vendredi 01 décembre

Autour du Requiem de Gabriel Fauré

Ensemble Vocal COL CANTO, direction Bruno Richardot
Anne Rousseau, soprane ; Jean-Jacques Steux, baryton-basse
Aurélien Fillion, orgue ; Anne-France Dumoulin, violon ; Solveig Meens, violoncelle

Vendredi 15 décembre à 20h30
ÉGLISE DU SACRÉ-CŒUR
(Croisé-Laroche)
Tarifs : 10€/8€
Réservations : colcanto59@gmail.com

Le chef-d’œuvre emblématique de Gabriel Fauré est présenté dans sa version la plus intime et recueillie, par l’ensemble vocal COL CANTO et son nouveau chef Bruno Richardot, autour de l’orgue de l’église du Sacré-Cœur accompagné par le violoncelle et le violon. En harmonie avec ce temps fort du concert, choristes et musiciens interpréteront quelques œuvres que Fauré composa dans la première période de sa vie.

Manifestation associée au festival Liaisons Musicales de Marcq en Baroeul, ce concert en clot la saison 2017.


 

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mercredi 01 février

FAURÉ : Messe basse (documents de travail)

Voici quelques documents de travail pour travailler la Messe basse pour ensemble vocal féminin et orgue ou harmonium de Gabriel Urbain Fauré :

L'IMSLP consacre une page à cette oeuvre un peu oubliée, avec partition (l'édition princeps de 1907 chez Heugel à Paris) et enregistrement sonore (ensemble masculin [?] dont je laisse la qualité de la prestation à votre jugement). On pourra écouter cette messe basse par l'ensemble féminin Exaudio d'Igualada (Barcelone) sur YouTube ici (vidéo de concert) ou par les Cambridge Singers (John Rutter, direction ; Ruth Holton, soprano solo) ici (juste le son) ou là (partition déroulante).

Cette "messe brève" [plutôt que "messe basse" - qui est un office non chanté !], publiée en 1907 donc, a en fait été écrite bien avant, à savoir au début des années 1880. Plusieurs parties faisaient en effet partie de la Messe des pêcheurs de Villerville pour choeur de femmes et orchestre de chambre, que Fauré composa avec André Messager et dont l'exécution, par les dames et jeunes filles en villégiature à Villerville l'été 1881, fut donnée au profit de l'association locale de pêcheurs...

 


 

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mercredi 26 juin

JS Bach : Messe en si (Proms 2012)


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vendredi 21 juin

L'horloge de Baudelaire

En cette édition 2013 de la fête de la Musique, je réalise un vieux projet : proposer une mise en musique du poème intitulé "L'Horloge", que Baudelaire publia dans L'artiste du 15 octobre 1860 et qui fut intégré dans la seconde édition des Fleurs du Mal (1861), sous le n°LXXXV.

Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : " Souviens-toi !
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible,

Le plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse ;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.

Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote : Souviens-toi ! - Rapide, avec sa voix
D'insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !

Remember ! Souviens-toi, prodigue ! Esto memor !
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or !

Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c'est la loi.
Le jour décroît ; la nuit augmente, souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif ; la clepsydre se vide.

Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard,
Où l'auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le repentir même (oh ! la dernière auberge !),
Où tout te dira : Meurs, vieux lâche ! il est trop tard ! "

J'en ai fait une chanson pour ensemble vocal, deux pupitres de femmes et un pupitre ténor-baryton : L'Horloge (fichier pdf). La lignebaudelaire_par_nadar des alti se dédoublant fréquemment, j'ai préparé également une édition sur quatre lignes (sopr., mezzo, alti et barytons). Une version un ton en dessous (pour le confort vocal des sopranes) est .

