lundi 18 janvier

Bruno-Bernard Simon, Comparez et maîtrisez les moteurs de recherche. Note de lecture

 BBS2019Formateur ADBS, dans le cadre de la formation continue destinée aux professionnels de l’information et de la documentation, l’A. est spécialisé sur la recherche avancée, l’architecture de l’information et la création Web. Cet ouvrage n’est pas son premier opus sur le sujet. En 2014, les éditions Klog publiaient Vos recherches avec Google™ (ouvrage épuisé)(1). Depuis, plusieurs moteurs tentent de prendre leur part de ce marché de la recherche sur l’internet que Google domine : selon le site Webrankinfo(2), Google totalise en France plus de 90% des requêtes avec 81,60% sur les ordinateurs mais 96,58% sur les mobiles (effet Android). Ces moteurs sont, dans l’ordre des parts de marché, toujours selon la même source, l’allemand Ecosia, l’américain DuckDuckGo© et le français, dernier arrivé, Qwant®. Aucun des trois ne dépasse les 2% des parts de marché... C’est le fonctionnement de ces quatre moteurs que l’A. veut présenter en toute simplicité de langage. Leurs fonctionnements comparés mais aussi les écosystèmes où ils s’inscrivent.

D’abord l’écosystème Internet plus largement, histoire d’en retracer les évolutions importantes pour ce qu’elles ont induit d’évolution des pratiques de recherche d’information sur le réseau. Pédagogue, l’A. nous brosse cela en vingt-six pages claires bien que denses. Cette introduction de l’ouvrage constitue le fonds de culture commune à partir duquel les professionnel·le·s de l’information que sont les bibliothécaires, archivistes et autres documentalistes(3) peuvent déployer l’intelligence de leur pratique professionnelle.

 

Ensuite, l’ouvrage se divise en deux grandes parties, inégales en taille. La première est consacrée à Google (p.45-208), la seconde aux trois “petits” moteurs, outils “alternatifs” de la recherche d’information sur Internet (p.209-284). Pourquoi une telle disproportion ? Pourquoi Google mobilise-t-il plus de la moitié de l'ouvrage à lui seul, les trois “alternatifs” n’ayant droit qu’à à peine plus du quart de celui-lui ? Je vois trois raisons à cela. Tout d’abord il y a un effet historique. Google vient de fêter ses vingt-deux ans en septembre dernier et ce n’est pas trop de dire qu’il a déterminé pour une grande part les évolutions du fonctionnement de l’Internet et que, du coup, la compréhension des pratiques de recherche d’information passe immanquablement par la compréhension de l’outil californien. La seconde raison tient dans le constat tout simple du poids de cet outil dans les usages, notamment en France. Enfin, l'ouvrage que l’A. a publié en 2014 est épuisé. Aussi fallait-il introduire à nouveau à la fois les excellentes explications que l’A. nous offrait du fonctionnement de Google et les conseils qu’il prodiguait pour “maîtriser Google”. De ce point de vue, la grande première partie de l'ouvrage de 2019 doit être considérée comme une nouvelle édition avec mise à jour de l'ouvrage de 2014(4). Concernant cette partie, je me permets donc de renvoyer le lecteur à la note de lecture publiée à l’automne 2014 dans Documentaliste-Sciences de l'Information 2014/3 (vol.51), aujourd’hui consultable gratuitement sur Cairn(5).

Quelques modifications significatives cependant. Tout d’abord, on notera que, à côté de l’augmentation exponentielle du volume de données sur le web, la quantité de recherches à la minute sur Google a presque doublé en quatre ans (2014-2018), passant de 2 à 3,7 millions (p.38 sq.). Début 2021, on approcherait les 4 millions… Ensuite, nous avons tous vu arriver, en 2015, le RankBrain, algorithme d’intelligence artificielle et d’apprentissage automatique. Il s’agit d’un magnifique outil capable d’étendre la requête de l’utilisateur, en fonction d’une certaine proximité lexicale. Le problème est que, devant une requête simple mais utilisant des termes polysémiques, Google sera peut-être “un peu dépassé”, malgré des efforts de contextualisation (p.60 sqq.)(6). Du coup, on peut s’interroger sur les limites de l’intelligence artificielle (p.96 sqq.), mais aussi sur celles de Google sous différents aspects (p.89 sqq.). Enfin, on peut remarquer que Google a abandonné plusieurs éléments de sa syntaxe. Ainsi, les signes + (forçage de la recherche sur un terme), ~ (encore la question de la gestion de la synonymie !), les syntaxes cache:, info: ou related:, les recherches sur les prix…

