samedi 24 février

Où il est question de la nouvelle Pythie Schumpeterienne.

Excellent billet au sujet de "l'autel ripoliné de la "disruption" qui est la nouvelle Pythie Schumpeterienne d'une destruction créatrice dans laquelle à défaut de savoir vaguement ce que l'on veut créer on sait en revanche parfaitement ce que l'on veut détruire et comment on va s'y prendre."

Excellent billet à la fois pour ce qu'il dénonce et pour ce qu'il préconise...

Billet à mettre entre toutes les mains malgré les gros mots qui l'agrémentent 😉.

C'est ici.


 


samedi 28 mai

Mais où est donc le problème ?

Les adultes, l'informatique et la résolution de problèmes. Où est donc le problème ?

Ce rapport, publié par l'OCDE, présente une analyse approfondie des résultats de l’Évaluation des compétences des adultes dans le domaine de la résolution de problèmes dans des environnements à forte composante technologique, ainsi que des indicateurs sur l’utilisation des TIC et la résolution de problèmes.

Source : http://www.keepeek.com/Digital-Asset-Management/oecd/education/les-adultes-l-informatique-et-la-resolution-de-problemes_9789264251069-fr


mardi 29 septembre

Des bibliothèques populaires à la lecture publique / sous la dir. d’Agnès Sandras

 

Des bib

L'histoire des bibliothèques populaires n'est pas un long fleuve tranquille, loin s'en faut, et notamment quand elles doivent amener à la lecture publique - ce qui est sûrement leur objectif le plus précieux.

Plus de trente-cinq ans après Les bibliothèques populaires[1] de Noë Richter, un colloque « Les bibliothèques populaires d'hier à aujourd'hui » s'est tenu début juin 2014 à l'Arsenal (BnF), à l'initiative de la Bibliothèque des amis de l'instruction du IIIe arrondissement de Paris[2], afin d'exposer le renouveau des recherches sur les bibliothèques populaires. Un curieux paradoxe justifiait l'entreprise de Noë Richter : écloses aux XVIII-XIXes siècles, les bibliothèques populaires vont favoriser l'émergence de la lecture publique dans la première moitié du XXe siècle, alors même qu'elles s'éteignent progressivement mais, surtout, que les historiens les boudent, voire oublient leur existence. Dans le direct prolongement de l'entreprise de Noë Richter (et de celle, contemporaine, de Jean Hassenforder qu'on oublie trop rapidement), un travail historien minutieux s'est engagé au plus près des archives locales, aujourd'hui de plus en plus accessibles en ligne. Ce travail permet de restituer les contextes, conflictuels ou apaisés, où les bibliothèques populaires ont pris leurs marques socioculturelles et sociopolitiques.

L'ouvrage dirigé par Agnès Sandras accompagnait le déroulement du colloque de 2014. Il en constitue les actes, enrichi de quelques articles. Rassemblant vingt-cinq contributions pour une vingtaine de contributeurs (historiens, sociologues, bibliothécaires et conservateurs des bibliothèques mais aussi jeunes doctorants et chercheurs confirmés), il comprend cinq parties. La première situe les enjeux et les difficultés de l'accès au livre au XIXe. La deuxième propose quelques études autour des Bibliothèques des amis de l'instruction. La troisième met en lumière les avancées culturelles et éducatives des bibliothèques populaires, toujours au XIXe siècle. La quatrième partie nous emmène à l'étranger visiter l'histoire des bibliothèques populaires anglaises, belges et argentines. La dernière partie négocie le passage du XIXe au XXe siècle - ce que quelques contributions des parties précédentes proposaient quelquefois. Une bibliographie indicative (plus de 80 références) invite à la lecture historienne. Enfin, un index des noms de personnes, lieux et institutions suit la liste des auteurs et celle des illustrations.

