jeudi 07 juillet

Vox populi ?

Aurore Berger, cheffe de file des députés Macron, critique sévèrement ceux qui voudraient selon elle "contester dans la rue" les résultats des élections (intervention à l'Assemblée le 6 juillet, après le discours de politique générale de la première sinistre).

Que dire alors de la contestation systématique des résultats électoraux finement analysés ?
Ça a commencé en 2002-2007, quand Chirac mène une vraie politique de droite après avoir été élu avec les voix des gauches qui ne voulaient pas adhérer au projet chiraquien mais faire barrage à l'horreur brune. Il y eut aussi le referendum sur le traité européen de 2004 que les électeurs refusèrent en 2005 mais fut malgré tout adopté de force par le Parlement trois ans plus tard. Puis il y a eu Xavier Bertrand lors des régionales (Nord-Pas de Calais) en 2015 : même parti politique, même entourloupe. Puis Emmanuel Macron en 2017 et cette année 2022. Ce n'est plus le même parti, mais c'est bien toujours cette droite française dite républicaine, Macron faisant moins penser à Chirac qu'à Giscard - qui rêva d'unir sous son panache les deux tiers des Français mais n'y parvint pas...

Une simple lecture arithmétique des résultats des dernières élections présidentielles permettra de comprendre cette entourloupe que nous impose la droite française. Au premier tour, Macron a recueilli 38,5% des voix des inscrits ; ce qui veut dire que non seulement il a été élu au second tour grâce à des voix qui le honnissent mais aussi qu'il n'a pas recueilli une majorité de voix des Français inscrits pour voter. Si l'on s'en tient aux votes exprimés lors du premier tour, on en est à 27%, à peine plus du quart des français ayant exprimé leur choix.

Ceci étant, Macron et ses suiveuses et suiveurs n'ont de cesse d'affirmer que le projet macronien fait l'objet d'un désir majoritaire. Histoire de minimiser la débâcle des législatives, histoire surtout de contester les résultats des urnes... Encore faut-il analyser sincèrement ces résultats et ne pas en rester à des formalités de premier niveau ! Hélas, la sincérité ne semble pas faire partie de l'arsenal moral de notre droite française - qui aujourd'hui ne se cache pas de préférer l'extrême-droite à la gauche républicaine à l'Assemblée. Mais c'est un autre sujet.

Étonnez-vous après cela que des parlementaires - ceux qu'on rêve de réduire au silence - vocifèrent ! Étonnez-vous après cela que des Françaises et des Français pensent à manifester leur opposition dans la rue !


 


lundi 13 juin

1984 fait encore des vagues ... chez les dictateurs !

 1984 fait encore des vagues chez les dictateurs !

"Retirer de la vente toutes les versions du livre Orwell 1984" ordonne le gouvernement biélorusse en mai dernier.

Le roman a été traduit en biélorusse par Siarhei Shupa en 1992, lorsque la première édition a été publiée. En 2020, le roman a été republié par la maison d'édition Yanushkevich. Et en 2021, une édition supplémentaire de l'ouvrage a été publiée. Il est devenu un leader des ventes dans de nombreuses librairies... Dans le réseau public Belkniga, il occupait la 4ème place dans la liste des best-sellers. Un cas rare pour un livre sorti il ​​y a plusieurs décennies. Et un reflet de la façon dont les gens perçoivent les processus qui se déroulent dans le pays. Avant-hier, le 16 mai, la police politique de GUBAZiK a arrêté l'éditeur Andrei Yanushkevich. Cela a été précédé par la création de rapports commandés avec des faits falsifiés dans les chaînes TG Azaronka et Gladka, qui sont utilisés par des services spéciaux pour justifier les pogroms. Dans les rapports sur le raid sur la librairie nouvellement ouverte Book, les opérateurs de services spéciaux se sont concentrés sur les étagères avec le livre 1984 [source Nasha Niva  traduit par BiblioMonde].