 

L’économiste Ernst Friedrich Schumacher(7), cité par notre A. dans les dernières pages, affirmait, quelques décennies avant la naissance de Google, que “l'économie du gigantisme et de l'automation est un résidu des conditions et de la pensée du 19ème siècle. Elle est tout à fait incapable de résoudre le moindre problème réel de notre temps. On aurait besoin d'un système de pensée entièrement nouveau, système qui repose sur la prise en considération des personnes avant la prise en considération des biens (que les biens s'occupent d'eux-mêmes !)”. Par un curieux retournement, Google semble avoir porté cette vision jusque dans ses conséquences les plus fouillées, en faisant reposer son excellence sur la prise en compte des personnes que nous sommes tou·te·s. “La puissance de Google est dans sa connaissance de ses utilisateurs”, confirme notre A. (p.253), qui précise que “toutes les inventions de Google ne cherchent qu’à déduire toujours mieux nos pensées par nos actes conscients ou non. Nous ne pouvons pas refuser cette extraction automatisée, permanente et occulte” (p.197 sq.). De là à envisager une "dégooglisation" sévère(8)... C’est le sujet traité dans le chapitre “Transition” qui clôt la première partie de notre ouvrage (p.193-208).

Mais quels sont les autres outils, capables d’autant d’efficacité à la recherche que Google (quand on le maîtrise !) mais moins abusivement “surveillant” que lui ? La seconde partie de notre ouvrage propose ainsi trois de ces outils, trois moteurs alternatifs, à savoir Ecosia, DuckDuckGo et Qwant. Ils ne sont pas les seuls moteurs alternatifs. Au moins sont-ils “parfaitement représentatifs aujourd’hui de la concurrence à Google” (p.211). Pour chacun d’eux, l’A. commence par exhiber ce que ses promoteurs mettent en avant : pour Ecosia sa vocation écologique et sociale, pour DuckDuckGo sa détermination de non traçage et pour Qwant sa francité. On notera que, même s’ils ne mettent pas ce point avant toute chose, Ecosia et Qwant pratiquent eux aussi le non traçage. Car la force principale de l’alternative est là : proposer un modèle qui ne repose pas sur l’extraction automatisée que pratique la pieuvre de Mountain View.

Pour chacun des moteurs, l’A. passe en revue, voire en détail, son écosystème et sa stratégie, son fonctionnement et ses limites : syntaxe pour la recherche simple et la recherche avancée, analyse des réponses comparées à celles de Google, particularités - non sans insister sur ce qui le caractérise. Pour chaque moteur, une vingtaine de pages claires et “documentées”.

 

On peut se souvenir de la présence d’un chapitre explicitement pédagogique dans l'ouvrage de 2014 (“Former ses utilisateurs à Google”). L’ouvrage de 2019 en fait l’économie. C’est qu’il est déjà dans son ensemble un formidable support pour tout formateur qui voudrait initier ses apprenant·e·s à Google, voire parfaire leurs pratiques de recherche d’information en général. Bien sûr, il constitue un tout aussi excellent outil d’autoformation pour les non-professionnel·le·s.

Je conclurai cette note de lecture en reprenant ce que j’écrivais au sujet de l'ouvrage de 2014 : la force pédagogique de la démarche de l’A. réside peut-être surtout dans le fonctionnement de l’attelage maîtrise technique/vigilance stratégique. Car, c’est bien connu, précision technique sans perception stratégique (la sienne propre mais aussi celle de l’outil) n’est que ruine…

 

Comparez et maîtrisez les moteurs de recherche / Bruno-Bernard Simon. - Paris : Éditions Klog, 2019. - 295 p. - ISBN : 979-10-92272-29-1

Bruno Richardot, janvier 2021
Note de lecture rédigée pour l'ADBS


1 Vos recherches avec Google / Bruno-Bernard Simon. - Paris : Éditions Klog, 2014. - 162 p. - ISBN 979-10-92272-01-7.

2 https://www.webrankinfo.com/dossiers/etudes/parts-marche-moteurs#france (consulté le 15 janvier 2021). On notera, à l’occasion, que le score de Google a légèrement baissé depuis juillet 2019, dont l’A. donne les chiffres (p.17).