Si l'histoire de la bibliothèque populaire n'est pas un long fleuve tranquille, force est de constater avec joie que la lecture de l'ouvrage se pratique telle la descente d'un fleuve. On se laisser porter par les textes introductifs d'Agnès Sandras (une introduction générale puis une introduction à chaque partie), textes résultant d'une remarquable problématisation et d'une densité réflexive nourrissante. Descendant le fleuve, libre au lecteur de décider ou non une escale, de s'arrêter dans un de ces nombreux espace/temps qui habitent l'une et l'autre rives. De telles escales l'entraîneront en des contrées trop méconnues de la lecture publique et pourtant si riches de problématiques fondamentales.

En ces temps où la technologie et la matérialité en général encombrent notre capacité de réflexion, l'ouvrage (comme le colloque qui le justifie) est salutaire. Sa lecture ne peut qu'ouvrir notre regard, au-delà de l'horizon imposé de la technique et hors du tempo de sa course effrénée à l'innovation à tout prix, sur des interrogations où l'humain se dessine et où la société se pense en humanité. Peut-être la question fondamentale de l'ouvrage est-elle celle-ci : que reste-t-il de « populaire » dans ce qu'on appelle aujourd'hui la lecture publique ? Sortons de cette « connotation univoque et péjorative » de l'étiquette « populaire » dont parle Agnès Sandras ! Osons placer la bibliothèque dans la stricte perspective éducative et culturelle ! Relisons, une fois encore, Noë Richter quand, installant la bibliothèque dans l'orbite de l'éducation permanente, il voulait comprendre l'enchaînement qui conduit de la lecture populaire à la lecture publique[3]. Relisons Richter et inversons l'enchaînement : comment la bibliothèque favorise-t-elle le passage de la (simple) lecture publique à la lecture populaire ? Personne ne niera la perspective éducative de la bibliothèque. Elle est comme ancrée dans notre culture. Mais qui va jusqu'au bout du traitement de cette question ? Qui va poser la distinction, fondamentale, entre public et non public, et proposer une stratégie sociale pour faire venir à la lecture celles et ceux qui n'y ont pas objectivement accès, celles et ceux qui n'ont pas même idée de ce « plaisir incommensurable de la lecture » vanté par Agnès Sandras ?

Relisons, par exemple, ces Regards neufs sur la lecture que posaient dès 1949 Geneviève Cacérès[4] et avec elle tout Peuple et Culture ! Ces regards brillent encore !

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[1] Noë Richter, Les bibliothèques populaires, Paris, Cercle de la librairie, 1978
[2] Cette bibliothèque serait la dernière « bibliothèque populaire » encore existante (cf. http://bai.hypotheses.org)
[3] Noë Richter, Bibliothèques et éducation permanente. De la lecture populaire à la lecture publique, Bibliothèque de l'Université du Maine, 1981
[4] Geneviève Cacérès, Regards neufs sur la lecture, Éditions du Seuil, 1949. Une édition augmentée est parue en 1961, avec la collab. de Joffre Dumazedier, Georges Jean et Jean Hassenforder. http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb318961203/PUBLIC

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Note publiée initialement sur le site de l'ADBS - qui en propose une version pdf.

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mercredi 28 mai

Populismes droitiers, populismes ultra-libéraux

Ces élections européennes auront été riches d'enseignement sur la dictature des idées simplistes et fausses.

