dimanche 08 septembre

Delengaigne, troisième !

Il y a plus de 7 ans, je présentais la première édition de l'ouvrage de Xavier Delengaigne, Organiser sa veille sur Internet. Au-delà de Google... Outils et astuces pour le professionnel (Paris : Eyrolles, 320 pages). Deux années plus tard, c'était la seconde édition, sous le même titre, que je présentais à côté de l'ouvrage de Corinne Dupin (Guide pratique de la veille, aux belles éditions Klog). Ces présentations avaient été rédigées pour l'ADBS, qui les publiait dans sa revue et sur son site. Mais l'association a changé de fond en comble sa vitrine toilesque et les liens indiqués à l'époque tombent maintenant dans le vide. Il faudra donc aller sur Cairn pour lire en pdf la note de 2012 et celle de 2014. L'accès à la revue Documentaliste-Sciences de l'Information sur Cairn est libre, après embargo de deux années (à ce jour, sont ainsi accessibles les années 2001 [vol.38] à 2016 [vol.53] incluses). Je m'autorise à y renvoyer le lecteur, histoire de ne pas trop ressasser...

éd3Me promenant "sérenpiditairement" sur la toile, je suis tombé sur la page de GoogleBooks consacrée à cette troisième édition (lecture très partielle possible), mais surtout sur la page de Calaméo qui offre gratuitement une lecture intégrale de la seconde édition de l'ouvrage de Xavier Delengaigne. Mais alors, pourquoi acquérir la troisième édition ? Pour trois raisons.

La première et sûrement la plus immédiatement importante est que cette troisième édition met à jour la boîte à outils que propose l'ouvrage. C'est ce que j'appelais il y a cinq ans la Veille², veille au carré, veille sur [la pratique, les outils, etc. de] la veille. Cinq années, en ces temps de prolifération technologique, c'est un siècle ! L'Internet est en perpétuel mouvement et les outils qui y pullulent peuvent disparaître comme ils ont émergé. Et de ce que l'on pourrait considérer comme l'édition zéro de l'ouvrage [Organiser sa veille avec des logiciels libres, Territorial éditions (coll.Dossier d'experts), 2007, 116p. au format 29,2 x 20,6] jusqu'à la présente troisième édition, le cimetière des applications s'est bien rempli (quel veilleur n'a pas pleuré la mort de Yahoo!Pipes ?) en même temps que de nombreux nouveaux-nés ont pointé leur nez - sans parler de cette folie incantatoire de l'innovation qui fait rhabiller le vieux pour exhiber du soi-disant neuf... Xavier Delengaigne ne se laisse pas abuser et l'évolution que ces éditions successives montre est réelle et intéressante.

Les index sont, de ce point de vue, parlant. De la seconde à la troisième édition, le nombre d'entrées a été divisé par près de 4. On passe de 362 entrées en 2014 à 96 en 2019. Est-ce à dire qu'on a atténué ce pointillisme instrumental qui pouvait caractériser les anciennes éditions ? En tous cas, toutes les entrées d'index de cette troisième édition étaient déjà présentes dans la précédente. Peut-être certains éléments ont-ils tellement pénétré nos pratiques qu'il n'est plus besoin d'en faire un point remarquable, une entrée d'index, voire une entrée développée (par exemple 'Facebook' perd quatre sous-entrées, 'Twitter' six, 'Google' huit et 'moteur de recherche' pas moins de treize).

La seconde raison de s'intéresser à cette troisième édition relève de la structuration de l'ouvrage, déjà manifeste dans la table des matières. Là où l'auteur fonctionnait plutôt par injonctions, là où il avait tendance à asséner des actions à entreprendre, avec des infinitifs quasi impératifs, nous trouvons du questionnement, avec ce "comment" qui ouvre chaque "fiche". On est dans l'interrogation pratique, celle qui s'impose à l'étudiant, au professionnel non documentaliste qui souhaite en apprendre, mais à partir des problèmes qu'il rencontre. En réponse à chaque "comment", se déroule une structure simple : "présentation" du problème, "bénéfice" qu'on trouvera à répondre, "méthodologie", "outils" (et parfois "pour aller plus loin"). Trop souvent, dans ce genre de littérature et dans de trop nombreux programmes de formation, l'outil avec son mode d'emploi pose son diktat et la raison pratique ne vient qu'en éventuel second rideau. Ici, c'est le "pourquoi" qui conduit au "comment", c'est la raison pratique qui enclenche le raisonnement instrumental. Et quand un outil est immédiatement associé au questionnement initial (fiche 71 : Comment automatiser la publication de sa veille avec IFTTT ?), c'est que cet outil est jugé incontournable pour répondre au "comment" en question, voire même pour que la question du "comment" se pose. Bref, l'auteur cherche à développer notre intelligence pratique et pas seulement notre habileté instrumentale. Nous lui en savons gré.

