vendredi 28 octobre

de la compatibilité objective des propos politiques

20m20minutes fait état des réactions des politiques au discours télévisuel du Président en campagne. On comprendra que les propos soient divers et (a)variés... Mais la rhétorique politique réserve parfois des surprises. Ainsi, la candidate d'EELV et le premier sinistre propose des commentaires qui s'enchaînent quasi harmonieusement : Éva Joly dénonce le retour de l'ORTF (première et deuxième chaîne au même pas !), pendant que François Fillon loue la détermination du président - détermination qui justifie la mise au même pas des deux canaux de communication de masse...

Le pire dans tout ça pourrait être d'apprécier que la TV publique soit associée à la parade. La première parade télévisuelle du Président Sarkozy, celle qui l'exibait dasn son nouveau boulot de Président, ne passa que sur la chaîne de son grand copain, c'est-à-dire sur TF1...


 

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vendredi 04 décembre

Télédon, la pêche au thon

Pardon ! C'est juste pour la contrepèterie !

Remontez les filets !


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samedi 05 septembre

J'agende, tu agendes, il agende, etc.

Lu sur le site d'un organisme de formation helvète : "Ce cours n'est pas agendé en ce moment".

Ce qui signifie qu'il va l'être prochainement... Mais qu'est-ce donc qu'un "cours agendé" ? On pourrait, à l'écoute de cette phrase, rétorquer "il est à qui alors, ce cours, en ce moment ?"...

'Agender' doit venir du terme 'agenda', substantif masculin, qui n'est autre que le neutre pluriel du participe futur passif du verbe latin agere, qui signifie tout simplement faire (transitif) ou agir (intransitif). Ce qui nous intéresse ici est le transitif, puisque nous avons affaire à une forme passive : 'agenda' = ce qui est à faire... Le latin médiéval avait déjà substantivé l'adjectif verbal en lui donnant l'emploi qui correspond à notre "ordre du jour" (première occurrence au XII° siècle) - ce que les anglophones ont maintenu. D'où la définition donné par exemple par l'excellentissime TLFi : "Petit carnet, réservant chaque page à un ou plusieurs jours de l'année dans l'ordre du calendrier pour inscrire ce que l'on a à faire ou ce qu'on a fait, et qui comprend éventuellement un répertoire d'adresses et divers renseignements pratiques." On est passé des choses à faire au document où elles sont consignées. Déplacement sémantique assez compréhensible, somme tout. Quelque chose comme une métonymie, comme LA métonymie documentologique par excellence (le document comme information et support)...

C'est donc à partir d'un substantif issu d'un verbe que nos amis helvètes forgent un nouveau verbe : 'agender' = mettre à l'agenda, inscrire sur l'agenda, porter au calendrier, etc. L'histoire des mots est souvent tortueuse... FAIRE => CHOSES À FAIRE => INSCRIRE LES CHOSES À FAIRE. Et cette inscription, on la dit comment ? Agendement, agendage, agendation ?


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mardi 14 avril

Joyeuses Pâques...

Je ne me lasse pas de cette image :

lapinsdeP_ques

Drôle, non ?


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mercredi 25 mars

Triomphe ! Triomphe !

Daniel Percheron, parmi ses Bruits de langue du printemps 2004 (10/18, 2009 - Le Passage, 2007), nous propose un exercice : trouvez en fin de vers, chez Racine ou chez Corneille, le mot "triomphe"... Vous risquez de chercher longtemps, car rien ne rime avec ce mot. "Triomphe" est seul de son espèce : pas un autre mot ne se termine de la même façon. Voilà ce qu'on appelle savamment un "hapax" : quelque chose qui, dans la langue, est unique.

