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BRICH59

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3 décembre 2009

8. Recherche d'infodoc sur Internet

Recherche d'infodoc sur Internet,
cela signifie recherche sur Internet d'information et/ou de documentation.

  • Petit module dans le cadre de la formation B2i/C2i mise en place à l'Université de Lille1 depuis quelques années. Ledit module planche sur le D4 du B2i = B2 du C2i... Pour accéder à la présentation, il faudra entrer le mot de passe convenu, puis choisir le mode "lecture seule" et faire F5 pour passer en mode diaporama. C'est simple ! Non ?
    Au fait, il s'agit d'un fichier réalisé avec PowerPoint de Microsoft (eh oui, personne n'est parfait !), qui donc nécessite au minimum la visionneuse Microsoft gratuite pour être au mieux de sa forme... Pour les récalcitrants, il y a une version dégradée en pdf.
    Tout est également sur Moodle (Lille1).

  • Le reste est à venir... ;-)

Voici les Repères (version 2008) que nous proposent gracieusement d'Élisabeth Noël et ses ami(e)s :

           

Si vous préférez la version pdf, c'est ici.

mise à jour : 3 janvier 2010
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3 décembre 2009

Hommage

Hisfora, lettre trimestrielle du Groupe d'étude histoire de la formation d'adultes (Gehfa), publie dans son n° 28 un hommage de Christiane Étévé à Gérard Mlekuz, disparu il y a un mois - hommage que je me permets de reproduire ici, afin qu'il rebondisse en échos dans la blogosphère.


HOMMAGE A GERARD MLEKUZ

Nous apprenons le décès de Gérard Mlékuz survenu à Lille le 3 novembre à l'âge de 68 ans.
Tous ceux et celles qui s'intéressent de près ou de loin à la formation continue des adultes ou à l'insertion professionnelle des jeunes ont rencontré un jour ou l'autre Gérard.
Défenseur infatigable des moyens et occasions de promouvoir les personnes et les groupes, il transmettait ses expériences sous la forme d'un fraternel partage.
Instituteur, instructeur « cinéma » détaché à la Délégation régionale Peuple et Culture, il a accompagné avec Frédéric Thébaud et Bernard Lluch les premiers pas du mouvement dans le Nord-Pas-de-Calais. Engagé dans la grande aventure de l'action collective de formation à Sallaumines-Noyelles, en 1969, avec l'aide des partenaires sociaux et de l'université autour du Centre Université Economie - Education Permanente (CUEEP), il a contribué à tant d'innovations sociales et pédagogiques.
Intégré aux travaux de la commission de l'Institut national de formation d'adultes (INFA) puis au Centre académique de formation continue (Cafoc) de Lille avec Jacques Hédoux et Viviane Zanel, il a participé à la formation des conseillers en formation continue et réfléchi aux « non publics » de la formation permanente.
Il reprendra ses activités au CUEEP quand le Délégué à la formation continue se passera de ses services.
La revue Perspectives documentaires en éducation (ENRP) qui recueillait les Itinéraires de chercheurs et de formateurs, s'est honorée de son magnifique témoignage : « Écoute le temps qui marche sur le sable...ou chronique d'une réconciliation annoncée », n°21,1990, p. 53-86.
Mieux encore, certains ont peut-être eu la chance, de le voir incarner et conter ce parcours dans des colloques, comme cela m'est arrivé à Montréal pour une rencontre internationale sur l'autoformation. Belle référence à l'éducation populaire où la mise en voix et la mise en gestes sont des moyens de transmission dans la rencontre des hommes.
À la demande de Jacky Beillerot, il participe comme administrateur au travail de recherche et de préservation des archives de la formation continue dans le Groupe d'études sur l'histoire de la formation des adultes (Gehfa) et y sera le correspondant pour la région.
À la veille de la reprise du séminaire, le 6 octobre dernier, il envoyait encore ses signes d'amitié à notre groupe.
Gérard, nous n'oublierons pas ta « musette culturelle », ta « boite à outils » pour des « savoir agir » toujours à inventer.
Toute l'équipe du Gehfa et toute l'Union Peuple et Culture partagent la peine de Chantal et de ses enfants et leur témoignent leurs plus vives condoléances.

