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BRICH59
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politique
30 mars 2010

Sortir de la crise

Le roi d'Maubeuge vient de donner une leçon de politique sociale aux américains, expliquant que la nôtre avait été élaborée il y a un demi siècle... Riez, mes frères, riez jaune ! Il a juste oublié de préciser que son activité royale consiste à mettre à bas cette politique d'il y a un demi siècle... Pour rafraîchir la mémoire usée de sa grandeur, je lui conseille de visionner la vidéo ci-dessous.

C'était le 17 février. Six candidats d’Europe Écologie aux élections régionales, femmes et hommes à parité, se retrouvaient dans les studios de la Sept-Arte à Paris pour discuter, entre elles et eux, de la sortie de la crise... À leurs yeux, une évidence : il faudra une rupture similaire à celle apportée par le programme du Conseil National de la Résistance pour apporter des réponses concrètes aux bouleversements financiers, sociaux, climatiques, environnementaux...

Transition-s from AFEP on Vimeo.

Réflexion à suivre...


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5 mars 2010

Écologie et formation

logocafelivresJ'étais hier soir au Café-Livres. J'aime les livres. L'idée de lire en buvant une bonne bière ne m'est pas désagréable... Mais ce n'est pas pour satisfaire ce type de plaisir que j'étais au Café-Livres hier soir. C'était pour participer à  un Café-converse intitulé Quelle éducation, quelle formation voulons-nous ?. La page du site http://lille.lesverts.fr annonçait un débat autour des propositions d’Europe Écologie avec notamment Sylvain Hannebique, candidat sur la liste Europe Écologie - Nord, membre de l’ICEM - pédagogie Freinet, directeur d’école primaire à Mons en Baroeul. Sandrine Rousseau, scientifique pur jus mais femme politique engagée aussi bien à l'Université de Lille1 (elle y est Vice-Présidente chargée de la Vie étudiante et de l'égalité Femmes-Hommes) que chez les Verts, était là, elle aussi. J'étais venu parce que l'idée me plaisait de discuter de l'avenir de la formation continue avec des gens dont je partage a priori le goût pour le respect de l'autre et la solidarité authentique.

Comme on devait s'y attendre, il n'y avait pas foule. Comme si le débat de proximité était passé de mode et que les citoyens attendaient après Arlette Chabot pour "participer" au débat politique, en spectateurs à qui l'on assène de la publicité commerciale sans qu'ils qu'ils l'aient demandé... Bref, quelques rares sympathisants, en plus des membres du groupe des Verts. Sauf un Monsieur très cérémonieux, à la voix style Piéplu et l'élocution ampoulée, qui intervenait souvent pour exhiber une idéologie entrepreneuriale très classique, pensant jouer ainsi, je suppose, les empêcheurs de penser en rond... 

Le débat fut ouvert par l'intervention de Sylvain qui présenta son expérience, passionnante et porteuse d'espoir et d'utopie. La question des transferts méthodologiques fut posée à partir de son récit. Puis on aborda une foule de sujets fort intéressants. On n'accosta jamais aux rives de l'éducation permanente et/ou de la formation continue, pourtant "compétence" phare des Régions. Dommage !

Dommage car j'avais lu attentivement le programme politique, appréciant que l'on veuille enfin remettre les principes de l'éducation permanente au cœur des dispositifs de formation. Tout un état d'esprit ! Et j'étais fort intéressé d'aller plus loin, de poursuivre la réflexion telle qu'elle s'ébauche sur le papier. J'avais lu ce programme comme abordant la question de la formation sous un aspect "dispositif" et sous un aspect "filières". J'avais même fait un schéma de lecture pour moi. Fort de cette lecture structurée, j'avais du coup un tas de questions, du style

  • Mettre en place d'importants programmes territoriaux de formation permanente, mais comment ? Avec quelle organisation, quelle prise en compte des forces locales (identifiées comment), quelle procédure de concertation territoriale, etc. ? Et comment casser ce détestable esprit de concurrence inhérent au fonctionnement en marché - esprit qui empêche toute cohérence territoriale au profit de la cohérence commerciale des organismes de formation, etc. ?

