BRICH59

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mercredi 04 novembre

encore la rhétorique guerrière !

Selon l'AFP,

PARIS [3nov.09, vers 21h] — Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a "lancé l'idée d'un couvre-feu ciblé sur des mineurs délinquants" de moins de 13 ans, mardi soir, à Paris, lors des "rencontres de Beauvau" organisées avec des élus de la majorité présidentielle.

Je n'en dis pas davantage, voulant juste relever la rhétorique guerrière, si chère à notre gouvernement, mais si propice à la violence - de part et d'autre.


mardi 03 novembre

Débat de la censure / Censure du débat

umpHier le national-félon Besson* a donc lancé le grand débat national sur l'identité nationale. Je pense qu'il aurait mieux valu lui confier le soin d'ouvrir et d'animer un grand débat national sur la traîtrise ;-))

Ceci dit, le débat est évidemment truqué, et ce, au moins de deux façons.

  1. L'identité nationale n'est pas un concept abstrait, malgré ce qu'on veut nous laisser croire. On peut certes l'illustrer de slogans : on a l'utopique "liberté, égalité, fraternité", on a eu le sinistre "travail, famille, patrie", etc. Sauf que ce ne sont que des slogans et que cela fonctionne selon les règles d'une rhétorique mercantile - à qui se réduit aujourd'hui, hélas, le discours politique.
    Quand je veux m'observer en tant que français, je me vois d'abord en tant qu'homme.
    Au diable la nationalité : un homme est un homme, une femme une femme, un enfant un enfant. En d'autres termes, pour poser la question de l'identité nationale, il faut d'abord mettre de côté sa propre humanité, et partant l'humanité en général. La belle affaire ! Il est clair que le nationalisme s'exacerbe en temps de guerre, c'est-à-dire en temps de violences où la nationalité autorise tous les violences... Où sont les ennemis ? Où sont-ils, ces gens dont la nationalité n'est pas la nôtre et lui en veulent ? En temps de paix, la question de l'identité est fatalement une question guerrière, voire une question belliqueuse, un pousse-à-la-violence, en quelque sorte.
    Bref, poser la question de l'identité nationale relève non seulement d'une négativité foncière - celle qui exclut l'autre qui n'est pas français - mais encore d'une négativité dont la face active est la violence, la violence guerrière... C'est ainsi qu'un gouvernement de la droite la plus dure ne peut qu'accoler la question de l'immigration (accueil de l'autre) à celle de l'identité nationale (exclusion de l'autre). Ceux qui nous gouvernent lance un débat dont le sort est connu : quand "les Français" débatte de l'identité nationale, ils règlent du même coup et quelles que soient les conclusions du débat la question de l'immigration. Les Français qui acceptent de débattre entre Français de l'identité nationale, acceptent de facto - voire sans s'en rendre compte -, la politique d'immigration qui maltraite les Autres (pour les exclure), qui dénie l'humanité à ceux qui ne sont pas Français.
    En toute logique, il y a ici vice de forme : le présupposé caché, intolérable parce que caché, ferme significativement la discussion en limitant l'humanité aux seuls Français ; on tourne en rond par le simple fait qu'il suffirait d'être Français pour pouvoir dire ce que c'est qu'être Français : autoqualification absolue qui ne supporte aucun commentaire latéral... Ce que je veux dire, c'est que la censure est ici intrinsèque : la simple position des termes du débat interdit nombre de positions théoriques et pratiques, comme celle qui consisterait à dire : "
    En tant que Français, c'est-à-dire par la force nationalo-identitaire dont je suis malgré moi le dépositaire, je ne souhaite pas que la question de l'identité nationale française soit ainsi posée. Par contre, en tant qu'homme, c'est-à-dire par la force humaine dont je suis porteur, je souhaite que la question de l'accueil de l'Autre ne soit pas mêlée à celle d'une identité nationale, hypothétique dans le meilleur des cas et belli­queuse dans le pire".

  2. 116719Ensuite, il y a, très trivialement, l'organisation même du soi-disant débat, notamment dans sa visibilité et dans la distribution de la parole. Ainsi des journalistes ont testé en envoyant au même moment sur le site dédié au grand débat national "ouvert" deux messages, l'un très sarkophile, l'autre sarkophobe. Et cela n'a pas manqué, le premier a été aussitôt mis en ligne, alors qu'on attend toujours le second...
    Comme dans nombre de pays non démocratiques - et ils sont fort nombreux, en tous cas,  comme tend à le montrer cet épisode français, bien plus nombreux qu'on croit ! -, la censure est ici extrinsèque. Le "modérateur" n'est qu'un vulgaire censeur : un grand classique de la tyrannie qu'aucun démocrate, français ou pas, ne saurait cautionner.
    [ajout du 8 nov. : j'apprends que des insertions abusives sont pratiquées sur ce site de la nationale-félonie = des propos de Besancenot et autres dirigeants de gauche sont repris comme si ces personnages avaient d'eux-mêmes posté des messages...; on touche le fond, non ?]