Me voilà fort surpris, moi qui pensais qu'un hapax était un mot dont on ne connaissait qu'une occurrence, offrant au lexicographe-lexicologue un toujours passionnant cas d'espèce, et montrant l'art de la création du dictionnaire sous un angle limite !
Par contre je savais que le triomphe ne rime à rien. Dans notre monde libéral, le triomphe de l'un est toujours l'exhibition de la déconfiture de l'autre. Voyez ces triomphes romains où les vaincus devaient parader, enchaînés et promis à un destin funeste sinon funèbre, derrière le char du vainqueur... Non, moralement, le triomphe ne rime à rien. Je l'ai toujours su ! Je le savais ... à donf !


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mercredi 23 juillet

L'immobilisme avance à grands pas...

Que dit-on quand on dit : "Voici que s'avance l'immobilisme et nous ne savons pas comment l'arrêter"

[Edgar Faure, un jour a dit ça]


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lundi 21 juillet

Changer d'avis ?

Que dit-on quand on dit : "Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, je l'ai toujours dit" ?

[Jacques Chirac aurait dit cela, mais peu importe qui...]


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vendredi 22 juin

Grande soirée du 21 juin

ManguelD'abord Chasseneuil-du-Poitou, 19h. Alberto Manguel tient salon avec une bande de documentalistes - dont je suis. Quelle énergie intellectuelle, cet Alberto argentin canadien poitevin ! Sage polyglotte, citoyen du monde, lecteur pour JL Borgès, lecteur devant l'univers. Le temps a vite passé à écouter ce quasi-sexagénaire parler de sa bibliothèque aux 30.000 volumes, de la bibliothèque d'Alexandrie - l'ancienne comme la nouvelle -, de la médiathèque de Poitiers et du bibliobus qui passe dans son village... De bons mots donnent le change à de profondes réflexions qui, l'air de rien, vous plongent dans les abîmes d'une pensée enfouie enfin ragaillardie. Je ne répéterai ici les dires de l'historien de la lecture. Je me les garde, au dedans de moi, pour qu'ils fructifient et sèment dans les sillons de la pensée profonde les graines de la liberté de penser, de la liberté d'apprendre à réfléchir...
poitiersPoitiers, 22h, fête de la musique. J'ai raté les petits concerts sympas qui m'auraient sûrement intéressé (musique chorale, orgue, etc.). Tant pis. Je déambule dans les rues de Poitiers. Ça musique partout. Place de l'hôtel de ville, un ensemble de cuivre joue jazzy. Pas mal, belles sonorités malgré un rythme quelque peu raplapla. Sur le côté de la place passe un cortège de percussions genre carnaval brésilien mâtiné bande du Bronks. Peu à peu les rythmes endiablés quoique maîtrisés des percussions couvrent l'ensemble de cuivres jazzy. Ça commence par une curiosité sourcilleuse et inquiète. Ça devient une cacophonie insupportable. Ça se prolonge en étouffement des cuivres par les percus. C'est celui qui fait le plus de bruit qui se fait entendre ; ou plutôt c'est celui qui a le plus de moyens qui écrase l'autre, sûrement au nom de la liberté, de la liberté du libéralisme, pas celle du respect de l'autre. La bande genre Bronks fait le tour de la place, prenant le temps d'étouffer l'ensemble de cuivres qui poursuit ses gestes inaudibles. Puis les percus s'engouffrent lentement dans une rue jusqu'à ce qu'on ne l'entende plus. Ouf, les cuivres respirent ! Nos oreilles se réhabituent doucement à la musique, c'est-à-dire à cette architecture qui combine mélodies, rythmes et harmonie. Que les rythmes cuivrés sont légers, portés dans un flot de musique.
Je déambule encore, croise quelques documentalistes qui déambulent comme moi. Je croise aussi de la viande saoûle. Des jeunes qui n'en finissent pas d'être ados et picolent comme de vieux débris... Triste !
Sous un porche un groupe d'instrumentistes jouent folk. Du folk gentil, pas très relevé mais sympa. La bande genre Bronks passe pas très loin, et couvre de ses rythmes bruyants la douceur de la musique populaire ancienne... Il faudra vraiment que notre société qui vient de se marier avec le libéralisme mondialisant réfléchisse un jour prochain à ce que signifie le mot "liberté". Avant qu'il ne soit trop tard...


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