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BRICH59

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21 décembre 2016

Notes sur le Requiem de Gabriel Fauré

De nombreux ensemble vocaux, de nombreuses chorales engagent un travail sur le Requiem de Gabriel Fauré, ce Requiem que ce dernier disait avoir composé sans raison, “pour rien… pour le plaisir”, bien qu’il en bouclât la première version - ce qu’il appelait son “petit requiem” - à l’époque du décès de ses parents.

Source: Externe

Fauré a composé une Messe des morts ni morbide ni violente. Quelque chose de plutôt confiant dans la vie comme dans la mort, quelque chose de serein. Je suis convaincu qu’il faut penser cette pièce à partir de sa fin, cet In Paradisum d’où émane une “paix lumineuse” comme disait son fils Philippe, voire une “mélodieuse suavité” comme dira le philosophe musicien Vladimir Jankélévitch (Fauré et l’inexprimable, 1974). Tout le Requiem va vers cette suavité, cette paix, cette lumière. Les passages tendus, dramatiques sont rares et il convient de les faire sonner comme il se doit. Mais pour le reste, il faut imaginer un paradis paisible et plein de voix harmonieuses...

La grande difficulté du Requiem réside en fait dans la nécessité de respecter scrupuleusement à la fois les tempi et les dynamiques indiqués par le compositeur* - d’autant plus scrupuleusement lorsque l'ensemble vocal est accompagné non à l’orchestre mais à l’orgue, instrument qui ne peut donner de nuances qu’en basculant brutalement d’un plan sonore à l’autre (surtout quand l'instrument ne dispose pas de pédale d'expression). L’orgue ne soutenant l'ensemble vocal que très très partiellement dans le respect des dynamiques, celui-ci incombera intégralement aux voix.

Le Requiem s’ouvre sur un pp aux voix et se ferme sur un ppp aux voix et aux instruments. Les ff pour les voix sont rares, avec trois passages, d’ailleurs plutôt brefs : le “Exaudi orationem meam” aux mesures 50-57 et le “Christe” des mesures 71 sqq. de la première section, et le “Dies illa, dies irae…” du Libera me. L’ensemble est donc globalement sous le signe d’une quiétude post-romantique, avec très peu d’affect et beaucoup de douceur.

* Même si l'établissement de l'édition n'est pas sans quelques incertitudes...

[à suivre]


 

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20 novembre 2016

Droitier ? Mais non !

Dans un quotidien hier, Mr Sarkozy se plaint qu'on le traite de "très droitier". C'est le 'très' qui le gène. 

Deux remarques  :

  1. Sarkozy est de droite. Je remarque ça au cas où il s'appuyerait encore sur Jaurès ;-)
  2. Son argument est qu'il n'est pas "très droitier" parce que le Front National en fait sa "cible prioritaire" (?)

De deux choses l'une. Soit le roi d'Maubeuge prend ses futurs sujets pour des cons, soit il ne sait pas réfléchir. 

C'est parce qu'ils sont sur les mêmes thèmes et avec les mêmes termes que Marine Le Pen veut marquer sa différence avec le "très  droitier" Sarkozy. Logique, non ?


 

9 novembre 2016

Rester debout !


JEUDI 17 NOVEMBRE 2016 à 20H30
au cinéma Kino-Ciné à Villeneuve d'Ascq
projection suivie d'une rencontre avec la réalisatrice
Silvia Munt & Ludovic Lamant (journaliste à Mediapart)
 
SYNOPSIS
Frappée de plein fouet par la crise économique de 2008, l’Espagne a vu son taux de chômage frôler les 27% en 2012. Des centaines de milliers de personnes se sont alors retrouvées dans l’incapacité de rembourser leur crédit immobilier puis expulsées de leur logement, tout en restant endettées auprès de leur banque. A Barcelone, un collectif citoyen s’est mis en place spontanément pour proposer un cadre d'écoute et d'entraide à ces victimes de prêts toxiques – des hommes et des femmes de tous âges et de tous horizons qui n’auraient jamais pensé qu’ils pourraient un jour se retrouver sans emploi et sans toit. Et qui n’auraient peut-être jamais osé parler de leurs difficultés ni demander de l’aide, meurtris par la honte et l’incompréhension. A travers cette expérience de solidarité et d'engagement, ils vont reprendre espoir et surtout voir la vie et le monde qui les entoure sous un nouveau jour.

