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education
23 mai 2008

Faire de la formation professionnelle un levier réel et effectif de l'insertion

"Faire de la formation professionnelle un levier réel et effectif de l'insertion", en construisant "une offre adaptée aux besoins des publics les plus éloignés de l'emploi", c'est l'une des préconisations du rapport général sur le Grenelle de l'Insertion que l'AEF s'est procuré dans sa version "de travail", nous explique l'excellente agence d'information AEF [Dépêche n°96543 (Emmanuelle Parra-Ponce), Paris, Jeudi 22 mai 2008].

L'idéologie de la formation professionnelle continue (FPC) retombe ainsi allègrement dans les eaux troubles de ses fonts baptismaux ! En a-t-elle seulement jamais émergé ? Dès 1970/1971, en effet, la FPC est écartelée entre deux finalités : fournir de la main-d'œuvre "adaptée" aux besoins de l'industrie et des services d'une part, augmenter l'autonomie intellectuelle et culturelle des citoyens d'autre part. Le seul projet concret et multiple où ces deux finalités tentent la conciliation est, à mon humble connaissance, la vie tout entière de Bertrand Schwartz - que la Région Nord-Pas de Calais a célébré il y a peu. Infatigable Bertrand qui accompagne le Synami-CFDT dans une action avec les missions locales.

Bref, que de bonnes intentions ! Construire "une offre [de formation] adaptée aux besoins des publics les plus éloignés de l'emploi" ! Pensez donc ! Qui peut nier l'intérêt d'une telle construction ?

Moi.
Ne serait-ce que parce qu'un tel projet est là pour masquer des questions plus fondamentales, des questions qui parlent de ce qui, en dernière instance comme on disait autrefois, explique les dysfonctionnements perpétuels de la machine sociale d'un capitalisme à l'idéologie surannée mais toujours en service !

Je ne suis sûr que d'une chose, concernant la relation (introuvable ?) entre formation et emploi : la formation ne crée que des emplois de ... formateurs. Pour le reste, décalons le regard et posons-nous les bonnes questions !

Si les gens sont au chômage, ce n'est pas parce qu'ils sont paresseux ou intellectuellement déficients ! Si les gens sont au chômage, c'est parce que le capitalisme ne crée pas suffisamment d'emplois. Et si le capitalisme ne crée pas suffisamment d'emplois, c'est parce qu'ils exigent que tout emploi "rapporte" du bénéfice sonnant et trébuchant. Ils appellent ça la culture du résultat, d'où est exclu la prise en compte des aspects sociaux et culturels de la vie. Moi je préfère appeler ça la culture de la marchandisation intégrale, de la monétarisation totale, effet et cause en même temps du totalitarisme des riches. Nous ne sommes pas en démocratie, nous ne l'avons jamais été ! Nous sommes sous le régime de la ploutocratie.

La ploutocratie est mondiale, alors que les démocraties sont locales. Disproportion absolue, plus récente que le phénomène de la ploutocratie lui-même.
Quoique, à bien regarder...

Bref, la question fondamentale est bien celle de la répartition des richesses. La FPC, là dedans, fait figure de figurante, pour amuser voire, dans le meilleur des cas, pour occuper les politiques et les petites gens que nous sommes. Un leurre dont la fonction idéologique est d'une évidence criante.

Efficacité de la FPC ou pas, le plein emploi est plouto-incompatible. Et la démagogie d'un Roi d'Maubeuge, ni, hélas, la qualité des analyses d'un Laurent Cordonnier par exemple, n'y peuvent rien. Encore moins le Grenelle de l'insertion !


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21 mai 2008

Forum mondial Apprendre tout au long de la vie

L’objectif du premier Forum mondial sur l'éducation et la formation tout au long de la vie (qui se déroulera à Paris, en octobre 2008) est de faire le point sur l’éducation et la formation tout au long de la vie, douze ans après le rapport Delors d’avril 1996 (L’éducation, un trésor est caché dedans), sur les avancées des systèmes d’éducation, de formation et d’apprentissages tout au long de la vie sous toutes leurs formes, ainsi que sur les pratiques innovantes développées dans tous les endroits du monde. Il s’agit aussi d’analyser des effets multiples de la mondialisation sur l’éducation et la formation tout au long de la vie, de marier l’efficacité économique et l’ambition sociale et de tracer des perspectives communes.