Le composant, j'ai pensé à ce groupe d'amis salariés du Conseil régional Nord-Pas de Calais que je fais travailler une fois par semaine, Chocoreg, et qui se produira pour la première fois ce 21 juin dans l'Hôtel de Région (chansons Renaissance française)... Ce groupe est composé d'amateurs en général non lecteurs. D'où la relative facilicité de l'exécution de L'Horloge. Du moins ai-je tenté une écriture simple - ce qui est relativement compliqué ;-). Par ailleurs, comme de nombreux ensembles vocaux, Chocoreg manque d'hommes. D'où la réduction à un seul pupitre des voix ténors et barytons.

Bref, du cousu main pour Chocoreg qui devrait aller comme un gain à maints ensembles.


 

 

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vendredi 07 décembre

Offrande médiévale

Une copine chanteuse m'annonce le prochain concert de l'Offrande Médiévale qui aura lieu le 15 décembre à 18h30 à l'église Sainte-Marie Madeleine d'Englos. Au programme Un Noël médiéval, pour trois voix de femmes. Pour écouter quelques unes de leurs productions, rendez-vous sur leur espace. Vous pourrez y entendre de bien belles chansons médiévales, comme cet A Dieu commant Adam de la Halle ou cet Ave maris stella.


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vendredi 11 mai

Des musiciens amateurs

20120319_19h50a

 

 

20120319_19h50b

des choristes et des instrumentistes amateurs travaillent dans un amphi de l'université de Lille1 : ils montent le Requiem de Mozart...


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jeudi 16 juin

Tristan Corbière : Le Crapaud

Tristan Corbière (1845/1875)
Couverture originale de l'oeuvre parue en 1873 chez les frères Gladys.
Les Amours jaunes : 21,   « Le crapaud »

Un chant dans une nuit sans air...
  La lune plaque en métal clair
  Les découpures du vert sombre.

... Un chant ; comme un écho, tout vif
  Enterré, là, sous le massif...
  - Ca se tait : Viens, c'est là, dans l'ombre...

- Un crapaud ! - Pourquoi cette peur,
  Près de moi, ton soldat fidèle !
  Vois-le, poète tondu, sans aile,
  Rossignol de la boue... - Horreur ! -

... Il chante. - Horreur !! - Horreur pourquoi ?
  Vois-tu pas son œil de lumière...
  Non : il s'en va, froid, sous sa pierre.
  .....................................................................
  Bonsoir - ce crapaud-là c'est moi.

(Ce soir, 20 juillet)



Tristan CorbièreLes amours jaunes, expériences de la vie amoureuse dont on doit rire jaune... La vie amoureuse de Tristan Corbière semble avoir été une suite de désillusions - qui ne méritent qu'autodérision.

Ce texte m'a depuis toujours fasciné, depuis mes quinze ans.

Peu avant la quarantaine, j'en ai fait une chanson pour quatre vois mixtes, une chanson assez facile à monter en ensemble vocal.

Quatorze ans plus tard, après avoir entendu souvent les pupitres féminins de Cœli et Terra chanter des œuvres pour voix égales, l'idée me prend d'écrire une  « sérénade tragicomique » pour voix de femmes et baryton soliste sur le même texte, agrémenté d'autres passages poétiques de Corbière, notamment ces quelques lignes de « Paysage mauvais », écrit dans les marais de Guérande :

[...]     Les crapauds,
Petits chantres mélancoliques
Empoisonnent de leurs coliques,
Les champignons, leurs escabeaux.


Ces partitions - réécrites sous musescore, super logiciel de gravure gratuit et portable (réécriture qui justifie le présent message) - peuvent être téléchargées. Elles sont sous un copyright qui autorise leur libre diffusion, leur copie et leur interprétation, dans le respect de leur paternité et sous réserve qu'elles ne subiront aucune modification et qu'aucun profit économique n'en sera tiré. Tout cela est bien sûr absolument gratuit.
J'ai écrit toute cette musique pour qu'elle soit chantée. Cela signifie que son interprétation n'est pas insurmontable, même si elle nécessite une qualité d'écoute importante et une bonne assurance vocale.


