jeudi 19 avril

Sont trop mignons !

libéSont trop mignon(ne)s, les saintes Nitouche de cette droite qui prôna un temps une soit-disant ouverture ! Aujourd'hui ils et elles poussent des cris d'orfraie quand un Martin Hirsch et autre Fadela avouent leur penchant pour la social-démocratie (cf. l'article de Libé ci-contre), alors que, lorsque les mêmes s'étaient mis au service du roi d'Maubeuge, ils et elles trouvaient ça très naturel, voire très fort symboliquement : on tendait à l'unité retrouvée de la Nation blabla blabla...

Saint Besson, priez pour elles et eux !


 

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lundi 11 mai

Les titres du Monde

Décidément Le Monde ne tourne plus rond ! Voici les titres du jour tels qu'envoyés ce jour aux lecteurs abonnés à la newsletter de 17h :

LeMonde

On appréciera le : Européennes : finalement, Bernard Kouchner votera UMP. Le débat sur les intentions de vote de M. Kouchner ne tarissait pas, lundi, jusqu'à ce que le ministre lève l'insoutenable suspense. Insoutenable, sûrement ! Mais pour qui ? C'était évident qu'il allait se ranger sous la bannière sarkozienne : les traîtres ont leur fierté, non ?

Deuxième choc : la danse du traitre et les problèmes de consommation de drogue dans les milieux sportifs (mens sana in corpore sano qu'ils disaient !) passent avant la politique française de l'immigration et avant la question des droits de l'homme. Question de priorité, sans doute !

Suivent d'autres titres, visiblement (du point de vue de la mise en page, s'entend) de second ordre. Le premier d'entre eux est celui-ci : Christine Lagarde : "Je crois à une reprise graduelle". Si ce que prétend la Marilyn-qui-n'aime-pas-la-France-qui-pense [cf. sa déclaration du 10 juillet 2007] est aussi fondé en vérité et en bonne foi que ce que prétendait la ministre de l'économie fin 2008, il y aurait vraiment de quoi reporter ce titre en fin de liste.


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mardi 12 février

Neuilly, centre de la France

Neuilly-sur-seine est le centre de la France. C'est bien connu ! D'ailleurs tous les médias (ou presque !) le disent, parfois sans le dire tellement c'est évident !

Neuilly-sur-seine est la ville où la trahison est la plus dense à l'électeur carré. De mémoire d'électeur vivant, il y eut, dans l'ordre (pardon si je me trompe) :

  1. Nicolas profitant de l'absence du premier élu pour lui piquer sa place

  2. Nicolas trahissant l'un de ses administrés en lui piquant la femme avec laquelle il l'avait lui-même marié, puisqu'il était à la place du premier élu
  3. ladite mariée trompant son homme avec un ponte de la comm' (cet homme qui avait assuré avec d'autres l'organisation du congrès de l'UMP au Bourget où Nicolas Sarkozy avait été porté à la présidence de l'UMP en novembre 2004...)

  4. le fiston du premier élu (oui oui le Jean, ce garçon qu'il a eu avec dame Culioli [nièce de celui qu'il a remplacé comme premier élu], ce garçon qui a eu des démêlés avec la justice pour avoir eu un geste insultant sur la voie publique en 2005 [c'est ce qu'on dit, je n'y étais pas]) tuant politiquement le protégé de sa belle-mère provisoire (celle à cause de qui ses parents se sont séparés), intronisé candidat pour remplacer le premier élu par ce dernier soi-même

  5. ce dernier donc devant arbitrer en coulisses entre entre son propre fils et le chouchou de son ex...

  6. j'arrête : faut que j'aille bosser !

Shakespearien, non ?
shakespeare_hordeEt encore on ne sait pas tout ! Douce ignorance...
On n'ose d'ailleurs poursuivre dans la veine shakespearienne, par crainte de sanglantes éclaboussures...
Imaginez que la femme du premier élu prenne sous son aile ce pauvre Martinon déchu ! Pourquoi ? Tout simplement pour jouer à faire bing-bing. Peut-être aussi parce qu'il est né hors de France comme elle, lui aux Pays-Bas, elle en Italie. Vous voyez le tableau !

