mercredi 25 mai

D'un édito à l'autre...

Hier, je saluais comme il se doit l'édito de Valérie Toranian en en exibant les partis-pris idéologiques qui, pour n'être pas affichés en tant que tels, n'en sont que plus prégnants ... et détestables pour le discours interlope qu'ils produisent. Aujourd'hui je veux saluer l'édito de Victorine de Oliveira qui avoue sa "naïveté" à l'occasion de l'intronisation d'Élisabeth Borne. Le collier de perles s'est bien oxymoriquement constitué ! Voyons :

1 - égalité femmes/hommes, comme "grande cause du quinquennat" ;

2 - dédicace par Élisabeth Borne de son tout nouveau poste de Première ministre aux "petites filles" ;

3 - gouvernement qui "semble faire la part belle aux hommes à la réputation douteuse lorsqu’il s’agit de leur comportement avec les femmes", ne serait-ce que ce si bon Darmanin qui bénéficie d'une "confiance sans faille" du Président ;

4 - "affaire Damien Abad" au sujet duquel est avancée "la présomption d’innocence – concept juridique ô combien dévoyé, qui indique seulement que la charge de la preuve incombe au ministère public. Mais depuis le 21 mai, les langues se délient pour reconnaître qu’“on savait”, comme toujours dans ces affaires. Damien Abad avait lui aussi la réputation d’être lourdingue (pardon, “séducteur”), et ça ne l’a pas empêché d’être nommé ministre. Et c’est justement ça le problème." Et Victorine de Oliveira d'appeler à nos mémoires Platon et Aristote qui pensaient que "l’exemplarité est une notion fondamentale pour la bonne tenue de la cité"...

En conclusion, l'éditorialiste écrit : "pour l’instant, ce second quinquennat signale encore aux petites filles qu’elles doivent serrer les dents (et les fesses) quelque temps." Triste époque, tristes survivances d'un temps qu'on voudrait révolu. 
Il m'arrive d'avoir honte d'être un mec !


 


mercredi 19 juin

Double peine ?

Sur le site de Libé, j'ai lu l'article daté 17 juin 2013 à 19:56 (mis à jour : 18 juin 2013 à 09:41) où Quentin Girard discute avec Émilie Jouvet, "réalisatrice et militante féministe prosexe" (=?). Avec cette sentence magnifique : "Les lesbiennes, elles, vivent une sorte de double peine : le sexisme en tant que femme et aussi la lesbophobie".justice_4064

Quoi qu'il en soit, il semble clair que, par exemple, quand une mère de famille mariée à un père de la même famille se découvre homosexuelle sur le tard et que les enfants du couple désuni par la révélation homosexuelle sont en âge d'être avec leurs parents, il est clair que dans ce cas-là, c'est bien le déni de paternité qui fonctionne a priori chez les juges, l'homosexualité n'étant pas, bien heureusement, défavorable à l'affirmation de maternité...

Mais dans ce cas, où est la double peine, chère Émilie ?

Ce fut mon histoire de père, il y a plus de vingt-cinq ans (histoire dont j'ai tenté de débarrasser mes méninges en écrivant une nouvelle) . Ce fut mon histoire de père ; c'est encore celle de nombreux pères.


Posté par brich59 à 10:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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