Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
BRICH59
Publicité
liberalisme
24 novembre 2007

liberté, liberté chérie !

Ça y est ! Ils y sont parvenus, les parvenus !
Ceux qui gagnent toujours plus du travail des autres ont réussi à entailler sérieusement la liberté de circuler virtuellement... Lisez le rapport Olivennes - ce dernier est le PDG de la grande surface d'une part importante de l'industrie culturelle, un homme soi-disant de gauche (il fut membre du cabinet de Bérégovoy dans les années 80) qui prône depuis des années une idéologie de la productivité comme unique ressort de la vie sociale... Par ailleurs, si je me souviens bien, la FNAC soutenait ce groupe de terroristes conduit par Virgin, groupe qui avait investi l'assemblée nationale il y a quelques mois pour corrompre le législateur faire des petits cadeaux aux députés...
Si vous lisez le texte de l'accord pour le développement et la protection des œuvres et programmes culturels sur les nouveaux réseaux qui s'ensuit, vous serez vite édifié !
Quand le roi d'Maubeuge estime que le piratage est digne des pratiques de larcins moyenâgeuses, ne sommes-nous pas en droit de voir dans l'annonce de ces mesures punitives le retour des pratiques de privilèges et de servage qui permettaient aux nobles de faire intrusion dans la vie privée des "sujets"...
Décidément la liberté que défend le libéralisme n'est pas pour tout le monde !


Ajout du 26 nov. : lire le mot d'Olivier Ertzscheid.
Ajout du 11 déc. : consulter la page de Ratiatum.
Ajout du 12 déc. : voir la valise diplomatique du Monde Diplo...


Publicité
2 novembre 2007

Pour un referendum

Histoire de revenir sur ce que je vous disais l'autre jour, allez donc voir ici ou .

Ce n'est pas parce que nous sommes aujourd'hui le "jour des trépassés" qu'il faut laisser le Roi d'Maubeuge enterrer fissa la démocratie !


19 octobre 2007

information urgente

Le libéralisme a lancé son offensive sur les conditions de travail et les conditions matérielles d'existence des salariés. Une minuscule majorité de Français en a décidé ainsi, constituée, pour la différence avec la grande minorité qui n'en voulait pas, de retraités.
Et ce sont les retraites des actuels actifs qui constituent l'un des principaux fronts de bataille actuel du libéralisme. Il est clair que ce n'est une petite partie de l'activité du front ultra-libéral, qui entend, au bout du compte, défaire tout ce qui a été fait depuis 1944 (cf. le fameux récent article de Denis Kessler dans Challenge). Le Général doit se retourner dans sa tombe !

En attendant mieux, je vous propose un document diffusé par les cheminots CGT du Nord-Pas de calais, qui montre l'entourloupe gouvernementale :

retraite

Si la partie droite de cette image n'est pas visible (ce qui arrive trop souvent sur ce blog!),
cliquez droite sur l'image et affichez-là, elle vous apparaîtra entière...

avec un graphe parlant :

retraite1

Si la partie droite de cette image n'est pas visible (ce qui arrive trop souvent sur ce blog!),
cliquez droite sur l'image et affichez-là, elle vous apparaîtra entière...

J'aimerais bien que messieurs Fillon et Bertrand commente ce document. Mes colonnes leurs sont ouvertes.


28 septembre 2007

Vital !