Enfin, troisième raison de s'intéresser vivement à cet ouvrage, il propose une vue vraiment complète de la veille.
J'ai coutume d'expliquer à mes stagiaires et étudiants que la pratique de la veille parcourt l'ensemble de la fameuse chaîne documentaire que Jacques Chaumier a si bien mis en avant dès la fin des années 60, à la suite du rapport Weinberg (The responsabilities of the technical community and government in the transfer of information, 1963) et peut-être plus largement des travaux de Paul Otlet et Suzanne Briet. Chaque maillon de cette chaîne est mobilisé dans la pratique de la veille, sachant que le travail sur les sources y prend une importance plus que capitale.
Xavier Delengaigne nous offre un panorama de la veille sans omettre une seule étape. Ça commence avec la détermination des besoins informationnels pour finir avec la diffusion de la veille. Comme il l'écrit, "de nombreux veilleurs en herbe se cantonnent à [la recherche / collecte de l'information] sans aller plus loin, à savoir sans véritablement analyser leurs trouvailles" (p.VIII). Du coup trois parties de l'ouvrage travaillent l'analyse, l'évaluation et le traitement de l'information, puis la capitalisation des informations, enfin le partage de l'information. Enfin, parce que la veille est forcément sectorielle, une dernière partie offre au lecteur quelques recommandations pour "adapter la veille au secteur d'activité"
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Le seul bémol que j'apporterai n'est pas propre à cette troisième édition et n'invalide aucunement les bonnes raisons de l'acquérir. À vrai dire, ce bémol dépasse le travail particulier de Xavier Delengaigne : à l'heure des Qwant, Ecosia et autres Duckduckgo, pourquoi cette mise en avant, cette quasi exclusivité de Google, ce quasi monopole de Google dans l'activité du veilleur ? L'index ne pointe que Google comme moteur de recherche : pas moins de 11 entrées, alors qu'aucun autre moteur n'est mentionné à l'index. Certes, l'auteur parle d'une alternative à Google, mentionnant Exalead (fiche18). Certes l'auteur présente des moteurs spécialisés comme Isidore (fiche20). Certes, il nous parle aussi de "moteurs de recherche écoresponsables" (fiche20), ainsi que des "moteurs de recherche respectueux de la vie privée" (fiche24). Etc. 
Mais, quand bien même le fait, pour un outil, d'être américain peut être considéré comme un défaut (cf. la question "Quelles sont les limites de Twitter pour la veille", p.330), c'est Google qui surnage. Quand bien même l'auteur nous mène "au-delà de Google", comme dit le titre, Google est là, omniprésent.
Et c'est bien l'un des paradoxes de cette affaire : il conviendrait, pour de multiples et différentes raisons, de trouver des alternatives à Google, sauf que Google est comme la base de tout, le point de départ obligé (de fait, en droit ?). Paradoxe bien visible s'agissant de ces (méta)moteurs respectueux de la vie privée qui utilisent Google...

Note de lecture déposée sur le site de l'ADBS


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jeudi 10 décembre

Gérer sa veille informationnelle professionnelle

Un support de  Franck Bodin (10 mars 2015).

