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BRICH59

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26 mars 2007

Europe baroque à Chéreng (59)

Ch_rengL'église Saint Vaast de Chéreng (59) résonnera Europe Baroque le 14 avril 2007 dès 20h30 : l'ensemble vocal Résonance (Alain Coquelet, chef de chœur) invite l'ensemble vocal Cœli et Terra - qui sera dirigé par Nicole Bonnardel & Catherine Remy.

Au programme, des compositeurs de toute l'Europe des XVII°-XVIII° siècles, pour des pièces a cappella de toute beauté. Le concert débutera avec le superbe et fameux Miserere de Gregorio Allegri (1582-1652) qui produisit tant d'effets sur le petit Wolfgang Amadeus que ce dernier le mémorisa aussitôt... En compagnie d'Allegri, vous pourrez entendre différents grands maîtres du baroque : les italiens Scarlatti, père et fils, respectivement Alessandro (1660- 1725) et Domenico (1685-1757), le français Henri Du Mont (1610-1684), l'anglais John Blow (1649-1708) et les allemands Johann Hermann Schein (1586-1630) et Heinrich Schütz (1585-1672).

Chereng__La_Hamayde_

  • ALLEGRI Gregorio   Miserere mei, Deus
  • DU MONT Henri   Tristitia
  • SCARLATTI Alessandro   Cor mio
  • SCHEIN Johann Hermann   Da Jakob
  • DU MONT Henri   Panis angelicus
  • SCARLATTI Alessandro   Arsi un tempo
  • SCARLATTI Alessandro   Sdegno la fiamma
  • BLOW John   My God
  • SCHÜTZ Heinrich   Die mit Tränen
  • BLOW John   O Lord, God of my salvation
  • SCARLATTI Domenico   Magnificat

Le prix des places est fixé à 10€ avec une pré-vente dés à présent auprès de l'ensemble vocal Résonance. L'entrée est gratuite pour les moins de 16 ans...


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21 mars 2007

Politiques et démagos...

Sarko    traite Ségo    de démago...
C'est chouette : ça rime !
C'est superchouette : Sarko sait de quoi il parle !

C'était un avis à tous ces petits imbéciles, petits-bourgeois dont l'horizon de pensée se borne à la perpétuation par tous les moyens des avantages de la (bonne) fortune de leurs ascendants, à tous ces idiots qui voient dans le petit homme tendu celui qui enfin dit les choses comme elles sont, qui dit tout haut ce que tout le monde dit tout bas (ça, ça fonctionnait aussi pour Le Pen dans les années 80), etc.


19 mars 2007

L'identité nationale de la France d'après...

trouvé ce matin dans ma boîte aux lettres électronique :

UMP

Du point de vue de la réception non sollicitée, je préfère ça à ce que l'UMP m'avais envoyé - comme à tant d'autres - en septembre 2005 ! Au moins là, on ce n'est pas du baratin ! C'est bien l'UMP en vrai qu'on a sous les yeux.
Du point de vue de l'image elle-même, ça fait plutôt froid dans le dos : non seulement c'est l'UMP en vrai qu'on a sur la photo, mais c'est peut-être la France de demain qui s'y annonce !


17 mars 2007

Ruptures imbéciles...

Il y a un mois tout juste que Jean Duvignaud est décédé. J'étais en train de lire son dernier ouvrage, La ruse de vivre, dernier temps d'une exploration de la vie, de sa vie... Cette écriture me soulève et m'entraîne à la rêverie philosophique et poétique. Lis-le toi qui me lis aujourd'hui ! Lis cette échappée poético-philosophique sur les miroirs (p.73-82), par exemple.

Extrait ailleurs (p.72sq.) :

La vraie rupture échappe aux jugements de valeur :
elle ouvre une béance.

Ce que j'aime par dessus tout avec ces hommes de la trempe de Jean Duvignaud, c'est moins leur grande intelligence ou leur immense culture que leur souci de dire juste, leur quasi-obsession du respect de la langue, qui oscille adroitement entre les termes de la distinction qu'opérait Barthes entre écrivain et écrivant, ou plutôt qui réalise la prouesse de concilier les deux termes que Barthes présentait comme inconciliables...
Dieu que cette écriture-là fait du bien à lire, en ces temps troublés où les mots ne sont que des outils d'un marketing politique aux relents historiques nauséabonds!


14 mars 2007

UMP & magistrats...

EnsembltoutdevLu sur le site du Monde interactif

Quand le parti politique du ministre-candidat - et de son aide de camp le Garde des Sceaux - appelle au ralliement des magistrats à la cause du  "ENSEMBLE TOUT DEVIENT POSSIBLE"avec Sarkozy, cela est si naturel que ledit parti ne s'en cache même pas (cf document ci-contre).

Quand un magistrat exprime son ralliement à la candidate socialiste, alors l'aide de camp du candidat UMP se fâche tout rouge en colère et menace du haut de son autorité ministérielle, demandant juste des "explications"...

C'est beau la justice, quand même !


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13 mars 2007

Libéralisme n'est pas liberté individuelle !