3 Cf. Les 500 mots métiers. Bibliothèques, archives, documentation, musées / Jean-Philippe Accart & Clotilde Vaissaire-Agard. - Paris : Klog éditions, 2016 - 192 p. - ISBN : 979-10-92272-11-6. Cet ouvrage, épuisé, fera l’objet d’une nouvelle édition en 2021.

4 Il en va de même pour l’introduction qui reprend, en la complétant, celle de l’ouvrage de 2014.

6 Notre A. espère que, “dans son système R&D, Google couve quelques idées de développement sur le sujet de la synonymie pour l’avenir” (p.152).

7 Small is beautiful. Une société à la mesure de l’Homme, Paris, Le Seuil, Coll.Points, 1979, p.74.

8 En octobre 2014, Framasoft a lancé sa campagne “Dégooglisons Internet” (https://degooglisons-internet.org/fr/), mentionnée à plusieurs reprises dans notre ouvrage.


 

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dimanche 08 septembre

Delengaigne, troisième !

Il y a plus de 7 ans, je présentais la première édition de l'ouvrage de Xavier Delengaigne, Organiser sa veille sur Internet. Au-delà de Google... Outils et astuces pour le professionnel (Paris : Eyrolles, 320 pages). Deux années plus tard, c'était la seconde édition, sous le même titre, que je présentais à côté de l'ouvrage de Corinne Dupin (Guide pratique de la veille, aux belles éditions Klog). Ces présentations avaient été rédigées pour l'ADBS, qui les publiait dans sa revue et sur son site. Mais l'association a changé de fond en comble sa vitrine toilesque et les liens indiqués à l'époque tombent maintenant dans le vide. Il faudra donc aller sur Cairn pour lire en pdf la note de 2012 et celle de 2014. L'accès à la revue Documentaliste-Sciences de l'Information sur Cairn est libre, après embargo de deux années (à ce jour, sont ainsi accessibles les années 2001 [vol.38] à 2016 [vol.53] incluses). Je m'autorise à y renvoyer le lecteur, histoire de ne pas trop ressasser...

éd3Me promenant "sérenpiditairement" sur la toile, je suis tombé sur la page de GoogleBooks consacrée à cette troisième édition (lecture très partielle possible), mais surtout sur la page de Calaméo qui offre gratuitement une lecture intégrale de la seconde édition de l'ouvrage de Xavier Delengaigne. Mais alors, pourquoi acquérir la troisième édition ? Pour trois raisons.

La première et sûrement la plus immédiatement importante est que cette troisième édition met à jour la boîte à outils que propose l'ouvrage. C'est ce que j'appelais il y a cinq ans la Veille², veille au carré, veille sur [la pratique, les outils, etc. de] la veille. Cinq années, en ces temps de prolifération technologique, c'est un siècle ! L'Internet est en perpétuel mouvement et les outils qui y pullulent peuvent disparaître comme ils ont émergé. Et de ce que l'on pourrait considérer comme l'édition zéro de l'ouvrage [Organiser sa veille avec des logiciels libres, Territorial éditions (coll.Dossier d'experts), 2007, 116p. au format 29,2 x 20,6] jusqu'à la présente troisième édition, le cimetière des applications s'est bien rempli (quel veilleur n'a pas pleuré la mort de Yahoo!Pipes ?) en même temps que de nombreux nouveaux-nés ont pointé leur nez - sans parler de cette folie incantatoire de l'innovation qui fait rhabiller le vieux pour exhiber du soi-disant neuf... Xavier Delengaigne ne se laisse pas abuser et l'évolution que ces éditions successives montre est réelle et intéressante.

