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BRICH59
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7 juin 2006

j'écris, tu me lis, tu m'écris, je me relis...

C'est quand même agréable de lire les messages de celles et ceux qui vous demandent comment se procurer un texte que vous avez publié il y a cinq, dix, quinze, vingt ans ou qui désirent connaître les références exactes de tel texte ou contribution. Agréable aussi de se voir cité dans la bibliographie d'un ouvrage, d'une thèse ; encore davantage d'être présenté et discuté...
Et tout ça par des gens que je ne connais pas, des gens qui vivent en France, mais aussi au Canada, en Suisse, etc.

Ce n'est même pas de la fierté, ou quelque chose qui aurait à voir avec un sentiment d'impossible gloire.
C'est autre chose... qui confine à la satisfaction d'être reconnu comme facilitateur de la réflexion de l'autre, au minimum point d'appui possible pour la construction d'une pensée qui n'est pas mienne... Peut-être cette satisfaction est-elle possible parce que je suis par dessous tout documentaliste, c'est-à-dire déjà - sans même écrire et publier quoi que ce soit - facilitateur de réflexion et d'apprentissage...profr_el3

Et puis quand ce sont des étudiants ou des enseignants-chercheurs, quand le lieu de citation/discussion est l'Université avec un grand U, lieu sacrosaint de construction et de diffusion du Savoir avec un grand S, c'est quasi troublant, pour moi qui n'hésite pas à pourfendre les "mésactions épistémiques" de certains universitaires, fussent-ils "professeurs"...

Bref, tout ceci pour dire merci à mes lecteurs fidèles et infidèles !

Tout ceci pour prétendre surtout que l'écriture non universitaire construit du savoir, elle aussi, ou plutôt des savoirs avec un petit s au début mais un autre à la fin - prétention que l'Internet accompagne d'une possibilité de diffusion inouïe jusqu'alors...
"Écriture praticienne" et Internet, en voilà un beau programme de recherche !


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4 juin 2006

Mort, où sont tes victoires ?

mortmusikLa semaine dernière, on m'a passé la nouvelle, la trop triste nouvelle. Une de mes collègues est décédée, rongée par le crabe. Elle était jeune encore. Elle avait l'âge de mes plus grands enfants, ou à peine plus âgée... J'ai appris aussi qu'une autre collègue avait voulu se donner la mort. Elle a mon âge ou presque...

Pourquoi toute cette mort, si tant près de moi ?

La mort me fait horreur. Je ne suis qu'un mécréant. J'ai toujours refusé de croire à la vie après la mort. Toujours refusé de gober béatement cette énormité qui consiste à dire qu'une chose peut être son contraire strict. Je ne connais qu'une vie, celle qui est coincée entre naissance et trépas. Même si les chants qui appellent une vie après la mort, une vie dans la mort, une vie-mort, même si tous les chants religieux qui implorent ou louent l'au-delà ou l'ailleurs sont trop souvent d'une incroyable beauté humaine, trop humaine. La musique m'accroche à l'idée du divin. Juste la musique, seulement la musique. Surtout la musique chorale. Chœurs des anges et harmonie des sphères...
orphvaseSeule la musique peut dom- pter la mort, apaiser la peur de la mort. Orphée a vaincu la mort, sa propre mort, au moins par deux fois. Mais il n'a su empêcher la seconde mort d'Eurydice : après avoir effacé la première mort de son aimée, il n'a su apaiser son propre désir, il n'a pu surseoir à l'étreinte amoureu- se... Mais sa mort à lui, Orphée l'a bel et bien dom- ptée : son corps démembré chante encore avec la lyre et arrête la mort qui ravageait la Thrace son pays...

Il est des musiques humaines. Elles chantent les passions, pleurent la mort, s'extasient du bonheur, calment les souffrances. Tenez, le Requiem de ce bon Mozart : un chef-d'œuvre d'apaisement des sentiments de crainte devant la mort. Dans cette musique, c'est bien l'homme qui chante, crie, s'insurge puis accepte la paix.
De l'autre côté, il est des musiques divines, qui chantent l'harmonie de ce qui est, dessinent la grande architecture cosmique. Écoutez : vous verrez la grande harmonie du temps qui ne passe pas. Regardez : vous entendrez l'agencement du mobile cosmique. La
Messe en si du grand Bach ne s'écoute pas seulement. Ou plutôt, s'écoutant, elle se déploie en une grande architecture totale, mouvement de l'immuable en même temps qu'immobilité du mouvant.
Si Dieu existe, il est là, dans cette contradiction-là, contraction vitale que seules la musique et la poésie sont capables d'exhiber. La poésie et la musique tiennent à la fois l'espace et le temps et peuvent ainsi "jouer" la contradiction essentielle, contraction humaine-divine...

Mort, où sont tes victoires ?
La seul victoire que je te reconnaisse :
nous contraindre à la consolation !


3 juin 2006

Plongée des ménages...

Lu dans la revue de presse de la CCI de Lille Métropole en date du 1er juin 2006 :

rp_cci_0601

En fait tout est question de niveau d'eau !

Pardon aux collègues de la CCI, mais c'était trop tentant, surtout pour un fidèle lecteur du Canard Enchaîné ! On se déchaîne comme on peut, vu la plongée du moral !
Amitiés aux collègues de la CCI - que je remercie (et je ne dois pas être le seul !) pour leur travail quotidien sur la presse régionale et nationale !


1 juin 2006

Amnesty International contre la Cybercensure

ai_logoL'organisation internationale lance un site sur lequel elle appelle (en anglais !) tous les internautes à signer une pétition en ligne contre la Censure sur Internet et demande la libération des "cyberdissidents" emprisonnés pour avoir exprimés leur opinion politique sur la Toile... Voyez le message ad hoc de l'Atelier BNP-Paribas, vous serez édifiés !

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