Lu dans Libé de ce jour, l'agacement tout dictatorial du second de Sarko, François Fillon, devant le refus d'Azouz Begag de se soumettre à Nicolas son champion, avec cette remarque qui en dit long sur ce qu'est au fond le libéralisme, sur ce que dit en fait la théorie de l'épanouissement de soi par l'initiative personnelle :

« Il est assez rare qu’un ministre s’oppose de manière ouverte et permanente à l’un des collègues [= au ministre de l'Intérieur = candidat à la présidentielle = etc.]. C’est ce qu’a fait Azouz Begag sans d’ailleurs être complètement empêché de le faire par le Premier ministre ».

Gaaaaaaaaard'à vous !

À l'heure où le champion de Fillon attend l'adoubement du monarque qui vient de prêcher contre l'intolérance et pour le dialogue entre les hommes de bonne volonté etc., je trouve que ça fait très très joli !


3 mars 2007

Apprenez toujours à monter, ça pourra être utile !

Pour avoir déjà enregistré quelques œuvres de musique vocale et chorale (avec l'ensemble vocal dont je fais partie), je sais bien que la technique du montage est indispensable à qui veut produire un enregistrement de qualité : on chante au mieux, on enregistre plusieurs fois, on écoute patiemment, on coupe judicieusement, on raboute esthétiquement... Il est tout de même très rare que ça fonctionne du premier coup, que le premier enregistrement soit le bon ! Surtout quand la musique est complexe (Josquin Desprez, Monteverdi, JS.Bach, etc.). La technique du montage est au service du beau, d'un beau irréel. Au concert, l'immédiate réalité de la relation chanteurs-auditeurs insère irrémédiablement la qualité de la restitution chorale dans l'ambiance d'un spectacle dont les critères de qualité ne se limitent pas au pur musical. Au disque, cela devient irréel : les voix ne sortent plus de corps présents à l'auditeur, mais d'appareils décharnant la musique pour en faire une voix qui sort de nulle part, quelque chose d'irréel. Et la qualité de la restitution chorale prend la première importance que rien ne pourra perturber - si ce n'est l'indéfinie situation de l'auditeur quelque part dans un insoupçonnable lieu équipé d'appareils indéterminés... C'est là qu'intervient l'ingénieur du son (Jean-Marc Laisné pour la plupart des enregistrements de Cœli et Terra et de Métamorphoses sous la direction artistique de Maurice Bourbon), la personne qui répond de la qualité de la restitution sonore et qui doit quasiment intégrer à cette restitution les conditions d'écoute du résultat de son travail, sans pour autant connaître ces conditions... Travail mystérieux, travail éclairant !

En tous cas, ce montage reçoit forcément, pour même exister, l'assentiment du directeur artistique, qui intervient ici au nom des interprètes, des personnes enregistrées. Ce n'est visiblement pas le cas dans la mésaventure du philosophe Michel ONFRAY qui a publié ce samedi 3 mars (à 02h40 GMT!) un billet très intéressant intitulé Le fascisme télévisuel... Je te laisse lire, lecteur assidu !


26 février 2007

Aristote reviens vite ! Ils te font dire n'importe quoi !

Lu ce dernier week-end un article dans Le Monde sur le rapport au 20070225_unetravail, un entretien avec Edmund Phelps, professeur à l'université Columbia (New York) et Prix Nobel 2006 d'économie, entretien où le vaillant économiste plaide pour la revalorisation du travail. Le quotidien - daté des 25-26 février 2007 - promeut l'entretien en bas de Une avec un titre enchanteur comme dirait Madame Parisot : "Le bonheur par le travail"...

Edmund Phelps [rappelle que le travail est] "l'activité humaine principale, source de stimulation mentale pour les individus et essentielle à l'intégration sociale". Le besoin de se réaliser dans le travail est la pierre angulaire de la "bonne vie" d'Aristote, dit-il. Mais cette stimulation n'est possible que dans les économies dynamiques. C'est l'innovation qui multiplie les postes où comptent l'engagement du salarié dans son travail et ses capacités à résoudre les problèmes. L'Europe, ajoute le Prix Nobel, souffre d'institutions qui défavorisent l'innovation au lieu de la favoriser. Son corporatisme protège les industriels, les banques comme les salariés installés. En un mot, les Européens, à l'origine de la connaissance et des découvertes, manquent aujourd'hui d'esprit d'entreprise.

Ce condensé en Une est très bien écrit, en tant que condensé. Tous les mots-clés y sont : travail, revalorisation du travail, activité humaine, stimulation mentale, bonne vie, dynamisme économique, engagement individuel, innovation, etc. La "direction" du discours de l'économiste y est sensible, palpable : on passe, comme par magie, de l'autorité aristotélicienne promouvant quête de la "bonne vie" à la promotion actuelle de l'esprit d'entreprise.

