Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
BRICH59
Publicité
liberalisme
9 janvier 2012

Le Roi et ses agents...

Le  roi d'Maubeuge est annoncé jeudi matin à Lille, pour présenter ses voeux aux fonctionnaires et aux acteurs de la réforme de l'État.

Quand on connaît le discours de fond de l'UMP et de la cour du Roi, cette annonce fait froid dans le dos ! En effet, que peut-on souhaiter à tous ces gens réunis devant le royal micro de jeudi ?

Que les acteurs de la réforme de l'État continue à faire du mal aux fonctionnaires ?
Que les fonctionnaires résistent sous les coups de la RGPP ?
Qu'il n'y ait plus de fonctionnaires (privatisation des services de l'État) ?
etc.

Allez ! Bonne année ;-(


Publicité
6 janvier 2012

Un diplôme qui ne débouche pas sur un emploi...

Sarkozy_2« Un diplôme qui ne débouche pas sur un emploi ne mérite pas son nom de diplôme. C'est un mensonge de dire à des étudiants qui s'engagent dans certaines voies qu'ils auront un diplôme s'il ne débouche pas sur une place ». Voilà ce qu'a dit Sarkozy à l'adresse des personnels de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche, ce jeudi 5 janvier. Il poursuit en affirmant qu'« il faut accepter de dire que la première mission de l'école, c'est de préparer à la vie active. Il faut rapprocher l'école et le monde du travail ».

Tout est dit.

Pourtant c'est tout faux ! Ou plutôt un tel discours - qui n'est pas propre à celui qui l'a tenu jeudi - induit trop facilement en erreurs. Regardons de plus près.

Ce qui est indiscutablement vrai, c'est que les seuls emplois créés par la grâce de la formation (et donc des diplômes auxquelles elle prépare) sont les emplois nécessités par le fonctionnement de ladite formation, emplois qui relèvent de l'enseignement et de l'ingénierie éducative en général.
Ce qui est également indiscutablement vrai, c'est que les emplois se créent quand il y a risques de production de richesse comme dirait le sage économiste.

À l'autre bout de la chaîne du raisonnement malin, il y a le constat que les jeunes diplômés trouvent plus facilement du boulot que les jeunes sans diplôme. On a ici un phénomène bien connu où ce qui est en jeu n'est pas le nombre d'accès à l'emploi mais la distribution des demandeurs d'emploi dans la file d'attente à la porte de l'insertion professionnelle. En d'autres termes la qualité de la formation et donc du diplôme qui sanctionne la formation n'a aucun effet sur la création d'emploi, juste sur les chances de tel ou tel jeune d'être devant les autres (ceux qui n'auraient pas le même diplôme) dans la file d'attente.

NouvObsSarkoSi l'on s'en tient à ce niveau du raisonnement, celui qui un jour lança "casse-toi, pauvre con !" à un quidam a bigrement raison - avec les journalistes (ci-contre, couverture retravaillée par mes soins d'une livraison récente du Nouvel Obs) qui font un marronnier de ces questions de relation entre formation et insertion - de tenir les propos qu'il tient.

Reste que, malgré la gente journalistique et malgré Sarkozy, un diplôme n'a jamais "donné" du travail. Si l'on veut employer les mots justes, on dira qu'un diplôme place plus ou moins bien son détenteur dans la file d'attente des demandeurs d'emploi - ce qui n'est pas du tout la même chose ! En d'autres termes, ça organise, hiérarchise la fameuse "armée de réserve"...

Et tous ces gens feraient bien d'utiliser les mots justes, car leur rhétorique  donne implicitement raison par exemple à ces étudiants de médecine qui arrachent les pages des bouquins de la bibliothèque universitaire pour être les seuls à en connaître le contenu et à pouvoir ainsi bien répondre aux questions pointues du concours qui leur permettra de passer en année supérieure voire d'accéder au diplôme convoité par trop de monde, etc. Une telle valorisation de la compétition et de la concurrence entre les jeunes justifie que certains en écrasent d'autres - et pour des raisons qui ne tiennent pas au diplôme en dernière analyse, mais bien à des raisons de type sociales et très matérielles hors d'atteinte des logorrhées de la méritocratie béâte.

