mardi 10 mai

Techniques documentaires : formations courtes en région

Deux actions de formations sont organisées par le CUEEP sur la recherche d'information :

Par ailleurs, l'ADBS Nord propose une formation de cinq jours pour s'initier aux techniques documentaires. C'est dans la semaine du 5 décembre 2011.

PENSEZ À Y RÉFLÉCHIR ET À EN PARLER À VOTRE EMPLOYEUR
DÈS MAINTENANT !

Le plus tôt est le mieux. Et si vous souhaitez des renseignements sur la formation aux techniques documentaires en région Nord, n'hésitez pas à me solliciter...


 

 


lundi 21 février

Mythique relation formation-emploi

Il y a des idées fausses mais tenaces dans notre idéologie, comme celle qui fait un lien direct entre formation voire éducation et insertion voire emploi. Comme disait un copain d'il y a trente ans, la formation n'a jamais créé d'emploi, mis à part les emplois de formateurs ! Je passe sur les justifications théoriques et pratiques de ce que j'avance : il n'y a aucun lien direct entre la formation et l'emploi. Tous ceux qui prétendent le contraire sont ignorants ou salauds (faisant porter la responsabilité du chômage à ceux qui n'y sont ni directement ni indirectement pour rien).

Un des paramètres du financement de la formation (continue et initiale) est le taux d'insertion des formés. Stupidité de courte vue. Allégeance de fait à un patronat ultralibéral qui veut mettre à sa botte la force de travail des hommes et des femmes (quelques fois des enfants). Retour de la trop fameuse "armée de réserve"...  dont personne ne parle trop parce que l'expression est par trop "politique".

D'où l'intérêt d'études scientifiques qui touchent cette question de la relation entre emploi et formation. La dernière en date : Peut-on classer les universités en fonction de leur performance d'insertion ?. Les auteurs  en sont Jean Bourdon, Jean-François Giret et Mathieu Goudard. Ils font partie de l'IREDU (Dijon).

Presse_papier01


jeudi 03 février

Salon régional des métiers et de la formation tout au long de la vie

Les professionnel(le)s de l'information et de la documentation seront au Salon des métiers qui se tient à Lille du 10 au 12 février prochain. Petit avant-goût en cliquant sur l'image ci-dessous :

imageSALON

Reste que rien ne remplacera jamais le contact humain et le dialogue chaleureux, avec des enseignants de l'UFR IDIST de Lille3, des documentalistes de la Région Nord-Pas de Calais et des membres de la délégation régionale de l'ADBS.

À bientôt !


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samedi 15 janvier

Salon régional des métiers et de la formation tout au long de la vie

logo_regionC'est un rendez-vous lillois annuel : la délégation Nord-Picardie de l'ADBS participe activement au fonctionnement du stand Information-Communication du Salon régional des métiers et de la formation tout au long de la vie - qui se tient au Grand Palais de Lille les 10, 11 et 12 février 2011 (infos pratiques).

Cette participation  s'exerce à l'invitation de service documentation du Conseil régional  Nord-Pas de Calais et en compagnie des enseignants de l'UFR IDIST de  l'Université de Lille3, notamment.

Les membres de la délégation Nord-Picardie de l'ADBS seront présents tout au long du salon. Ils pourront répondre à vos interrogations sur les métiers de l'information-documentation ainsi que sur les formations... L'entrée est gratuite.

[Petite page pour la visite]


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vendredi 08 octobre

L'UFR I D I S T s'affiche

bandeauL'UFR IDIST de l'Université de Lille3 vient de mettre à jour l'ensemble de ses guides des études. C'est sur la page web de l'institution.

 


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vendredi 10 septembre

INTERNET : Recherche d'info & veille

Le CUEEP épaissit progressivement son offre de formation s'agissant de la culture numérique.