Christiane Étévé, GEHFA et Peuple et Culture


Par ailleurs, Peuple et Culture Nord-Pas de Calais a mis en place un blog où il est bien sûr question de Gérard et où l'on peut revoir aussi par exemple le couple Hédoux... Les textes lus lors de la cérémonie de funérailles du 9 novembre à Herlies y sont disponibles et une page y est spécialement consacrée à son travail d'Histoire et mémoire de la Formation Permanente en Nord/Pas-de-Calais, où l'on peut télécharger la version pdf du document.


Ajout du 21 décembre 2009

Gaston Pineau a déposé sur le site du GRAF des témoignages amicaux, mais aussi des textes de Gérard.


2 décembre 2009

France helvète ?

Ainsi donc le  roi d'Maubeuge aurait parlé de l'affaire du referendum suisse. L'AFP rapporte les propos de quelques parlementaires UMP devant lesquels le Chef Suprême a mis cette affaire était dans le même sac que le débat sarkobessonnesque sur l'identité nationale et du "travail" actuel sur la question de la burqa.

Je cite : Il nous a dit que c'était l'illustration que les gens, en Suisse comme en France, ne veulent pas que leur pays change, qu'il soit dénaturé. Ils veulent garder leur identité. Selon l'analyse du Président, les Français ne veulent pas voir des femmes en burqa dans la rue. Mais cela ne veut pas dire qu'ils sont hostiles à la pratique de l'islam.

On notera d'abord le "en Suisse comme en France". Assimilation. Bon ! Je n'ai personnellement rien contre les Suisses, à part leur décision scandaleuse et ridicule à la fois d'interdire la construction de minarets sur leur territoire. Peut-être tout de même une raison de ne pas vouloir être pris pour un Suisse, non ? Ceci dit ça bouge en Suisse : la minorité qui n'a pas voté l'interdiction de la construction de minarets se fait entendre dans la rue ! Je veux bien être Suisse, tous comptes faits !

On notera ensuite l'idée que la construction de minarets "dénature" le "pays".
Quand on dresse, grâce au génial CNRTL, la liste des synonymes de 'dénaturer', cela donne (par ordre décroissant de proximité sémantique : altérer > déformer > corrompre > fausser > frelater > gâter > défigurer > dégrader > falsifier > dépraver > forcer > vicier > déguiser > pervertir > travestir > torturer > maquiller > changer > contrefaire > gangrener > violenter > tourmenter > tordre > mutiler > détourner > avilir > adultérer > tronquer > transformer > sophistiquer > estropier > empoisonner > corroder > avarier > ruiner > polluer > gauchir > faire violence > empoissonner > dénaturaliser > contorsionner > calomnier > affadir > abâtardir > trahir. Cela va donc d'altérer (rendre autre) à trahir (là je n'explique pas, le roi d'Maubeuge et sa cour le feront bien mieux que quiconque !).

La question est de savoir si les minarets dénaturent le pays ou le paysage... S'il s'agit de la défiguration du paysage, on remarquera qu'un minaret peut être très joli, comme certains clochers d'églises catholiques, et, en tous cas, bien plus joli que ces constructions élevées au siècle dernier à la gloire du capitalisme triomphant et qui ont dégradé nos villes.
S'il s'agit de la dénaturation du pays, alors il faut être clair sur ce dont on parle : le pays, c'est ici la division territoriale habitée par une collectivité, et constituant une entité géographique et humaine (toujours le CNRTL), avec son histoire et ses "us et coutume" comme disait l'autre jour un cador bien connu de la Cour du roi d'Maubeuge. Jusque là pas de problème. C'est quand il faut assigner des bornes à tout ça que ça devient problématique : les fameuses "racines judéotruc" sont-elles si fondamentales que ça ? Certains diront qu'historiquement elles sont premières. La question se pose alors de savoir quand commence l'histoire de France. Je ne sais pas pourquoi, mais ça me rappelle ce que me disait un jour un copain algérien : à l'école, à Oran, on faisait réciter aux bambins (dont il était) "nos ancêtres les Gaulois"... La colonisation fait bouger les limites ! Et dépasser les bornes, non ? Bref, aujourd'hui la question est de savoir quand commence l'histoire de France, car la France, pays de langue romane mais de superstrat germanique, occupe la plus grande partie des anciennes Gaules celtiques, conquises par Jules César, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique, dont le nom signifie « hommes libres », qui se forma tardivement et s’installa sur une partie des terres de l’Empire romain (Wikipedia). Aïe ! Aïe ! Aïe ! Die Französe sind germanisch ! Wir sind germanisch ! Damned !
Drôle, non ?