CARTEvital


26 septembre 2007

Le complexe de Zorro

La technique est éprouvée. Je l'ai déjà rencontrée à l'œuvre dans un cadre professionnel. La technique qui consiste à se déclarer sauveur après avoir saccagé ce qu'on prétend sauver. Une sorte de syndrome du pompier pyromane sauf que l'ordre est univoque. Le pompier met le feu pour pouvoir être pompier, mais il arrive que l'amour du feu à lui seul provoque la pyromanie. Dans le cas du syndrome Zorro, c'est toujours dans le même sens : on détruit pour faire semblant de reconstruire, ou tout simplement pour reconstruire autrement. Le sauveur est un manipulateur.
Exemple : ce bon don Diego de la Vega lutte masqué contre l'autocratie militaire coloniale que subissent les californiens de la fin du XIX° siècle pour mieux asseoir les valeurs idéologiques de la puissance coloniale (catholicisme).
Exemple de ce début XIX° siècle : ce trop bon roi d'Maubeuge chante à qui veut l'entendre que la fonction publique est dans un piteux état. Citons : "je souhaite une fonction publique où les fonctionnaires se sentent heureux, se sentent utiles, respectés, reconnus dans leurs mérites, dans leurs talents, dans leurs compétences", a-t-il déclaré. "Le malaise est partout", a-t-il ajouté. "Ce malaise ronge les meilleures volontés. Ce malaise fait obstacle au changement", a-t-il poursuivi. "Le moment est venu de reconstruire". Etc. Ce qu'il oublie de dire, notre bon roi d'Maubeuge, c'est que c'est le libéralisme sauvage de son équipe et de ses petits copains grands patrons qui met ainsi à mal, depuis des lustres, la fonction publique - c'est-à-dire le service de l'État, le service de la collectivité pour ses propres membres. Bref, le peuple crédule et endormi agrée bouche bée : il est formidable ce roi-là !
Et le libéralisme de poursuivre son œuvre de sape sociale.


Publicité
4 septembre 2007

Roid'Maubeug...isme ?

Décidément, on nous sert tout et son contraire !

Le dénonciateur médiatique du "droit-de-l'hommisme" (terme né dans les marécages de l'extrême-droite, si je me souviens bien) reçoit en grandes pompes une des grandes figures de la lutte pour les droits de l'homme: Nelson Mendela reçoit les honneurs du Roi de Maubeuge - dont le ministre HeurteDroits-BouteFeu humilie jour après jour sans relâche tant et tant d'hommes, de femmes et d'enfants.
La France libérale aime les droits de l'homme, mais hors de chez elle! Souvenez-vous des paroles de Lili, la si belle chanson de Pierre Perret :

Elle aima un beau blond frisé, Lili
Qui était tout prêt à l'épouser, Lili
Mais la belle-famille lui dit : "Nous
N' sommes pas racistes pour deux sous,
Mais on veut pas de ça chez nous..."

Aujourd'hui, rentrée des classes oblige, le Roi de Maubeuge et son Premier Sinistre ont rendu des visites. Le Roi a visité une école de Blois et y a ostensiblement caressé l'épaule d'un petit bonhomme noir de peau - mais en (s')assurant qu'il était bien français (Guyane)...


Le premier Sinistre, son second (en titre, mais c'est pas vrai du tout !) a visité un lycée professionnel où il a assuré que l'objectif de "plein-emploi" que s'est fixé le gouvernement repose "aux trois quarts" sur l'amélioration de la formation, comme si la formation si excellente qu'on puisse l'imaginer en elle-même (mais c'est quoi les critères d'évaluation ?) pouvait créer de l'emploi ! Comme disait mon adjudant-chef quand j'ai commencé à bosser, la formation ne crée que des emplois de formateurs ! Ceci dit, évoquant la possibilité de l'excellence de la formation en elle-même, je tombe dans le "pédagogisme" le plus abscons ! Tant pis pour moi. Mais quand même, à quoi sert donc que tout le monde soit bien "formés", formatés, si ce n'est à fournir au patronat une main-d'oeuvre disponible qui n'aura pas plus de travail pour autant. On va juste déplacer la file d'attente, pas la réduire. Une file d'attente telle que le jumping social va pouvoir fonctionner à plein comme on l'a déjà vu : j'embauche, parmi les gens qualifiés, ceux qui me font l'offre de rémunération la plus basse. Histoire de profit capitalistique. Comme quoi ce bon vieux Marx avait mille fois raison : c'est l'économique qui décide "en dernière instance", comme on disait dans le temps !