Pour mes copines et copains qui patinent à vouloir s'organiser une veille sérieuse ;-)


 

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vendredi 21 novembre

S'organiser pour la veille : vade mecum et boîte à outils

  • Guide pratique de la veille / Corinne Dupin. - Paris : Éditions Klog, 2014. - 122 p. - ISBN 979-10-92272-00-0
  • Organiser sa veille sur Internet : au-delà de Google... Outils et astuces pour le professionnel / Xavier Delengaigne. - 2e édition. - Paris :Eyrolles, 2014. - 299 p. - (Accès libre). - ISBN 978-2-212-13945-7

Guide pratique de la veilleAvec son ouvrage, Corinne Dupin nous offre un Guide pratique de la veille. Mieux, c’est un vade mecum pour tout professionnel voulant pratiquer la veille avec assurance ! Et Dieu sait si le professionnel ne devra jamais s’en départir ! Car “la dynamique et la pérennité d’un dispositif de veille ne sont jamais acquises”, comme dit sagement l’auteure. En moins de 120 pages, elle nous conduit de l’analyse du monde actuel dans sa dimension informationnelle à la problématique de la valeur ajoutée, en passant bien sûr - et c’est le coeur de l’ouvrage - par les étapes classiques de la pratique de la veille.

Pas question d’énumérer ici les chapitres. Le sommaire et l’introduction sont en ligne (sous Calaméo). Je me contenterai de pointer d’une part l’ancrage concret d’où la méthodologie se déploie. En effet, il n’est pas un geste qui ne soit d’abord celui de l’entreprise. Conçu et rédigé par une professionnelle de l’information et de la documentation, ce guide s’adresse bel et bien d’abord aux documentalistes en entreprise, qu’ils soient rattachés au service marketing, au service communication ou à quelque autre instance. Ceci dit, et c’est le second point, la méthodologie est si clairement exposée que tout le monde y trouvera les règles du jeu qui permettront même au débutant de concevoir, organiser, faire fonctionner et perfectionner un dispositif de veille. Les experts eux-mêmes y trouveront de quoi structurer une grille d’évaluation pour n’importe quel système de veille !

Délibérément méthodologique donc, le travail de Corinne Dupin se formule très souvent sur le mode du questionnement opérationnel, et s’illustre de schémas et tableaux. Globalement la qualité d’écriture en fait un guide lisible par tous. Avec son ouvrage, Corinne Dupin nous offre vraiment un authentique vade mecum pour tout professionnel voulant pratiquer la veille avec assurance !

Organiser sa veille sur InternetDe son côté, Xavier Delengaigne nous offre une seconde édition de son Organiser sa veille sur Internet : au-delà de Google... Outils et astuces pour le professionnel. La première édition date d’il y a deux ans et l’ADBS avait présenté l’ouvrage à l’époque. Je me permets d’y renvoyer le lecteur. Car que dire de plus, sinon remarquer que le contexte professionnel, quand on se met au niveau des outils, évolue très rapidement, bien plus vite que la méthode. En deux ans, le web et la boîte à outils qui permet de le fouiller ont évolué. En deux ans, les réseaux sociaux notamment se sont diversifiés, améliorés de certains points de vue. En deux ans, la “curation” a pris ses marques…

Présentant la première édition, je disais que le “grand mérite [de l’ouvrage] est sûrement d'offrir un cheminement qui conduit des besoins aux outils, à l'inverse de cette satanée manie qui veut commencer par l'outil, répondant au « comment » avant même d'envisager le « pourquoi »”. Cela reste bien sûr vrai pour cette nouvelle édition. Cela montre surtout comment cet ouvrage peut judicieusement s’articuler avec le guide présenté plus haut.


Cette note, rédigée pour le compte de l'ADBS, fait l'objet d'une publication sur le site de l'association.

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mercredi 23 juillet

Le 'sourcing' d'autrefois

Au milieu des années 90, c'est-à-dire avant la généralisation de l'Internet, la question des sources se posait d'une étrange façon : on raisonnait institutions et groupes sociaux, en tant que sources, et les "mots-clés" ne venaient qu'après (voyez, comme exemple, cette introduction pédagogique à la question des sources documentaires datant de 1994). Aujourd'hui, c'est l'inverse, on googlise avec des mots-clés et on évalue seulement ensuite la qualité des sources... Curieux renversement, non ?


 

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vendredi 20 juin

La veille, métier ou compétences ?

veille_formation_competencesLongtemps méconnue et réservée aux professionnels,
la veille bénéficie aujourd’hui de nombreuses actions de sensibilisation,
en plus d’une large offre d’outils,
de plus en plus accessibles...

 

 

[la suite]

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Les nouveaux métiers de l'infodoc

À propos de
Nouveaux métiers de l'infodoc. Guide
 / réalisé par Archimag. - Paris : Serda, 2013. - 88 p. - (Archimag Guide pratique, ISSN 1242-1367 ; 48). - 97 €.
Note de lecture publiée par l'ADBS.