CataCUEEPIl a notamment mis à son catalogue deux courtes formations mobilisant des compétences documentaires :

Ces stages de trois jours (deux jours contigus puis une journée environ un mois plus tard) s'adressent à tout professionnel - professionnel de l'information et de la documentation ou non - devant effectuer des recherches d’information sur Internet et/ou réaliser la veille stratégique pour son entreprise.
Les seuls pré-requis sont de savoir utiliser un navigateur et de maîtriser les fondamentaux d’Internet, un environnement informatique et des outils bureautiques classiques.
Deux sessions par an sont programmées : la première en octobre/novembre, la seconde en mars/avril. Nous sommes bientôt en octobre, alors n'attendez plus pour vous inscrire...

Pour accéder au catalogue complet du CUEEP, il suffit de cliquer sur l'image ci-dessus. Vous aurez ainsi une idée de la richesse et de l'actualité de l'offre de formation de cet organisme public né à la fin des années 60...
À très bientôt...


dimanche 07 mars

Les métiers de la formation

Quels sont les impacts de l'individualisation sur les parcours de formation mais aussi sur les métiers de la formation ?

Discussion de professionnels autour de ces deux questions lors de la journée d'étude organisée au CUEEP :

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Documents à télécharger : affiche ; programme ; diaporama...


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vendredi 05 mars

Écologie et formation

logocafelivresJ'étais hier soir au Café-Livres. J'aime les livres. L'idée de lire en buvant une bonne bière ne m'est pas désagréable... Mais ce n'est pas pour satisfaire ce type de plaisir que j'étais au Café-Livres hier soir. C'était pour participer à  un Café-converse intitulé Quelle éducation, quelle formation voulons-nous ?. La page du site http://lille.lesverts.fr annonçait un débat autour des propositions d’Europe Écologie avec notamment Sylvain Hannebique, candidat sur la liste Europe Écologie - Nord, membre de l’ICEM - pédagogie Freinet, directeur d’école primaire à Mons en Baroeul. Sandrine Rousseau, scientifique pur jus mais femme politique engagée aussi bien à l'Université de Lille1 (elle y est Vice-Présidente chargée de la Vie étudiante et de l'égalité Femmes-Hommes) que chez les Verts, était là, elle aussi. J'étais venu parce que l'idée me plaisait de discuter de l'avenir de la formation continue avec des gens dont je partage a priori le goût pour le respect de l'autre et la solidarité authentique.

Comme on devait s'y attendre, il n'y avait pas foule. Comme si le débat de proximité était passé de mode et que les citoyens attendaient après Arlette Chabot pour "participer" au débat politique, en spectateurs à qui l'on assène de la publicité commerciale sans qu'ils qu'ils l'aient demandé... Bref, quelques rares sympathisants, en plus des membres du groupe des Verts. Sauf un Monsieur très cérémonieux, à la voix style Piéplu et l'élocution ampoulée, qui intervenait souvent pour exhiber une idéologie entrepreneuriale très classique, pensant jouer ainsi, je suppose, les empêcheurs de penser en rond... 

Le débat fut ouvert par l'intervention de Sylvain qui présenta son expérience, passionnante et porteuse d'espoir et d'utopie. La question des transferts méthodologiques fut posée à partir de son récit. Puis on aborda une foule de sujets fort intéressants. On n'accosta jamais aux rives de l'éducation permanente et/ou de la formation continue, pourtant "compétence" phare des Régions. Dommage !

Dommage car j'avais lu attentivement le programme politique, appréciant que l'on veuille enfin remettre les principes de l'éducation permanente au cœur des dispositifs de formation. Tout un état d'esprit ! Et j'étais fort intéressé d'aller plus loin, de poursuivre la réflexion telle qu'elle s'ébauche sur le papier. J'avais lu ce programme comme abordant la question de la formation sous un aspect "dispositif" et sous un aspect "filières". J'avais même fait un schéma de lecture pour moi. Fort de cette lecture structurée, j'avais du coup un tas de questions, du style

  • Mettre en place d'importants programmes territoriaux de formation permanente, mais comment ? Avec quelle organisation, quelle prise en compte des forces locales (identifiées comment), quelle procédure de concertation territoriale, etc. ? Et comment casser ce détestable esprit de concurrence inhérent au fonctionnement en marché - esprit qui empêche toute cohérence territoriale au profit de la cohérence commerciale des organismes de formation, etc. ?