Par exemple l'idée selon laquelle l'immigration cr&ée le chômage. Le sophisme est le suivant : "s'il travaille, l'immigré nous prive d'un emploi ; s'il ne travaille pas, il profite d'une générosité que l'état de nos finances publiques ne nous permet plus. Dans tous les cas, un immigré de plus, c'est un chômeur supplémentaire. Il suffit d'inverser l'argument pour alimenter la folie nationaliste : refoulez les immigrés, et le chômage disparaîtra…" (Thibault Gajdos, "L'immigration aide l'emploi", Le Monde du 28 mai 2014)... Cela fait un bail qu'on a montré et démontré qu'il n'en était rien et que c'était même l'inverse. Et pourtant, le F-Haine continue de diffuser la contre-vérité qui permet aux chômeurs d'attribuer à l'Immigré la raison de leur état. Dans une économie mondialisée où le dumping social pénalise le salariat des pays dits "avancés", dans un pays où l'État diminue les effectifs de la fonction publique (les gens qui font tourner les services publics, c'est-à-dire les mécanismes qui globalement maintienne la solidarité à un certain niveau), dans une époque où la technique s'emballe à perdre haleine, s'évertuant à rendre l'intervention humaine de plus en plus inutile dans les process de production et de service, dans une course au profit maximal où les entreprises contraignent leurs salariés à toujours plus de productivité, COMMENT VOULEZ-VOUS QUE LE CHÔMAGE N'AUGMENTE PAS ? Pourquoi ces quatres raisons du chômage ne sont-elles quasiment jamais avancées, mises sur la place publique. Pourquoi Jean-Pierre Pernaut n'en parle-t-il pas au JT de TF1 ? Parce que c'est trop compliqué pour des cerveaux que la pub contamine et vérole ? Pourquoi les experts en tous genres mettent-ils tout ça sous le tapis ? Parce qu'ils sont effectivement les "nouveaux chiens de garde" du libéralisme ? Pourquoi la Commission européenne impose-t-elle au États de ne pas lutter correctemetn contre le chômage ? Parce que l'Europe est ultra-libérale, limite libertarienne ? Pauvres de nous !

Une des idées les plus dévastatrices qui soit en ces temps de montée du populisme ultra-libéral, c'est celle qui veut que le F-Haine ne soit pas (plus) raciste. C'était bon du temps de papa LePen. La vague bleu marine a refoulé le racisme au rang des accessoires pour l'histoire. Le problème c'est que les propos tenus pas la droite en général et l'extrême en particulier contredisent absolument cette idée, malgré Patrick Sébastien. Qu'à cela ne tienne, on trouvera toujours de couillons pour affirmer que si le F-Haine est raciste, les gens qui votent pour lui ne le sont pas fatalement (entendu à plusieurs reprises, notamment sur France Inter). C'est faire peu de cas de l'intelligence des électeurs : pour une personne respectueuse du visage-humain-en-général, voter F-Haine, c'est, quelle que soit la raison du vote, déchirer son âme. Or qui veut déchirer son âme ? Donc deux solutions : soit les non-racistes électeurs du F-Haine sont intellectuellement et psychologiquement suicidaires, soit ils n'ont pas d'âme. Ce qui est sûr, c'est qu'on a deux mouvement conjoints : d'un côté, l'élite médiatique ne fait que trop peu obstacle au déferlement des "idées" du F-Haine, alors que de l'autre les difficultés concrètes de vie - et notamment le chômage, on y revient - nourrissent à l'orgie les populismes de la haine.

Autre champ où le populisme dévastateur est la chose la mieux partagée (et encore plus que sur la question du rapport chômage/immgration) : celui de la formation et de la qualification. L'assertion se déroule en deux sophismes renvoyant l'un à l'autre. Premier sophisme : les emplois correspondent à des qualifications professionnelles, or la collectivité finance l'acquisition de qualifications (système scolaire - du primaire à l'université -, formation professionnelle continue, etc.), donc la collectivité, ce faisant, prépare (doit préparer) à l'emploi. Second sophisme : le chômage est dû à l'écart entre la demande de qualification et l'offre de qualification, or la collectivité finance l'acquisition de qualifications, c'est-à-dire construit de ses deniers l'offre de qualification, donc la collectivité est responsable du chômage (n'a pas construit la bonne offre de qualification). Le premier sophisme fait l'impasse sur tout ce qui n'est pas lié à la caractérisation de l'individu comme travailleur (ou demandeur d'emploi). C'est bien dommage, car les femmes et les hommes ne sont pas que des travailleurs - d'autant plus qu'ils luttent tous à leur manière contre la déshumanisation imposée par le travail. Le second sophisme oublie que le chômage n'est pas dû à un écart entre demande et offre de qualification, mais, restons simples !, à la raréfaction des emplois. Messieurs de l'économie réelle, commencez par créer des emplois, après on discutera qualification.