Quand je lis tout ça, je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement avec les cris d'orfraie et autres éructations mensongères de la droite française à l'encontre de l'Union populaire qui rassemble les forces de gauche politiquement responsables... J'espère que la suite des événements me démentiront !


 

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mardi 24 mai

Réunir des mondes...

J'ai lu hier l'édito de Valérie Toranian d'hier (23 mai) et constate que, décidément, cette éditorialiste n'en rate pas une quand il faut contrer le vent nouveau ! Ceci m'incite à relancer ma "Chronique de la révolte tranquille"...

Ce 23 mai, c'est Pap Ndiaye - le tout nouveau ministre de l'Éducation Nationale -  qui en prend pour son grade. La compagne de Franz-Olivier Giesbert, qui fit ses armes au magazine Elle (piges à partir de 1989, directrice de la rubrique beauté de 1994 à 1998, rédactrice en chef de 1998 à 2002 puis directrice de la rédaction de 2002 à 2014, date à laquelle elle devient directrice de la Revue des Deux Mondes) semble animée d'une espèce de hargne irrépressible contre tout ce qui pourrait perturber sa zone de confort idéologique.

Certes, on savait ce périodique conservateur - sous couvert d'un humanisme revendiqué à ses débuts. Le premier numéro de la Revue des Deux Mondes, recueil de la politique, de l’administration et des mœurs (juillet 1829) portait un avertissement solennel : "L’esprit de parti est une folie de beaucoup d’hommes au profit de quelques-uns" (citation d’Alexander Pope). Force est de constater qu'aujourd'hui cependant, 193 années après, la revue semble bien rouler pour quelques partis politiques. Ceux de la droite, sans qu'on arrive à savoir s'il s'agit de la droite dite républicaine ou de l'extrême-droite. On parlera de droite extrême, par commodité.

Et pourtant, aujourd'hui encore la revue prétend avoir le souci "d’incarner l’esprit humaniste de ses débuts, à distance des adhésions idéologiques dont les bilans désastreux parlent pour eux-mêmes" (https://www.revuedesdeuxmondes.fr/qui-sommes-nous/). Il y a quand même des adhésions qui collent à la peau, qui sont tellement intégrées au système intellectuel qu'elles ne s'aperçoivent même plus qu'elles ne sont qu'adhésion idéologique bien marquée.
Dans son projet, cette revue voulait constituer un pont intellectuel entre les deux rives de l'Atlantique (Tocqueville n'est pas loin). Mais soyons précis : s'il y a pont aujourd'hui, c'est peut-être entre les deux rives, mais plus précisément entre le parti des Républicains américains (ce cher Trump dont la Marine briguait la poignée de mains) et les partis de la droite extrême anti-droits-de-lhommistes de notre beau pays des Droits de l'Homme, non ?


mardi 30 mars

Esprit, es-tu là ?

 

Je viens de lire le petit mais dense ouvrage de Myriam Revault d'Allonnes, L'Esprit du macronisme ou l'art de dévoyer les concepts*. Vivifiant, c'est petit mais c'est du lourd ! Enfin quelqu'une qui regarde ce qui fonctionne conceptuellement sous le capot Macron, ce qui le soutient le "macronisme" question idéologie, question agencement de concepts de philosophie politique voire d'anthropologie politique ! Je me permets d'en proposer en fin d'article l'index nominum, au cas où, cher lecteur, tu souhaiterais voyager en biais dans l'ouvrage...

Mais tout d'abord, voici ce que dit la quatrième de couverture, très éclairante.

Emmanuel Macron avait invité les chômeurs à « traverser la rue » pour trouver un travail. Comme si l’individu était un acteur rationnel, calculateur, seul responsable de ses actes et de leurs conséquences. Or, cet individu n’existe pas, personne n’est le coach de soi-même, et la nation n’est pas une « start up », sinon dans un certain discours managérial et comptable qui est au coeur de la rationalité politique d’Emmanuel Macron et qui induit au mirage d’un « nouveau monde ».