  • Développer l'enseignement des savoirs fondamentaux afin de faciliter l'accès aux droits et à l'autonomie sociale et professionnelles pour tous, fort bien ! Mais alors comment poser la question du financement (rentabilité, solvabilité de la satisfaction des besoins sociaux fondamentaux) ? Comment réussir à bien marquer l'importance de l'idée d'une "rentabilité sociale" qui ne se compte pas en euros etc. ? Et puis vient fatalement les questions liées aux méthodes pédagogiques. Autant la compétence Formation Initiale d'une Région exclut le pédagogique (sinon par rebonds, à partir de construction et d'aménagement des lieux éducatifs), autant la compétence Formation Continue / Éducation Permanente l'inclut nécessairement. Du coup quelles méthodes préconiser  Et comment évaluer le pédagogique ? etc.

  • Soutenir les formations qui permettent l'émancipation et l'épanouissement des personnes ne peut qu'enchanter les personnes qui, comme moi, se désolent des fragmentations que la politique impose à la personne humaine ! Mais alors comment réussir cette nécessaire cohérence des politiques (éducation permanente, formation initiale, culture, économie, ...) en termes de programmation, d'opérationnalisation et d'évaluation de la politique publique ?

  • etc.

J'avais plein de questions dont je dépose ici quelques exemples, comme Héraclite avait jeté son manuscrit qui n'intéressait personne derrière l'autel d'un temple, espérant qu'il serait enfin lu par un quidam, comme une bouteille à la mer.


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vendredi 05 février

Faites ce que je dis, pas ce que je fais !

Un jour - je ne dirai ni où ni quand -, il m'est arrivé une drôle d'histoire !

Un groupe d'enseignants et de quelques professeurs-documentalistes étaient réunis pour écouter la bonne parole d'un gourou ès intelligence économique & veille pédagogique, se posant volontiers en ostensible garant de l'ordre public et en inlassable dénonciateur des pratiques de piratage et de plagiat, oboulo et wikipedia en prenant ici pour leur grade. Le thème qui motivait un tel regroupement relevait de la problématique de la "culture informationnelle" telle que les enseignants du secondaire peuvent avoir envie d'en entendre parler, sans peut-être savoir exactement de quoi il retourne - expression relativement nouvelle, généreusement créée et abondamment utilisée par les professionnels de l'information et de la documentation, expression que lesdits enseignants tentent d'approcher, malgré les éventuelles peurs qu'elle peut susciter en eux. Courageux donc, ces enseignants, qui bravent leur propre peur et sont prêts à affronter un inconnu multiforme qu'ils ont le sentiment de partiellement connaître par ses usages - ceux de leurs élèves - et par ses promesses - celles du monde autorisé ambiant qui ne jure plus que par les ENT et autres merveilles de l'informatique webesque. 

Bref ! Le gourou fait le gourou. Rien d'extraordinaire en somme : il parle de lui et de lui, de ses interventions à des colloques à l'étranger, mais aussi de sa famille, femme et enfants - que des gens bien ! Il parle de ses étudiants aussi - de ses étudiants qui plagient comme on n'en peut plus, osant lui présenter des mémoires webpatch­workesques. C'est difficile à prononcer, je sais ! Mais faut qu'on s'habitue... Gourou nous cite maintes et maintes manipulations plagiantes dans des circonstances complétement folles ! Vraiment nuls ces étudiants : le gourou sait débusquer la faute morale et le manquement cognitif, sans faiblir ! Faut dire qu'il a la faconde, le gourou ! Un minuscule défaut d'élocution ajoute d'ailleurs je ne sais quel charme à cette "logorrhée verbale" (je mets les guillemets parce que j'emprunte cette exquise expression à un ami que je ne citerai pas mais qui ne mérite pas que je lui pique purement et simplement son expression - l'amitié n'autorise pas le vol), logorrhée verbale pourtant relativement vide d'apport informatif positif et transférable. Il parle de lui et de lui...

Bon !
Puis vient le moment où l'on comprend que la culture informationnelle est en fait la connaissance sinon la maîtrise d'outils webesques qui permettent de trouver de l'info sur la toile, la toile visible, la toile invisible, la toile entre deux, bref toutes les toiles. Un vrai musée !