Trois groupes d'ateliers sont prévus ["Individualisation, personnalisation et prescription en éducation et formation" / "Apprentissages formels, non informels et informels et choix de société" / "L'éducation et la formation en recherche de pertinence"], chaque groupe d'ateliers devant être décliné selon trois points de vue [Politiques publiques / Stratégies d'entreprises / Dynamiques individuelles et collectives]. Tout est sur le site consacré au forum (d'où je tire ces informations) et un blog est d'ores et déjà ouvert. À suivre...


16 mai 2008

Il était une fois...

Il était une fois un homme de vingt ans cloué dans un fauteuil pour la vie parce qu'une automobile l'avait renversé alors qu'il traversait une rue à pieds dans un passage dit protégé. Ce jeune homme handicapé porta plainte auprès de la maréchaussée, parce qu'avec son fauteuil, il ne pouvait accéder à tous les lieux publics qu'il devait fréquenter pour accomplir ses obligations citoyennes...
La maréchaussée traina à répondre à sa plainte. Le jeune homme insistait. La maréchaussée trainait toujours.
Un jour le jeune homme, lassé de tant d'attente, décida, après mure réflexion, de se placer à l'entrée de sa caisse primaire d'assurance maladie, quitte à empêcher les autres d'y avoir accès. Ce faisant, il entendait mettre fin au mutisme de la maréchaussée...
Bien lui en avait pris ! Les gendarmes, taser au ceinturon, vinrent le déloger illico pour le mettre en prison.
Le chef de la maréchaussée, toujours prompt à réagir par un projet de loi dès qu'un événement important occupait les médias, prit une ordonnance qui interdisait les abords des caisses primaires d'assurance maladie et autres administrations publiques aux personnes à mobilité réduite... Très attaché à la liberté, il avait conscience d'avoir régler le problème, prenant à témoin la foule des gens valides que ce jeune homme avait empêchés de circuler librement.

Toute ressemblance avec la situation de la fonction publique - notamment l'Éducation nationale - est bien sûr complètement fortuite...


26 février 2008

Questions d'engrenage...

Réagissant à l'augmentation de certains frais de scolarité universitaire décidée par Paris-Dauphine, le nouveau Président de l'UNEF pose devant le photographe de l'AFP :

article_unef

Deux réflexions m'assaillent illico.

  1. Tout compte fait, la photo devant laquelle pose l'étudiant est très plausible. On en a eu la démonstration ce week-end au salon de l'agriculture. C'est une représentation virile du premier des Français ?

  2. Le gouvernement va-t-il attendre que 60 millions de consommateurs sorte une étude pour engager une "opération coup de poing" contre l'élitisation socio-économique rampante de la formation des jeunes Français ?


16 janvier 2008

Le goupillon et le tableau noir !

Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s'il est important qu'il s'en approche, parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme de l'engagement porté par l'espérance.

Qui a dit ça ? Le responsable d'une école confessionnelle qui fait sa publicité au moment des soldes inscriptions scolaires ? Le pape qui, s'emparant du pouvoir terrestre, se prend pour le souverain absolu et universel ? Le primat des Gaules qui vient de se faire élire Président de la République ? Le curé de ma paroisse dans son œuvre de catéchumène ? Le bon pasteur qui veut sauver malgré elles les brebis égarées ?

Clique , perspicace lecteur, et tu auras la réponse !
Ou alors directement ici, à la source (divine?).

