La liberté d'établissement prime la liberté syndicale
Dans un arrêt rendu le 11 décembre, la Cour de justice de Luxembourg a rappelé quelle était l'orientation idéologique des traités européens, confirmée par celui qui devait être signé à Lisbonne deux jours plus tard. Elle a fait primer le principe de liberté d'établissement que sous-tend l'achèvement du marché unique européen, sur la liberté syndicale de salariés menacés dans leur emploi. La consécration, par le traité de Lisbonne, de la jurisprudence communautaire au sujet de la primauté absolue du droit européen sur les lois nationales ne peut qu'encourager la Cour de Luxembourg. D'autant que du fait de cette primauté, la nouvelle charte des droits consacrée par l'article 6 affaiblit considérablement les droits sociaux fondamentaux. Et pendant ce temps-là, la gauche... Pour lire la suite, c'est là, un article de Christophe Beaudoin. Malgré ce dernier, Marie-Noëlle Lienemann réagit elle aussi.
Il paraît qu'il suffirait de 60 députés pour contraindre au référendum sur la question du traité européen...