Car le sujet-citoyen n’est pas l’individu performant. Il n’est pas un bloc d’intérêts et de concurrence mais celui qui, sachant ce qui le relie aux autres, oeuvre au sein d’institutions justes à rendre possible telle ou telle option. L’autonomie, la responsabilité ou la capacité n’ont de sens que comprises comme porteuses d’une tension entre l’indépendance des individus et leur intégration dans la communauté. Il existe un endettement réciproque entre l’homme et le social. C’est pourquoi, loin d’être anodins, ces propos sur les chômeurs ou le « pognon de dingue » engendrent des lectures simplifiantes et univoques du lien social.

Devant un tel dévoiement, Myriam Revault d’Allonnes reprend à nouveaux frais ces notions fondamentales pour en montrer la profondeur, les paradoxes et la puissance ; une leçon de clarté et de rigueur, alors que, plus que jamais, dans la crise que nous vivons, le besoin d’un monde commun s’impose.

J'ai aimé lire ce livre pour sa structure précise et clarifiante : l'auteure, pour chacune des trois notions-clés qu'elle travaille (Autonomie, Responsabilité, Capacité), propose d'abord une sorte de doxographie faisant le point sur la problématique notionnelle, histoire de partager avec le lecteur de quoi elle parle exactement (sans quoi aucun dialogue ne serait possible, comme aimait à dire Paul Ricœur). Après quoi seulement, elle analyse la situation macronienne de la problématique en question.
Les trois notions-clés font chacune l'objet d'un chapitre et ces trois chapitres sont précédés d'une grande mise au point intitulée "La coexistence des hommes : les moeurs et les lois". Cette mise au point part de ce que peut vouloir dire "faire société", sollicitant les témoignages de Montesquieu, Rousseau, Mauss, Jonas, Arendt, Ricœur... C'est dans ce "faire société" qu'Autonomie, Responsabilité et Capacité prennent tout leur sens et se fortifient de tous leurs enjeux.

J'ai dévoré ce livre pour ce qu'il risquait d'apporter comme réponse à ma question d'il y a quatre-cinq ans : Mais pourquoi cet homme revendique-t-il le parrainage de Paul Ricœur ?

Quand j'ai vu arriver Emmanuel Macron sur la scène politique et se porter candidat à la Présidence de la République, je n'y ai pas vraiment porté attention, me disant qu'un clone mis à jour de Giscard d'Estaing faisait irruption au milieu d'un monde passablement enlisé et pour tout dire ennuyeux à force d'exhiber des impasses sociales et politiques. C'est quand il a parlé de Paul Ricœur qu'il a commencé de m'intéresser. J'avais lu jadis ce philosophe pour ses travaux passionnants sur la métaphore et sur l'herméneutique, notamment, et je ne voyais pas comment l'énarque banquier postulant à la Présidence pouvait ainsi se réclamer du philosophe. Il l'avait aidé pour l'édition (et non l'écriture !) d'un ouvrage. Bon, OK. Mais encore ?
Emmanuel Macron affirme que Paul Ricœur l'a "rééduqué sur le plan philosophique"**. Car il avait déjà été éduqué question philosophie. Lectures de Marcel Conche (dont l'accent corrézien rocailleux sonne encore à mon oreille tant il tranchait avec les façons professorales de parler en Sorbonne au début des années 70 !), Kant, Aristore, Descartes, Hegel. C'est Machiavel qui lui fit "abondonn[er] la métaphysique pour la philosophie politique"**. Puis c'est la rencontre avec Ricœur avec qui il a "lu et relu de la philosophie antique"** et surtout avec lequel il a, dit-il, bien dialogué... tellement dialogué que le philosophe l'aurait "poussé à faire de la politique, parce que lui-même n'en avait pas fait"**(?). De fait, certains trouveront dans sa démarche "le dialogue, la bienveillance, autant de notions ricœuriennes qu'il a fait siennes pendant son ascension vers l'Élysée"***, d'autre verront dans "sa proximité avec le philosophe Paul Ricœur, avec la revue Esprit, son intérêt pour la chose intellectuelle" une authentique "disruption"**** par rapport à l'air ambiant... On dirait bien que, faisant le récit de son compagnonnage avec Paul Ricœur, Emmanuel Macron s'octroye son titre de créance philosophique", comme disait Marc Lambron*****.
Donc, qu'une personnalité philosophique, qui plus est membre du conseil scientifique du Fonds Ricœur et fine connaisseuse du philosophe (elle a par exemple dirigé avec François Azouvi le Cahier de l’Herne Paul Ricœur de 2004, réédité au Seuil trois ans plus tard dans la coll. Points Essais), qu'une telle personnalité philosophique donc travaille l'idéologie macronienne, cela ne pouvait me laisser indifférent !
Ceci dit, le parrainage Ricœur qu'exhibe Emmanuel Macron a été largement contesté par les intellectuels proches de Paul Ricœur. Plusieurs articles publiés par Le Monde et un communiqué de presse du Fonds Ricœur atteste d'une polémique à ce sujet... En tous cas, tout cela "marque la distance prise par les intellectuels ricœuriens avec celui qui fut, entre 1999 et 2000, assistant éditorial de Paul Ricœur" (Le Monde le 3 décembre 2019). C'est dit ! Mais Myriam  Revault d'Allonnes permet de comprendre comment le discours néolibéral du Président tord les concepts sur lesquels il prétend fonder son action politique, finissant par ne plus duper personne.