Mais il est très clair que toute cette rhétorique fallacieuse (méritocratie et croyance dans l'idée que la formation ou le diplôme donne du travail) n'a qu'un objectif : justifier que les offreurs d'emploi aient la haute main sur l'éducatif (le fameux rapprochement dont on parle tant), mais en faisant payer aux contribuables l'adaptation de la main d'oeuvre à leurs desiderata trop souvent incohérents.


20 décembre 2011

L'apolitisme racontée au Figaro ;-)

Décidément, le principal élément de l'idéologie est l'idée selon laquelle le politique peut fonctionner sans idéologie, comme une technique froide et compétente ! François Brune, reviens ! Ils n'ont toujours pas compris ! Je ne rappelle pas l'ami Karl, parce que, là, j'aurai carrément droit au bûcher !

figLe Figaro de ce 20 décembre publie un article dont le titre fatalement m'interpelle : Face à la crise, la droite espagnole préfère le pragmatisme à l'idéologie ! On notera ici l'écart de titre entre la version figaro.fr (d'hier) et la version papier (d'aujourd'hui) : argument de la crise qui justifie tout, qui contextualise tout, etc.

Intéressant : la volonté de ne pas tomber dans je ne sais quel idéologisme est le fait d'une coalition politique au pouvoir. Est-ce à dire que pour que tienne la coalition, il faut mettre les questions de valeurs idéologiques sous le tapis (voyez le début du chapô) ? Ou bien est-ce à dire que lorsqu'on est "aux affaires", on a fini de rigoler, on passe aux choses sérieuses (faut pas confondre discours de campagne électorale et discours de gouvernement - même si apparemment la coalition droitière n'a pas été prolixe question promesses), on devient technique ?

Est-ce à dire que pour que tienne la coalition, il faut mettre les questions de valeurs idéologiques sous le tapis ?
De fait, l'article passe son temps à montrer comment s'est construite et comment tient ladite coalition... 

Ou bien est-ce à dire que lorsqu'on est "aux affaires", on devient technique pour raison de "pragmatisme" ? C'est bien ce que notre Figaro national présidentiel voudrait mettre en avant ! Je ne commente pas davantage, sauf pour relever que la page du quotidien sarkozien délivre moulte informations sur les "valeurs" (morales, i.e. religieuses) et autres options politiques qui sont bien des prises de position qui n'ont rien de techniques...

L'expression "bien gérer" est à elle seule problématique. Elle me rappelle ce que disait notre roi d'Maubeuge au début de son règne : "gouverner le pays comme on dirige une entreprise" ; et la crise sonne trop facilement comme un rappel à cette maxime. Sauf que "bien gérer" laisse un éventail de possibles dont les gouvernants se gardent bien d'étaler le large spectre... 

La minute de lucidité figarodroitière vient en fin d'article : Les proches de Mariano Rajoy se veulent pragmatiques, précisément. « Les marianistes sont plus intéressés par le pouvoir que par l'idéologie », conclut Palomo. Le pouvoir pour le pouvoir, n'est pas ce qui définit le tyran ?

Tristounet, non ?


19 décembre 2011

L'apolitisme racontée à ma fille

L'autre jour ma fille de quatorze ans lance la discussion sur les syndicats de parents d'élèves. Elle demande des éclaircissements sur la différence entre PEEP et FCPE. Elle sait que ses parents adhérent à la FCPE mais veut en savoir davantage, notamment comprendre ce que veut dire la mère d'une de ses copines quand elle prétend que la PEEP est apolitique - ce qui ne serait pas le cas de la FCEP.

J'éclate de rire, tout en lui assénant que les personnes qui se disent apolitiques sont en fait de droite.

Ma fille ouvre grand ses grands yeux : papa tu dis n'importe quoi !

Je me défends avec un raisonnement en plusieurs temps :

  1. à partir du moment où on se positionne sur le champ politique, on prend parti
  2. dire qu'on ne veut pas prendre parti est donc un mensonge parce que se dire apolitique, c'est déjà se positionner sur le champ politique (postulat que tout ce qui est social est politique)
  3. de fait, dire qu'on est apolitique revient à donner blanc seing à ceux qui ont le pouvoir, c'est-à-dire à les aider à maintenir voire accroître leur pouvoir (postulat spinoziste)
  4. dire qu'on est apolitique revient à dire qu'on souhaite que l'état des choses demeurent tel qu'il est et que les tendances d'évolution de cet état s'accentuent - ce qui est la définition du conservatisme
  5. le monde étant gouverné de fait par l'oligarchie financière qui assoiffe les peuples, dire qu'on est apolitique revient concrètement à dire qu'on souhaite que cet assoiffement se poursuive jusqu'à...
  6. et les gouvernements libéraux étant au service - ou plutôt à la solde - de cette oligarchie, dire qu'on est apolitique revient concrètement à se mettre à la merci de cette oligarchie sans moufter
  7. etc. 

