dimanche 29 juin

Courage, capitulons !

Il y a deux semaines, je me disais que les enfants scolarisés des traditionalistes étaient bien courageux de vivre sous la coupe de parents pareils. 

Eh bien on ne peut pas en dire autant du gouvernement Valls, qui capitule devant ces mêmes tristes sires pour qui les traditions les plus éculés valent arguments induscutables ! Ceux qui président à notre destinée sont incapables d'opposer à ces traditionalistes des arguments clairs pour permettre à notre société de renoncer aux pratiques discriminatoires les plus basiques, les plus injustes et surtout liées à l'état le plus rétrograde de notre société ! À quand la Sainte Inquisition ? À quand un petit massacre d'hérétiques ?

Le très catholique premier sinistre serait-il en train de faire prendre la mayonnaises traditionaliste dans le pot gouvernemental ? Ou bien n'est-ce qu'une reculade de plus du trop courageux président ?

Miséricorde païenne ! Pauvres de nous !


 

 

Posté par brich59 à 08:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mardi 01 janvier

On en revient à l'oxymore, alors ?

Fin des voeux voeuxprésidentiels pour 2013 : Il y a de l’honneur dans une grande Nation comme la nôtre à être capable de conjuguer compétitivité et solidarité. Performance et protection. Réussite et partage. C’est l’ambition de cette France réconciliée et confiante en elle-même que je porte pour l’année qui s’ouvre. C’est cette ambition qui donne un sens à l’effort de tous. Vive la République ! Vive la France !

Bon ! C'est encore mieux que je croyais ! Il avoue la contradiction objective où il met le socialisme : jouer le grand écart entre compétition et solidarité. Grand honneur en effet pour notre "grande Nation" que d'envisager l'impossible. L'utopie sociodémocrate est ici à son comble. L'Europe de Delors a trouvé là son chantre nationaliste...

Etonnant qu'un homme qui semble si intelligent n'ait toujours pas compris qu'il y a deux libertés incompatibles et inconciliables, celle de l'ultra-libéralisme et celle de l'ultra-humanisme. La première est une liberté individuelle qui laisse, pour l'aspect collectif des choses, apparaître la fameuse main invisible - que personne n'a encore jamais vue. C'est ce qu'on valorise comme liberté d'entreprendre, liberté d'exploiter etc. La seconde est d'abord liberté collective, liberté partagée qui laisse apparaître la fameuse égalité - que personne n'a jamais vue, hormis au fronton de la République. Deux libertés inconciliables donc : la première liberté se déploie dans l'idéologie de la compétition et s'actualise en forme de conflit des uns contre les autres, là où la seconde liberté se déploie dans l'idéologie de la solidarité et s'actualise en forme de partage entre les uns et les autres. La première fait que, dans cette lutte des places que décrivaient assez bien Vincent de Gaulejac, Isabelle Taboada Léonetti et alii, l'arithmétique veut que 1+1=1, voire 0, que de la compétition de l'un contre l'autre un seul sorte vainqueur voire aucun, alors que dans la seconde l'arithmétique est plus généreuse : 1+1=3, de la coopération solidaire chacun se retrouve et gagne le collectif ainsi constitué...

En poésie, l'oxymore permet la nuance. En politique il permet l'entourloupe et la manipulation des consciences. Il s'agit alors, comme disait François Brune, de "tromper les bonnes âmes en affectant de concilier l’inconciliable"... comme je disais à la fin de l'été 2009.