Pourquoi perpétuer tant d'idées fausses et surtout fallacieuses, portées par l'ensemble du monde politique et économique ? Juste pour détourner le regard de la vraie responsabilité pour l'orienter arbitrairement vers l'État en premier lieu, puis vers le chômeur en second lieu. Cette manoeuvre grossière (mais les mensonges les plus grossiers sont ceux qui passent le mieux) est inscrite dans les gènes du libéralisme, de l'ultralibéralisme, du libertarianisme. Il faut moins d'État et l'homme de la rue doit se soumettre au rythme de l'Entreprise elle-même conduite par la recherche du profit capitalistique.
Cette idée d'adéquation entre formation et emploi est de ces idées fausses mais tenaces qui peuplent notre idéologie : il y a un lien direct entre formation voire éducation et insertion voire emploi. Comme disait un copain d'il y a trente ans, la formation n'a jamais créé d'emploi, mis à part les emplois de formateurs ! Je passe sur les justifications théoriques et pratiques de ce que j'avance : il est trop clair qu'il n'y a aucun lien direct entre la formation et l'emploi. Tous ceux qui prétendent le contraire sont ignorants ou salauds (faisant porter la responsabilité du chômage à ceux qui n'y sont ni directement ni indirectement pour rien).


 

lundi 14 octobre

Roubaix : ateliers mémoire, les blogs d'automne

Livraison d'automne des ateliers mémoire !

atemem

  • Centre : Qui sont les commerçants du Lido, quelques interviews
  • E.C.H.O. : La naissance de la Sainte Famille, rue de Mazagran
  • Fresnoy-Mackellerie : Embranchés rue de l'Ouest, il s'agit bien de chemin de fer !
  • Hauts Champs : La disparition du petit Degas, transformations à partir de 2009
  • Moulin : l'évolution de l'école Moulin Chanzy
  • Nouveau Roubaix : la pharmacie de la place de l'Avenir, avant qu'elle passe avenue Linné (témoignage des pharmaciennes)

Bonne lecture !


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lundi 11 février

Giono, L’homme qui plantait des arbres


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mercredi 26 décembre

Le département "Cultures Numériques" du CUEEP recherche des formateurs

Le départementlogo_cueep_lille "Cultures Numériques" du CUEEP, institut de l'Université Lille1, assure des formations collectives d'initiation à l'utilisation de l'ordinateur avec des publics adultes en situation d'illettrisme aussi bien que des formations au C2i avec des publics étudiants voire des formations au multimédia pédagogique dans le cadre des masters en sciences de l'éducation.

Si vous souhaitez intégrer l'équipe des formateurs de ce département, demandez un rendez-vous en cliquant ici.


dimanche 01 juillet

Ensemble pour la démocratie locale et numérique (ATD Quart Monde, Lille) [2]

Le forum régional de la participation citoyenne et des technologies de l'information et de la communication s'est donc tenu à la Maison ATD Quart Monde de Lille (11 rue Barthélémy Delespaul) ce samedi 30 juin de 13h à 17h30. Des participants au projet et des invités dont j'étais ont pu échanger sur le thème de la citoyenneté numérique.

Mon support d'intervention est là :

Participant à ce forum, j'ai eu le sentiment de permettre au CUEEP de renouer avec l'une de ses raisons d'être : mettre à disposition d'un territoire et de ses habitants objectivement les plus éloignés de la formation une offre éducative pertinente (visée citoyenne) et efficace (pédagogie). Ce faisant, j'ai la sensation de poursuivre le combat engagé par les fondateurs du CUEEP - tous disparus aujourd'hui : André Lebrun, Gérard Mlekuz et Serge Évrard -, ne faisant que "mettre à jour" les outils de ce combat.