Dans cet ouvrage, largement salué dans les médias, je sens comme une rigueur philosophique imparable, produisant un discours sans ambiguïté, à la Ricœur ! Et cela ne grandit pas l'image philosophique du Président. C'est qu'il y a quand même une différence entre faire de la philosophie et faire le philosophe, comme disait Kant.

Index Revault d'Allonnes (2021)------

* Paris : Éditions du Seuil, 2021. - Coll. La Couleur des idées (EAN 9782021465075).
** Entretien avec Fottorino, Greilsamer et Van Reeth publié dans Le1, 8 juillet 2015.
*** Éric Fottorino, "Macron, un roman français", Le1, 10 mai 2017.
**** Pascal Perrineau, "Il est l'homme de l'accélération du temps politique", Le1, 6 décembre 2017.
***** Marc Lambron, "Un ludion ? Non, un hybride", Le1, 13 septembre 2016.


 

jeudi 25 mars

Forcer l'État à appliquer et respecter la loi de la République

 

Change_ton_monde

Drôle de mission, non ? C'est celle que s'est donné, par la force des choses depuis 2016, Cédric Herrou, jeune agriculteur de l'arrière-pays niçois. C'est à lire dans cet ouvrage publié l'automne dernier par les éditions Les Liens qui Libèrent et préfacé par Jean-Marie-Gustave Le Clézio.

Côté face, un engagement proprement extraordinaire. Côté pile, un constat amer : l'État trop souvent n'applique ni ne respecte la loi de la République, à l'endroit des étrangers exilés. On voit comment "les discours racistes se [concrétisent] par des actes d'État" (p.93). On parle bien sûr des pauvres, ceux qui ont dû risquer leur vie, souvent dans la fuite de l'horreur... Je te laisse lire, lecteur attentionné !

L'État, c'est bien sûr, la Préfecture et son bras armé, la police. Le récit de Cédric Herrou est tout en nuances. Et c'est important. On voit par exemple que les gendarmes et les policiers n'ont pas la même relation avec les citoyens. On voit que l'État, déjà dur dans son comportement envers les migrants et ceux qui les aident à ne pas mourir, l'État se fait déborder par sa droite par des élus locaux, au premier rang desquels un certain Éric Ciotti - qui fait l'objet de pas moins de quinze mentions dans le récit. Complicité avérée avec les forces de police (pp.112 et 115), publication mensongère et diffamatoire dans la presse locale (tout le §26, p.118 et suivantes) et "discours haineux" (passim), l'élu de doite-extrême se fait tirer le portrait, parfois avec humour.

