KNOL s'arrête
Google décide d'arrêter KNOL d'ici début mai. Pas assez rentable sans doute...
J'y avais déposé un seul document : mon travail sur la Bataille de Marignan (La Guerre) de Clément Janequin. Histoire de partager le plus largement possible.
Même pas grave !
Ce travail est disponible sur mon site et cité en note dans l'article de Wikipedia sur cette fameuse bataille ! Cité aussi par des profs de musique de collège, comme ce collège Malraux. Il a même été repris quasi tel que par d'autres, par exemple par Laurent Patenotte.
Pas grave donc ! Le réseautage fait son oeuvre et rien ne se perd plus.
Du coup, la question de l'édition pdf de la partition étant réglé, j'ai fait un petit sondage côté mp4 (youtube) - ce qui donne ce petit comparatif d'interprétations :
- Les King's Singers
- Ensemble Clément Janequin
- Ensemble A sei Voci
- CosaNostra - Directora: Josefina Severino - Colombia
- Taken from the 2008 BBC Prom concert in the Royal Albert Hall London
- Lord's Singers
- Romeo & Julia Körens föreställning av Macbeth
- Ensemble ?
Vous connaissez Youn Sun Nah ?
C'est tout simplement sublime !
Plus d'un an après sa sortie,
je viens d'écouter
le CD Same Girl.
Génial !
Youn Sun Nah (Same Girl est son second enregistrement) est déjà bien présente sur soundcloud, you tube, daily motion etc.
À découvrir avant d'acheter les CD!
Un thésaurus européen des instruments de musique
MIMO, c'est le musée en ligne des instruments de musqiue, musée européen dont La Cité de la Musique est l'opérateur français.
Voici comment il est officiellement présenté à la Cité de la Musique : Articulé avec Europeana dans le cadre du projet de bibliothèque numérique européenne, avec la participation de la Cité de la musique, le projet MIMO vise à créer un point d'accès unique à l'information et aux ressources numériques concernant les instruments de musique détenus par les musées européens. Ainsi, les ressources numériques de onze grands musées européens pourront être moissonnées à partir des bases de données de ces derniers et mises à disposition de tous. Il s'agit notamment de 45 000 images d'instruments, 1800 fichiers audio et 300 clips vidéo. Présentation, news, événements, newsletter, etc.
Cette vaste Base de données propose un module de recherche avancée à partir duquel on a accès à une classification et, surtout, à un thésaurus riche, lui, de plus de 3500 termes. Ce dernier se présente en hiérarchie, en liste alphabétique et en liste permutée, malgré un module de recherche interne au thésaurus.
Depuis Europeana, on peut "démarrer l'exposition", c'est-à-dire visiter ce musée en ligne, admirer des photos, écouter des musiques et lire des commentaires.
MuseScore
Super ce "petit" logiciel de gravure musicale ! Je dis petit par différence avec les mastodontes Finale et autre Sibelius, mastodontes payants et hypercomplets jusqu'à l'usine à gaz... Par différence avec les mêmes outils, je pourrais insister lourdmeent sur le fait que MuseScore est gratuit ! Avec lui, tout est là, à disposition, tout le nécessaire à graver mais sans excès. On peut tout de même soigner la mise en page etc. Il est là.
Du coup, je regrave mes "œuvres" pour ensemble vocal. Tout d'abord mon Dante (Nel mezzo del cammin du nostra vita), puis mon Rimbaud (L'étoile). Dès que j'ai un peu de temps, je m'attaque à mes deux Tristan Corbière (Le Crapaud), à moins que je ne m'occupe de La Chanson du pauvre...
Super logiciel ! Vive le libre gratuit !
Dante Alighieri (Nel mezzo del cammin di nostra vita)
Divina Commedia :
Inferno, primo canto (v.1-7)
Nel mezzo del cammin di nostra vita
mi ritrovai per una selva oscura,
ché la diritta via era smarrita.
Ahi quanto a dir qual era è cosa dura
esta selva selvaggia e aspra e forte
che nel pensier rinova la paura !
Tant'è amara che poco è più morte.
La Divine Comédie :
L'Enfer, premier chant (v.1-7)
Au milieu du chemin de notre vie
je me retrouvai dans une forêt obscure
car j'avais perdu le droit chemin.
Ha, combien il est dur de dire ce qu'était
cette forêt sauvage et âpre et rude
qui, du seul fait d'y penser, renouvelle ma peur !
Elle est si cruelle que la mort ne l'est guère plus.
