mercredi 28 septembre

Le Figaro et les autres

20 minutes, reprenant Libé, raconte que le directeur de la rédaction - pardon des rédactions - du Figaro joue de l'oxymore comme personne : il maintient la citation de Beaumarchais (pas d'éloge flateur sans liberté de blâmer) et dit "On n’est pas là pour emmerder la droite, c’est comme ça. Si ce que vous voulez, c’est qu’on aille gratter sur ces affaires, c’est non. […] Pour être bien au Figaro, il faut épouser les idées du Figaro."

Libération lui, par exemple, ne se prive pas d'emmerder la gauche.

C'est peut-être là la différence entre le journalisme aux ordres et le journalisme libre.

Remarque questionnante subsidiaire : le journalisme de droite peut-il être libre ? Bonne question, non ?


 


mardi 05 avril

Facebook terroriste ?

Je lis dans divers posts que Facebook censure les pages appelant à un soulèvement en Palestine. En effet, Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, a ordonné la suppression de comptes et pages de son réseau social appelant à un soulèvement en Palestine, le 15 mai prochain, anniversaire de la Nakba. Depuis le 6 mars, plusieurs pages Facebook ont appelé à une troisième intifada. Elles ont réunies jusqu’à un demi-million d’internautes.
Prise à la demande des autorités israéliennes, cette décision de Facebook met à mal la neutralité du Net. Devrons-nous supprimer nos pages Facebook ?

La question, pour moi, n'est pas de savoir s'il y a des palestiniens terroristes ou si Israël est coupable de terrorisme d'État (je viens de lire un document édifiant sur la question du conflit israélo-palestinien) ! La question est de savoir de quel droit Mark Zuckerberg censure de la sorte. La question est de savoir si Facebook est un appareil sioniste ou non !


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mardi 07 septembre

Oh! Ces Brésiliens !

Lu dans Le Monde daté d'aujourd'hui :
Les humoristes brésiliens ont obtenu gain de cause. Ils peuvent enfin se moquer sans retenue de la classe politique, et notamment des candidats aux élections présidentielle et régionales du 3 octobre. Jusqu'ici, une clause de la loi électorale de 1997 interdisait de faire de l'humour sur les candidats ou sur leurs partis.

Décidément, les Brésiliens ne font rien comme tout le monde comme les Français comme la droite française comme Sarkozy...


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dimanche 26 juillet

Tyrannie, où sera ta victoire ?

Décidément, le pouvoir ultra-libéral du roi d'Maubeuge tisse patiemment la toile où il veut enserrer ses sujets !

  • Je lis dans Le Monde (daté du 25 juillet) qu'un projet de loi permettrait aux enquêteurs d'accéder secrètement à des ordinateurs de particuliers - ce qui inquiète au plus haut point la CNIL, instance pourtant dirigée par un libéral. L'édito du journal du soir n'y va pas par quatre chemins, parlant de Cyber Brother pour rappeler le Big Brother d'Orwell. Ainsi la force politique pourrait faire intrusion dans l'intimité de nos ordinateurs...

  • Je lis dans Libération qu'Alain Refalo, l'un des initiateurs du "Mouvement des enseignants en résistance pédagogique" a été lourdement sanctionné pour désobéissance au pouvoir. Cet enseignant, excellemment noté par ses inspecteurs par ailleurs, a osé,  en conscience, défier l'autorité ministérielle. Voyez le blog Résistance pédagogique pour l’avenir de  l’école.. Ainsi la force politique pourrait bâillonner ceux qui contestent le bien-fondé de ses décisions...

Intrusion, immixtion d'un côté ; répression, censure de l'autre. Une exécrable tyrannie s'installe doucement et sûrement au  pays de Voltaire, où viendra bientôt le temps de la servitude volontaire, comme disait le bon ami de Montaigne...


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lundi 13 juillet

Bloqueur bloqué !

Après la militarisation de la fonction publique enseignante, voici l'éviction scolaire pour conscience politique active !

Ainsi Tristan, élève de 1ère ES à Maurice Ravel (Paris 20ème), ne pourrait être inscrit en Terminale que s'il abdique sa conscience politique et promet de ne plus mener de combat politique en tant qu'élève citoyen. Lis Libération, lecteur attentif !

essai_ravel8On notera au passage qu'il n'est pas mauvais élève puisqu'il est admissible à l'inscription dans la classe de niveau supérieure... Dieu sait si je trouve que bloquer les établissements d'enseignement n'est pas la meilleure façon de faire valoir ses droits à une éducation meilleure. Je l'ai déjà dit à certains de mes étudiants (cf. ma lettre de nov.2007). ceci dit le respect du principe fondamental de la liberté politique passe par l'acceptation des formes de lutte choisies par ceux - trop rares à mon goût! - qui ont une conscience politique - sous réserve de la non mise en danger d'autrui, of course.