Les index sont, de ce point de vue, parlant. De la seconde à la troisième édition, le nombre d'entrées a été divisé par près de 4. On passe de 362 entrées en 2014 à 96 en 2019. Est-ce à dire qu'on a atténué ce pointillisme instrumental qui pouvait caractériser les anciennes éditions ? En tous cas, toutes les entrées d'index de cette troisième édition étaient déjà présentes dans la précédente. Peut-être certains éléments ont-ils tellement pénétré nos pratiques qu'il n'est plus besoin d'en faire un point remarquable, une entrée d'index, voire une entrée développée (par exemple 'Facebook' perd quatre sous-entrées, 'Twitter' six, 'Google' huit et 'moteur de recherche' pas moins de treize).

La seconde raison de s'intéresser à cette troisième édition relève de la structuration de l'ouvrage, déjà manifeste dans la table des matières. Là où l'auteur fonctionnait plutôt par injonctions, là où il avait tendance à asséner des actions à entreprendre, avec des infinitifs quasi impératifs, nous trouvons du questionnement, avec ce "comment" qui ouvre chaque "fiche". On est dans l'interrogation pratique, celle qui s'impose à l'étudiant, au professionnel non documentaliste qui souhaite en apprendre, mais à partir des problèmes qu'il rencontre. En réponse à chaque "comment", se déroule une structure simple : "présentation" du problème, "bénéfice" qu'on trouvera à répondre, "méthodologie", "outils" (et parfois "pour aller plus loin"). Trop souvent, dans ce genre de littérature et dans de trop nombreux programmes de formation, l'outil avec son mode d'emploi pose son diktat et la raison pratique ne vient qu'en éventuel second rideau. Ici, c'est le "pourquoi" qui conduit au "comment", c'est la raison pratique qui enclenche le raisonnement instrumental. Et quand un outil est immédiatement associé au questionnement initial (fiche 71 : Comment automatiser la publication de sa veille avec IFTTT ?), c'est que cet outil est jugé incontournable pour répondre au "comment" en question, voire même pour que la question du "comment" se pose. Bref, l'auteur cherche à développer notre intelligence pratique et pas seulement notre habileté instrumentale. Nous lui en savons gré.

Enfin, troisième raison de s'intéresser vivement à cet ouvrage, il propose une vue vraiment complète de la veille.
J'ai coutume d'expliquer à mes stagiaires et étudiants que la pratique de la veille parcourt l'ensemble de la fameuse chaîne documentaire que Jacques Chaumier a si bien mis en avant dès la fin des années 60, à la suite du rapport Weinberg (The responsabilities of the technical community and government in the transfer of information, 1963) et peut-être plus largement des travaux de Paul Otlet et Suzanne Briet. Chaque maillon de cette chaîne est mobilisé dans la pratique de la veille, sachant que le travail sur les sources y prend une importance plus que capitale.
Xavier Delengaigne nous offre un panorama de la veille sans omettre une seule étape. Ça commence avec la détermination des besoins informationnels pour finir avec la diffusion de la veille. Comme il l'écrit, "de nombreux veilleurs en herbe se cantonnent à [la recherche / collecte de l'information] sans aller plus loin, à savoir sans véritablement analyser leurs trouvailles" (p.VIII). Du coup trois parties de l'ouvrage travaillent l'analyse, l'évaluation et le traitement de l'information, puis la capitalisation des informations, enfin le partage de l'information. Enfin, parce que la veille est forcément sectorielle, une dernière partie offre au lecteur quelques recommandations pour "adapter la veille au secteur d'activité"
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Le seul bémol que j'apporterai n'est pas propre à cette troisième édition et n'invalide aucunement les bonnes raisons de l'acquérir. À vrai dire, ce bémol dépasse le travail particulier de Xavier Delengaigne : à l'heure des Qwant, Ecosia et autres Duckduckgo, pourquoi cette mise en avant, cette quasi exclusivité de Google, ce quasi monopole de Google dans l'activité du veilleur ? L'index ne pointe que Google comme moteur de recherche : pas moins de 11 entrées, alors qu'aucun autre moteur n'est mentionné à l'index. Certes, l'auteur parle d'une alternative à Google, mentionnant Exalead (fiche18). Certes l'auteur présente des moteurs spécialisés comme Isidore (fiche20). Certes, il nous parle aussi de "moteurs de recherche écoresponsables" (fiche20), ainsi que des "moteurs de recherche respectueux de la vie privée" (fiche24). Etc. 
Mais, quand bien même le fait, pour un outil, d'être américain peut être considéré comme un défaut (cf. la question "Quelles sont les limites de Twitter pour la veille", p.330), c'est Google qui surnage. Quand bien même l'auteur nous mène "au-delà de Google", comme dit le titre, Google est là, omniprésent.
Et c'est bien l'un des paradoxes de cette affaire : il conviendrait, pour de multiples et différentes raisons, de trouver des alternatives à Google, sauf que Google est comme la base de tout, le point de départ obligé (de fait, en droit ?). Paradoxe bien visible s'agissant de ces (méta)moteurs respectueux de la vie privée qui utilisent Google...