En tous cas, ce que je sais, c'est que Neuilly est tout petit (60.000 habitants ?) et que ce n'est pas le centre de la France, mais la droite pure et dure, refuge de la grande bourgeoisie dominatrice, celle qui fabrique pour son bon plaisir les hommes et les femmes de la Jet-Politique.


dimanche 13 mai

Efficacité et infidélité

Sark0Ainsi donc la fidélité passerait, dans la boutique morale de notre Président, après l'efficacité ?

Intéressant cette opposition ? Un peu comme si on opposait le fait d'arriver là où on veut aller et celui d'avoir des jambes... Mais, bref, n'ergotons pas ! On va encore dire que je chipote.

En tout cas, la fidélité, c'est sûr qu'il trouve ça inefficace. Sinon il n'aurait pas fait de la trahison son arme favorite pour avancer en politique et dans la vie. Quelques exemples, parmi ceux que je connais, mais je soupçonne qu'il y en a de nombreux autres :

  • 1983, il trahit son mentor [le petit Nicolas disait même qu'il était son "double"!] en lui piquant le fauteuil de maire de Neuilly dès qu'il a le dos tourné (il était à l'hôpital, le Pasqua !)...

  • 1989, il trahit son "ami" Jacques Martin en lui piquant ...

  • 1995, à l'occasion des présidentielles, il trahit celui dont il avait, quinze ans plus tôt, dirigé le comité de soutien "jeunes"...

  • 2003, il trahit les corses à qui il avait promis une réorganisation administrative...

  • 2004, il trahit à nouveau Chirac en cumulant son poste ministériel régalien (Intérieur) avec la présidence de l’UMP (ce cumul avait été jugé impossible par Chirac devant les caméras de la télévision française le 14 juillet 2004) ;

  • 2004-2005, il trahit Tom Cruise, scientologue étasunien bien connu, en lui disant ne pas avoir d’opinion arrêtée sur la scientologie, alors qu'il avait écrit en 2004 que la scientologie n'est qu'une secte...

  • 2005 (novembre), il trahit ses propres services en affirmant que la révolte des banlieues est le fait de "bandes organisées", de "véritables mafias", alors que les RG lui avaient dit qu'il s'agissait bien d'une "révolte populaire des cités" ;

  • 2005-2007, à plusieurs reprises, depuis son poste ministériel régalien, il trahit la Constitution en intervenant dans le domaine judiciaire, bafouant l'intangible principe démocrate-républicain de séparation des pouvoirs ;

  • 2006, il trahit le fascisme français en demandant au néo-fasciste italien, Gianfranco Fini, son ami de longue date semble-t-il, de préfacer l'édition italienne de son ouvrage Témoignage ;

  • 2007 (avant le 22 avril), il s'entoure de traitres pour gagner l'élection présidentielle : Besson, de Robien, Roger Hanin, etc. ;

  • 2007 (après le 22 avril), il incite à la trahison politique les députés UDF, je veux dire qu'il les incite à trahir leurs électeurs, pour avoir plus de chances de garder leur siège de député [bizarre comme logique, non?] ;

et puis, régulièrement, il trahit les Français, nous tous, en nous assénant des contre-vérités patentes (dernière en date, par exemple, au sujet de Bolloré dont il prétend qu'il n'a jamais fait affaire avec l'État - ce qui est archifaux !). Mais les Français, apparemment aiment ceux qui les trahissent ! Oh oui Johnny fais moi mal, disait la chanson... C'est comme l'UMP et son ancêtre le RPR : après la victoire de Chirac aux présidentielles de 1995, Nicolas fit profil bas. Lors d'une réunion nationale du RPR (parti "gaulliste" que Chirac avait transformé en une véritable machine de guerre au service de son ambition personnelle), le 15 octobre 1995, il avait été copieusement conspué. Trois ans et demi plus tard, il était  président du RPR (intérim de sept mois). Quelques années plus tard, il transformait le RPR-devenu-UMP en une véritable machine de guerre au service de son ambition personnelle. Pardon : de son l'efficacité personnelle ! Aujourd'hui, il est effectivement arrivé à ses fins.