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vendredi 08 avril

Dante Alighieri (Nel mezzo del cammin di nostra vita)

Divina Commedia :
        Inferno, primo canto
(v.1-7)

statueDante Nel mezzo del cammin di nostra vita
    mi ritrovai per una selva oscura,
    ché la diritta via era smarrita.
        Ahi quanto a dir qual era è cosa dura
    esta selva selvaggia e aspra e forte
    che nel pensier rinova la paura  !
        Tant'è amara che poco è più morte.

 La Divine Comédie :
        L'Enfer, premier chant
(v.1-7)

  Au milieu du chemin de notre vie
    je me retrouvai dans une forêt obscure
    car j'avais perdu le droit chemin.
        Ha, combien il est dur de dire ce qu'était
    cette forêt sauvage et âpre et rude
    qui, du seul fait d'y penser, renouvelle ma peur !
        Elle est si cruelle que la mort ne l'est guère plus.

 

Dans ce texte qui ouvre la descente aux enfers de Dante, avant même que Virgile ne se soit institué son guide, deux forces distinctes se succèdent : tout d'abord (v.1 à 3) le sentiment de déperdition, ensuite la peur (v.4 à 7). D'où les deux périodes du madrigal (pour ensemble vocal mixte) que j'ai composé pour ce texte.

 

La déperdition, ici concrètement le sentiment de se perdre dans une forêt obscure, se traduit musicalement par un mélange de rectitude et de confusion. Ce mélange occupe toute la première partie du madrigal (pp.1-9, i.e. mes.1-129).
La rectitude est tant mélodique [thème initial par exemple] qu'harmonique [mes.110-129, par exemple]. Elle signifie la linéarité de la vie, de notre vie, que l'on prend en son milieu, la rectitude du droit chemin, rectitude perdue. Quant à la confusion, elle se matérialise dans le foisonnement, dans les bruissements parfois insupportables, sombres et terrifiants qui marquent les respirations de la forêt obscure. Cela s'indique dans le malaise incessant généré par le frottement quasi permanent du ré bémol avec le do, ou du ré naturel avec le ré bémol [mes.28-42 ou 110-115, par exemple] ; et, plus terrible, l'épaisseur de l'obscure forêt est rendue par un couple d'accords identiques et différents (échanges) où la respiration devient suffocation [mes.16-19 (ci-dessous), 58-61, 64-67, 85 et suiv.].

 

 

Toute la seconde partie du madrigal (pp.10-20, i.e. mes.130-266) est habitée par la peur, peur de la déperdition dans l'obscure forêt, plus terrifiante encore que la peur même de la mort. Tout d'abord une longue et lente plainte, développée dans l'interjection de souffrance ahi (mes.130-174). Puis le discours se reforme, reprend de la consistance, avec un thème sinueux inlassablement répété, l'épaisseur harmonique de l'obscure forêt étant toujours là, tapie dans l'ombre, dans sa propre ombre, prompte à envahir l'espace sonore... Enfin (mes.223 sqq.), la grande peur frissonne dans la déchirante voix de celui qui ne fait que se souvenir de l'obscure forêt, la peur frissonne jusqu'à s'éteindre dans la mort.

 DanteV2011_Page_01

Chefs de choeurs, directeurs d'ensembles vocaux, si vous souhaitez étudier ce madrigal ou le mettre à votre répertoire, n'hésitez pas à télécharger la partition (nouvelle édition 2011 !)...

Une présentation plus détaillée et un document de travail sont disponibles sur Tard-Bourrichon.fr.

 Mais l'idéal, c'est de chanter ! Alors, si vous faites quelque chose de cette composition, il serait sympa de me le faire savoir.

Juste pour savoir ;-) 



 

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mardi 22 mars

La chanson du pauvre (Augustine Tuillerie, 1869)

En 1869, Augustine Tuillerie, alias G.Bruno, publiait Francinet. Livre de lecture courante. Principes élémentaires de morale et d’instruction civique, d’économie politique, de droit usuel, d’agriculture, d’hygiène et de sciences usuelles, son premier "roman pédagogique". Le second est plus connu et fut un énorme succès de librairie : il s'agit du Tour de la France par deux enfants...

