BRICH59

Blog où l'on parle de musique, de documentation, de formation continue et du reste...

dimanche 30 août

double traçage

Selon les termes d'Alex Türk (entretien in Hermès, 53, 2009, p.153sqq.), nous avons aujourd'hui affaire à un double traçage :

  • Hermes_53un traçage dans l'espace (carte bancaire, GSM, etc.) qui met à mal la LIBERTÉ DE CIRCULATION,

  • un traçage dans le temps (moteurs de recherche, réseaux, etc.), ce qui revient à la privation du droit à l'oubli (ce qui est différent du droit à l'irresponsabilité, mais se rapprocherait plutôt d'un droit à l'erreur, droit à l'évolution, droit à l'auto-contradiction...), qui met à mal la  LIBERTÉ D'EXPRESSION.

Les techniques de l'information et de la communication
comme facteurs de déperdition,
de perte lente,
de diminution progressive
de(s) liberté(s)
?


mercredi 10 juin

HADOPI , internet et les libertés individuelles

Les Amis du Monde Diplomatique organisent une rencontre mercredi 17 juin 2009 à 20h30 à la MRES de LILLE (23 rue Gosselet) sur le thème :

HADOPI , internet et les libertés individuelles.

Chtinux sera là !


mardi 26 mai

Comment Sarkozy veut contrôler l'Internet

Terrifiant mais terriblement crédible, cet article que Guillaume Champeau a publié le 20 mai sur Numerama !

Je n'en dis pas davantage !

Article à lire toute affaire cessante...


mardi 08 juillet

Merci Monsieur Uribe ?

Alvaro_Uribe_3On pourra comprendre l'émotion qui a pu conduire l'individu Bétancourt à remercier si chaleureusement le Président colombien et son armée de l'avoir libérer, elle !
Mais il faut savoir que ce Président-là avec son armée n'est pas vraiment un protecteur des libertés collectives et individuelles, notamment quand il s'agit des syndicalistes.
Ce n'est pas moi qui le dit mais Amnesty International !

sarko_1Vous me direz qu'il vaut encore mieux avoir à la tête de l'État, un suppôt de l'ultralibéralisme à la Sarko qui réussit à mécontenter par ses propos même les syndicats qui d'habitude se plaignent des syndicats ! Il paraît que ces propos humiliants pour les travailleurs et autres demandeurs d'emploi visaient à rassurer l'Europe sur la capacité de la France à avancer sur la question du dialogue social... Sûrement la politique comme on doit la faire, comme dirait ce bon Guéant !
Pauvres de nous !

Même que, poursuit le secrétaire général du château, nous (avec Ségolène Royal) devons "assumer que Nicolas Sarkozy est le président de la République, et a toute la légitimité pour exprimer l'émotion du peuple français". Eh bien moi, monsieur le secrétaire général, le Roi d'Maubeuge n'exprime que très très rarement mes émotions ! Je ne me sens aucunement engagé par le vote imbécile de tous ces couillons qui se sont laissés prendre dans les filets de la rhétorique médiatico - ultralibérale. Et pourtant je suis du peuple, sûrement très très plus que l'ancien maire de Neuilly sur Seine, sa très très actuelle majesté du château !
Pauvre de moi !


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vendredi 18 avril

Je t'opprime, tu m'opprimes, ...

cesaireLe poète et homme politique de la négritude est mort.

Tous les oppresseurs et leurs représentants rendent hommage au grand homme, saluant en lui le poète des
...
opprimés.

Fort-de-France, novembre 2001
photo © 2001, Susan Wilcox


mercredi 16 avril

Histoire d'ardoises : petites remarques de rien du tout

Ardoise, le nouveau logiciel policier, fait parler de lui. Tant mieux ! Je n'y reviens pas, puisque tout le monde en parle.

Je voudrais juste émettre une toute petite remarque de rien du tout : le contrôle du citoyen par l'État se muscle et s'outille dans notre bonne démocratie, alors même que l'un des éléments fondamentaux de la définition de la démocratie consiste dans le contrôle de l'État par les citoyens.

Je pose donc la question bête qui suit l'énoncé du principe basique : où en sommes-nous du contrôle de l'État par les citoyens ?