Dans ce texte qui ouvre la descente aux enfers de Dante, avant même que Virgile ne se soit institué son guide, deux forces distinctes se succèdent : tout d'abord (v.1 à 3) le sentiment de déperdition, ensuite la peur (v.4 à 7). D'où les deux périodes du madrigal (pour ensemble vocal mixte) que j'ai composé pour ce texte.
La déperdition, ici concrètement le sentiment de se perdre dans une forêt obscure, se traduit musicalement par un mélange de rectitude et de confusion. Ce mélange occupe toute la première partie du madrigal (pp.1-9, i.e. mes.1-129).
La rectitude est tant mélodique [thème initial par exemple] qu'harmonique [mes.110-129, par exemple]. Elle signifie la linéarité de la vie, de notre vie, que l'on prend en son milieu, la rectitude du droit chemin, rectitude perdue. Quant à la confusion, elle se matérialise dans le foisonnement, dans les bruissements parfois insupportables, sombres et terrifiants qui marquent les respirations de la forêt obscure. Cela s'indique dans le malaise incessant généré par le frottement quasi permanent du ré bémol avec le do, ou du ré naturel avec le ré bémol [mes.28-42 ou 110-115, par exemple] ; et, plus terrible, l'épaisseur de l'obscure forêt est rendue par un couple d'accords identiques et différents (échanges) où la respiration devient suffocation [mes.16-19 (ci-dessous), 58-61, 64-67, 85 et suiv.].

Toute la seconde partie du madrigal (pp.10-20, i.e. mes.130-266) est habitée par la peur, peur de la déperdition dans l'obscure forêt, plus terrifiante encore que la peur même de la mort. Tout d'abord une longue et lente plainte, développée dans l'interjection de souffrance ahi (mes.130-174). Puis le discours se reforme, reprend de la consistance, avec un thème sinueux inlassablement répété, l'épaisseur harmonique de l'obscure forêt étant toujours là, tapie dans l'ombre, dans sa propre ombre, prompte à envahir l'espace sonore... Enfin (mes.223 sqq.), la grande peur frissonne dans la déchirante voix de celui qui ne fait que se souvenir de l'obscure forêt, la peur frissonne jusqu'à s'éteindre dans la mort.
Chefs de choeurs, directeurs d'ensembles vocaux, si vous souhaitez étudier ce madrigal ou le mettre à votre répertoire, n'hésitez pas à télécharger la partition (nouvelle édition 2011 !)...
Une présentation plus détaillée et un document de travail sont disponibles sur Tard-Bourrichon.fr.
Mais l'idéal, c'est de chanter ! Alors, si vous faites quelque chose de cette composition, il serait sympa de me le faire savoir.
Juste pour savoir ;-)
La chanson du pauvre (Augustine Tuillerie, 1869)
En 1869, Augustine Tuillerie, alias G.Bruno, publiait Francinet. Livre de lecture courante. Principes élémentaires de morale et d’instruction civique, d’économie politique, de droit usuel, d’agriculture, d’hygiène et de sciences usuelles, son premier "roman pédagogique". Le second est plus connu et fut un énorme succès de librairie : il s'agit du Tour de la France par deux enfants...
Augustine Tuillerie (1833-1923) est une femme étonnante et il est dommage que personne n'ait encore fait le travail historien qui nous permettra de mesurer tous ses talents. Tout d'abord, en tant que femme, elle semble avoir réussi à imposer sa liberté, à une époque où la bourgeoisie était d'abord masculine. Ensuite, idéologiquement, le déploiement de son œuvre coïncide avec la construction sociale et politique de la laïcité. Enfin, pédagogiquement, sa conception de l'éducation est globalisante et relativement prémonitoire (négociation de l'articulation entre travail et l'apprentissage, etc.)... L'article que lui consacre Wikipédia est très limité. Du coup, moi qui ne suis pas historien, j'ai ouvert un chantier concernant Augustine Tuillerie et le thème de "la chanson du pauvre" sous la forme d'une carte heuristique - que j'espère pouvoir terminer bientôt (si jamais un tel travail est "terminable"). Toute remarque ou tout apport visant à m'aider à alimenter cette carte (CmapTools) seront bienvenus. Ce qui pourrait ainsi donner lieu à une mise sur la place publique de ce travail.
La chanson du pauvre, en 1869, c'est une page du roman Francinet, paroles et musique de l'auteur. C'est la chanson que fredonne, la nuit, un enfant qui travaille, encore et toujours. C'est, "dans le silence de la nuit, une voix [qui s'élève], une petite voix d'enfant, triste, plaintive"...
La chanson du pauvre, en 2008, c'est une chanson pour chœur à 4 voix mixtes que j'offre à la communauté chantante.
Les six strophes sont traitées, chacune différemment.