  • Développer l'enseignement des savoirs fondamentaux afin de faciliter l'accès aux droits et à l'autonomie sociale et professionnelles pour tous, fort bien ! Mais alors comment poser la question du financement (rentabilité, solvabilité de la satisfaction des besoins sociaux fondamentaux) ? Comment réussir à bien marquer l'importance de l'idée d'une "rentabilité sociale" qui ne se compte pas en euros etc. ? Et puis vient fatalement les questions liées aux méthodes pédagogiques. Autant la compétence Formation Initiale d'une Région exclut le pédagogique (sinon par rebonds, à partir de construction et d'aménagement des lieux éducatifs), autant la compétence Formation Continue / Éducation Permanente l'inclut nécessairement. Du coup quelles méthodes préconiser  Et comment évaluer le pédagogique ? etc.

  • Soutenir les formations qui permettent l'émancipation et l'épanouissement des personnes ne peut qu'enchanter les personnes qui, comme moi, se désolent des fragmentations que la politique impose à la personne humaine ! Mais alors comment réussir cette nécessaire cohérence des politiques (éducation permanente, formation initiale, culture, économie, ...) en termes de programmation, d'opérationnalisation et d'évaluation de la politique publique ?

  • etc.

J'avais plein de questions dont je dépose ici quelques exemples, comme Héraclite avait jeté son manuscrit qui n'intéressait personne derrière l'autel d'un temple, espérant qu'il serait enfin lu par un quidam, comme une bouteille à la mer.


5 mars 2009

Halte aux pratiques mercantiles dans le secteur de l'éducation !

Selon un communiqué du Ministère de l'Éducation nationale, Xavier Darcos s’élève contre les pratiques mercantiles qui, sous prétexte de venir en aide aux élèves, tendent en réalité à accroître les contrastes sociaux et prétendent réserver la réussite scolaire à ceux-là seuls qui ont les moyens de la financer.

Aidons Monsieur le ministre et proposons-lui de placer l'éducation hors du marché, mieux : de protéger l'éducation du marché ! Allez Monsieur le ministre, chiche ! Osons !

De plus, je suis sûr que les enseignants (chercheurs ou pas) et les étudiants seront d'accord avec lui... ;-)


22 février 2009

Réponse simple à un commentaire

Hier soir, je trouve dans ma boîte un commentaire à mon dernier message "Enseignants aux enchères!" :

MDR
Rigolo ce blog.
Il est sous-titré "Blog où l'on parle de musique, de documentation, de formation continue et du reste...", et sur la page d'accueil comme dans les titres des "derniers messages", il n'est question que de politique...
Posté par musi, samedi 21 février à 10:17

Eh bien oui, cher MDR, BRICH59 est un blog où l'on parle de musique, de documentation, de formation continue et du reste... ! Dans ce reste, il y a les droits de l'homme, mais aussi la politique.

Trois choses pour justifier qu'on y parle aussi et parfois surtout de politique :

  1. Ce blog a été ouvert en mai 2004. Le projet initial était de parler de musique etc. C'était il y a bientôt cinq ans. En cinq ans, il s'est passé beaucoup de choses en France et dans le Monde. Du coup, la rubrique Droits de l'humain s'est très vite ajoutée aux rubriques installées dès le début.

  2. La campagne électorale et le discours populiste et outrancier de Monsieur Sarkozy m'ont plus qu'incité à exprimer sur ce blog mes réactions de quinquagénaire humaniste et rationaliste, surtout lorsque j'ai vu tous ces gens de bonne foi se faire prendre aux pièges de la rhétorique fallacieuse... Une rubrique spéciale est née le jour même de la fâcheuse élection de cet homme : la chronique de la révolte tranquille.

  3. Enfin, cher MDR, la prise de position politique n'est pas seulement, dans ce blog, un composant du reste ni une réaction à l'affreuse victoire sarkozienne. Qu'on parle de musique, de documentation ou de formation, la politique est partout, en dessous, comme discours de légitimation traditionnellement, mais par ces temps mauvais comme pratique hélas de sabordage généralisé...

On a beau être musicien, documentaliste, formateur et conseiller en formation, on en n'est pas moins citoyen, non ?

Espérant vous compter parmi mes fidèles lecteurs, et dans l'attente de vos commentaires éclairés, je vous prie d'accepter, cher MDR, l'expression de mes sentiments blogueurs.

Brich59


16 septembre 2008

Religion pour religion !

Décidément, les temps s'annoncent mauvais ! Et les vents contraires !