Ils ne jurent tous que par Google ! Les imbéciles ! Imbéciles parce que, primo, il faut savoir l'utiliser le Google qui veut nous manger tout cru sans qu'on y puisse rien, et, secundo, il n'y a pas que le Google qui veut nous manger tout cru sans qu'on y puisse rien ! Et notre gourou de défiler alors une liste d'outils webesques. Moi qui m'étais glissé dans le groupe pour en finir avec mes bricolages en matière de veille stratégique (bricolage technique) et en matière de formation à la culture informationnelle (bricolage pédagogique), je dois avouer que je fus fort dépité lorsque, très vite, je me suis rendu compte que notre gourou s'était confectionné comme support exhibé de son intervention une stricte copie du superbe multipage consacré aux outils de recherche Web que tiennent à jour mes complices de l'ADBS, Clipboard01Véronique Mesguich et Armelle Thomas, en prolongement du non moins superbe Net recherche 2009 : le guide pratique pour mieux trouver l'information utile et surveiller le web que publie l'ADBS (3e édition, 2009). Un super copier-coller de pages html vers un document en .doc.
Encore a-t-il sélectionné à l'oral quelques outils particuliers, mais sans rien ajouter à la présentation si ce n'est de vagues expériences très personnelles (mon fils, ma femme, moi et les autres ).
Je crois donc
que j'ai bel et bien perdu ma demie journée ! Moi qui cours après le temps, c'est bien ma veine !

Sauf que j'ai tout de même appris quelque chose : les gourous sont (nécessairement ?) des filous. Car notre homme, à aucun moment, n'a indiqué la source du document qu'il exhibait comme sien. Notre pourfendeur du plagiat en était en fait un adepte ! Du coup, la seule valeur pédagogique ajoutée résidait dans la barde expérientielle dont il enveloppait l'information disposée par d'autres, comme la tranche de viande grasse voire de gras de viande qui entoure une belle pièce de viande. Sauf que le lard n'a jamais tenté de se faire passer pour du rôti - sauf en temps de grande misère...

Pauvres de nous !


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Et si les journalistes faisaient attention à ce qu'ils écrivent ?

Clipboard01Le Nouvel Observateur de ce jour titre sur Les diplômes qui donnent du travail, comme si le diplôme donnait du travail, la formation récompensée par un diplôme pouvait donner quoi que ce soit en matière de travail, hormis les emplois d'enseignants et autres boulots liés au fonctionnement même de la formation !

Non aucun diplôme ne donne du travail !

Tout juste le diplôme aide-t-il son détenteur à se mieux placer dans la file d'attente de la recherche d'emploi (la lutte des places, comme disait l'autre, est ici à l'œuvre). C'est bien l'emploi qui donne du travail. Tout simplement. C'est-à-dire que ce sont les patrons qui, offrant des emplois, donnent du travail. Après, en dernière instance, ce sont les propriétaires des outils de production qui décident des emplois à offrir et à supprimer. Fonds de pensions et autres funestes capitalisteries...

Pourquoi donc les journalistes, de quelque bord idéologique qu'ils s'affichent, perpétuent-ils cette vaste illusion que la formation et/ou le diplôme donne du travail, si ce n'est pour culpabiliser les chômeurs, pour les contraindre à internaliser la responsabilité du chômage - ce que le petit moyen grand capital s'évertue à faire depuis des lustres voire des siècles. C'est pour moi la seule explication possible. L'autre hypothèse consisterait à voir dans les journalistes des gens de peu de réflexion - ce que je ne veux pas imaginer un seul instant !

Le diplôme comme atout pour ramasser le premier la miette d'emploi que le capital jette trop généreusement dans la mêlée où, très concrètement, se disputent les demandeurs d'emploi - dispute qui les occupe et les empêche de revendiquer la simple justice sociale etc.
La lutte des places a ceci de capitalistiquement vertueux qu'elle hypothèque l'hypothèse même de lutte de classes : les gueux se battent entre eux ; les non-gueux sont peinards !

Est-ce vraiment là le souhait de l'équipe rédactionnelle du Nouvel Observateur ?