Elles sont précédées d'une introduction sans parole (strophe n°0) où le thème est harmonisé très simplement.
Suivent les strophes 1 et 2 sont harmonisées à 3 voix : le thème est donné aux femmes, les deux voix d'hommes faisant "accompagnement", puis aux hommes, les deux voix de femmes les accompagnant.
Les deux strophes suivantes sont harmonisées à 4 voix, la strophe 3 de façon très classique, la suivante avec dans une écriture harmoniquement plus ouverte.
Suit la strophe 5, un duo très simple voix de femmes/voix d'hommes, qui peut être chanté par le chœur, par un plus petit ensemble voire par deux solistes.
Enfin, la dernière strophe, avec son début fugué, est d'une écriture un peu plus complexe, mais reste très simple à chanter (pas comme mes autres partitions !).
J'ai voulu, en travaillant cette page de Francinet, à la fois rendre hommage à cette femme extraordinaire que fut Augustine Tuillerie et offrir une musique simple et facile d'accès aux chorales d'amateur(e)s - c'est-à-dire à tous ces gens, si nombreux dans le Nord-Pas de Calais, qui pratiquent assidument leur passion, forcément partagée, pour la musique chorale. Pour faciliter le travail des chefs, j'ai confectionné une réduction clavier de l'ensemble.
Enfin, en cette année anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (DUDH), le texte d'Augustine Tuillerie, malgré son côté bigot d'un autre temps (compensé par le voisinage d'un Jean Macé - cf. en haut de ma carte heuristique), est d'une actualité stricte.. Hélas !
Si vous faites quelque chose de cette composition, il serait sympa de me le faire savoir. Juste pour savoir ;-)
Improviser et expérimenter
Cœli et Terra accueille un
atelier d'IMPROVISATION VOCALE et d'EXPÉRIMENTATION SONORE
Le stage se déroule en deux séries de 6 séances de deux heures, une série dirigée par Noémie Capron (improvisation codée), l’autre par Maurice Bourbon (expérimentations). Les chanteurs peuvent choisir entre les deux, mais le mieux est qu’ils participent à l’ensemble, car Maurice Bourbon assistera à la majorité des séances de travail de Noémie Capron et imaginera une articulation possible des deux ateliers, susceptible ensuite de nourrir les concerts Sur un fil ou Locus solus du chœur de chambre Cœli et Terra.
Ce stage d’improvisation vocale est ouvert à tout public, aucune expérience musicale ou vocale préalable n’est requise.
Il est aussi ouvert aux chanteurs, chefs de chœur, animateurs, débutants ou expérimentés, souhaitant approfondir la pratique de leur art et développer leurs ressources.
- Age minimum : 18 ans
- Nombre de stagiaires limité à 12.
- Auditeurs libres possibles.
Les intervenants
Noémie a 6 ans lorsque quelqu'un lui met un jour un violon dans les mains... Boulimique de musique, elle pratique tous les ateliers possibles : violon baroque, orchestres, chant, chant choral, écriture, électroacoustique, jazz etc. A 20 ans, elle rencontre la musique improvisée. Le plaisir et la sensation de liberté de cette pratique l'aspirent pendant plus de trois ans, et la poussent à faire des stages, et des performances sonores. En parallèle de sa vie artistique, Noémie pratique le métier de Musicien Intervenant et continue à se former vocalement (notamment au sein de Biscantor! avec Maurice Bourbon) et instrumentalement (violon, trombone).
Maurice Bourbon ? On ne le présente plus !
Renseignements pratiques
- Dates : Vendredi 28 mai et 18 juin (20h – 22h) + autres dates déterminées à partir de septembre
- Lieu : Salle de musique de l'église St Joseph rue de la Chaussée à ROUBAIX
- Frais : adhésion à La Chapelle des Flandres [tarif normal : 16 €uros ; tarif réduit : 8 €uros pour les étudiants et les demandeurs d’emploi].
- Pour plus d'info, télécharger ce document
- Contact pour renseignements auprès de Maurice Bourbon ou à La Chapelle des Flandres.
Concert à Arras
Concert à l'Église St Nicolas en Cité à Arras, ce 27 avril à 20h30 !
L'ensemble vocal et instrumental Adam de la Halle (dir.
Jean-François Fourmaux) donne deux magnifiques pièces :
- la cantate 21 de Bach
- la
messe in Tempore belli de Haydn
Solistes : Juliette de Massy, Mathilde Cardon (en remplacement du contre-ténor prévu initialement), Michel Pastor, Christian Mogeon
(voir l'affiche ci-contre ou en pdf).