Note de lecture déposée sur le site de l'ADBS


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mercredi 04 mars

Le vocabulaire d'internet en 1'12''


 

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jeudi 19 juin

Une réflexion globale sur la recherche d'information en ligne

Note de lecture de Net recherche 2013. Surveiller le web et trouver l'information utile / V. Mesguich, A. Thomas. - Editeur : De Boeck (Collection : Information & Stratégie)
publiée par l'ADBS.

 

couvNous l’attendions tous avec fébrilité : l’édition 2013 de Net recherche est enfin parue au tout début 2014. Nous tenons là la cinquième édition d’un ouvrage qui vit le jour en 2006 et connut des éditions mises à jour en 2007, 2009 et 2010. Il y a huit ans déjà, les qualités rédactionnelle, technique et pédagogique de l’ouvrage faisaient l’objet de toutes les louanges[1]. Les éditions suivantes, dont la nôtre, n’ont rien démenti. Bien au contraire !

Je ne décline pas le menu détail des chapitres. La table des matières de l’ouvrage est disponible en ligne sur le site de l’éditeur De Boeck[2]. À noter cependant que l’on en arrive aux bonnes méthodes avec les bons outils par plusieurs biais : tout au long du déroulement de la problématique de la recherche d’information (de la question des besoins jusqu’à l’automatisation de la recherche - les cinq premiers chapitres qui  l’ouvrage), mais aussi grâce à des exemples commentés de recherche (chapitre 6), enfin dans les réponses apportées à une vingtaine de questions, de l’évaluation de la qualité de l’information à l’analyse automatique de l’information (chapitre 7). En guise de conclusion, les auteures livrent une analyse prospective concluant au caractère ouvert de l’avenir de la recherche d’information. Un glossaire, une biblio-/webographie et un index ferment la marche.

De cet ouvrage, on peut donc retenir les méthodes et outils, les conseils et autres « trucs et astuces ». Mais son intérêt premier, à mes yeux du moins, est que, dispensant ces conseils pratiques, il amorce quasiment toutes les réflexions et discussions au sujet de la recherche sur le Net, ancrant la présentation des méthodes et outils dans une vision large mais claire du Web tel qu’il fonctionne aujourd’hui. Il est en effet des ouvrages méthodologiques et techniques dont les mises à jour se contentent d’ajouter des post-it censés mettre en valeur les nouveautés. Avec notre guide pour « surveiller le web et trouver l'information utile », il en va tout autrement. Dans un monde qui n’a que trop tendance à survaloriser le nouveau (fût-ce le nouvel habillage d’une réalité ancienne), on leur saura gré de maintenir le cap : offrir aux professionnels de l’information, en herbe ou confirmés, mais aussi aux enseignants et formateurs, une somme sur la surveillance du web et la recherche d’information sur Internet de façon plus générale, une somme cohérente et pédagogiquement ordonnée, en appui sur une réflexion puissante concernant cet univers toujours plus vaste et toujours plus varié, là où tant d’autres ouvrages se borneraient à énumérer des outils. Certes c’est bien un « panorama des outils et méthodes existant à ce jour » qu’offrent les auteures, mais un panorama construit par le regard de l’intelligence praticienne pour l’intelligence praticienne des lectrices et des lecteurs qui sauront mettre à leur main les très nombreuses indications de méthode qui jalonnent ce panorama. Et de fait, « l'intelligence et la capacité d'analyse, de raisonnement et de distanciation propres à la personne humaine continueront de jouer un rôle clé pour des recherches fructueuses. »



[1] Relisez ce qu’écrivait Yves Desrichard dans le BBF n°4 de 2006, p.118 [http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2006-04-0118-007].