La sociologie française du travail est née de l'analyse de l'activité des ateliers industriels de l'après-guerre. Ce faisant, elle semblait ignorer la vieille dichotomie anglo-américaine entre occupation et profession, qui distingue entre l’activité évaluée sur ce qu’elle produit et celle qui est évaluée à l’aune de ce qu’elle engage de qualification (connaissance, savoir-faire, expertise). Les travaux successifs de l’ADBS visant à construire le référentiel des compétences (depuis le milieu des années 90) voulaient tenir les deux bouts de la dichotomie anglo-américaine, proposant un continuum de “niveaux de compétences”, du “professionnel [capable] d'exécuter quelques tâches sans complexité“ au “professionnel [capable] concevoir des systèmes nouveaux, d'auditer” etc.

Reste que l’approche des “métiers de l’info-doc” est délicate et complexe, et ce pour deux raisons essentielles : une raison liée à la problématique métier en elle-même, et une raison liée à l'ambiguïté du terme ‘information’ et, partant, à l’extrême difficulté voire l’impossibilité de dessiner le contour précis de ce que ce terme recouvre.

La problématique métier, d’une part, propose au moins de cinq approches du métier : l’approche fonctionnelle valorise l'utilité socio-économique, l’approche organisationnelle analyse la place dans l’organisation, l’approche socio-économique s’intéresse au "marché" du travail, l’approche technicienne centre la réflexion sur les outils et les procédures techniques, l’approche référentielle tente de structurer les diplômes  (offre de formation et système de certification lato sensu) et/ou d’organiser le discours sur els compétences (analyse de l'activité). Chacune de ces approches est pertinente mais seulement du point de vue qui est le sien. Chacune de ces approches construit son propre objet, met au point sa propre méthode. Et si l’on souhaite un regard global voire systémique sur les “métiers de l’info-doc”, la difficulté consistera à articuler ces approches comme autant de paramétrages possibles d’une réalité que l’on rêverait unique.

Le rêve s'interrompt vite quand on constate seulement l’ambitus de l’information. Le registre est large, trop large pour un seul professionnel et parler des “métiers de l’info-doc” au pluriel n’est pas une coquetterie rhétorique. Si l’on continue de parler de l’information au singulier, comme Loïc Lebigre et Véronique Mesguich lorsqu’ils évoquent la “fonction information”, c’est bien au pluriel ou dans la particularité singulière (rédacteur technique, archiviste, bibliothécaire notamment) que les métiers apparaissent dans le guide pratique Archimag.

Ces difficultés quasi épistémologiques font mine de s’évanouir quand on saisit la constellation bigarrée des métiers de l’info-doc par l’un de leur “accident” récurrent et comme obligé depuis quelques décennies, la “nouveauté”. Depuis l'avènement documentaire des NTIC, nouvelles technologies de l’information et de la communication, on ne peut éviter de commencer le discours sur les métiers de l’info-doc par l’incantation de la nouveauté, au risque de forcer l’attention vers les nouveaux outils et les nouvelles techniques. Le présent guide pratique n’y échappe pas, qui, après y avoir payé son tribu, déroule une série de propos intéressants sur les métiers selon un itinéraire balisé (état de l’art, stratégie, méthodologie, formation, profils), itinéraire passant d’une approche de la problématique métiers à l’autre, au gré des contributeurs.

On notera le grand intérêt de la série de profils proposée par Quentin Cezard et Michel Remize. Sa lecture donne à comprendre cette bigarrure dont nous parlions plus haut, exhibant notamment des centres d’intérêt que d’aucuns avaient peut-être oubliés, telle la terminologie.

Nouveaux métiers ArchimagQue retenir de ce guide ? Qu’il convient inlassablement de situer et resituer le professionnel dans son système professionnel ? Que l’unité des métiers de l’info-doc est un fantasme qu’il faut dissiper sans relâche ? Qu’un groupe professionnel fonctionne toujours en dynamique ? Que ça communique toujours et que ça bouge toujours entre biographies individuelles, organisation professionnelle, formation et travail ?