Un autre raisonnement - que je n'ai pas proposé à ma fille qui semblait se satisfaire de ce que j'avais dit - était possible en partant de l'idée que l'apolitisme est une posture libérale, voire libertarienne, l'objectif à l'horizon de cette posture étant le moins d'État voire la disparition de l'État.

Mais, quel que soit le raisonnement qu'on emprunte, le bout du chemin est toujours le même : d'apolitiques, il n'y en a que de droite !


13 décembre 2011

La capitalisme depuis 1975...

C'est un documentaire diffusé sur Planète (1998) et que l'on trouve aujourd'hui sur DailyMotion. Cliquer ici pour visionner la première partie (il y en a six).


Publicité
16 novembre 2011

La maladie, c'est comme le chômage ou le viol !

Si l'on en croit Le Monde et l'AFP, le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Laurent Wauquiez, a assuré mercredi 16 novembre que l'instauration de jours de carence lors d'un arrêt maladie – un dans le secteur public, un quatrième dans le privé – était "une question de principe" et de "responsabilisation".
"Si jamais, quand vous tombez malade, cela n'a aucun impact sur votre indemnité et votre salaire, ce n'est pas très responsabilisant. Du coup, on a un peu l'impression que la sécurité sociale est quelque chose sur lequel on peut tirer sans qu'il y ait un impact", a lancé sur BFM TV-RMC le dirigeant de la Droite sociale au sein de l'UMP.

En fait, la maladie, c'est comme le chômage ou le viol : c'est la victime qui est responsable !
C'est bien connu, quand je suis malade, c'est parce que je l'ai bien cherché !

En fait, la maladie, c'est comme le chômage ou le viol : c'est la victime qui est responsable !
Et puis même si elle n'était pas responsable, c'est bien fait pour s'gueule, non ?

Je vous le dis, la maladie, c'est comme le chômage ou le viol,
du moins pour l'Union des Méritants du Patronat !
À moins que ce ne soit l'Union des Malades du Profit !
Voire l'Union des Maltraitants du Peuple !



9 novembre 2011

Putain de valeur !

Encore un de ces mots-valises pour ne pas dire fourre-tout qui pourrissent le discours dans notre monde libéral : VALEUR !

Lu sur le Figaro.fr : Autre proposition [à la Convention UMP sur l'éducation], qui avait été un temps évoquée par Xavier Darcos lorsqu'il était ministre de l'Éducation, les évaluations pour les élèves de CE1, CM2 et 5e pourraient «devenir publiques», «afin de montrer la valeur ajoutée de chaque école et collège». On notera que le journaliste inféodé (cf. les récents propos du directeur des rédactions du Figaro) met cette dernière expression entre guillements. De deux choses l'une : soit il ne veut pas assumer la responsabilité de cette façon de parler, soit il l'a met en valeur. Entendus les récents propos du dirlo des redactuers du Figaro, ce devrait être la dernière solution, mais bon...

Déjà, l'utilisation de 'valeur' est risquée dans la mesure où la confusion entre les différents registres où ce terme fonctionne est toujours possible. Du valeureux Achille homérique à la valeur boursière moderne... Mais quand on ajoute 'ajoutée', alors là, le risque est consommé : on est bien dans la monétarisation absolue qui marque l'idéologie libéral.

L'école comme entreprise cotée en bourse, c'est pour bientôt ?


 

7 novembre 2011

Cuba retrouve la liberté ?

FigEcoCuba libéralise son marché immobilier, titre le Figaro.fr.

Une lecture, même superficielle de cet article montrera à qui veut bien l'entendre que le jeu de mot libéralisme = expression naturelle de la liberté est fondateur de la tromperie généralisée par laquelle le pouvoir financier tient le monde par les couilles tout en faisant mine de générosité grâce à une liberté prétenduement universelle...

On appréciera, sous la plume du rédactuer anonyme du papier, à la fois la jubilation de la revanche du modèle libéral contre le modèle castriste et l'ironie avec laquelle on pointe que cette "libéralisation" du marché imobilier pourra "accentuer la lutte des classes" (Ah bon ! une lutte des classes à Cuba ! Tiens donc !)...

