mardi 11 décembre

Obelix fait les gros yeux ?

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Terrible rapprochement à la Une du journal ultradroitier !

On dirait bien que l'écœurant Obelix inflige, par sa désertion fiscale, une sanction à Hollande...

Tous ces riches, enrichis par les Français (qui travaillent pour des salaires de misère chez les Mulliez, qui achètent à Auchan, qui vont au cinéma voir Obélix, etc.), tous ces riches qui seront éventuellement les premiers à entonner des leçons de patriotisme à l'adresse générale, tous ces riches ne sanctionnent pas Hollande, mais bien les Français...

Étonnant, non ?

 

 

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Par ailleurs, le Une du Parisien est elle aussi troublante. Le rapprochement entre la question des thèmes possibles en collège et la financiarisation de la justice aux États-Unis interpelle, comme on dit.

Ce que je sais, c'est que ma fille - qui était au collège il n'y a pas très longtemps, est choquée par l'idée que les $$ puissent stopper net la recherche judiciaire de la vérité dans une affaire de viol présumé...

Alors, on peut parler de quoi au collège ?



mercredi 28 septembre

Histoire de courroies

Eh beh, à lire la presse ces temps-ci et particulièrement aujourd'hui (Le Monde repris par d'autres), s'agissant des relations entre le judiciaire et le politique, on ne parle plus de courroie de transmission, mais de courroye tout simplement, et au masculin s'il vous plait !


mardi 16 novembre

Entreprises & Justice

Je reçois depuis quelque temps une information concernant le cocktail-débat organisé par le MEDEF le 24 novembre prochain sur le thème de la justice, ou plutôt des relations entre le monde judiciaire et le monde enchanteur des entreprises, c'est-à-dire des patrons d'entreprises (on notera, en passant, ce raccourci saisissant mais si courant qui assimile entreprise et patron de l'entreprise)...

L'argument est le suivant :
Les relations entre le monde économique et le monde judiciaire sont complexes, d’abord parce qu’elles coïncident le plus souvent avec un contexte de difficulté ou de tension pour l’entreprise. Mais cette complexité intrinsèque est renforcée par des préjugés réciproques entre les chefs d’entreprise et les juristes.
Du côté du monde économique, on stigmatise la méconnaissance de la fragilité de l’entreprise et de son mode de fonctionnement. On souligne les conséquences graves que peuvent entraîner la longueur des procédures et les décisions du juge, notamment dans la phase d’enquête. On dénonce l’
a priori systématique « contre les patrons », notamment dans les juridictions sociales.
Du côté du monde judiciaire, on se méfie d’un justiciable présumé puissant et influent, capable de mettre en œuvre des moyens juridiques, mais aussi de lobby ou de communication, pour défendre ses intérêts.
Cette situation d’incompréhension est-elle insurmontable ? Comment créer les conditions d’une relation plus propice à l’exercice serein de la Justice ?
La mise en œuvre de formations croisées ou le développement de la mixité des juridictions sont-elles des solutions pertinentes ?
Quelles sont les autres voies envisageables ?


Magnifique manichéisme ! On se croirait à Hollywood ou chez Disney ou ... !

Vous, je ne sais pas, mais moi ça me rappelle cet article de décembre 2007 signé par la Présidente du Syndicat de la Magistrature, Emmanuelle Perreux, et intitulé : LA JUSTICE ENTRAVÉE ! C'était dans le n°3 de l'excellent Sarkophage. J'en proposais alors un schéma - que j'offre à Madame Parisot pour qu'elle en fasse profiter ses amis  :

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samedi 28 novembre

Libertés publiques : une table ronde à Douai, le 9 janvier

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Le pdf correspondant est .       Venez nombreux !


samedi 18 avril

Les mots sont si importants !

Ainsi donc les salariés mécontents de la perspective du chômage ont été sommés par la justice française de ne pas porter atteinte au droit au travail, de ne pas "entraver la liberté du travail".
C'est bien pour ça qu'ils manifestaient leur colère, non ? Parce qu'ils se sentaient menacés dans leur droit au travail, parce que des décisions venues d'ailleurs allaient entraver leur "liberté de travailler" ?c73c21d
En fait le tribunal et les salariés manifestants sont d'accord : il ne faut pas porter atteinte au droit au travail, il ne faut pas entraver la liberté du travail...
Sauf que, si les salariés qui réclament l'assu­rance de leur droit au travail n'obtempèrent pas, ils auront une amende assez forte.
Sauf que si le tribunal avait été encore plus d'accord avec les manifestants, il leur aurait envoyé la force policière...

C h e r c h e z   l' e r r e u r  !


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mardi 23 décembre

Rapprochements terribles

Lu ce jour ce message "dernière minute" de NouvelObs.com

Mardi 23 décembre 2008 - 16h45

  • SABOTAGES SNCF Julien Coupat maintenu en détention par la cour d'appel > lire
  • JUSTICE Nicolas Sarkozy gracie partiellement Jean-Charles Marchiani > lire

J'avais pourtant cru comprendre que le Préfet était incarcéré pour des fautes avérées, alors que le jeune Julien était encore sous le coup de la présomption d'innocence...
J'ai mal compris ?
J'ai raté quelque chose ?
On m'a caché quelque chose ?
Ou alors j'ai la comprenette qui déraille ?

Joyeux Noël !?!?


mercredi 05 décembre

Quelle justice ?

Je ne peux que partager mon enthousiasme d'avoir lu un nouveau bimestriel, intitulé sobrement Le Sarkophage. L'objectif est nécessaire (contre tous les sarkozismes). Les signatures sont prestigieuses (Patrick Tort, Emmanuelle Pereux, Paul Ariès, Stéphane Lhomme, Olivier Le Cour Grandmaison, etc. pour le n°3 que j'ai sous les yeux). Tout est à lire, les analyses comme les brèves !

Je ne résiste pas au plaisir de t'offrir, perspicace lecteur, un schéma qui exhibe l'intérêt de l'analyse que la Présidente du Syndicat de la Magistrature, Emmanuelle Perreux, nous livre du projet sarkozien à l'endroit de la justice - article que l'auteure intitule positivement "La justice entravée". Le schéma peut être lu dynamique (diaporama fait sous powerpoint2003) ou statique (gif). Bien sûr, ce cadeau que je te fais, ami lecteur, ne te dispense pas de lire l'analyse dans les termes où Le Sarkophage la publie. Le "résumé" ne saurait se substituer au document qu'il présente. Il veut juste donner envie de le lire.