SITE DU FILM (distribué par Dissidenz)

Affiche-Afectados-web

PARTENAIRES MÉDIAS
MEDIAPART - ALTERNATIVE ÉCONOMIQUE - VOCABLE- RCF

AVEC LE SOUTIEN DES ASSOCIATIONS
LES AMIS DU MONDE DIPLOMATIQUE - ATTAC - LDH - DAL - FIDH -  ATD QUART-MONDE - APHG - RÉSEAU ÉDUCATION POPULAIRE

 


 

7 octobre 2016

Vergine bella

FLY VERGINE BELLA malo11L'Association des Amis de l'Orgue de Malo a le plaisir de vous convier au

CONCERT VERGINE BELLA
MUSIQUE MARIALE

donné par l'ensemble vocal Sul Fiato
dirigé par Frédéric Loquet

Dimanche 16 octobre 2016 à 20h30
en l'église de Malo, Place Turenne


 

23 septembre 2016

Travailler le Requiem de Fauré

La littérature ne manque pas au sujet de cette oeuvre magnifique de poésie et de sérénité. Les enregistrements non plus. Ce serait l'oeuvre la plus chantée (?)...

Pour la travailler, voici un enregistrement qui laisse défiler la partition (éd.1900) :

C'est John Rutter, grand connaisseur de Fauré, qui dirige les Cambridge Singers, accompagnés des Members of the City of London Sinfonia, avec John Scott à l'orgue.

Pour entendre la première édition de l'oeuvre (1893), c'est ici :

 


 

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6 juillet 2016

Réconfort de la lecture

RéconfortdelaLectureCette belle image, je la reprends d'un message de l'haïtien Eliphen Jean, qui, de septembre 2014 à janvier dernier, a écrit de fort belles choses sur son blog Regard pluriel... Son dernier message, martial, veut partir en guerre contre cette pseudo­-démocratie qui mine son pays - comme elle mine le mien. En voici le début :

Les multiples valeurs qui fondent Haïti se dévaluent en faveur d’une démocratie qui ne colle pas. Les gouvernements, tous de mouvance despotique, adoptent des mesures d’exception qui réduisent les libertés citoyennes. Des gouvernements dont l’objectif est de rester au pouvoir à s’en rassasier jusqu’au dégoût. Des dirigeants virtuoses de la politique politicienne, des politicards vautours qui ne peuvent émaner que du fumier social.
La jeunesse comme fer de lance de la nation, doit, aujourd’hui plus que jamais, endosser les habits de soldats de guerre, contre les attentats de la colonisation, de l’impérialisme culturel et économique, contre tout un système de gouvernance politique, complice de cataclysmes et des fléaux de tout genre, qui maintient le pays dans le fouillis inextricable de ses crises. Crises qui paupérisent jour après jour les classes déjà défavorisées et le prolétariat.

Ces paroles, transposées avec beaucoup de prudence et de finesses (toutes choses égales par ailleurs, comme on dit quand on cause bien), pourraient être miennes dans ce si beau pays de France où le nationalisme trouillard pourrit la tête des gens et le 49-3 le fonctionnement démocratique de base...

Relire Rousseau, Marx, Castoriadis...



 

4 juillet 2016

Au secours ! Il dit tout et son contraire !

Dieu sait où la vertu se cache en politique ! En tous cas, le comportement de Xavier Bertrand nous incite à penser que cette vertu n'est pas la cohérence !

  1. Le site LeMoniteur.fr nous apprend ce 29 juin que, dans le droit fil de la politique menée par la majorité socialiste/écologiste aux manettes du Conseil régional jusqu'en 2015, "le projet Rev3, la troisième révolution industrielle initiée en Nord-Pas-de-Calais en 2012 par l’essayiste américain, économiste et spécialiste de prospective Jeremy Rifkin, a été élargi à la Picardie mercredi 29 juin à Amiens. Une innovation en France". L'article est publié dans la rubrique "performance énergétique" et affublé du mot-clé "innovations". MAGNIFIQUE !
  2. Le même jour, mercredi 29 juin, le site de France3 titre "Xavier Bertrand rêve d'un réacteur EPR dans les Hauts-de-France" et précise que "le président de la région Hauts-de-France a déclaré ce mercredi vouloir accueillir un réacteur EPR. Il en profite pour dire son opposition claire aux éoliennes." QUOI ? Si vous n'en croyez pas vos yeux, lisez le Courrier Picard et écoutez l'extrait vidéo qui accompagne l'article ;-)

En somme la TRI à l'envers et Jeremy Rifkin contredit le jour même où Xavier Bertrand étend le projet Rev3 à l'ensemble des Hauts de France, en compagnie dudit Rifkin ! Curieuse façon en vérité !