Je crois bien me souvenir que lorsque la grande pétition collective "Pour une vigilance républicaine" a été lancée par Marianne, l'État, par la voie de son "exécutif" avait crié au scandale antidémocratique ! Pourtant tous ces gens, de gauche, du centre, de droite, personnages politiques ou simples citoyens, signifiait "leur attachement au principe républicain et, en conséquence, leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective".

Le Premier ministre François Fillon avait alors immédiatement et très vivement réagi à cet appel, déplorant "une attitude profondément anti-démocratique", dénonçant une "chasse au président de la République" par la gauche [sic], qui concentrerait sur Nicolas Sarkozy des attaques d'une "violence inouïe". "Ces critiques qui n'ont rien à voir avec la vie politique ne sont destinées qu'à atteindre un seul objectif : essayer de nous freiner dans notre effort de réforme".

Le comble, non ? Si je comprends bien, le seul fait de rappeler les principes républicains constitue en lui-même une "violence" "antidémocratique" d'une force "inouïe" ? Dieu du ciel, comme dirait le chanoine de Latran ! Que cela eût-il été si les gauchistes [re-sic] signataires de la pétition avaient mis en avant leur attachement aux principes de la démocratie, avec par exemple la mise en valeur de la nécessité vitale du contrôle de l'État par les citoyens ! Notre sarthois se fût étranglé en grignotant un petit sablé de Sablé !

Et nous y voilà ! D'un côté, un principe incontournable de laa démocratie, de l'autre un exécutif qui imagine avoir obtenu un blanc-seing en mai 2007 et estime, dans son arrogance fascisante, n'avoir de compte à rendre à personne, et surtout pas au peuple ! Et quand le peuple passe un message (élections, manifestations, par exemple), l'exécutif est soudainement sourd et/ou n'entend que ce qu'il a envie d'entendre...


L'histoire du logiciel Ardoise arrive à pique pour nous donner l'occasion de nous remettre dans le droit fil de l'idéologie démocratique. Nous assistons en effet à une fâcheuse inversion ! Alors que le "progrès politique" consisterait à toujours mieux pratiquer les valeurs spécifiques de la démocratie, à toujours mieux les asseoir dans les pratiques quotidiennes, nous subissons en ce début de XXI° siècle Viedesautresle renforcement de valeurs qui, autrefois - et peut-être encore aujourd'hui, souhaitons-le ! -, servaient à caractériser des régimes politiques répondant aux doux noms de tyrannie, de despotisme, etc. avec des exemples récents et incontestables du point de vue de leur nocivité humaine (Hitler, Mussolini, Staline, etc.). Regardez le récent film de Florian Henckel von Donnersmarck (2007), Das Leben der Anderen  (La vie des autres), et vous comprendrez ce dont je parle.

La question n'est pas nouvelle : c'est le dilemme entre liberté et sécurité qui se pose là. Et la vraie démocratie consistera à tenter de tenir les deux bouts, sachant que l'un des termes opposés doit in fine (c'est-à-dire en dernier ressort cas de conflit) avoir l'ascendant sur l'autre. Mais lequel ? Liberté ou sécurité ?

C'est ici que, libéralisme oblige, deux mondes s'opposent : le monde de la citoyenneté et le monde de l'entreprise économique.
Dans ce dernier, la liberté serait liberté d'entreprendre, liberté de "négocier", liberté de "faire du fric". Du coup, le curseur de sécurité doit être à un niveau très bas pour que cette liberté puisse se déployer à l'aise. C'est ainsi que l'exécutif libéral veut dépénaliser le "droit des affaires"... L'avoir est le refuge de la valeur. Le propriétaire est roi. C'est pourquoi il faut "sécuriser", assurer que la propriété n'est pas bafouée, n'est pas bafouable. Propriété rime avec protection. Et ceux qui ne sont pas propriétaires sont fatalement suspectés d'en vouloir à la propriété etc. d'où un sécuritarisme forcené pour protéger les possédants. Classique !
Dans le monde de la citoyenneté, la liberté est liberté d'agir, de penser et de dire ; la liberté aussi de faire avec l'autre, de partager, de dialoguer. Alors que la liberté du monde économique est une liberté en concurrence, en compétition (la fameuse émulation, etc.), la liberté du monde citoyen est une liberté de solidarité : nos libertés sont solidaires, parce que la privation de liberté de l'autre est un attentat à la mienne. Du coup la sécurité, ou plutôt le besoin de sécurité, est un phénomène collectif, global. En tant que citoyen, je suis libre non pas contre l'autre, mais avec lui. Et le respect des droits de l'homme, dans leur acception la plus large (droits économiques, sociaux et culturels aussi), suffirait à garantir la liberté du monde citoyen.