Par ailleurs, à l'époque du quasi plein emploi, disons avant 1973, même les non qualifiés trouvaient du boulot. L'idiot du village était cantonnier. Et les patrons payaient cher pour attirer les personnes qualifiées. D'ailleurs, notre bon roi de Maubeuge ne dit pas autre chose, en ces temps de rigueur annoncée : Dans l'école de demain vous serez mieux rémunérés, mieux considérés et à rebours de l'égalitarisme qui a trop longtemps prévalu, vous gagnerez plus, vous progresserez plus rapidement si vous choisissez de travailler et de vous investir davantage (discours d'aujourd'hui à Blois). Toujours et encore l'économique : la seule valeur en ce monde libéral est décidément le fric, le fric qu'on "gagne", le fric qu'on "vole", le fric qui tue ! La maxime du parfait petit libéral, c'est "ma devise est d'être toujours en compétition pour être toujours plus riche de devises"...

Non, le problème, ce n'est pas la mauvaise qualité du système éducatif. C'est juste le non respect de la personne humaine en tant que telle. Que le Roi de Maubeuge insiste tant sur le respect (de soi, des autres) est bien un signe, signe qu'en fait là n'est pas le centre de son intérêt ! Le non respect de la personne humaine en tant que telle, c'est, ce fut clairement l'avatar obligé des tyrannies, de toutes les tyrannies sans exception. C'est aussi celui du libéralisme, de plus en plus clairement depuis qu'il apparaît comme échappant à toute alternative pratique. Reste la question du philosophe libre : On doit se demander si le libéralisme suffit à la dignité authentique du sujet humain (Emmanuel Levinas, dans Quelques réflexions sur la philosophie de l'hitlérisme (1934).


26 août 2007

encore un pschitt!

Excellent le coup de Guy Roux !

rouxIl remue ciel et terre pour faire bouger le droit footballistique en sa faveur, il provoque même l'intervention appuyée du Roi de Maubeuge qui voit là l'occasion "naturelle" de faire valoir son obsession du "travailler toujours plus", ... , il fait sauter le verrou de la limite d'âge pour son nouveau job - et voilà-t-y pas qu'il jette l'éponge quelques semaines plus tard, parce qu'il est fatigué, trop vieux !
Du moins c'est ce qu'il avance comme raison, mais peu importe : il a réussi à ridiculiser indirectement le Roi de Maubeuge. Et cela me contente...

PSCHITT !


26 juin 2007

Le capital confiance du Président

On en rirait, si l'heure n'était si grave !
Lu en page 10 de Libération ce matin :

Sarkozy accroît son capital confiance.
Selon notre sondage LH2, le Président totalise
63 % d'opinions positives
.

logoLib_Deux français sur trois sont donc heureux que 53% des électeurs votant le 6 mai dernier aient permis à Nicolas Sarkozy de gravir la dernière marche de son irrésistible ascension personnelle ! Giscard doit se retourner dans son costume étriqué ! Deux français sur trois, c'est quand même quelque chose ! Bon d'accord, c'est surtout chez les personnes retirées de la vie active comme ont dit (plus de 65 ans), chez les personnes qui ont une retraites calculées au plus avantageux, chez les personnes dont les générations plus jeunes financent le bien-être alors même que ces générations plus jeunes vont voir leur bien-être amputé par ce bon Nicolas, bref, c'est chez les très vieux que notre Président fait un carton ! Un mois et demi après, c'est pareil, mais en mieux ! La France gâteuse est gâtée.
Et le journal de détailler les points de satisfaction des 2fr./3. Dans l'ordre décroissant de l'indice de confiance :

  • préserver l'environnement (71%)
  • réduire l'insécurité (70%)
  • réduire le chômage (58%)
  • réduire les injustice sociales (51%)

Pour rester poli, je dirais volontiers que les Français ont de la merde dans les yeux. Il est vrai qu'avec l'âge, les yeux s'abîment... Je n'en dis pas davantage, de peur d'être désagréable.