Je ne sais pas pourquoi, mais me viennent en tête les paroles d'une chanson de ce bon Hugues Auffray, une chanson de quand j'étais petit, une chanson des années soixante donc qui finissait sur l'idée que Dieu, en fait, était une femme et ... qu'elle était noire !


1 décembre 2009

Soyons vigilants !

Dimanche, à l'annonce de la nouvelle des premiers résultats officiels du referendum helvète, j'écrivais que la droite populiste (UDC) et la droite chrétienne (UDF) ont agité le chiffon rouge de l'invasion islamique, et les suisses n'y ont vu que du feu ! Pauvres suisses ! J'ai failli écrire que le conglomérat suisse ]UDC+UDF[ avait son pendant franchouillard dans l'équation ]FN+UMP[, mais je n'ai pas osé, craignant peut-être de n'avoir que trop raison ! Je me suis contenté d'un : Chez nous, les droites se ruent sur le débat nationaliste... Soyons vigilants !

Eh bien, c'est fait. Nos droitiers de service se sont engouffrés dans la brèche béante du racisme à deux balles certes mais meurtrier. Je dis "à deux balles" parce qu'il suffit d'être bête et méchant pour y aller. Je dis "meurtrier", parce que ce racisme-là a tué maintes fois en France, France métropolitaine et Maghreb colonisé.Le populisme de bas étage est vraiment de retour : on le voit ici, UMP = Union du Mouvement Populiste dont le FN, idéologiquement, n'est qu'une annexe.

La collision entre la mise en place contestable du débat sur l'identité nationale et le résultat du referendum suisse graisse particulièrement la planche déjà savonneuse où s'agite la cour du roi d'Maubeuge, notamment le sarko-traître Besson...D'un savon noir qui sent mauvais, qui pue la misère intellectuelle et affective de l'homme politique d'aujourd'hui, et d'où sort une odeur nauséabonde de relents qu'on préfère ne pas dater.

Que penser de l'à propos des propos tenus par les personnages en vue à la cour du roi d'Maubeuge, quand ils disent qu'il faut distinguer entre les religions qui étaient là (sur le territoire national) avant l'instauration de la République et celles qui sont arrivées après, quand ils mettent en avant nos prétendues racines judéo-chrétiennes comme un bouclier anti-islam, du moins anti-minarets, quand ils évoquent les règles d'urbanisme comme si un minaret était pour ne pas les respecter, quand... etc.? Les dirigeants UMP perdent la tête. Le débat sarkobessonnesque leur tourne l'esprit. Ils ne savent plus ce qu'ils disent !

Quand j'entends tout ça, j'ai, pour le coup, grande honte d'être français ! En tous cas, je ne m'y reconnais pas et ne comprends pas pourquoi je devrais être français comme ça ! Je n'ai pas les moyens d'émigrer, même si j'ai très mal à mon identité nationale...

Alors, que Moïse, David, Jésus et Mahomet - ou bien tout simplement Voltaire ! - les aident à mieux couler leur pensée dans les ruisseaux de l'humanisme, le vrai. Mais s'y sont-ils jamais seulement trempé le bout des pieds ?