Bref, je ne participerai pas à ce débat-là !


félon ± déloyal, hypocrite, infidèle, malhonnête, méchant, perfide, renégat, scélérat, tartufe, traître, etc. ; vous aviez reconnu...


samedi 31 octobre

Montesquieu, reviens !

Je lis dans la presse de ce matin que le roi d'Maubeuge a déclaré hier qu'il ne pouvait « faire aucun commentaire » sur le renvoi de Jacques Chirac en correctionnelle, en raison du « principe de la séparation des pouvoirs ».

Voilà qui est admirable, dans la bouche du tenant de l'un des pouvoirs ! Le baron de la Brède et de Montesquieu - je veux parler de Charles-Louis de Secondat (qui, en l'occurrence, reprenait une idée anglaise travaillée notamment par le John Locke) - doit frémir d'aise dans sa tombe plus que bicentenaire !

Sauf que :

  1. le tenant du pouvoir exécutif tient d'une main de fer le pouvoir législatif, malgré les dénégations ridicules des parlementaires concernés et les minuscules actions de diversion tentées ici ou là ;

  2. le tenant du pouvoir exécutif veut tenir d'une main d'acier trempée le pouvoir judiciaire - ce que montre avec suffisamment de clarté les réformes en cours en même temps que de nombreux événements récents.

Donc, quand le roi d'Maubeuge  avance l'idée qu'il respecte le  « principe de la séparation des pouvoirs », il ment, tout simplement, voulant imposer aux Français un préjudice psychologique grave qui s'appelle la schizophrénie socio-politique : le discours officiel dément la réalité telle que les Français - à qui s'adresse prioritairement le discours officiel - l'expérimente chaque jour de leur vie citoyenne. Et ce, quasi systématiquement. L'empoisonnement collectif se fait sur la durée, comme l'assassin qui empoisonne à petites doses mais régulièrement sa victime, jusqu'au jour où celle-ci meurt sans que l'on puisse identifier la dose de poison fatale... Je situe cette schizophrénie-là dans le droit fil de celle que le monde libéral marchand nous impose depuis des lustres et dont François Brune rend si bien compte.

Ceci dit, notre bon roi est bien à la peine avec ce renvoi de Jacques Chirac en correctionnelle.

Il est en effet très clair qu'il n'a pas vraiment intérêt que la droite française pense qu'il cloue son prédécesseur au pilori. Une partie de son électorat, encore attaché au personnage franco-parigo-corrézien, risquerait de lui en vouloir et de se détourner de lui lors des prochaines élections. Et comme il montre au quotidien qu'il est le maître absolu des Institutions - au lieu d'en être le simple mais indispensable gardien -, il a du mal à justifier les choses telles qu'elles se déroulent aujourd'hui. D'où la référence au baron de la Brède. Comme en désespoir de cause et pour justifier l'injustifiable.

Ceci dit, à l'heure où la commission des Affaires sociales de l’Assemblée crée une mission d’information sur les risques psychosociaux au travail, ne faudrait-il pas envisager une mission d'information sur les risques psychosociaux à la citoyenneté ? Je vois bien le sieur Copé reprendre cette superbe idée...

Je propose un JEU : on analyse tout ce qu'a fait  et compte faire notre homme politique à l'aune du principe de Montesquieu.

À VOS COMMENTAIRES !


dimanche 25 octobre

Dictature UMP contre politique de proximité

PARLEMENT_UMPpartiunikLe gouvernement du roi d'Maubeuge  poursuit son œuvre de sape de la démocratie républicaine : la décentralisation patiemment construite depuis près de trente années est purement et simplement mise à bas.

Le parti majoritaire, aux ordres du monarque et de son gouvernement, décoche, l'une après l'autre, les flèches empoisonnées contre les pouvoirs qui ne sont pas bienvenus à la cour. Pauvres députés UMP et consorts ! Ils sont en train de museler les régions : il faudrait dorénavant que les vassaux régionaux fassent approuver leur projets par le pouvoir royal pour avoir les moyens de les mener à bien. Triste rétrogradation en vérité ! Mouvement absolument contraire à toutes les évolutions européennes voisines ! Mouvement absolument antinomique avec le progrès démocratique.
Cela ajouté au despotique charcutage nous promet des lendemains qui déchantent...

