si les responsables d'entreprises ou d'organisations n'ont pas encore compris l'intérêt tout stratégique de la fonction documentaire, c'est qu'on s'y est mal pris et qu'on doit inventer une nouvelle façon de dire et de prouver...

Il y a quelque chose de pénélopien dans notre job !


24 mars 2006

Vive la précarité !

Il fallait s'y attendre ! L'excellente idée de donner un statut légal à la précarisation fait son chemin : CNE, CPE ... maintenant le BHE !

unpi3Le BHE, "bail d'habitation à l'essai", ce serait un nouveau type de contrat de location, dit « à l'essai » - selon les termes duquel le propriétaire pourrait virer son locataire dès les 9e et 21e mois du bail, avec un préavis de 3 mois ; et ce n'est qu'à l'issue d'une durée de deux ans que cette location serait transformée en bail de droit commun...

Monsieur le premier ministre a ouvert la boîte de Pandore en rendant légalement possible le processus de précarisation des vies humaines. La déplorable politique logement des gouvernements français depuis trop longtemps et cette nouvelle posture idéologique du gouvernement actuel trouve leur aboutissement commun dans cette proposition de l'UNPI, Union nationale de la propriété immobilière (voyez ci-dessus l'une des images fortes de leur charte graphique sur http://www.unpi.org), présidée par un certain Jean Perrin.

Bien sûr, et heureusement, ça a immédiatement râlé dans les associations et chez les élus. Et la meilleure, c'est que notre libéral gouvernement est contre, lui aussi ! Après avoir manifesté son opposition dès fin septembre 2005, lors de la dernière AG de l'UNPI à Dijon, il s'est fendu d'un communiqué la semaine dernière (le 16 mars, très exactement) pour dénoncer cette proposition de l'UNPI, la qualifiant de "tout à fait illégale et inacceptable".
Merci Monsieur Borloo !

On regarde le CPE maintenant ?


23 mars 2006

Apriorité

060323_moyAinsi notre premier ministre veut bien "engager toutes les discussions nécessaires" avec les partenaires sociaux, mais "sans a priori" ! Le Monde l'écrit dans sa livraison datée d'aujourd'hui : "Devant les députés, le premier ministre a affirmé vouloir "avancer avec les partenaires sociaux sans a priori" ".

Et bien, moi, je le trouve gonflé mon premier ministre de réclamer qu'on discute sans a priori, alors que son idée de CPE est bien une idée a priori. Cette idée de CPE, en effet, repose sur un principe au sens fort du terme, une sorte d'archétype d'une pensée libérale idéologiquement très chargée et très marquée. Elle est a priori parce qu'elle n'a que faire d'être expimentée avant que d'être promulguée : elle fonctionne à merveille dans un certain type de rapports sociaux et cela suffit à la mettre en avant.
[PS. de 8h53 - Ce que confirme Nicolas collusionis rex, qui, réclamant dans Paris-Match d'aujourd'hui une "expérimentation", avoue qu'on est bien jusqu'à présent dans l'a priori le plus ferme ! Le seul problème dans cet aveu c'est qu'en même temps qu'il avoue l'apriorité, Nicolas collusionis rex évoque l'idée de "bonne foi" ! Aïe !]

Et puis notre demandeur de discussion sans a priori a beau jeu : c'est quoi le point de départ de tout ça ?
Parce que 'a priori' ça veut dire en quelque sorte "à partir du point de départ". Mais alors qui fixe le point de départ ? Qui assigne à tel ou tel cran de la discussion, à tel ou tel temps du fil des événements le statut de "point de départ", de "niveau premier" ?
Notre ministre considère bien sûr que c'est l'existence légale du CPE qui fait point de départ, alors que la majorité des citoyens remet en cause cette existence même et veut que la discussion démarre en deça, c'est-à-dire veut engager la discussion à ce point de départ qu'est la question de l'insertion professionnelle des moins de vingt-six ans, avant que toute décision soit prise !
Bref, comme trop souvent en politique, on cause on cause mais on ne s'est pas mis d'accord que ce sur quoi on parle ! Employant les mêmes mots, les protagonistes visent des réalités différentes. Ce qui fait notre joie en poésie, fait notre perte en politique ! Malheur de nous, êtres de paroles !

En fait, je conseillerais bien à mon premier ministre de travailler à l'explicitation de ses propres a priori, des a priori sur lesquels son idée de CPE est assise...
Peut-être un mauvais moment à passer, au début, mais, après, a posteriori, quel soulagement !


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