1 décembre 2009

NoëL au Non-Lieu

Pour le plaisir de se retrouver et de fêter ensemble la fin d'année, bloquez dés maintenant la date : samedi 12 décembre de 17h à pas d'heure !

noel_au_nonlieu1web

Ce sera à la forge (chauffée), il y aura des contes et garlousettes de Noël, du vin chaud, un repas chaud, une cheminée en tenue de réveillon, on chantera, dansera à l'envi.

Les détails du programme et des modalités d'inscription vous parviendront très prochainement.

Alors, au plaisir?

L'équipe du non-lieu
117, rue Montgolfier
59100 Roubaix

contact@non-lieu.fr

www.non-lieu.fr


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30 novembre 2009

Jeunes populaires et mariages gris sur France-Inter

france_interDécidément, j'ai de plus en plus de mal  avec les médias, avec la fâcheuse habitude des journalistes et autres présentateurs de radio/TV de ne pas faire attention à la signification et à la portée des mots qu'ils emploient.

Dernier coup en date : ce matin entre 5h30 et 6h, sur France Inter, on raconte l'esbroufe des petits couillons de l'UMP parisienne qui décident de plonger dans la Seine mais évitent, on ne sait par quel miracle, d'être arrêtés sur la berge comme l'auraient été n'importe quels petits couillons pourvu qu'ils n'aient pas appartenu au mouvement du roi d'Maubeuge ... Bon ça, on a maintenant l'habitude de tels privilèges. Le plus fort, c'est quand la personne qui raconte emploie, pour désigner le groupe des petits couillons de l'UMP parisienne, l'expression "jeunes populaires".

Insidieusement, la machine rhétorique mise en place par le roi d'Maubeuge et ses conseillers il y a quelques années commence à produire ses effets : la peuple se reconnaît dans l'UMP. Magique, non ? À ce moment, je me souviens avoir râler d'une telle manipulation, me disant, non sans quelque malice - celle de l'humour, celle de la dérision -, que le bon peuple dans sa sagesse profonde verrait bien la supercherie, qu'il refusait d'être assimilé, avalé ainsi par la jet-set bling-bling qui aujourd'hui nous gouverne.

Aujourd'hui, je vois qu'il n'a rien vu du tout !
Il nous faudrait un Roland Barthes pour montrer comment ce mot de populaire est l'élément d'une construction mythifiante, comment la rhétorique sarkozienne vole et dénature la signification des mots, pour rendre le plus "naturel" possible la dictature qui s'installe aujourd'hui. À quand une émission de décryptage salutaire sur France-Inter ? 


Côté humour, le sarko-traitre Besson n'en a vraiment pas une goutte ! Je lis ce matin qu'il envisagerait de porter plainte contre France Inter, à cause de la chronique guillonnesque de mercredi 25 dernier : l’humoriste évoquait les mariages gris, prenant en exemple la jeune compagne tunisienne du sarko-traite...

Décidément France-Inter est bien mal-en-point !


29 novembre 2009

Suisses islamophobes !

Alors comme ça le pays de la neutralité internationale, le pays qui vit naître la Société des Nations, le pays ... nous fait le coup de l'islamophobie ! La haine comme pratique politique au pays du chocolat !

Un coup à donner au principe du referendum une tête d'arme populiste et sectaire, en tous cas, une tête d'outil de manipulation des foules : la droite populiste (UDC) et la droite chrétienne (UDF) ont agité le chiffon rouge de l'invasion islamique... J'espère simplement que leur Dieu, dans l'existence duquel je ne crois pas quand bien même mes parents m'ont fait baptiser, j'espère simplement que leur Dieu le leur reprochera durement quand ils le rencontreront et qu'ils le vouera aux flammes de l'enfer

La droite populiste (UDC) et la droite chrétienne (UDF) ont agité le chiffon rouge de l'invasion islamique, et les suisses n'y ont vu que du feu ! Pauvres suisses !

Chez nous, les droites se ruent sur le débat nationaliste... Soyons vigilants !