Le dernier communiqué de presse de l'Association des Régions de France est, de ce point de vue, très éloquent.


Posté par brich59 à 10:02 - CHRONIQUE de la RÉVOLTE TRANQUILLE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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samedi 24 octobre

Grandes gueules ?

Je n'ai jamais vraiment été un fan de l'émission radiophonique "Les grandes gueules", que je ne connais d'ailleurs pas plus que ça. Je suis cependant tombé, grâce au site de 20minutes.fr sur une séquence qui vaut davantage que son pesant de cacahuètes : l'admirable comédien Jacques Weber, commentant l'affaire de l'hypothèse du lapsus linguæ du roi d'Maubeuge qui avait parlé de "coupables" lorsqu'il aurait dû dire (s'il avait été respectueux du droit français) "prévenus", Jacques Weber donc taille un costume à l'inénarrable roquet de l'UMP, c'est-à-dire du roi d'Maubeuge.


Jacques Weber:"Frédéric Lefebvre est le plus con qui soit!"
par lesgrandesgueules

À entendre cela, on se sent moins seul, non ?


vendredi 23 octobre

Les électeurs sont à moi !

Magnifique lapsus linguæ dans la bouche du très sage et très mature (ce n'est pas moi qui le dis, c'est la cour du roi) prince Jean, lors de sa prise de parole au 2Conseil Général 92 aujourd'hui : "vous savez, si je suis à cette tribune et à cette place, c'est parce que les électeurs comme les vôtres l'ont décidé, c'est leur seule volonté".

On a d'un côté les électeurs des autres, qui sont bien les leurs ; et de l'autre les électeurs en général, c'est-à-dire ceux qui veulent du prince Jean.

Curieuse disproportion dans cette phrase alambiquée. Je ne parle pas de la syntaxe que fiston manie aussi mal que son petit papa. Je parle sémantique, ou plutôt logi­­que formelle : quand le prince parle des gens qui ont élu ses collègues du Conseil Général, ils dit "les vôtres" ; mais quand il dit "les électeurs", ils parlent des gens qui l'ont élu, lui, le prince Jean, comme si c'était l'ensemble indéterminé des électeurs qui l'avait élu, lui, l'élu de son augustissimus pater !

Belle rhétorique, non ?
En tous cas, digne fils de son père celui-là !


Rien à ajouter...

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Posté par brich59 à 09:10 - CHRONIQUE de la RÉVOLTE TRANQUILLE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Bouclier, bouclier ! Est-ce que j'ai une gueule de bouclier ?

Entre le 1er janvier 2008 et le 21 octobre 2009, le mot 'bouclier' est apparu dans 411 articles du quotidien Le Monde :

  • la moitié s'intéresse au trop fameux 'bouclier fiscal' - qui fit parler de lui dès 2007 (plus de cent articles entre mai et décembre 2007)

  • quatre articles sur dix nous racontent des histoires de boucliers nucléaires, antimissiles, balistiques ou simplement militaires - dont les 'boucliers humains'

  • 2% concernent le rugby (le bouclier de Brennus)

  • le reste utilise soit l'image de la 'levée de boucliers' (levée de bouclier des producteurs français de rosés cet été ; levée de boucliers suscitée par le rapport Balladur ; levée de boucliers face aux velléités gouvernementales de toucher au système de l'assurance maladie, voire face à l'autoritarisme gouvernemental voulant imposer des réformes ; levée de boucliers aux États-Unis face aux pratiques de Google, etc.), avec éventuellement l'idée que ceux qui lèvent les boucliers sont des ringards qui refusent toute réforme (par exemple s'agissant de la réforme de l'orthographe dans les années 90), soit celle du 'bouclier social' - expression qui semble s'installer petit à petit dans le lexique social et politique...

Bref, il y a des boucliers partout ! Le redécoupage de la carte électorale de notre beau pays incite les socialistes à lever le bouclier, accusant le roi d'Maubeuge de se faire un "bouclier électoral" sur mesure (cf. mon message de l'autre jour).