Moralité  1  :  si t'es fidèle, t'arrives à rien !
Moralité 2 : soit leur infidèle, ils aiment ça !


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vendredi 27 avril

Ne pas trahir...

Information dans Le Monde Interactif (message d'hier soir peu avant minuit), rendant compte de la prestation télévisuelle du candidat de la droite :

Nicolas Sarkozy s'engage à ne pas "trahir" ses électeurs.

Remis à l'endroit, cela signifie qu'il ne trahira pas ceux qui trahissent leurs engagements politiques pour le porter au pouvoir, lui qui, pour arriver en position d'y être porté n'a pas hésité à trahir autrefois les siens. Bref quand il parle de trahison, notre homme sait de quoi il parle... Tiens, ça me rappelle une histoire de crétois, dont le fameux paradoxe s'est quelquefois énoncé ainsi : « Un homme disait qu'il était en train de mentir. Ce que l'homme disait est-il vrai ou faux ? »

En attendant, on plonge droit dans une histoire de ... crétins : ceux qui donnent leur suffrage au clan des traitres et des bonimenteurs... Rappelons que le crétinisme est une maladie congénitale. Je ne parle évidemment que par métaphore, puisque cette pathologie-là n'existe plus en France, grâce au dépistage systématique à la naissance...


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lundi 23 avril

Le tyran et ses traitres...

Quand j'observe ce qui se passe aujourd'hui autour du petit homme hargneux et tendu qui risque fort d'être élu Président de la République française dans quinze jours, je ne peux pas chasser de mon esprit l'image toute platonicienne du tyran qui finit par mourir d'avoir peur de mourir, de craindre d'être tué par l'un de ses proches. Ce doit être dans La République... quand l'athénien nous propose une phénoménologie des régimes politiques... Regardez qui entoure le petit homme hargneux et tendu qui risque fort d'être élu Président de la République française dans quinze jours. Au hasard : Besson et de Robien.

Le premier n'est visiblement qu'un assoiffé de pouvoir, voire simplement de publicité. Il passe directement du staff du Parti Socialiste (où apparemment ses dents rayaient trop visiblement le parquet) au staff de l'UMP, parti antagoniste du Parti Socialiste. Mais que peut attendre Mr Sarkozy d'un tel traitre à la cause qu'il défendait bec et ongles il y a si peu ? Que peut attendre Mr Sarkozy d'un écrivaillon qui le vilipendait si durement il y a moins de six moins, avant de vilipender celle pour qui il pointait le bec et acérait les ongles... Mr Sarkozy n'a que faire de cela. Il est au dessus de ces détails. Comme le prince de Machiavel qui savait prendre la bonne distance et distinguer ce qui lui est utile un jour et dont il se débarrassera un autre jour.

Le second est la taupe sarkozienne au pays de Bayrou - qui fut son pays natal, son identité nationale à lui. Il passe son temps, après donc avoir trahi sa propre famille, à tenter de dévoyer ses frangins pour qu'ils trahissent comme lui. Un traite faiseur de traitres... Là aussi, que peut attendre le petit homme d'un traitre faiseur de traite, d'un traite exponentiellement traite ? Qu'il le trahisse un jour prochain ? Là aussi le seigneur UMP prend l'aide car elle lui est utile aujourd'hui pour asseoir son pouvoir personnel. Demain on verra...

Et ce ne sont pas les sarkoboys, tontons fingueurs de première catégorie qui rattraperont le coup ! Eux aussi demanderont leur part du gâteau que le petit homme entendra naturellement s'attribuer à lui seul... lui qui, il n'y a pas si longtemps, trahit le potentat...

Chez Platon, le tyran finit dans une immense solitude par étouffer de tant de crainte de trahison.


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