Rev3, un rêve fumeux dans le crâne d'un dictateur local qui passe outre le besoin de comprendre de ses administrés ?


 

 

4 juillet 2016

Idéologie et démagogie, deux mamelles de la droite extrême ?

Le site de campagne du roi d'Maubeuge, "ns2017" vient de publier le message que le "conseiller politique [de Les Républicains[1]], en charge du logement" - j'ai nommé le député du Nord Marc-Philippe Daubresse - a rédigé en réaction à l'arrêté signé par la Ministre Emmanuelle Cosse et visant à étendre l'encadrement des loyers à la banlieue parisienne. C'est là.

Ce message est un tissu de contre-vérités - que je ne relève même pas -, mais surtout dénote une posture interlope qu'il faut dénoncer sans relâche, même partiellement.
Ainsi la "mesure" mise en place par l'arrêté en question serait "idéologique". Deux questions :

  1. Une idéologie, n'est-ce pas un ensemble d'idées et de valeurs nées de l'analyse de la société et faisant sens politiquement, c'est-à-dire portant un projet ?
  2. Le roi d'Maubeuge et son vassal nordiste n'auraient donc pas d'idéologie ?

Tiens donc ! Ces gens-là ne pensent donc pas ? Ils n'analysent pas et n'auraient aucun projet politique ? Attendez ! Ils vont vous dire qu'il n'ont pas d'idéologie parce que leurs idées sont "naturelles", comme si la nature avait quelque chose à voir dans l'affaire, et qu'elles relèvent du "bon sens", comme s'il n'y avait qu'un seul bon sens, comme si "bon sens" signifiait fatalement "pensée unique" et donc indiscutable. Ils vont vous expliquer qu'un pays, une région ou un territoire, ça se dirige comme on dirige une entreprise et que donc les règles du bon fonctionnement économique doivent s'appliquer sans hésitation etc. On connaît la chanson ! Sauf que penser qu'un territoire se dirige comme une entreprise, c'est une idée parmi d'autres et cela fait partie d'une idéologie particulière, celle de la droite extrême, celle que défendent - bien qu'ils s'en défendent - les maîtres de la finance, le roi d'Maubeuge et ses vassaux, qu'ils lui disputent ou non son hégémonie de fait sur Les Républicains. Bref, quand on comprend que la "loi" de la finance (qui fait office de pensée économique régulatrice) ne doit pas avoir forcément le dernier mot, l'argumentation du vassal nordiste du roi d'Maubeuge tombe d'un coup.

Autre chose : la "mesure" mise en place par l'arrêté en question serait "démagogue" (moi, personnellement, j'aurais écrit "démagogique", mais bon ! on ne va pas chipoter ;-). Ah ! Nous y voilà ! N'oubliez jamais que le roi d'Maubeuge fait métier d'avocat et que son vassal nordiste prône la manipulation des autres - pour ne citer que ces deux-là. Une des astuces les plus fréquemment employées en plaidoyerie consiste à accuser l'autre de son propre défaut, voire de son propre crime. C'est ce qu'on appelle la rhétorique du retournement. Diablement efficace ! Bref ma question ici sera donc unique et très simple, retournant le retournement :

  1. Les membres du parti politique Les Républicains ne tiennent-ils jamais de propos démagogique ?

Quant au site ns2017, où le torchon du vassal nordiste du roi d'Maubeuge est publié, on pourra apprécier sa logorrhée salace et outrancière, à l'image de la rhétorique de notre bon roi d'Maubeuge ! Je vous laisse contempler le désastre ;-( Quand je vois la politique française si bien tombée dans le caniveau, je pense à Michel Rocard, décédé ce WE, qui, lui, avait une vraie haute idée de la pensée et de l'action politique.


[1] Le citoyen que je suis n'accepte pas cette façon dont le parti politique - que le roi d'Maubeuge a formaté pour permettre sa propre élection à la Présidence de la République - se prévaut de quelque républicanisme que ce soit, laissant ainsi entendre que les autres partis politiques ne seraient pas "républicains". Il faut donc considérer "Les Républicains" comme une marque et non comme signifiant autre chose que le parti politique que le roi d'Maubeuge a formaté pour permettre sa propre élection à la Présidence de la République. D'où l'erreur de considérer le 'Les' comme l'article défini du substantif 'Républicains' : nous devons parler "de Les Républicains" et non "des Républicains" !