Quand on passe en page 15, comme y invite la Une, on peut en effet voir à l'œuvre quelques fonctionnements rhétoriques du discours de l'économiste.
phelpsOn voit, par exemple, comment on passe insensiblement (c'est-à-dire sans argument sérieux qui marque les étapes d'un raisonnement) de l'idée de travail récompensé à celle de "carrière", comme si la seule façon d'honorer le travail accompli était de permettre la construction d'une carrière individuelle. Ce passage subreptice me choque, moi qui ai toujours considéré que ceux qui attachent de l'importance, de la priorité à leur carrière - et que je surnomme des "Rastignac" - ne peuvent le faire efficacement qu'à la condition d'être aussi des tueurs, tueurs des autres, tueurs des concurrents...
15On voit, autre exemple, comment on passe subrepticement encore une fois d'Aristote à Rawls, comme si le premier, grec d'il y a vingt-cinq siècles et demi, donnait toute légitimité au second, nord- américain de vingt-cinq siècles et demi après ! Etc.
Mais je te laisse regarder par toi-même, méticuleux lecteur ! C'est à chaque alinéa que tu peux exercer ta conscience intellectuelle, ta morale de l'intelligence sans trop de difficulté !

Je ne ferai vraiment, quant à moi, qu'une remarque à la lecture de cette page, je n'oserai qu'une seule minuscule objection à l'adresse de notre économiste nobélisé. Utiliser Aristote pour la puissance de son raisonnement et pour le témoignage qu'il livre de la pensée ancienne me semble tout à fait judicieux. Mais alors, appeler à la rescousse sa conception de l'homme et du travail me semble excessivement déplacé !
Explication. Aristote avait du vivant une conception très hiérarchisée, où l'esclave était ravalé au rang des objets. Et si Aristote pense que l'homme libre - c'est-à-dire l'homme vraiment homme - n'a pas à travailler de ses mains (travailler au sens de tirer profit matériel de quelque activité), ce n'est pas parce que l'esclave serait là pour le faire. C'est au contraire parce que le travail est sans intérêt pour la réalisation de soi de l'homme libre, de l'homme vraiment homme, qu'il est confié à l'esclave, c'est-à-dire à l'homme instrumentalisé par l'homme libre vraiment homme... Si donc la "bonne vie" consiste bien pour Aristote en une réalisation de soi de l'homme, il faut ajouter que la forme supérieure de cette "bonne vie" est toujours selon Aristote la vie « théorétique », celle où s’exerce l’intelligence pour pratiquer un certain savoir, et sûrement pas une réalisation de soi par le travail délaissé à l'esclave parce qu'il n'a aucun intérêt en termes de réalisation de soi...

Bref, de deux raisons l'une. Ou notre économiste n'a pas lu Aristote dans le texte, ou pas jusqu'au bout. Ou il tente un tour de passe-passe en nous faisant croire que ce qu'il dit est légitimé par Aristote - qui, en l'occurrence, dit exactement le contraire, non seulement de ce qu'il dit, mais surtout de ce qu'il veut dire !

Aristoteles_LouvreDamned, Aristote serait antilibéral !?!
Je trouve qu'Aristote sourit bizarrement dans son marbre ! Comme si, sans trop oser le montrer ostensiblement, il se moquait de ces autorités de ce début XXI° qui, pour faire passer la pilule du libéralisme et de la déréglementation du droit, l'utilisent abusivement comme argument d'autorité et au mépris de toute logique et de tout respect du texte écrit (le sien) !
Monsieur Phelps, lui, rit franchement du bon tour qu'il vient de jouer ?


25 février 2007

Choeurs en Nord

imageDans la série des "... en Nord", entendez "... en or", un nouveau venu : le blog animé par Gabrielle Klein que je ne connais pas mais que je salue pour son initiative, je veux parler du Blog CHŒURS EN NORD qui annoncent les manifestations chorales dans notre région - apparemment sans en oublier aucune...

En tous cas, si vous dirigez un chœur et si vous avez programmé un concert ou la participation à une manifestation, pensez à envoyer un petit mot à Gabrielle Klein ...

Vive la communication culturelle non marchande !
c'est-à-dire, comme aurait dit ce bon Guy Debord,

vive la culture qui refuse de se plier
aux règles mercantiles et fétichistes
de la "société du spectacle" !


15 février 2007

concert Cœli et Terra

Ensemble vocal LI & TERRA
Direction : Maurice BOURBON

Couvent des Dominicains, LILLE
(avenue Salomon)
Dimanche 18 mars 2007, 16h30

Ex   machina   !
Une heure avec Cœli Et Terra

O Lord    John Blow
Tristitia vestra    Henri Du Mont
Cor mio    Alessandro Scarlatti
Arsi un tempo    Alessandro Scarlatti      
Da Jakob vollendet hatte    Johann Hermann Schein
Magnificat    Domenico Scarlatti
Sdegno la fiamma    Alessandro Scarlatti
Die mit Tränen    Heinrich Schütz

Messe « Ex machina »    Maurice Bourbon

concert070318_3b



Nos prochains concerts

  • 4 mai, 20h30, « Kaleidophone » au Musée des Beaux Arts, Lille
  • 21 juin, Fête de la Musique à Roubaix et Lille
  • 22 et 23 juin, « Kilda », au Phénix de Valenciennes avec l’ensemble instrumental Ars Nova, direction Philippe Nahon
  • 7 octobre, « Europe Baroque » à La Madeleine

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