Augustine Tuillerie (1833-1923) est une femme étonnante et il est dommage que personne n'ait encore fait le travail historien qui nous permettra de mesurer tous ses talents. Tout d'abord, en tant que femme, elle semble avoir réussi à imposer sa liberté, à une époque où la bourgeoisie était d'abord masculine. Ensuite, idéologiquement, le déploiement de son œuvre coïncide avec la construction sociale et politique de la laïcité. Enfin, pédagogiquement, sa conception de l'éducation est globalisante et relativement prémonitoire (négociation de l'articulation entre travail et l'apprentissage, etc.)... L'article que lui consacre Wikipédia est très limité. Du coup, moi qui ne suis pas historien, j'ai ouvert un chantier concernant Augustine Tuillerie et le thème de "la chanson du pauvre" sous la forme d'une carte heuristique - que j'espère pouvoir terminer bientôt (si jamais un tel travail est "terminable"). Toute remarque ou tout apport visant à m'aider à alimenter cette carte (CmapTools) seront bienvenus. Ce qui pourrait ainsi donner lieu à une mise sur la place publique de ce travail.

La chanson du pauvre, en 1869, c'est une page du roman Francinet, paroles et musique de l'auteur. C'est la chanson que fredonne, la nuit, un enfant qui travaille, encore et toujours. C'est, "dans le silence de la nuit, une voix [qui s'élève], une petite voix d'enfant, triste, plaintive"...
La chanson du pauvre, en 2008, c'est une chanson pour chœur à 4 voix mixtes que j'offre à la communauté chantante.
Les six strophes sont traitées, chacune différemment.
Elles sont précédées d'une introduction sans parole (
strophe n°0) où le thème est harmonisé très simplement.

Chanson_du_pauvre_Page_1

Suivent les strophes 1 et 2 sont harmonisées à 3 voix : le thème est donné aux femmes, les deux voix d'hommes faisant "accompagnement", puis aux hommes, les deux voix de femmes les accompagnant.
Chanson_du_pauvre_Page_2

Chanson_du_pauvre_Page_3

Les deux strophes suivantes sont harmonisées à 4 voix, la strophe 3 de façon très classique, la suivante avec dans une écriture harmoniquement plus ouverte.
Chanson_du_pauvre_Page_4

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Suit la strophe 5, un duo très simple voix de femmes/voix d'hommes, qui peut être chanté par le chœur, par un plus petit ensemble voire par deux solistes.

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Enfin, la dernière strophe, avec son début fugué, est d'une écriture un peu plus complexe, mais reste très simple à chanter (pas comme mes autres partitions !).

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Chanson_du_pauvre_Page_8

J'ai voulu, en travaillant cette page de Francinet, à la fois rendre hommage à cette femme extraordinaire que fut Augustine Tuillerie et offrir une musique simple et facile d'accès aux chorales d'amateur(e)s - c'est-à-dire à tous ces gens, si nombreux dans le Nord-Pas de Calais, qui pratiquent assidument leur passion, forcément partagée, pour la musique chorale. Pour faciliter le travail des chefs, j'ai confectionné une réduction clavier de l'ensemble.

Enfin, en cette année anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (DUDH), le texte d'Augustine Tuillerie, malgré son côté bigot d'un autre temps (compensé par le voisinage d'un Jean Macé - cf. en haut de ma carte heuristique), est d'une actualité stricte.. Hélas !

Si vous faites quelque chose de cette composition, il serait sympa de me le faire savoir. Juste pour savoir ;-)


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mercredi 18 juin

AI & DUDH

Amnesty International vient de publier son rapport 2008 - 2008, année du soixantième anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Amnesty propose une vidéo :

Moi je proposais juste une chanson pour chœur...

Pendant ce temps-là, en France...


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