Je cite un passage très évocateur :
"Estrosi et Ciotti se tiraient la bourre. Le premier me traitait d'individu "qui nuit au travail des forces de l'ordre" et se complait dans le "profit de la misère humaine".  "L'État  doit faire cesser l'action de M. Cédric Herrou et de ceux qui le soutiennent, sans quoi il s'en rend complice"menaçait son meilleur ennemi, Éric Ciotti." Quand on comprend que Cédric Herrou ne cherche qu'une chose : que l'État respecte et applique le droit des étrangers, on mesure l'abîme, le fond du trou où la droite extrême se tient, avec ostentation !


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dimanche 20 novembre

Droitier ? Mais non !

Dans un quotidien hier, Mr Sarkozy se plaint qu'on le traite de "très droitier". C'est le 'très' qui le gène. 

Deux remarques  :

  1. Sarkozy est de droite. Je remarque ça au cas où il s'appuyerait encore sur Jaurès ;-)
  2. Son argument est qu'il n'est pas "très droitier" parce que le Front National en fait sa "cible prioritaire" (?)

De deux choses l'une. Soit le roi d'Maubeuge prend ses futurs sujets pour des cons, soit il ne sait pas réfléchir. 

C'est parce qu'ils sont sur les mêmes thèmes et avec les mêmes termes que Marine Le Pen veut marquer sa différence avec le "très  droitier" Sarkozy. Logique, non ?


 

lundi 04 juillet

Idéologie et démagogie, deux mamelles de la droite extrême ?

Le site de campagne du roi d'Maubeuge, "ns2017" vient de publier le message que le "conseiller politique [de Les Républicains[1]], en charge du logement" - j'ai nommé le député du Nord Marc-Philippe Daubresse - a rédigé en réaction à l'arrêté signé par la Ministre Emmanuelle Cosse et visant à étendre l'encadrement des loyers à la banlieue parisienne. C'est .

Ce message est un tissu de contre-vérités - que je ne relève même pas -, mais surtout dénote une posture interlope qu'il faut dénoncer sans relâche, même partiellement.
Ainsi la "mesure" mise en place par l'arrêté en question serait "idéologique". Deux questions :

  1. Une idéologie, n'est-ce pas un ensemble d'idées et de valeurs nées de l'analyse de la société et faisant sens politiquement, c'est-à-dire portant un projet ?
  2. Le roi d'Maubeuge et son vassal nordiste n'auraient donc pas d'idéologie ?

Tiens donc ! Ces gens-là ne pensent donc pas ? Ils n'analysent pas et n'auraient aucun projet politique ? Attendez ! Ils vont vous dire qu'il n'ont pas d'idéologie parce que leurs idées sont "naturelles", comme si la nature avait quelque chose à voir dans l'affaire, et qu'elles relèvent du "bon sens", comme s'il n'y avait qu'un seul bon sens, comme si "bon sens" signifiait fatalement "pensée unique" et donc indiscutable. Ils vont vous expliquer qu'un pays, une région ou un territoire, ça se dirige comme on dirige une entreprise et que donc les règles du bon fonctionnement économique doivent s'appliquer sans hésitation etc. On connaît la chanson ! Sauf que penser qu'un territoire se dirige comme une entreprise, c'est une idée parmi d'autres et cela fait partie d'une idéologie particulière, celle de la droite extrême, celle que défendent - bien qu'ils s'en défendent - les maîtres de la finance, le roi d'Maubeuge et ses vassaux, qu'ils lui disputent ou non son hégémonie de fait sur Les Républicains. Bref, quand on comprend que la "loi" de la finance (qui fait office de pensée économique régulatrice) ne doit pas avoir forcément le dernier mot, l'argumentation du vassal nordiste du roi d'Maubeuge tombe d'un coup.