Si si !
C'est le représentant officiel de la RÉPUBLIQUE FRANÇAISE !
Celui-là même qui écrivait à son Ministre de l'Éducation "Nationale" en juillet dernier :
L'éducation a été l'un des enjeux majeurs de la campagne électorale. Nos concitoyens la savent essentielle pour l'avenir de leurs enfants et même de notre pays tout entier. L'école est un maillon déterminant de la civilisation que nous voulons construire et dans laquelle nous voulons vivre. La mission qui est la vôtre au sein du gouvernement revêt dès lors une importance toute particulière. Il vous incombe de rétablir l'école dans sa mission fondamentale de transmission des valeurs, de formation des intelligences, d'élévation des esprits, de préparation à la vie adulte et professionnelle, de pilier de l'égalité des chances, en ayant à cœur que l'école regarde vers l'avenir et non pas qu'elle cultive la nostalgie du passé. [C'est moi qui souligne]
Aucun gouvernement ne peut prétendre faire de l'éducation une priorité s'il ne commence pas par revaloriser la condition enseignante. C'est pourquoi nous avons engagé avec vous-même les travaux et les concertations nécessaires à cette fin. Nous souhaitons que l'autorité des professeurs soit respectée, que leurs compétences soient reconnues, que leur formation soit mieux assurée. Vous garantirez la liberté pédagogique des enseignants
etc.

Sic et re-sic !

Que s'est-il donc passé entre juillet 2007 et décembre de la même année ?
Le roi d'Maubeuge aurait-il rencontré Dieu lui-même derrière le pilier d'une cathédrale ?
Ce dernier lui aurait-il dit que les mensonges n'étaient plus de mise, qu'il fallait enfin dire la vérité, la vérité de son cœur, la sincérité de son projet pour la France et pour le monde ?
Va savoir, dépité lecteur !

En tout cas, soyons reconnaissants à l'église romaine d'avoir joué du sérum de vérité ! corbeau_renardLes naïfs qui ont voté pour le cheval fougueux en mai dernier vont peut-être avoir la révélation... de leur naïveté ! La leçon de La Fontaine - que nous avons tou(te)s apprise par cœur à l'école républicaine est toujours hélas très actuelle :

Le Corbeau honteux et confus
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendroit plus.

Si seulement c'était vrai ! ... Il faut y croire !


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9 novembre 2007

Réponse à une étudiante

Je reprends ici une lettre adressée ce matin à une de mes étudiantes qui me demandais de ne pas faire cours cet après-midi.


Lille, le 9 nov.2007

[Étudiante],

Je crois que tu es dans la confusion. Et, par les temps qui courent, mieux vaut éviter de se faire prendre en état de "confusionnisme avancé" ! Peut-être l'as-tu déjà remarqué : le libéralisme joue sur la confusion pour faire avaler des couleuvres à ceux qui sont destinés à le servir comme des esclaves, leur faisant miroiter monts et merveilles, mais à condition qu'ils restent esclaves. Sarkozy est un champion de ce point de vue, du 240% pur libéral, comme pour son salaire!

1.
Le mouvement est celui des étudiants et je dois respecter cela, d'autant plus que j'appelais de mes vœux une telle mobilisation (qui aurait dû à mon sens s'enclencher bien plus tôt). En clair, ça veut dire que, quand je suis payé pour venir en cours, je le fais, même si je suis physiquement malade, même si je suis légitimement fatigué, même si les étudiants contestent en toute légitimité. Je ne suis pas un étudiant, mais un professionnel de la documentation qui intervient pédagogiquement etc. C'est mon "rôle social" dans cette affaire.

C'est pour cela que je serai à l'heure (13h30) cet après-midi pour faire passer le contrôle, comme je l'ai dit à [étudiant], comme je l'ai fait savoir à l'administration de l'UFR. Et comme il n'y aura personne, je repartirai tranquillement rejoindre mes pénates.

2.
Mais cela ne m'empêche pas de dire ce que je pense. Les lecteurs de mon blog connaissent mes idées - que je n'ai pas à cacher au nom de je ne sais quel devoir de réserve. Je suis peut-être fonctionnaire d'État. Je suis d'abord citoyen, "animal politique" comme disait ce bon vieil Aristote.