  1. Les journalistes de la télévision publique - celle que j'ai tendance à choisir quand je mets la lucarne en vibration - nous disent que le Pape est allé dans la grotte où la Vierge Marie, vous savez la mère toujours vierge, est apparue à la tiote Bernie. Ils auraient pu dire "serait apparue". Ils ont dits "est apparue". Le miracle est un fait avéré par les idéologues de la télévision de l'État sarkozyste : saint Carolis priez pour nous !

  2. La sainte patronne des patrons français se plaint que "d'une certaine façon, la France est la patrie de la nostalgie du communisme" ! Sainte Marie George Buffet, priez pour elle !

Moi qui suis baptisé, mécréant et amateur de belles églises (histoire, patrimoine, architecture, sculpture et acoustique), je ne sais plus à quel saint me vouer !
Peut-être Johann Sebastian Bach... peut-être Josquin des Prés...
Priez pour moi, pauvre pécheur, etc.


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15 juin 2008

Politique et pédagogie : prendre les gens pour des cons

Indécrottables, ces hommes et ces femmes qui ont ou briguent le pouvoir (politique, économique, organisationnel, peu importe). Que trop de gens ne soient pas d'accord avec leurs décisions ou simplement leurs opinions ne remet pas en cause ces décisions ou ces opinions : c'est juste parce qu'ils ont mal compris, ces gens ! Cela participe de l'infantilisation de l'autre inhérente à toute position de pouvoir sur l'autre. L'homme politique comme père des peuples, on connaît, et on sait aujourd'hui ce que cela signifie pour les peuples en question ! Bref, le paternalisme est une vertu politique ! Tu comprends pas mon petit ? Normal : tu comprendras plus tard. Ça me fait penser à ce bon Erik Satie (1866-1925) qui disait : "Quand j'étais jeune, on me disait : "Vous verrez quand vous aurez cinquante ans". J'ai cinquante ans, et je n'ai rien vu." Il n'y avait peut-être rien à voir, ou juste les traces évanescentes de quelques mystifications.

Ainsi, tout récemment, François Bayrou, partisan du oui au traité de Lisbonne, dit à 20minutes.fr que "quand ils ne comprennent pas, les peuples votent non". Quand ils comprendront, ils voteront oui ? Mais qu'y a-t-il à comprendre, Monsieur Bayrou ? Les arguments des partisans du oui, nous les connaissons tous ! Ce sont ceux de l'Establishment, c'est-à-dire ceux des gens au pouvoir, ceux des gens aux commandes des médias, etc. Les arguments des partisans du oui peuvent se résument en un seul : l'Europe politique doit s'aligner sur l'Europe économique.
Mais ce pauvre Bayrou ne fait ici qu'exemple : le gouvernement Sarkozy et lui avec use et abuse de cette méthode depuis longtemps.

Un pas après l'autre : d'abord l'ultralibéralisme dans le fonctionnement économique (son fonctionnement natif), puis, une fois que cet ultralibéralisme apparaît comme la seule voie possible économiquement, on le promeut organisateur du fonctionnement politique, c'est-à-dire qu'on vide le pouvoir politique de tout force quand on ne peut l'asservir... C'est en gros le coup du "fait accompli", coup dont les adolescents sont friands quand il s'agit de forcer la main à leurs parents... Le monde à l'envers, quoi !


13 juin 2008

Merci aux Irlandais !

Les Français, dans leur majorité, avaient dit NON au traité de Lisbonne.
Le Président de la République n'a pas respecté ce choix majoritaire et a fait passer en force, au mépris de la parole populaire, son "mini-traité".
Les Irlandais viennent de rétablir la parole française, la vraie, celle du peuple.
Merci aux Irlandais !


3 avril 2008

Bruxelles a les portugaises ensablées...

Après la surdité ultralibérale au refus populaire français du libéralisme européen, voici l'autisme des eurocrates libéraux !

EUROPE : « DEBATE EUROPE » - LA PAROLE AUX CITOYENS
La Commission européenne souhaite accroître la participation des citoyens au processus de prise de décision de l'Union

lit-on dans les sphères européennes !DebateEurope Je trouve ça vraiment très fort ! Du style : "nous les forcerons à être libres" (entendu au début des années soixante-dix dans la bouche d'une prof de la Sorbonne qui réagissait à des mouvements étudiants) - en clair : contraignons-le, ils comprendront plus tard qu'on avait raison de la contraindre ! En gros la technique, vieille comme le monde, de l'infantilisation idéologique.