En fait, pour ceux qui nous gouvernent (les grandes entreprises et leurs valets), le citoyen qui franchit la porte de l'usine ou du bureau doit laisser dehors sa conscience politique et sa liberté d'expression. Il en va de même dans le secteur éducatif : l'enseignant doit obéir comme le sous-officer doit obéir à l'officier, et l'élève doit obtempérer et s'interdire d'importer dans l'enceinte scolaire les méthodes de lutte syndicale classique.

Bien sûr, la rhétorique classique est mobilisée dans cette exigence d'abdication : bloquer c'est pas beau, ça empêche les gentils élèves dépourvus de conscience politique de travailler, etc. On aime ou on aime pas. Moi j'aime pas ! Il y a comme de l'illégitimité à condamner celui qui se bat pour une éducation plus juste au motif qu'il empêche le fonctionnement (injuste donc) du système éducatif...

Et puis, il y a comme un problème quand on voit un exécutif bling-bling et à la solde du grand patronat jouer les pères fouettards. Non ?



samedi 11 juillet

Dossier à charge et chien de garde

censur_C'est incroyable, cette histoire relatée par le NouvelObs après Libération (10 juillet). Je reprends le châpo du NouvelObs : La titularisation d'une trentaine de professeurs des écoles de Toulouse, qui viennent de finir une année de stage, serait compromise. La raison : ces stagiaires ont écrit un document critiquant la réforme Darcos sur la formation des maîtres.
Ledit document s'est retrouvé comme par hasard dans leur dossier de titularisation, alors qu'il n'avait rien à y faire, ni théoriquement ni pratiquement. Outre l'énormité de cet acte de basse censure sous couvert d'imposition du devoir de réserve des fonctionnaires, on doit noter la pratique du dossier à charge de la part de la hiérarchie, ici académique.

Cette affaire me rappelle un événement de mon histoire professionnelle.
DossierIl y a très longtemps, mon couple battait de l'aile et le divorce était inévitable. Cela se passait très mal : mon ex qui était activement à l'initiative du malaise cherchait à me nuire afin de me discréditer dans l'espoir que ne me soit pas confiée la "garde" de mes enfants. Bref, sale temps ! Un jour il vint à mes oreilles que mon directeur s'en allait raconter que j'étais volage et fricotais à qui mieux mieux - ce qui était intégralement faux. On appelle ça un ragot de bas étage, juste de quoi amuser les pékins qui n'ont rien d'autre à faire que de colporter pour se rendre intéressants.
Mais la justice matrimoniale étant ce qu'elle était (a-t-elle changé ? je n'en sais rien !), je décidais de couper court à ce ragot, fût-il directorial. Aussi adressai-je une lettre recommandée avec accusé de réception à mon directeur, non en tant que directeur, mais à son adresse personnelle, où je lui demandais de cesser ses persiflages, qui m'étaient préjudiciables. Je l'avais envoyée à son adresse personnelle, à lui en tant que citoyen du même rang que moi, parce que ce n'était pas sa qualité de directeur qui l'avait poussé à proférer ces ragots, mais bien sa qualité d'homme à ragots. En tous cas, sa qualité de directeur ne le contraignait-il pas à tenir ces propos diffamatoires.
Le temps passe.
Un jour où je devais régler un problème de gestion de carrière, j'eus accès à mon dossier, au dossier que ma hiérarchie alimente avec l'ensemble des documents administratifs me concernant en tant que salarié. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je vis, au milieu des arrêtés de nomination et autres pièces concernant mon évolution de carrière, ma lettre recommandée avec accusé de réception ! J'en fus abasourdi. J'hésitais à en parler à mon copain représentant syndical. Mais je n'en fit rien, estimant que le lièvre était à la fois trop petit (mon petit cas sans conséquence) et trop gros (mise en cause de pratique institutionnelle digne du renseignement policier)... Peut-être aurais-je dû... Ce document ne concernait que l'homme qui était par ailleurs directeur et moi, en aucun cas et d'aucune façon l'institution. Cet homme, plutôt sympathique par ailleurs, avait cru bon d'en faire un document à charge contre moi, au cas où j'irais au procès en diffamation. À moins que ce ne fût son chien de garde, véritable propriétaire dudit dossier, qui se construisait ainsi, avec une patience tenace toute administrative, un faisceau de pièces à conviction contre moi au cas où...
Le pire est que je pense, bien évidemment, ne pas être le seul salarié dans ce cas.
Nous sommes décidément bien "managé". 