Eh bien, il en manquait encore un, il manquait un bouclier, il manquait LE bouclier : le roi d'Maubeuge soi-même !

sarkobouclierLui-même se dresse en bouclier pour protéger ses affidés, à commencer par le prince Jean. Écoute, perspicace lecteur, écoute le roi dévier sur sa personne les flèches que d'aucuns décochent en visant le prince. Le roi, quel bon père !, se fait bouclier pour protéger son rejeton ! Magnifique grandeur royale !

Mais cela ne s'arrête pas là. Le pli est pris, la posture est adoptée. Jusqu'aux affidés les plus obscures qui veulent su planquer sous le bouclier royal ! Ainsi un certain Jean-Paul Fournier, sénateur-maire UMP de Nîmes. C'est dans notre quotidien du soir   daté du 22 octobre : M. Fournier se défend des accusations portées contre lui, y voyant un complot de la presse et de la justice pour "se payer un parlementaire de l'UMP" et, par son intermédiaire, s'en prendre à Nicolas Sarkozy lui-même.

Dès qu'on regarde de travers un cheveu UMP, le bouclier va se dresser, protecteur, divinement royal ! Et menaçant...

LeblasonIl est loin le temps où, comme le souhaitait Jean de Salisbury (XIIème siècle), le roi était le "bouclier des faibles" !
Au fait, qui a dit : « Notre gouvernement sera le bouclier des familles les plus modestes » ?
Perdu, ce n'est pas le
roi d'Maubeuge !
C'est Johanna Sigurdardottir, chef du gouvernement d'Islande (février dernier). Il faut dire que le bouclier protecteur  figure sur le blason de l'Islande.


mardi 20 octobre

Gagné !

Ça y est !

Le prince Jean et son roi d'Maubeuge de père ont gagné, et 3toute la cour royale avec : les "héritiers" (on a même des nouvelles de l'autre prince, le prince Pierre!) font la trois du journal Le Monde livraison daté du 21 octobre !!!!

Le Monde ne tourne plus rond !

Quand la presse étrangère se moque de nos histoires de népotisme avancé, le quotidien national internationalement le plus en vue en fait ses choux gras... Quand bien même la journaliste qui a rédigé l'article (Raphaëlle Bacqué) montre bien le népotisme, notamment comment papounet a tout arrangé pour que fifisse puisse devenir patron de l'EPAD - ce que l'on sait déjà fort bien !-, cette "écriture rapprochée" me débecte au plus haut point... Une façon de faire accepter l'inacceptable.

Le Monde journal pipeul ou fayot ?
Au mieux journal de Cassandre (on a Niko, on aura Jeannot !) ! Mais plutôt que de jouer les Cassandre, la vénérable institution ne pourrait-elle pousser le cri de la révolte devant tant de signes de l'abaissement de l'idée républicaine et démocratique ?
Au lieu de cela, on nous propulse le Jeannot en "animal politique" (cf. Robert Solé, dans son billet p.28). Triste France ! Triste Monde !


Posté par brich59 à 17:53 - CHRONIQUE de la RÉVOLTE TRANQUILLE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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lundi 19 octobre

Despotique charcutage, despotique lynchage

10Le découpage des circonscriptions législatives présenté par le gouvernement a une conséquence pour le moins fâcheuse quand on est un tant soit peu attaché à l'idée républicaine et démocratique : la gauche aura besoin de plus de voix pour obtenir une majorité de députés qu'il n'en faudra à la droite pour être majoritaire. C'est ce qu'écrit Patrick Roger dans Le Monde daté de ce 20 octobre.

Le pays des droits de l'homme glisse doucement mais sûrement vers la dictature du parti unique, le culte du chef suprême et la toute puissance de son clan.

DDA_CHEMIN_IMG_220_1255622831Les députés qui voteront ce charcutage seront dans l'illégitimité républicaine la plus évidente, sciant pour quelques gâteries éphémères la branche sur laquelle ils sont assis. Mon Dieu, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font !

Mais faut-il rire de ce dessin vu sur territorial.fr ?____> 


À côté de cela, écoute, pauvre lecteur, l'anathème collectivement lancé par l'UMP contre "les médias" qui se substitueraient à l'opposition dans leur prétendue opération de déstabilisation du roi d'Maubeuge et de sa cour - ce qui tenterait à prouver que Le Figaro, la presse bolloréenne etc., ne sont pas des médias... Despotique lynchage de la voix - multicolore malgré tout - qui s'indigne par une cour aux aboies - dont le chef suprême a peut-être semblé - qui a peut-être fait semblant de - faire amende honorable trop tard...

Le lynchage - ou l'éviction ou la mise sous coupe - des informateurs a toujours été l'un des actes fondateurs des tyrannies...


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