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lundi 17 mars

Vous avez dit "ouvert" ?

Données ouvertes, gouvernement ouvert et savoir libre : une conférence de Diane Mercier lors de Wikicité, un événement sur la participation citoyenne à l’ère numérique organisé par l’OCPM qui s’est tenu au Centre des sciences de Montréal, les 27 et 28 février 2014.

Tout est .


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vendredi 07 mars

De la foule au “crowd”...

Social Media
De la foule au “crowd”, de la menace à l’opportunité :
Quand le collectif et la foule deviennent des enjeux cruciaux pour les entreprises


Le master GIDE de l’université de Lille 3 Charles-de-Gaulle et l’association étudiante Promidée ont le plaisir de vous inviter à la 13e édition de la journée Egide


Jeudi 13 mars 2014
9h30 > 17h
EuraTechnologies - Lille

Avec la participation de:

  • Jérôme Bondu est fondateur du cabinet de conseil Inter-Ligere, spécialisé en veille, intelligence économique et e-reputation. Il intervient en formation, conseil en organisation, et études. Par ailleurs, il est ancien auditeur de la session IE de l'IHEDN, il préside le Club IES (IAE de Paris Alumni) et anime l’émission « Stratégie et Intelligence Economique » de la Web TV ActuEntreprise. [Twitter - Viadeo]
  • François Briatte est doctorant à l'Institut d'Études Politiques de Grenoble et assistant à l'Université Catholique de Lille, où il enseigne la science politique et l'analyse de données. Ses recherches portent sur les politiques de santé et sur la quantification de l'action publique. [Site]
  • Blogueur et entrepreneur, Nicolas Dehorter est l'auteur du premier guide français sur le crowdfunding et fondateur du site d'information et de conseils leguideducrowdfunding.com. Il analyse et publie régulièrement sur Le blog de mon artiste du contenu lié aux solutions innovantes de financement et de partage de la création qui émergent grâce au web. [Twitter - Viadeo]
  • Blandine Lebourg rejoint la Plaine Images en 2010. Au sein de ce cluster dédié aux industries créatives, elle a en charge la veille et la curation des contenus sur diverses thématiques, des technologies de l’Image au jeu vidéo, en passant par l’édition numérique, mais aussi sur les problématiques entrepreneuriales et de financement. [Twitter - Viadeo]
  • Julien Lemaire a fait ses armes dans la communication culturelle en créant et en pilotant le projet Lille 2004 "Galerie Urbaine en Mouvement", pour ensuite participer à la création d’un magazine estampillé "Street Art".  En 2011, il fonde l'agence Trib-u spécialisée en social media marketing, avec laquelle il facilite le lien entre les marques et leur communauté. [Viadeo]
  • Jordan Ricker est Digital Strategist à Parties Prenantes. Il est chargé de cours “digitalisation de la marque et de la communication” à l’ISCOM. Il travaille sur la mise en oeuvre de stratégies de communication en ligne, ainsi que sur l’accompagnement dans le dialogue avec les stakeholders en ligne. Il a aussi été journaliste à Fluctuat dans la rubrique cinéma et politique, puis cyber/société. [SiteTwitter]
  • Thibaut Thomas a commencé sa carrière dans le département digital expérimental de l'agence CLM BBDO puis est devenu responsable de la communication web pour la réouverture de la Gaîté lyrique, lieu parisien des cultures numériques. Il est le créateur du réseau CQTM de jeunes professionnels du web. Il intervient par ailleurs au CELSA Paris-Sorbonne et enseigne la culture numérique à l'INSEE.[Site -Twitter]

 Programme complet et inscription sur le site de la journée Egide.


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dimanche 02 juin

Réseaux sociaux : les chiffres 2013


Merci à 2 FACTORY (sur Vimeo) !


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jeudi 09 mai

Olivier Andrieu: les points clés du référencement sur internet


Présentation par Olivier Andrieu des points clés du référencement sur internet.

Cette courte vidéo a été prise par Jérôme Bondu suite à sa conférence à l'ADBS Nord (Lille) le 22/02/2013.

Olivier Andrieu, est consultant SEO indépendant dans le domaine de l'Internet, créateur de la société Abondance et du site www.abondance.com


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