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jeudi 07 mai

TF1 : la collection capillaire !

Décidément, les copains du roi d'Maubeuge font tout pour me plaire !

pommecroqu_eDernier événement en date : TF1 colporte sans sourciller les ragots les plus éculés sur la fonction documentaire à l'Éducation nationale, fondés sur ce que j'appelle tristement le péché originel de la documentation... Certes, il y eu un temps où il pouvait sembler aller de soi que les enseignants de collège et de lycée en difficulté relationnelle dans le "face à face pédagogique" pouvait valoriser leurs talents et surtout respirer un peu au centre de documentation. C'était le temps où la pratique documentaliste ne relevait d'aucune compétence énoncée explicitement ni valorisée institutionnellement. C'était avant la circulaire de mission de 1986 et surtout, un peu plus tard, avant la pratique du recrutement des documentalistes scolaires sur concours, sur un concours de même rang que les autres concours de recrutement des enseignants, des professeurs de disciplines, comme disent les documentalistes. Qui plus est, ce CAPES insiste, peut-être bien plus que les autres CAPES, sur la dimension pédagogique et sur la connaissance de l'institution éducative ! Bref, je vous conseille de voir et revoir l'enquête du 20 heures, quatre minutes de reportage sur les enseignants dépressifs ("Malades d'enseigner") que la chaîne du copain, que dis-je : du frère Martin a passé mardi dernier (il me semble : je ne suis pas un inconditionnel de TF1 et n'ai donc pas vu ce reportage moi-même à la télé...). Le reportage dure quelque quatre minutes et onze secondes et c'est dans les toutes dernières secondes que l'on entend que des profs "malades d'enseigner" vont, au sortir de l'établissement de soin, suivre une formation de documentalistes... C'est bel et bien la conclusion du reportage, c'est l'idée qui restera à jamais associée à l'état sanitaire des personnels enseignants... Quand on sait qu'un recteur d'académie peut aller jusqu'à ignorer que cela fait depuis vingt ans que la pratique documentaliste requiert, à l'Éducation nationale, de passer un concours de même rang que pour les disciplines traditionnelles, cela fait comme un choc qui nous fait tomber de dévalorisation en mépris. Ce mépris tout gouvernemental est passé chez TF1 comme par capillarité... par consubstantialité, si je puis me permettre cette métaphore théologienne.

Aujourd'hui, je lis dans Libé qu'un salarié de la maison télévisuelle de frère Martin se fait lourder parce qu'il n'est pas dans la ligne stratégique de sa boîte, laquelle est, en l'occurrence, la ligne stratégique du gouvernement, à savoir tout faire pour valoriser le projet de loi dit Hadopi. Je résume en reprenant le chapeau de Libé :pomme2_croquee Un cadre de TF1 hostile à la loi Hadopi a écrit à sa députée, Françoise de Panafieu. Qui a fait suivre à la ministre de la Culture. Qui a transmis à la chaîne. Qui l’a licencié.

Édifiant, non, cette capillarité entre frère Martin et la cour du roi d'Maubeuge ?

C'est quoi l'histoire du péché originel, déjà ?


lundi 02 mars

Culture, internet et politique

Pour MDR, deux faits récents :

  • la culture française managé par le Président

    À l'heure où l'État coupe les vivres à maintes associations œuvrant dans le champ social ou dans le champ culturel, on assiste, comme dans le même mouvement, à un recentrage fort des lieux de décisions, par exemple dans le domaine culturel, avec le décret n° 2009-113 du 30 janvier 2009 relatif au Conseil de la création artistique (pour les curieux, NOR: MCCX0902113D). Je vous conseille d'aller voir : c'est édifiant et tragique. Toute la politique culturelle dans les mains d'un seul homme... et pas grand monde pour pointer ça !

  • l'accès public à l'internet privé de liberté

    Là, c'est autre chose. on en parle beaucoup plus sur la toile. Normal ! Madame la Ministre de la culture recommande le filtrage des accès publics internet wi-fi grâce à une liste blanche des sites « utiles à la vie économique, culturelle et sociale du pays ». Ça s'appelle la censure, ni plus ni moins. D'ailleurs le député Franck Riester, rapporteur du projet de loi Création et Internet (dite Loi Hadopi), n'a-t-il pas affirmé, de concert avec la ministre, que "l’accès à internet n’[était] pas une liberté fondamentale" ?