En Suisse, le parti des Verts a déclaré envisager de présenter un recours devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme à Strasbourg pour violation de la liberté religieuse garantie par la Convention européenne des droits de l'homme. Merci les Verts !


28 novembre 2009

Libertés publiques : une table ronde à Douai, le 9 janvier

AI_9janvier

Le pdf correspondant est .       Venez nombreux !


20 novembre 2009

Bolkestein, le retour en douce

[ATTAC-FRANCE]
Silence, on transpose la directive Bolkestein

logo_attacA la suite des fortes mobilisations contre la directive services dite Bolkestein, on aurait pu croire que le texte ne présentait plus de problème. Erreur : on y trouve le principe de "libre prestation de services", ce qui n’est pas étonnant puisqu’il est inscrit dans le le traité de Lisbonne, et qu’il l’était dans les traités antérieurs. Par ailleurs, cette directive est transposée au moment où entre en application le règlement (CE) No 593/2008 du 17 juin 2008 sur la loi applicable aux obligations contractuelles : celui-ci prévoit que la loi du domicile du prestataire de service s’appliquera quand aucune autre ne sera choisie, ce qui entraînera un affaiblissement du droit des consommateurs.

Silence, on transpose la directive Bolkestein

 La directive de libéralisation des services, dite Bolkestein, du nom de son créateur, est en cours de transposition en France. Sans bruit ni volonté gouvernementale de mettre en débat cette étape importante.

Pour comprendre l’importance de ce qui se prépare en matière de libéralisation des services, il est nécessaire de rappeler comment la Commission européenne définit le contenu de la directive qui porte le nom de l’ultralibéral Fritz Bolkestein, son initiateur. L’objectif de la directive sur les services est de réaliser un marché intérieur en supprimant les barrières juridiques et administratives, considérées comme des obstacles à la libre circulation des prestations de services entre Etats membres et leur mise en concurrence. Cette libéralisation qui concerne 75 % des emplois dans l’Union européenne (UE) et 66 % de son PIB, selon la Commission qui a fixé la date butoir du 28 décembre pour la transposition de cette directive dans les législations nationales.
La directive Bolkestein est donc de retour. Ni morte, ni enterrée, comme on a pu l’entendre en 2005 de la part de Jacques Chirac encore président de la République. Elle est même d’une brûlante actualité : une courte passe d’armes entre la Confédération européenne des syndicats (CES) et la présidence suédoise de l’Union européenne, passée inaperçue en France, eut lieu le 23 septembre, la veille du Conseil européen sur la compétitivité. La présidence suédoise y a déclaré que « la directive sur les services peut permettre à l’Europe de sortir plus rapidement de la crise économique. » Ce à quoi la CES a immédiatement rétorqué : « La Présidence semble de plus en plus coupée de la réalité de la pire crise économique depuis la Grande Dépression […]. Si vous souhaitez lutter contre la crise, vous devez investir dans un vaste plan de relance européen et mettre fin à la domination des principes de marché à court terme », ainsi qu’aux «  obsessions idéologiques » de la directive sur les services, a aussi persiflé la CES.

Cette charge inhabituelle de la part de la CES met en évidence l’étape cruciale actuellement en cours, particulièrement en France. Dans le plus grand silence. Rien ne filtre des négociations secteur par secteur, ou peu de choses. L’étonnant mutisme gouvernemental est expliqué dans un rapport sur l’état de la transposition de la directive sur les services, présenté le 17 juin par le sénateur UMP Jean Bizet, quelques jours après les élections européennes. On y apprend que le gouvernement a abandonné l’idée d’un projet de loi-cadre pour transposer la directive services, en raison « des considérations politiques tenant à la forte sensibilité des implications de la “directive services”, sur les professions réglementées par exemple. Une loi-cadre de transposition pourrait en effet servir d’“épouvantail” à tous ceux qui seraient tentés d’instrumentaliser un exercice essentiellement technique à des fins électorales. Elle ne doit pas constituer un prétexte à la “cristallisation” des mécontentements de tous ordres, d’autant plus nombreux en période de crise ». En clair, pas de grain à moudre pour les altermondialistes…
Pas de débat politique, ni de campagne d’information générale ne sont programmés par le gouvernement. Seule une communication serait envisagée en direction des professionnels. « Elle serait réalisée en relation étroite avec le Medef, au second semestre 2009 », explique brièvement le rapport Bizet. Ainsi, le gouvernement et une partie de la classe politique, droite et gauche confondue, ne souhaitent pas que ressurgisse la controverse autour de cette directive et de son « principe du pays d’origine ». Celle-ci avait largement contribué à la victoire du « non », en 2005, lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen, renommé Traité de Lisbonne et adopté depuis.