C'est d'autant plus très fort de la part des eurocrates libéraux que la posture populaire française de refus est intégrée au attendu de ce dispositif : puisqu'il n'y a pas eu de plan B, voici le plan D...
Lis donc, camarade, ce qu'on trouve sur la page d'accueil du site mis en place pour ce plan D :

Aidez-nous à façonner l'avenir de l'Europe ! Participez aux débats et donnez-nous votre avis sur les enjeux auxquels l'Europe est aujourd'hui confrontée.
Pensez-vous que l'Europe va dans la bonne direction ? Pensez-vous que les institutions sont utiles dans les domaines importants ? Pensez-vous qu'elles interviennent trop dans des domaines secondaires et pas assez dans d'autres, comme l'emploi et la protection des consommateurs ? Que pensez-vous du débat sur le changement climatique ?
Où doivent s'arrêter les frontières de l'Europe ? Ne laissez pas passer l'occasion de donner votre avis sur la voie à suivre !

Sûr ! On n'a pas voulu tenir compte de mon avis en mai 2005, et je le donnerais maintenant, contraint, du coup, de laisser croire que je valide la démarche ? Je crois que les eurocrates prennent les gens pour des couillon(ne)s !


15 février 2008

No gadget

En réponse à une lettre collective (pétition) à paraître dans Marianne demain, notre bon Fillon dit ceci : "Il y a eu des élections présidentielles en 2007 et il y aura des élections présidentielles en 2012 et les Français choisiront et comme d'habitude les Français s'exprimeront avec liberté". Pas de quoi donc contester quoi que ce soit de l'action du divin élu...

Le devoir de mémoire m'oblige à rappeler que celui qui décida d'envoyer à la mort des milliers d'enfants juifs - dont le Roi d'Maubeuge veut que nos bambins portent la mémoire - avait été élu très démocratiquement au début des années trente...


12 février 2008

Neuilly, centre de la France

Neuilly-sur-seine est le centre de la France. C'est bien connu ! D'ailleurs tous les médias (ou presque !) le disent, parfois sans le dire tellement c'est évident !

Neuilly-sur-seine est la ville où la trahison est la plus dense à l'électeur carré. De mémoire d'électeur vivant, il y eut, dans l'ordre (pardon si je me trompe) :

  1. Nicolas profitant de l'absence du premier élu pour lui piquer sa place

  2. Nicolas trahissant l'un de ses administrés en lui piquant la femme avec laquelle il l'avait lui-même marié, puisqu'il était à la place du premier élu
  3. ladite mariée trompant son homme avec un ponte de la comm' (cet homme qui avait assuré avec d'autres l'organisation du congrès de l'UMP au Bourget où Nicolas Sarkozy avait été porté à la présidence de l'UMP en novembre 2004...)

  4. le fiston du premier élu (oui oui le Jean, ce garçon qu'il a eu avec dame Culioli [nièce de celui qu'il a remplacé comme premier élu], ce garçon qui a eu des démêlés avec la justice pour avoir eu un geste insultant sur la voie publique en 2005 [c'est ce qu'on dit, je n'y étais pas]) tuant politiquement le protégé de sa belle-mère provisoire (celle à cause de qui ses parents se sont séparés), intronisé candidat pour remplacer le premier élu par ce dernier soi-même

  5. ce dernier donc devant arbitrer en coulisses entre entre son propre fils et le chouchou de son ex...

  6. j'arrête : faut que j'aille bosser !

Shakespearien, non ?
shakespeare_hordeEt encore on ne sait pas tout ! Douce ignorance...
On n'ose d'ailleurs poursuivre dans la veine shakespearienne, par crainte de sanglantes éclaboussures...
Imaginez que la femme du premier élu prenne sous son aile ce pauvre Martinon déchu ! Pourquoi ? Tout simplement pour jouer à faire bing-bing. Peut-être aussi parce qu'il est né hors de France comme elle, lui aux Pays-Bas, elle en Italie. Vous voyez le tableau !

En tous cas, ce que je sais, c'est que Neuilly est tout petit (60.000 habitants ?) et que ce n'est pas le centre de la France, mais la droite pure et dure, refuge de la grande bourgeoisie dominatrice, celle qui fabrique pour son bon plaisir les hommes et les femmes de la Jet-Politique.


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