Bref, la question n'est pas nouvelle du dilemme entre liberté et sécurité.
Mais pourquoi devrions-nous faire un dilemme de ce binôme notionnel ? Pourquoi nous laisserions-nous enfermer dans une alternative entre le libertaire et le sécuritaire, entre le "tout est libre" et "tout est contrôlé", entre le manque de repères légaux et la prison à ciel ouvert ? La question conduit à un tel dilemme parce qu'elle est incomplètement posée. On ne peut en effet en rester à un tel niveau d'abstraction. Le complément à la question, c'est d'autres questions du style :

  • liberté de qui ?
  • liberté pour quoi faire ?
  • liberté encadrée par quel appareil juridique  ?
  • sécurité de qui ?
  • sécurité pour se protéger de qui ?
  • sécurité pour quoi faire ?
  • etc.

La problématique reste à construire...


En parlant d'ardoise, je connais quelqu'un qui a une sacrée ardoise en France ! Toutes les promesses du candidat Sarkozy de début 2007 sont autant de dettes qu'il a contractées envers les Français. Non ?

Et si on parlait aussi de cette ardoise-là !


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mardi 15 avril

Les JO approchent : on s'entraîne à Pékin !

JOp_kin_Reuters


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vendredi 04 avril

Histoire de logo...

Clique sur l'image pour télécharger un petit pps évocateur...

commentonfait



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vendredi 21 décembre

La liberté d'établissement prime la liberté syndicale

Dans un arrêt rendu le 11 décembre, la Cour de justice de Luxembourg a rappelé quelle était l'orientation idéologique des traités européens, confirmée par celui qui devait être signé à Lisbonne deux jours plus tard. Elle a fait primer le principe de liberté d'établissement que sous-tend l'achèvement du marché unique européen, sur la liberté syndicale de salariés menacés dans leur emploi. La consécration, par le traité de Lisbonne, de la jurisprudence communautaire au sujet de la primauté absolue du droit européen sur les lois nationales ne peut qu'encourager la Cour de Luxembourg. D'autant que du fait de cette primauté, la nouvelle charte des droits consacrée par l'article 6 affaiblit considérablement les droits sociaux fondamentaux. Et pendant ce temps-là, la gauche... Pour lire la suite, c'est , un article de Christophe Beaudoin. Malgré  ce dernier, Marie-Noëlle Lienemann réagit elle aussi.

Il paraît qu'il suffirait de 60 députés pour contraindre au référendum sur la question du traité européen...


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lundi 17 décembre

La loi Big Brother en gestation

Selon Le Figaro, la ministre de l'Ordre et de la Sécurité intérieurs devrait bientôt proposée une loi Big Brother. Le vieux rêve du capitalisme triomphant (sécurité des biens et contrôle des individus) est en passe de se réaliser au vu et au su de tous.
Cette "loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure" (Lopsi 2) envisage très concrètement le droit pour les services de l'Ordre et de la Sécurité intérieurs de placer sur les ordinateurs privés des particuliers et des entreprises des clés de connexion, et même d’installer à distances des logiciels pirates.
Certes, ce droit Big Brother ne serait utilisé que dans des affaires graves (terrorisme, pédophilie, etc.). Reste que la présomption de terrorisme, par exemple, ne mange pas de pain pour la police et peut toujours être invoquée après fabrication de toutes pièces d'un dossier bien senti. On a déjà vu ça...
Certes, cela se ferait sous contrôle de la justice (juge d'instruction). Reste que la reprise en main de l'appareil judiciaire par le gouvernement de l'Ordre et de la Sécurité intérieurs est flagrante. Je vous en parlais très récemment... et nous en reparlerons.


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