D'abord, la contestation étudiante est tout à fait légitime. Pécresse en est, malgré elle, convaincue - qui se plaint du caractère "politique" de la contestation. Comme si les étudiants ne devaient pas se soucier de la marche de la société ! Quelle bécasse ! Elle va bientôt nous dire que tous les Français sont libres et égaux, et qu'il n'y a pas de classes sociales. Pécresse prend les étudiants et l'ensemble des Français pour des cons. Les étudiants doivent donc faire reconnaître leur droit à contestation.
Ensuite, cette loi LRU est un cadeau empoisonné : beaucoup d'argent de l'État débloqué (et encore faudrait compter au plus près) pour au final privatiser. Il faut expliquer cela, cette "mécanique-piège", dans votre contestation. Pas seulement crier au loup libéral. Expliquer par exemple que les étudiants refusent d'être les otages passifs d'un capitalisme qui exacerbe toujours plus la concurrence, c'est-à-dire l'exploitation de la masse par les rentiers. Expliquer cela et surtout montrer comment fonctionne cette implacable mécanique ultralibérale. Y-a du boulot !
Enfin, bloquer les facs n'est pas forcément le meilleur moyen de se faire entendre politiquement. En tout cas, ça donne à la soi-disant majorité silencieuse l'occasion d'être sortie du silence (par la droite qui prône l'apolitisme!), comme un chiffon rouge au nez de la société ronflante des rentiers et des retraités qui ont voté Sarkozy, et ne vont pas manquer de se montrer en "otages" des méchants étudiants politiques... Bref, je crois davantage en une démonstration de force intellectuelle, à force d'arguments et de dialogue, qu'à un blocage qui ferme un peu tout et assèche les chances de dialogue politique. D'autant plus que la presse vous suit et, je crois, serait prête à diffuser votre message argumenté [Je ne parle évidemment pas du journal Le Figaro - qui n'est qu'un organe "politique" comme dirait Pécresse!]. D'autant plus qu'aujourd'hui les moyens de diffusion des idées se sont nettement améliorer, techniquement mais aussi politiquement ! De ce point de vue-là, nous ne sommes plus en 1968. Pour le reste...

Amitiés

Bruno Richardot


16 octobre 2007

caricatures et tyrannies

Un tyran, ça soigne son image. Normal.
Le culte de la "personnalité" est à ce prix.
Sauf qu'on est en démocratie.
Formellement, du moins.
C'est la fonction politique qui compte,
pas l'individu qui l'occupe.
Normalement, du moins.

Il y a bien un biais :
assimiler purement et simplement la fonction et l'individu.
C'est le pied de la tyrannie contre la porte de la démocratie.

Qu'un syndicat important juge que ses adhérents sont grugés par l'autorité politique suprême,
c'est son droit le plus strict.
C'est même son devoir de veiller à ce qu'ils ne soient grugés
par personne.
Déjà qu'ils sont pas très riches,
si en plus on leur pique le peu qu'ils avaient !

affiche_unef_haut_

Quand je dis "gruger", je suis faible dans l'expression.
Si je me laissais aller à davantage de poésie,
je dirais tout cru qu'ils se font baiser...

Que peut un doigt d'honneur contre ça ?
Sauf à être intégriste jusqu'au ridicule,
on ne peut que sourire en se disant non pas
"ils l'ont dans le ..."
mais "tiens, ça y est ! Ils commencent à comprendre !"

affiche_unef_bas_

Allez les jeunes, on se bouge !
On ne se laisse pas manger tout cru par Saint Fric,
l'ange déchu, le diable qui les habite !

...

J'arrête : sinon je risque d'être accusé d'incitation à la rébellion !


28 mai 2007

Spinoo

logo_spinooRecherche éducative
avec le CNDP
logo_sceren


7 mai 2007

"La difficulté scolaire" est un produit social

Contrairement au discours inouï de la droite, l'échec scolaire n'est pas le fait de je ne sais quel déterminisme individuel qu'un contrôle policier suffirait à contraindre voire de je ne sais quel dysfonctionnement pédagogique que l'imposition de "programmes" ancestraux suffirait à régler.

L'échec scolaire est un fait social et, surtout, un produit social.