Un nouveau débat sur cette directive – certes revue et corrigée en 2006 par le Parlement européen – s’avère pourtant indispensable, car elle a conservé l’essentiel de sa philosophie et de sa dangerosité. La Commission a de plus fait en sorte que ce qui n’y figurait plus, tel le principe du pays d’origine, soit rapidement transposable dans un autre texte. Rafraîchissons les mémoires : la directive sur les services inclut les services fournis aux entreprises et aux consommateurs, et surtout les services publics, nommés par la Commission « services d’intérêt économique général » (transports, services postaux, approvisionnement en eau, électricité, traitement des déchets, etc.).
L’exclusion des services de santé et des services sociaux (SSIG, selon la terminologie communautaire) n’est que provisoire. « Il n’est pas inenvisageable que certains secteurs aujourd’hui exclus du champ de la directive y soient réintégrés à l’avenir, à la demande des professionnels eux-mêmes », prévient le rapport Bizet. Car les règles du jeu fixées par la directive sur les services peuvent changer en cours de route : 2010, première année d’application, sera l’occasion de procéder à d’éventuels « ajustements ». Surtout, le 28 décembre 2011, et par la suite tous les trois ans, la Commission présentera un rapport sur l’application de la directive, « accompagné, le cas échéant, de propositions de modifications et de mesures supplémentaires concernant les questions exclues du champ d’application de la directive ».
Autre subtilité, la notion de « principe du pays d’origine » a certes disparu de la directive Bolkestein pour une autre formulation, très ambiguë : le principe de « libre prestation de services ». Cette libre prestation de service est accompagnée d’un règlement européen adopté en 2008, qui doit s’appliquer à tous les contrats conclus après le 17 décembre, dans lequel le principe de base est que les parties contractantes sont libres de choisir la loi applicable au contrat. Ce règlement qui remplacera la Convention de Rome de 1980 s’appliquera directement aux États membres. Le dispositif est proche du principe du pays d’origine, si l’on en croit le réseau européen de soutien aux entreprises, Enterprise Europe Network, créé par la Commission européenne. Mais les citoyens n’ont pas encore été informés de ces nouveautés.

Thierry Brun
http://www.france.attac.org/spip.php?article10491


20 novembre 2009

peupleetculture.5962.blog.free.fr

pecBillet reçu récemment


Bonjour,
Je m'appelle Bernard Guillon et je suis un ancien salarié de PEC 59/62. Le 1er avril dernier j'ai eu l'occasion de rencontrer, après plus de 25 ans, d'anciens collègues et amis.
Cette rencontre a généré un "site" : http://peupleetculture.5962.blog.free.fr
Le site a permis de renouer des contacts. J'ai réussi à constituer une liste que je mets à disposition de ceux qui souhaitent se rencontrer à nouveau ou, plus simplement, être informés de ce que fait tel ou telle.
Vous trouverez les noms dans la rubrique "wanted"
Si vous le souhaitez je peux vous ajouter à cette liste qui est aussi un lien tenu permettant de transmettre et recevoir des informations. Telle, comme vous le savez peut-être, et dans le cas contraire je suis désolé de vous l'apprendre, le décès récent de Gérard Mlekuz.
Je recevrai avec plaisir et transmettrai toute coordonnée que vous voudrez bien me communiquer et que cette liste aurait omise.
Je vous remercie de l'attention que vous porterez à ma demande.
Amicalement, Bernard


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