Autre chose : la "mesure" mise en place par l'arrêté en question serait "démagogue" (moi, personnellement, j'aurais écrit "démagogique", mais bon ! on ne va pas chipoter ;-). Ah ! Nous y voilà ! N'oubliez jamais que le roi d'Maubeuge fait métier d'avocat et que son vassal nordiste prône la manipulation des autres - pour ne citer que ces deux-là. Une des astuces les plus fréquemment employées en plaidoyerie consiste à accuser l'autre de son propre défaut, voire de son propre crime. C'est ce qu'on appelle la rhétorique du retournement. Diablement efficace ! Bref ma question ici sera donc unique et très simple, retournant le retournement :

  1. Les membres du parti politique Les Républicains ne tiennent-ils jamais de propos démagogique ?

Quant au site ns2017, où le torchon du vassal nordiste du roi d'Maubeuge est publié, on pourra apprécier sa logorrhée salace et outrancière, à l'image de la rhétorique de notre bon roi d'Maubeuge ! Je vous laisse contempler le désastre ;-( Quand je vois la politique française si bien tombée dans le caniveau, je pense à Michel Rocard, décédé ce WE, qui, lui, avait une vraie haute idée de la pensée et de l'action politique.


[1] Le citoyen que je suis n'accepte pas cette façon dont le parti politique - que le roi d'Maubeuge a formaté pour permettre sa propre élection à la Présidence de la République - se prévaut de quelque républicanisme que ce soit, laissant ainsi entendre que les autres partis politiques ne seraient pas "républicains". Il faut donc considérer "Les Républicains" comme une marque et non comme signifiant autre chose que le parti politique que le roi d'Maubeuge a formaté pour permettre sa propre élection à la Présidence de la République. D'où l'erreur de considérer le 'Les' comme l'article défini du substantif 'Républicains' : nous devons parler "de Les Républicains" et non "des Républicains" !


 


 

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vendredi 24 juin

Des raisons de ne pas signer une pétition particulière...

J'ai reçu aujourd'hui une invitation à signer une pétition (change.org) :

pétition

Je suis désolé Xavier dit Danjou : je ne signerai pas ! Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il n'y a vraiment aucune raison que j'intervienne sur une décision prise par un parti politique dont je ne partage pas l'idéologie.

Je le laisse dans sa ... crétinerie - qui n'est pas encore assez visible au point de réhabiliter un PS en perdition idéologique lui aussi.

Au fond de moi, je suis convaincu que le grand manitou, dit roi d'Maubeuge, a décidé d'investir le grand fraudeur pour se sentir moins seul dans la catégorie... Une raison supplémentaire de ne pas intervenir dans cette histoire ;-)


 

 

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dimanche 12 avril

La France a les grands hommes qu’elle mérite!

Hier matin à Roissy, Air France (eh oui, je suis à Venise!) a mis à ma disposition pas de quotidiens nationaux (manquaient L’Huma et Libé...). À part Le Figaro où le patron fait sûrement la promo de ses rafales et descend en flèche tout ce qui vient de l'Elysée, j'ai pris quasi tout, même le Paris Worldwide de mars-avril 2015. Attali y dit que "la France est, de loin, le pays le plus parfait du monde". C'est sûrement parce que la France a Attali, non ?

La une du Journal du Dimanche, on a le sentiment que Sarkozy pense que la France est un pays qui va inexorablement vers la médiocrité. C'est parce que la France a Sarkozy, par ailleurs roi d'Maubeuge ?

Oh !!!

Bon ! Je retourne aux gondoles.


 

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dimanche 08 mars

Soyons clairs : UMPS=FN. C'est prouvé !

L'autre jour, le roi d'Maubeuge a évoqué le "FNPS" comme seule réalité électorale, ou quelque chose comme ça. Tous les gens de maubeuge auront reconnu une reprise voire un pur plagiat de la rhétorique du F-Haine.

Sarkozy_bas

Pour moi, la cause est entendue et notre roitelet en campagne a visé juste ! Bravo ! Démonstration.

D'abord on déplie le fameux UMPS du F-Haine en UMP*PS et on rétablit la ponctuation dans la royale formule FN*PS.

Ensuite, comme c'est une copie rhétorique pure en simple, on pose l'équation UMP*PS=FN*PS.

Enfin, on réduit l'équation en supprimant PS qui est de part et d'autre de l'opérateur, et on a UMPS=FN.

Décidément, ce roi d'Maubeuge est un mage !!!


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