Par contre, j'aurais aimé qu'on pose aux sondés la question "renforcer la démocratie". Ils auraient sûrement répondus massivement oui, pour cause d'ouverture. Non ?
J'aurais aimé parce que, juste à côté de cet article, il y a un autre article intitulé :

L'Élysée verrouille la tête de l'UMP

En gros, le culte modernisé de la personnalité fonctionne à plein, avec toutes les dérives antidémocratiques possibles, celles que l'on imagine mais les autres également. Ça commence à l'intérieur, dans sa propre famille où la contestation est censurée dans sa possibilité même, puis ça continue au dehors plus tard, trop tard pour que les soumis puissent réagir. D'ailleurs, si les Français n'avaient pas de la merde dans les yeux, il comprendraient que le travail a déjà commencé avec la pratique de l'ouverture politique notamment, pratique de soumission de l'individu qui concrétise l'ouverture, et partant pratique de musellement ou de dévaluation de la contestation possiblement issue de la famille d'origine de l'ouvrant...

Mais là ça devient franchement compliqué et c'est impossible d'expliquer ça au peuple de France qui maintenant attend de se faire bouffer tout cru, en se disant : "il travaille cet homme-là, attendons de voir le résultat de son effort". Au bout de l'attente, il y aura la déception

  • parce que l'environnement ne sera protégé qu'au prix de l'accroissement de la rentabilité économique,
  • parce que l'insécurité, si elle est vaincue, ne sera vaincue qu'au prix d'une soumission généralisé (une sorte de couvre-feu qu'on nous présentera comme sociétal),
  • parce que le chômage, s'il disparaît jamais, basculera en précarisation sociale à outrance,
  • parce que les injustice sociales vont [donc] s'exacerber et se multiplier.

Expliquer tout ça, ce n'est pas évident. Comment faire comprendre au peuple de France les risques réels qu'il encourt aujourd'hui... Les slogans style "travailler plus pour gagner plus" sont plus simples à faire comprendre, tout simplement parce qu'il n'y a rien à comprendre, rien à analyser. Juste une fausse évidence logique à gober... Comme dit Raffarin, il n'y a que Sarkozy qui sait parler au "bas peuple"...


22 juin 2007

Au pays de Voltaire et d'Hugo

Au pays de Voltaire et d'Hugo,
un français sur mille est en prison,
un français sur vingt est en situation d'illettrisme.

Belle et douce France en vérité.
Le libéralisme a beaucoup de vertus.
Notamment celle de produire ses exclus
- cette bonne vieille "armée de réserve",
de plus en plus nombreuse
au train où va le souffle libéral.

Où sont les humanistes français
qui énonceront clairement les enjeux humains
de notre vie réglée sur le papier millimétré
de l'efficacité économique
c'est-à-dire du profit de quelques uns ?

Mais les Français semblent ainsi faits
qu'ils se choisissent avec délice
un avenir pour les noircir.


5 juin 2007

Encore la rhétorique du retournement !

Moi, je trouve que le premier sinistre est très fort : encore la rhétorique du retournement ! L'avocat Sarkozy a donc ses clones : le premier d'aujourd'hui semble bien être ce cher Fillon.
Par exemple quand il dit ceci (Lyon, le 4 juin) :
"Il faut rompre, pour rejeter l'imposture morale de cette gauche qui joue à colin-maillard avec l'Histoire, la gauche des grandes âmes sèches, qui pratique la justice sociale comme on offre un caramel mou, du bout des doigts, à la sortie des kermesses dominicales".
On appréciera le travail métaphorique ! Décidément le national- libéralisme s'est outillé côté discours ! Et comme toute métaphore met en tension des différences et pointe positivement mais en creux, il y aurait beaucoup à analyser avec cette phrase à rallonge qu'elle n'en peut plus de taper sur l'adversaire... Mais pas le temps maintenant.
fillonJuste pour pointer, quant à moi, qu'on a ici, encore une fois, la fameuse rhétorique du retournement : tout ce que Fillon, dans sa posture de prêtre qui prêche (voyez la photo ci-contre), reproche à la gauche peut être (doit être) compris comme la description fidèle et acerbe de ce qu'est la droite. Relisez la phrase à rallonge en changeant juste 'gauche' par 'droite', et vous verrez que ça veut vraiment dire quelque chose, non plus sur le registre de  l'effet de manche, mais sur celui de la description la plus honnête possible de la réalité...


Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>
Publicité
Archives
Visiteurs
Depuis la création 262 735
Publicité