Repères 2010
Ressources Electroniques Pour les Etudiants, la Recherche et l’Enseignement, version 2010
ou bien en pdf si vous préférez.
Merci l'ENSSIB ! Merci à Élisabeth pour ce cadeau de Noël ;-)
Ressources Electroniques Pour les Etudiants, la Recherche et l’Enseignement, version 2010
ou bien en pdf si vous préférez.
Merci l'ENSSIB ! Merci à Élisabeth pour ce cadeau de Noël ;-)
Je crois que j'ai compris comment fonctionne le décompte erratique étatique des manifestants.
Hypothèse certes, mais qui a le mérite de montrer une forme de cohérence dans tout ce fatras communicationnel du gouvernement du roi d'Maubeuge. L'idée est la suivante et consiste en une succession d'affirmations en deux ou trois séries.
+ Première série
IL EST AVÉRÉ QUE l'une des missions des services de renseignement est de prévoir les mouvements et agissements à caractère politique et d'en informer les autorités ;
OR les autorités minimisent politiquement l'actuel mouvement (qui commence à dater d'ailleurs) de résistance aux projets de modification du régime de retraite ;
DONC les services de renseignement annoncent aux autorités des chiffres de manifestants minimisés .
+ Deuxième série
IL EST LOGIQUE QUE l'une des qualités des services de renseignement soit de prévoir juste - sinon ils se font engueuler ;
OR leurs prévisions sont en deçà de la réalité ;
DONC, pour ne pas se faire engueuler, ils maintiennent leurs prévisions, même fausses.
+ Troisième série (facultative, mais bien trop évidente)
IL EST AVÉRÉ
D'UNE PART QUE le gouvernement roi d'Maubeuge mène, depuis plus de trois ans, une campagne d'intoxication informative généralisée pour faire passer son entreprise de casse de l'État social (et pas seulement sur le sujet des retraites) - ils appellent ça la pédagogie, d'autres parlent de rhétorique, voire de pratiques mensongères ;
D'AUTRE PART QUE le gouvernement a une vision "moutonnesque" - voire "panurgesque" - du peuple qu'il gouverne ;
OR la rhétorique consiste à prétendre que tout va bien et qu'il n'y a que les râleurs professionnels (des vilains fainéants qui ne pensent qu'à faire de la politique au lieu de travailler ou de chômer bravement !) qui crient que tout va mal ;
DONC le gouvernement fait l'hypothèse que, si on montre aux moutons qu'ils ne sont pas nombreux à être mécontents, ils rentreront sagement à la bergerie pour ruminer et calmer leur colère puis se faire - dans le meilleur des cas - gentiment tondre.
Bref, je ne sais pas si je suis clair, mais, quoi qu'il arrive, la culture du compte-rendu est assez spéciale dans ce gouvernement : tout étant joué d'avance (c'est le gouvernement qui a forcément raison - variante sarkozienne de la loi du plus fort ou la loi de la jungle sociale). Regardez ce compte-rendu de réunion produit par le cabinet du ministère de la Santé. Je cite Marianne2.fr : Alors que Roselyne Bachelot recevait les infirmiers-anesthésistes mobilisés depuis plus de sept mois, un compte-rendu a été publié avant même la fin de cette réunion.
Bref, rien d'erratique dans tout ça. C'est juste l'État Sarkozy.
L'édition 2010 des Repères et Références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche est en ligne depuis hier vendredi 10 septembre 2010. 426 pages pour tenter de contextualiser correctement les décisions bucheronnesques du gouvernement...
Lu dans Le Monde daté d'aujourd'hui :
Les humoristes brésiliens ont obtenu gain de cause. Ils peuvent enfin se moquer sans retenue de la classe politique, et notamment des candidats aux élections présidentielle et régionales du 3 octobre. Jusqu'ici, une clause de la loi électorale de 1997 interdisait de faire de l'humour sur les candidats ou sur leurs partis.
Décidément, les Brésiliens ne font rien comme tout le monde comme les Français comme la droite française comme Sarkozy...
Bonjour,
J'ai découvert par hasard votre schéma de synthèse sur les risques informationnels réalisé à partir de mon livre sur la logique politique des TIC. Tout d'abord merci de l'avoir lu et en l'occurrence, à la vue de votre travail, de l'avoir bien lu. Si une réédition venait à sortir je l'inclurai volontiers.
Je viens de publier un nouvel ouvrage qui est peut être susceptible d'intéresser le documentaliste-veilleur, puisqu'il porte sur les technologies intellectuelles, les outils du penser-classer pour reprendre Perec (ci-joint la présentation éditeur). Peut-être sera-t-il l'occasion pour vous d'exercer à nouveau vos talents de "cartographe", ce qui serait tout à fait susceptible de m'intéresser - puisque ce livre fonctionne lui-même sur une base graphique ?