En tous cas, le parti pris de la nouveauté, s’il risque souvent de brouiller l’analyse qu’on pourrait construire de l’introuvable unité des métiers de l’info-doc, a un énorme mérite : on ressent à la lecture de ce guide une odeur d’optimisme volontaire qui nous aidera utilement à toujours mieux faire évoluer ces techniques intellectuelles qui sont les nôtres, à toujours mieux organiser et mettre en place des formations de haut niveau et à toujours mieux exhiber l’efficacité des services rendus par les professionnels de l’info-doc au sein des organisations et des collectivités.


 

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jeudi 19 juin

Une réflexion globale sur la recherche d'information en ligne

Note de lecture de Net recherche 2013. Surveiller le web et trouver l'information utile / V. Mesguich, A. Thomas. - Editeur : De Boeck (Collection : Information & Stratégie)
publiée par l'ADBS.

 

couvNous l’attendions tous avec fébrilité : l’édition 2013 de Net recherche est enfin parue au tout début 2014. Nous tenons là la cinquième édition d’un ouvrage qui vit le jour en 2006 et connut des éditions mises à jour en 2007, 2009 et 2010. Il y a huit ans déjà, les qualités rédactionnelle, technique et pédagogique de l’ouvrage faisaient l’objet de toutes les louanges[1]. Les éditions suivantes, dont la nôtre, n’ont rien démenti. Bien au contraire !

Je ne décline pas le menu détail des chapitres. La table des matières de l’ouvrage est disponible en ligne sur le site de l’éditeur De Boeck[2]. À noter cependant que l’on en arrive aux bonnes méthodes avec les bons outils par plusieurs biais : tout au long du déroulement de la problématique de la recherche d’information (de la question des besoins jusqu’à l’automatisation de la recherche - les cinq premiers chapitres qui  l’ouvrage), mais aussi grâce à des exemples commentés de recherche (chapitre 6), enfin dans les réponses apportées à une vingtaine de questions, de l’évaluation de la qualité de l’information à l’analyse automatique de l’information (chapitre 7). En guise de conclusion, les auteures livrent une analyse prospective concluant au caractère ouvert de l’avenir de la recherche d’information. Un glossaire, une biblio-/webographie et un index ferment la marche.

De cet ouvrage, on peut donc retenir les méthodes et outils, les conseils et autres « trucs et astuces ». Mais son intérêt premier, à mes yeux du moins, est que, dispensant ces conseils pratiques, il amorce quasiment toutes les réflexions et discussions au sujet de la recherche sur le Net, ancrant la présentation des méthodes et outils dans une vision large mais claire du Web tel qu’il fonctionne aujourd’hui. Il est en effet des ouvrages méthodologiques et techniques dont les mises à jour se contentent d’ajouter des post-it censés mettre en valeur les nouveautés. Avec notre guide pour « surveiller le web et trouver l'information utile », il en va tout autrement. Dans un monde qui n’a que trop tendance à survaloriser le nouveau (fût-ce le nouvel habillage d’une réalité ancienne), on leur saura gré de maintenir le cap : offrir aux professionnels de l’information, en herbe ou confirmés, mais aussi aux enseignants et formateurs, une somme sur la surveillance du web et la recherche d’information sur Internet de façon plus générale, une somme cohérente et pédagogiquement ordonnée, en appui sur une réflexion puissante concernant cet univers toujours plus vaste et toujours plus varié, là où tant d’autres ouvrages se borneraient à énumérer des outils. Certes c’est bien un « panorama des outils et méthodes existant à ce jour » qu’offrent les auteures, mais un panorama construit par le regard de l’intelligence praticienne pour l’intelligence praticienne des lectrices et des lecteurs qui sauront mettre à leur main les très nombreuses indications de méthode qui jalonnent ce panorama. Et de fait, « l'intelligence et la capacité d'analyse, de raisonnement et de distanciation propres à la personne humaine continueront de jouer un rôle clé pour des recherches fructueuses. »



[1] Relisez ce qu’écrivait Yves Desrichard dans le BBF n°4 de 2006, p.118 [http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2006-04-0118-007].

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mercredi 20 novembre

Outils de veille en web2.0

Une carte (sous mindomo) diaboliquement fournie ;-)
À visionner en plein écran...



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La veille sur internet en 5 étapes clés

Ce document de Loïc Haÿ est déjà ancien , mais toujours pertinent ;-)

La veille sur internet en 5 étapes clés from Loïc Haÿ

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