Je te laisse lire, assidu et perspicace lecteur !


27 octobre 2011

Pour un audit citoyen de la dette publique

Lancement de l'audit citoyen de la dette publique


Aujourd'hui 26 octobre, le Collectif national pour un audit citoyen de la dette publique publie son appel constitutif. Il invite tous les citoyens à signer cet appel et à s'engager dans la démarche de l'audit citoyen pour que la dette publique fasse enfin l'objet d'un vrai débat démocratique, au plan local, national et européen. Le Collectif pour un audit citoyen est composé d'une vingtaine d'organisations syndicales et associatives, et soutenu par plusieurs formations politiques. Il tiendra une conférence de presse à Nice, le 2 novembre à 12h, lors de l'alter-forum qui précèdera et contestera le G20.

Pour signer l'appel : http://www.audit-citoyen.org/


    Appel pour un audit citoyen de la dette publique


Écoles, hôpitaux, hébergement d'urgence… Retraites, chômage, culture, environnement... nous vivons tous au quotidien l'austérité budgétaire et le pire est à venir. « Nous vivons au-dessus de nos moyens », telle est la rengaine que l'on nous ressasse dans les grands médias. Maintenant « il faut rembourser la dette », nous répète-t-on matin et soir. « On n’a pas le choix, il faut rassurer les marchés financiers, sauver la bonne réputation, le triple A de la France ».

Nous refusons ces discours culpabilisateurs. Nous ne voulons pas assister en spectateurs à la remise en cause de tout ce qui rendait encore vivables nos sociétés, en France et en Europe. Avons-nous trop dépensé pour l’école et la santé, ou bien les cadeaux fiscaux et sociaux depuis 20 ans ont-ils asséché les budgets ? Cette dette a-t-elle été tout entière contractée dans l'intérêt général, ou bien peut-elle être considérée en partie comme illégitime ? Qui détient ses titres et profite de l'austérité ? Pourquoi les États sont-il obligés de s'endetter auprès des marchés financiers et des banques, alors que celles-ci peuvent emprunter directement et pour moins cher à la Banque centrale européenne ?

Nous refusons que ces questions soient évacuées ou traitées dans notre dos par les experts officiels sous influence des lobbies économiques et financiers. Nous voulons y répondre nous-mêmes dans le cadre d'un vaste débat démocratique qui décidera de notre avenir commun.

En fin de compte, ne sommes-nous plus que des jouets entre les mains des actionnaires, des spéculateurs et des créanciers, ou bien encore des citoyens, capables de délibérer ensemble de notre avenir ?

Nous nous mobilisons dans nos villes, nos quartiers, nos villages, nos lieux de travail, en lançant un vaste audit citoyen de la dette publique. Nous créons au plan national et local des collectifs pour un audit citoyen, avec nos syndicats et associations, avec des experts indépendants, avec nos collègues, nos voisins et concitoyens. Nous allons prendre en main nos affaires, pour que revive la démocratie.

[reprise d'un message d'ATTAC]

17 juin 2011

liberté, (in)égalité, héridité

Hier, les candidats au baccalauréat de la série ES (économique et social) ont pu planché sur cette question : "La liberté est-elle menacée par l'égalité ?". Vaste sujet où pointe la possibilité de remise en cause du modèle libéral français - ce qui, pour des élèves sensibilisés à l'analyse socio-économique devait être facile.

Avant hier, deux ingénieurs des mines, Valérian Pham Ngoc et Gilles Tauzin, présentaient leur étude sur l’inégalité des chances dans l’enseignement français. La Tribune en rend compte, proposant le diaporama de la présentation de cette étude intéressante et bienvenue...

À l'heure où la génétique - notamment la génétique moléculaire - avance à grands pas, la génétique sociale, elle, en est toujours aux mêmes balivernes que l'idéologie (ultra)libérale ne cesse d'assèner sur nos crânes endoloris. Quel élève de terminal aura oser le cri de révolte dénonciateur des cercles vicieux du libéralisme ? Il est vrai que ses parents préfèrent accuser la grande ouverture mondialisante plutôt que le système libéral lui-même (cf. ce sondage ipsos)...


Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>
Publicité
Archives
Visiteurs
Depuis la création 262 735
Publicité