Les enseignants (du premier comme du second degrés) sont unanimes : la grande difficulté scolaire tient sa cause dans l'environnement de l'élève. Et c'est bien pour cela que le "dépistage" (puisque ce mot plaît à la droite triomphante) doit être effectué le plus tôt possible : la détresse sociale commence tôt ses ravages et le premier travail de la classe politique serait de comprendre cette triste réalité. Sauf que pour reconnaître ça, il faut accepter l'idée que le libéralisme destructeur de vies produit la détresse sociale... Comment l'enfant du travailleur pauvre, comment l'enfant du travailleur exclus du travail peut-il s'y prendre pour avoir de lui-même l'image suffisamment "estimable" qui lui donnera la force de surmonter le handicap social que lui impose la République toujours plus inégalitaire ?
On voit bien ici comment l'idéologie merdeuse de la récompense au petit peuple, avec son chapelet de mérite, de courage et autres balivernes au goût pétainiste et patronal, pourra se déployer ! Sauf que les enseignants s'accordent, eux, sur la nécessité de repérer et prendre en compte la détresse sociale dans sa répercussion scolaire le plus tôt possible, c'est-à-dire dès la grande section de maternelle. Ils s'accordent sur l'idée qu'ils faut aider davantage les enfants en grande difficulté scolaire (redoublement, soutien individualisé, aide au travail personnel, etc.). Ils réclament même des outils et des formations "concrètes" pour apprendre à construire des solutions sur mesure. Dire que l'origine de la grande difficulté scolaire tient dans les conditions sociales d'existence des enfants n'implique pas qu'il faille résoudre le malaise de façon uniforme et soi-disant égalitaire. Bien au contraire, c'est dans la relation pédagogique individualisée que l'effacement scolaire des stigmates sociaux imposés par le libéralisme destructeur de vies pourra se produire... Pour leur effacement social, il faut sortir de l'école et du collège et conduire la lutte politique.

Côté politique, la droite continue son travail autiste de normalisation et de cache-misère, convaincue que les enfants partent tous avec les mêmes conditions sociales de réussite scolaire, qu'il suffit de vouloir pour pouvoir, etc. Monsieur Pierre-André Périssol vient, par exemple, de déposer un projet de loi dont l'article unique dit ceci :

L’article 3 de la loi n° 89-486 du 10 juillet 1989 d’orientation sur l’éducation nationale est complété par deux alinéas ainsi rédigés :
« La Nation assigne au système éducatif la mission d’amener chaque élève à son meilleur niveau sur sa voie de réussite ; pour ce faire, le système éducatif a pour objectif premier de faire acquérir par 100 % des élèves relevant de l’enseignement ordinaire un socle fondamental commun fait de connaissances, de savoir-faire et de comportements.
« L’acquisition de ce socle fondamental commun sera validée par un diplôme na- tional qui constituera le premier degré de tout diplôme scolaire ou professionnel. »

La belle affaire ! Nous n'avons là en guise de projet de loi qu'une transposition basique du discours de la Communauté européenne et des gouvernements européens en général. Le 5 mai, les ministres de l'Éducation du Conseil de l'Europe se sont engagés « en faveur d'une éducation de qualité pour tous ». Voici le communiqué de presse de l'institution :

Istanbul, 05.05.2007 - Réunis à Istanbul les 4 et 5 mai, date du 58ème anniversaire du Conseil de l'Europe, les Ministres de l'Éducation des 49 pays signataires de la Convention culturelle européenne du Conseil de l'Europe ont conclu leurs discussions en adoptant une déclaration finale, par laquelle ils s'engagent à élaborer des politiques visant à :

  • garantir l'accès à une éducation de qualité pour tous, au sein d'une société plus humaine et plus juste, et l'apprentissage tout au long de la vie ;

  • encourager la participation active des parents et l'engagement civique de l'ensemble des autres acteurs de la société en vue d'assurer la réussite scolaire des enfants ;

  • promouvoir les droits de l'enfant, conformément aux textes européens et internationaux.

Soulignant le rôle fondamental joué par les enseignants, les participants à la Conférence se sont félicités de l'initiative norvégienne de créer un centre de ressources sur l'éducation à la citoyenneté démocratique et l'éducation interculturelle, fonctionnant en liaison directe avec la Direction de l'Éducation du Conseil de l'Europe et contribuant à son programme.
Les Ministres présents ont fixé comme principal objectif du programme de coopération du Conseil de l'Europe le développement des compétences essentielles à une culture démocratique et à la cohésion sociale.
Ils ont par ailleurs souhaité que cette déclaration soit intégrée aux travaux du Conseil de l'Europe relatifs à l'élaboration du Livre Blanc sur le dialogue interculturel.

On fait comment, en Europe ? On fait comment en France ? En faisant l'omerta sur les conditions sociales d'existence des enfants qui vont à l'école ?


SOURCES


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