"Fondamental", vous avez dit "fondamental" ?


samedi 25 octobre

caméra caché vs journaliste censuré

Jusqu'où peuvent s'"infiltrer" les journalistes ? Telle est la question du temps présent !
À cause d'une émission récente : “Les infiltrés”, sur France 2. Il s'agit d'un magazine d’investigation dont les enquêteurs se déguisent, mentent et piègent pour dénoncer. Et la question hyper-éthique est alors :  la fin justifie-t-elle les moyens ? Télérama réclame même l'avis de ses lecteurs ou plutôt des visiteurs de son site...
Foutaises !
Il y a cinq mois, je me suis posé d'autres quesrtions ! C'était une soirée entre pros de l'info, ce mercredi 18 juin au soir. Je m'étais invité à une réunion entre journalistes, organisée par l'association "çapresse", sur le thème suivant : Comment résister aux nouvelles formes de censure des journalistes ? C'était à Paris, rue des petites écuries, dans les locaux de l'EMI-CFD.
Quatre intervenants dont la parole a été distribuée par un cinquième journaliste à l'esprit de synthèse aiguisé, quatre intervenants aux profils professionnels différents  (photographe, rédacteur en chef photos, journaliste d'investigation). Une assistance nombreuse (une cinquantaine de personnes), apparemment composée de journalistes, au sens générique du terme. J'avais le sentiment d'être le seul documentaliste. Aussi me suis-je tu.
Autant le dire d'emblée : la question n'a pas été traitée. Il n'y avait pourtant pas hors sujet : la séance a plutôt tourné autour de la question de la définition de la censure, plus précisément autour du décryptage qui seul permet d'approcher la réalité de ces fameuses "nouvelles formes de censure des journalistes". Forme active de la conscience, toute résistance est résistance contre. Pour résister, il faut donc d'abord identifier contre quoi.
Bref, voici ce que j'ai pu noter lors de cette discussion entre journalistes, non sans y ajouter mon grain de sel, sans honte aucune, ni sans vergogne. Ce sont mes notes d'il y a cinq mois, que je n'ai ni revues ni retouchées depuis. Je les livre ce soir, à cause de la "caméra infiltrée".

1.fabrique-manipulation de l'information par DirCom ou DirPub

  • le journaliste n'est que le diffuseur
    cf. pendant la campagne présidentielle le diktat de l'UMP
  • le journaliste est "manipulé"
  • le journaliste est "embarqué"
    cf. les journalistes de guerre pris en charge par les autorités militaires
  • le journaliste est mystifié
    cf. les storystellings...

2.intervention explicite sur l'information

  • pour modifier
    cf. les retouches de photos (les bourlets du Président)
  • pour interdire
    cf. ... les exemples récents ne manquent hélas pas !

3.décridibilisation des journalistes

  • attaque de la personne du journaliste
    nombreux exemples
  • stratégie de pression en retour
    cf. la veille presse conduite par l'UIPP et la pratique de réponse prolixe systématique
  • affaiblissement de la portée de l'information dérangeante
    par exemple par le vacarme informationnel, ou tout simplement par la démonstration de la fragilité (risque de non fiabilité) de l'information dérangeante

4.vacarme informationnel
        noyer l'information dérangeante dans un flot démesuré d'information sans importance

5.brouillage des lignes qui séparent les catégories de presse
        presse d'information / presse people & starisation des personnalités politiques ;

6.autocensure
     intériorisation - consciente ou non, volontaire ou non - de la nécessité des petits et grands arrangements

  • raison idéologique
    no comment
  • raison économique
    le journaliste ne peut agir contre la survie économique de son entreprise ;
    énorme paradoxe existentiel : publicité, industrie du mensonge, comme condition de possibilité de (sur)vie de l'information...

Si on tente un tableau à double entrée des censures, on peut distinguer entre les trois instances de l'information (journaliste, information et secteur) et entre les trois moments de l'information : moment de sa fabrication (notamment les conditions de travail du journaliste, les situations où l'information se fabrique), moment du fabriqué lui-même, et moment de sa diffusion. Cela donnerait le tableau suivant.

tableauCensures

On est loin de la caméra cachée, non ?


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mercredi 02 juillet

Déontologie enseignante

Dominique Piveteaud, institueur et formateur-maître parisien, vient d'être durement sanctionné pour avoir proposé à ses élèves un reportage sur les enfants sans-papiers scolarisés dans leur établissement (Charlie Hebdo)... Il ne s'agit pas d'une mesure politique dit l'inspecteur, qui, dans son rapport, considère qu'il y a "manquement au principe déontologique et à la nécessaire neutralité de l'enseignant"... [source]

L'inspecteur ne semble par définir ce qu'est la neutralité, ni avouer qui a autorité pour une telle définition... Il me semblait qu'une déontologie était fatalement élaborée par les praticiens patentés, ici les enseignants organisés en collectif professionnel ! C'est pas ça ?
Avec la reprise en main de l'audiovisuel, celle de l'éducation ?


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