Bien cordialement,
Pascal Robert,
Professeur,
Université Paul Valéry Montpellier 3
Co-responsable du M2
Que dire à Monsieur Pascal Robert sinon que je suis honoré du regard qu'il porte sur mon très humble travail de passeur de savoir. J'avais réalisé ce schéma dans le cadre de mon analyse du sujet imposé à l'épreuve de sciences et techniques documentaires du CAPES de documentation il y a maintenant deux ans. J'avais alors proposé plusieurs schémas - dont celui qui récapitulais ma lecture du texte de Monsieur Pascal Robert...
À méditer...
Notre système des retraites est au cœur de la solidarité nationale.Tous les Français y sont très attachés. Il est cependant confronté à des déséquilibres financiers très importants, en raison du vieillissement de la population française. La crise économique a accéléré l’apparition de ces déséquilibres : en 2010, nous avons atteint le niveau de déficit qui était attendu pour 2030.
Notre système des retraites est au cœur de la solidarité nationale.Tous les Français y sont très attachés. Il est cependant confronté à des déséquilibres financiers très importants, en raison de la baisse de 5 points de la part des salaires dans les richesses produites depuis le début des années 70. La crise économique liée à la dérégulation financière a accéléré l’apparition de ces déséquilibres : en 2010, nous avons atteint le niveau de déficit qui était attendu pour 2030 (32 milliards), ce déficit était 15 fois moindre avant la crise financière.
Décidément : ce royal gouvernement sait s'enferrer dans des situations imbéciles quand il pense que ça peut lui rapporter gros (en électeurs = en fric - qui est LA mesure en dernière instance) et sait mobiliser le service public - que par ailleurs il prend grand soin de déshabiller - pour ces causes-là ! Comme le précise si bien Le Figaro, les journalistes CGT de France 2 avaient demandé la déprogrammation du débat qualifiant de « totalement inadmissible qu'un tel spectacle ait lieu sur les antennes du service public » qui « servira encore mieux à flatter les mauvais instincts ».
Il était évident que ça devait tourner vinaigre, tout comme le débat voulu par le roi d'Maubeuge et son national-félon de ministre ! Ce dernier ne veut pas le reconnaître publiquement, mais le débat tel qu'inscrit par les citoyens sur le site ad hoc est globalement pourri et par tous les bouts. D'abord il est censuré quand les messages risquent de déplaire à la cour. Ensuite, quand bien même les "animateurs" du site censurent les propos par trop haineux (ça ferait désordre et donnerait raison à ceux qui ne veulent pas de ce débat), il constitue de fait un déversoir de haine digne du FN... Et c'est contagieux : le journal 20minutes, quand il rend compte de tout ça, est contraint de préciser qu'en raison de débordements systématiques, [il est contraint] de fermer l'article en question aux commentaires. Aussi, pour moi qui, par peur d'avoir la gerbe, me suis abstenu de regarder l'émission d'hier soir, le compte-rendu qu'en propose la presse écrite me suffira largement. Je savais que ce serait "en dessous de la ceinture", que ce débat ne serait pas digne d'une démocratie républicaine comme la nôtre...
Par ailleurs, lisant la réflexion sûrement mûrie de la haineuse - qui cite De Gaulle pour exhiber son racisme -, on ne peut pas ne pas se dire que le parti de la haine et celui du roi d'Maubeuge ont les mêmes pratiques rhétoriques de prise en otage de l'histoire à des fins de calculs politiciens immédiats (détournement intellectuel par la citation décontextualisée puis transplantée dans un autre contexte)... Intéressant, non ? Les roquets du roi d'Maubeuge pourront aboyer tout ce qu'ils peuvent : les faits sont là !
Décidément, j'ai de plus en plus de mal avec les médias, avec la fâcheuse habitude des journalistes et autres présentateurs de radio/TV de ne pas faire attention à la signification et à la portée des mots qu'ils emploient.
Dernier coup en date : ce matin entre 5h30 et 6h, sur France Inter, on raconte l'esbroufe des petits couillons de l'UMP parisienne qui décident de plonger dans la Seine mais évitent, on ne sait par quel miracle, d'être arrêtés sur la berge comme l'auraient été n'importe quels petits couillons pourvu qu'ils n'aient pas appartenu au mouvement du roi d'Maubeuge ... Bon ça, on a maintenant l'habitude de tels privilèges. Le plus fort, c'est quand la personne qui raconte emploie, pour désigner le groupe des petits couillons de l'UMP parisienne, l'expression "jeunes populaires".