La lutte contre l'illettrisme numérique est (doit être) intégralement intégrée à la lutte contre l'illettrisme globalement. Une lutte contre l'illettrisme qui ne prendrait pas les voies numériques manquera fatalement son objectif. Même réflexion s'agissant de la lutte pour la citoyennenté. Mais on sait depuis longtemps que littératie et citoyenneté vont de pair.


vendredi 06 janvier

Expérience et professionnalisation dans les champs de la formation, de l’éducation et du travail

« Expérience et Professionnalisation dans les champs de la formation, de l’éducation et du travail : état des lieux et nouveaux enjeux »

CIREL EA 4354 Université de Lille 1, Université de Lille 3
Villeneuve d’Ascq, Cité Scientifique
les 26-27-28 septembre 2012

Le colloque international a pour objectifs :

  • d’aborder la problématique de la connaissance et de la valorisation de l’expérience sous des formes plurielles (la VAE étant une modalité particulière de valorisation) dans le champ du travail et dans une perspective de professionnalisation. Comment l’expérience est-elle prise en compte dans le marché du travail et au-delà des discours, quel statut a-t-elle en gestion des ressources humaines dans les entreprises ? Dans la délivrance et la valorisation du diplôme ? Dans le rapport à ce que l’on nomme compétences au regard du marché du travail ? Dans l’insertion professionnelle des jeunes ? …
  • d’identifier et mieux cerner les théories et les paradigmes actuels convoqués et/ou constitutifs de l’expérience et de la connaissance dans les pratiques et dispositifs de valorisation-validation, dans l’acquisition-construction (voire la production) des connaissances et des modes de travail pédagogiques et didactiques.
  • de dégager des perspectives renouvelées : théoriques, méthodologiques et pratiques de recherches tournées vers les rapports entre formation et emploi, savoirs de l’action et savoirs académiques, entreprise et institution éducative, système productif et système éducatif.

Trois axes de travail constituent le cadre de questionnement dans lequel les contributeurs sont invités à intervenir :

  1. Place de l’expérience dans les processus de construction des savoirs et dans les modes de travail pédagogique et didactique.
  2. Place de l’expérience dans le marché du travail, dans les pratiques de gestion des ressources humaines et dans la production et transmission des compétences.
  3. Place de l’expérience en quête de reconnaissance et de validation-certification.  

Ce colloque scientifique s’adresse aussi bien aux chercheurs universitaires de différentes disciplines (Sciences de l’Education, Gestion, Sociologie, Psychologie, Economie…) et de différents pays (France, Belgique, Suisse, Espagne, Portugal, Canada) qu’aux praticiens de la formation et de la gestion des ressources humaines.

http://cirel.recherche.univ-lille3.fr/experience2012/

Appel_à_communication et Modalités_de_soumission_et_Calendrier

Les partenaires

cirel

CHA-1

Lille1
 
CUEEP

lille3


jeudi 09 juin

Le fric de la pédagogie

On apprend que la société e-learning française Onlineformapro vient d'annoncer sa décision d'entrer en bourse en juillet prochain (sur le marché libre Euronext). Je ne sais pas vous, mais moi j'ai beaucoup de mal à envisager que la logique boursicoteuse et la logique éducative puissent faire bon ménage ! Je dois être un peu ringard ou bien ignorant des merveilles de l'économie de marché.

D'ailleurs, le ministère de l'Éducation (nationale ?) est plus que d'accord, puisque le réseau des GRETA est un bon client d'Onlineformapro. Un accord-cadre a en effet été signé à la fin du premier trimestre 2011 avec l'ensemble du réseau e-Greta pour la fourniture de contenus e-learning de formation et d'évaluations en français, en maths, à la préparation aux concours des métiers de la santé, à la comptabilité et à l'entraînement cognitif. Par cet accord, de nombreux GRETA « intègrent les contenus Onlineformapro à leur catalogue de formation en ligne ». Ce faisant, l'État externalise la création pédagogique : les enseignants et formateurs n'ont plus qu'à utiliser des "produits" de formation formatés au plus courant pédagogique et au mieux disant financier. L'industrialisation de la formation - qui a démarré au milieu des années quatre-vingt-dix - est à son comble... Que sont devenus ces formateurs militants géniaux qui construisaient leurs outils pédagogiques sur mesure pour une formation plus juste pédagogiquement et plus humaines socialement ?