 


 

4 juillet 2016

Nord de France : les contrats d’apprentissage repartis à la hausse en 2015

Sans titre 1C'est ce que constatait en mai dernier la CCI Nord de France dans son bilan 2015 de l'apprentissage.
En effet, "après une chute de 6,8 % en 2014, les contrats d’apprentissage repartent à la hausse (+ 6,9 %) en 2015, selon le bilan annuel publié par la CCI Nord de France. Près de 4 200 entreprises ont ainsi eu recours à l’apprentissage (+ 10 % sur un an)" [
La Voix du Nord - 20/06/2016].

Voilà une bonne nouvelle, non ?

cciapprentissage

 

En tous cas, Xavier Bertrand et ses chasseurs ne pourront pas s'attribuer ce succès, dû à la politique pour l'apprentissage de l'équipe socialistes/écologistes qui était à la manoeuvre en 2015...

Et on attend avec impatience les chiffres 2016 qui devront tout (ou presque) à l'équipe droite extrême et extrême droite qui a pris le pouvoir sur la région...


 

29 juin 2016

Plagiat académique : une synthèse pour l'action responsable

BergadaàQui dit “plagiat universitaire” dit Michelle Bergadaà - et réciproquement et depuis longtemps.

Tout semble commencer en 2004, avec le fameux appel du 31 mars[1] qui commence par ces phrases :
“Chers collègues, chers étudiants, chers amis,
Un point me préoccupe ; j'ai besoin de votre aide
.”
Plus loin, “Internet : un fabuleux espoir pour la connaissance et un immense risque de souffrance. J'assume. Je suis responsable d'avoir laissé mes étudiants jouer au « Lego » de la connaissance sur Internet sans guides moraux et spirituels. Que deviendront-ils dans la vie active ? Des joueurs de "Enron" et de "Parmalat"?”

Un mois plus tard, un travail collectif s’organise et s’outille au sein de l’Université de Genève. Les échanges foisonnent qui finissent, au fil des mois et des années, par fertiliser la volonté collective de construire de la connaissance sur la question. Mais dès mars 2004, les termes sont posés : on est dans l’action, c’est-à-dire la responsabilité (celle de l’enseignant, celle de l’étudiant) et la déontologie - qui ne s’impose pas mais se discute.

Les questions ne manquent pas. De quoi parle-t-on ? Qu’est-ce que le plagiat ? Pourquoi et comment plagie-t-on ? Comment les enseignants vivent-ils le plagiat de leurs étudiants ? Que fait-on dans l’institution académique pour prévenir le plagiat ?

Début 2006, Michelle Bergadaà co-signe une étude de la signification de “plagiat” et de “copié-collé” pour les étudiants eux-mêmes. L’enquête, démarrée en 2004, conclut à la caractérisation de cinq profils étudiants, du non-plagieur au fraudeur, en passant par le bricoleur, le tricheur et le manipulateur. À chacun de ces profils correspond une appréhension nuancée de ce qu’est la “responsabilité académique”. On retrouvera cette typologie tout au long des travaux de l’auteur, jusque dans notre ouvrage (chapitre 3), où l’auteure insiste sur la nécessité d’identifier le profil du plagieur avant d’entreprendre quoi que ce soit et de signifier les normes et les valeurs éthiques.

Du point de vue de l’institution universitaire, la question est celle de l’”intégrité académique”. Mais pas n’importe comment. Le rapport de 2008 sur La relation éthique-plagiat dans la réalisation des travaux personnels par les étudiants[2] produit par la commission Éthique-Plagiat de l’Université de Genève que préside notre auteure, est clair sur ce point, précisant l’idée que la déontologie en la matière ne saurait s’imposer : “Le leitmotiv de ce rapport est qu’il va [...] nous falloir être créatifs pour imaginer, dans ce contact quotidien avec Internet, la mise en œuvre concrète de nos valeurs et de nos normes universitaires avec – et non contre – nos étudiants.” Aussi bien le problème n’est-il pas de l’ordre du droit. Les douze pages de l’annexe 1 de notre ouvrage exhibe la “difficile coordination” entre le juridique et l’académique.

Reste que, comme disait l’auteure en 2011[3], au sein des universités françaises, “il revient à chaque enseignant d'assurer lui-même la lutte contre le plagiat et il n'y a pas de position commune, ni de règle systématique.”

D’où cette saine croisade de Michelle Bergadaà et tous ses “collaborateurs” de la francophonie, lancée voici douze ans, armée d’un site web et tracée par de nombreuses publications - dont ce livre, qui fonctionne comme une synthèse pour l’action responsable.

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