Insidieusement, la machine rhétorique mise en place par le roi d'Maubeuge et ses conseillers il y a quelques années commence à produire ses effets : la peuple se reconnaît dans l'UMP. Magique, non ? À ce moment, je me souviens avoir râler d'une telle manipulation, me disant, non sans quelque malice - celle de l'humour, celle de la dérision -, que le bon peuple dans sa sagesse profonde verrait bien la supercherie, qu'il refusait d'être assimilé, avalé ainsi par la jet-set bling-bling qui aujourd'hui nous gouverne.
Aujourd'hui, je vois qu'il n'a rien vu du tout !
Il nous faudrait un Roland Barthes pour montrer comment ce mot de populaire est l'élément d'une construction mythifiante, comment la rhétorique sarkozienne vole et dénature la signification des mots, pour rendre le plus "naturel" possible la dictature qui s'installe aujourd'hui. À quand une émission de décryptage salutaire sur France-Inter ?
Côté humour, le sarko-traitre Besson n'en a vraiment pas une goutte ! Je lis ce matin qu'il envisagerait de porter plainte contre France Inter, à cause de la chronique guillonnesque de mercredi 25 dernier : l’humoriste évoquait les mariages gris, prenant en exemple la jeune compagne tunisienne du sarko-traite...
Décidément France-Inter est bien mal-en-point !
Université Rennes 2 (24/09/2009), Yves Chevalier (Dir.)
La culture de l'information en reformation
Olivier Le Deuff (Plurilinguismes, Représentations, Expressions Francophones - information, communication, sociolinguistique [PREFics])
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Ce travail cherche à définir plus précisément la culture de l'information notamment de manière conceptuelle. L'examen généalogique et archéologique du concept montre une diversité des représentations. Nous cherchons à montrer que la culture de l'information repose sur divers héritages qui font d'elle une culture technique au sens de Simondon, c'est-à-dire une culture qui ne repose pas sur le seul usage mais sur la compréhension de l'objet technique. Ce positionnement que Simondon qualifie de majeur face à la technique est proche du statut de majorité de l'entendement tel que le définit Kant dans son texte sur Les Lumières. Nous examinons également les proximités avec l'information literacy dont 'culture de l'information' constitue une des traductions possibles. Les évolutions des usages notamment liés au numérique font apparaître une convergence médiatique, bien mise en avant par Henry Jenkins, et qui sont le sujet d'étude de nombreuses littératies et notamment de la translittératie. La nécessité d‘une formation commune et plus rationnelle apparaît face à la diversité des enjeux numériques, informationnels et institutionnels. La culture de l'information devient de plus en plus une culture de la communication ou des hypomnemata selon la définition de Stiegler. La diversité des enjeux institutionnels et obstacles informationnels et médiatiques qui s'avèrent souvent des déformations obligent à penser la reformation de la culture de l'information notamment dans l'optique d‘une transmission intergénérationnelle.
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MEN : EA3207 – Université Rennes 2 - Haute Bretagne – Université européenne de Bretagne
Diapo de la soutenance :
"Si l'on a entendu l'Inspection générale EVS affirmer que le CDI était 'le cœur' de l'établissement, si Richard Descoings y voit son 'poumon', le décalage entre l'affichage et la réalité est insupportable, écrit le Sgen-CFDT dans un courrier adressé à la Dgesco du ministère de l'Éducation nationale, mercredi 23 septembre, afin de dénoncer la "politique insensée" menée envers les enseignants documentalistes.
Et le syndicat de pointer :
"Le CDI est encore trop souvent utilisé comme un lieu de simple gestion des flux d'élèves, une salle de permanence améliorée", écrit le syndicat, alors que "le documentaliste a un rôle essentiel dans le développement des connaissances et compétences" et qu'il "peut être un élément moteur pour que se mettent en place dans le projet d'établissement, des actions impliquant toute la communauté éducative".
À tout cela, j'ajouterai qu'à l'heure où le gouvernement, appuyé par les sénateurs, entend améliorer le dispositif d'information et d'orientation, voire promouvoir la mise en œuvre d'un véritable droit à l'information et à l'orientation, allant jusqu'à prévoir la nomination d'un délégué interministériel à l'information et l'orientation, il serait peut-être bon de compter les enseignants documentalistes des collèges et des lycées comme d'authentiques professionnels de l'information mobilisables dans un tel projet qu'il serait dommage de limiter à la simple coordination des trois grands opérateurs publics actuels de l'information-orientation (ONISEP, Centre Inffo et CIDJ) - coordination par ailleurs problématique en elle-même.
Mais déjà, dans le plan Orientation active du ministère, comme dans le livre vert de Martin Hirsch, les compétences documentalistes me semblent remarquablement sous-estimées, voire tout simplement ignorées.
Dommageable gaspillage de compétences !