samedi 28 mai

Où l'on parle de Proch'Emploi...

... entre autres sujets.
On cause aussi article2 de la loi Travail ;-)

On remarquera comment on (Emmanuel Lechipre) oppose intérêt de l'entreprise et intérêt des salariés, comme si les salariés n'étaient pas l'entreprise, comme si la subordination des employés à l'employeur les empêchaient d'être la force vive de l'entreprise ! Scandaleux, non ?

Proch'Emploi, on en parle à 22'30 et ça dure une dizaine de minutes... aucun bilan. Juste deux constats fort intéressants :

  • Quand il était patron de l'ANPE, Xavier Bertrand n'a rien fait pour augmenter et améliorer  l'efficacité du service public de l'emploi. 
  • La solution du chômage,  c'est l'existence d'emplois à pourvoir !

 Ce dernier point a l'air trop bête comme ça.  Il l'est moins quand on le rapproche des velléités droitières de forte diminution du personnel des collectivités territoriales et locales - c'est-à-dire de mise au chômage d'un certain nombre de personnes...


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mercredi 13 janvier

Les traités de libre échange : des conséquences sociales et écologiques sans précédent

ATTAC et les Amis du Monde diplomatique vous invitent

le lundi 25 janvier à 20h,
Scène nationale de la Rose des Vents,
boulevard van Gogh à Villeneuve d'Ascq
métro Hôtel de ville

Pour une conférence-débat sur le thème :
Les traités de libre échange : des conséquences sociales et écologiques sans précédent

avec

  • Maxime Combes, économiste, membre d'Attac France et auteur de Sortons de l'âge des fossiles ! Manifeste pour la transition, 2015.
  • Jean Gadrey, professeur émérite d’économie à l’université Lille I, membre du conseil scientifique d’Attac France, auteur de Adieu à la croissance, bien vivre dans un monde solidaire

Quels sont les effets dévastateurs des entreprises transnationales ?
Celles-ci décident du contenu des traités commerciaux partout dans le monde, comme le Grand Marché Transatlantique (GMT/ TAFTA) entre les USA et l’Union Européenne, dans une stratégie de secret. Comment sont-elles en train de prendre le pouvoir et d’orienter en leur faveur les décisions politiques majeures en faisant fi de l’écologie, de la protection de la planète, des garanties sociales : déréglementation forcenée, création de tribunaux privés d’arbitrage passant outre les législations des États.
Avec la « concurrence libre et non faussée » en action, credo des transnationales, qu’adviendra-t-il de la démocratie, de la souveraineté des peuples, de la justice sociale, de notre planète Terre... ? « C’est le marché qui décide, pas la démocratie ». Comment les enjeux climatiques, que la COP 21 n'a nullement réglés, sont-ils impactés par ce "libre-échange" qui s'en prend aux biens communs ?  Les accords de libre échange signeront-ils, entre autres, la généralisation de l’extraction du gaz de schiste, les États ne pouvant s’y opposer qu’au prix de procès et d’amendes pour avoir empêché le libre investissement et la libre circulation ? Comment peut-on agir contre ceux que Susan George qualifie d’« usurpateurs » ?

Entrée libre


 

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vendredi 26 juin

Autour de l'économie du savoir (Jean-Pierre Bouchez)

Jean-Pierre Bouchez, Autour de « l'économie du savoir » : ses composantes, ses dynamiques et ses enjeux, in Savoirs, 34 - 2014, pp.9-45

Chacun en a sa part et tous l'ont tout entier !
Victor Hugo
("Ce siècle avait deux ans" in Les feuilles d’automne)

imageQui veut savoir rapidement ce qui s’est dit de l’économie du savoir sera ici servi. L’auteur nous livre une authentique synthèse bibliographique ou plutôt documentaire : sur un fond de 80 références, ne sont mobilisées que les idées et les informations qui permettent à l’auteur de la synthèse d’étayer et d’illustrer la problématique qui est la sienne.

Cette problématique, nous la connaissons : Marie-France Blanquet en a fait état lorsqu’elle présentait pour Doc-SI l’ouvrage que Jean-Pierre Bouchez publia en 2012, L'économie du savoir : construction, enjeux et perspectives. De cet ouvrage, la présente note de synthèse reprend, d’une part, la seconde partie, intitulée “Un nouveau régime de croissance autour de l'économie de la connaissance et de l'innovation” (pp.147-230), en en condensant drastiquement le propos, et, d’autre part, la conclusion (pp.353-362).

L’auteur commence par exhiber ce qu’il appelle les “composantes de l’économie du savoir”, à savoir le savoir, les finances, les nouvelles technologies de l’intellect et le territoire, autant de pôles dont les “liaisons interactives” produisent la “dynamique de l’économie du savoir”. Dans ce fonctionnement, apparaissent assez nettement les antagonismes entre le pôle du savoir et celui des finances, au sein d’une relation “globalement asymétrique” qui débouche fatalement sur la privatisation et la “marchandisation excessive du savoir”, dit l’auteur, avec la captation et la codification des connaissances, la propriété intellectuelle étant qualifiée de dispositif ambivalent où le brevet finit par empêcher l’innovation.

Parmi les pistes évoquées pour libérer l’innovation, outre la nécessaire sanctuarisation des dépenses d’investissements publiques de R&D et d’éducation, l’auteur revient à un concept forgé par l’économiste néoclassique Paul A. Samuelson au milieu des années cinquante, au concept de bien public mondial. Un bien public satisfait en même temps à deux exigences : celle de “non-rivalité” (bien inépuisable, sa consommation par un usager ne réduit pas la consommation par les autres) et celle de “non-exclusion” (bien dont l’accès n’est pas soumis à condition, d’où sa gratuité notamment). Le fameux rapport publié par la PNUD en 1999 (Global public goods) mettait le savoir au rang des biens publics mondiaux...

Qui veut savoir rapidement ce qui s’est dit de l’économie du savoir sera ici servi. Mais qui veut se poser les bonnes questions au sujet du savoir et de son économie pourra poursuivre sa route avec Jean-Pierre Bouchez, par exemple en lisant son ouvrage de 2012. Et comme disait Pierre Caspar, éditorialiste de la livraison de Savoirs, “face à l’amplitude et à la complexité de cette analyse, nous pouvons nous demander ce qui peut avoir un impact direct sur nous ; en particulier lorsqu‘on exerce les « métiers du savoir » chers à Jean Pierre Bouchez”.

Les documentalistes et autres gestionnaires de l’information ne sont-ils pas des professionnels du savoir, ces “piétons du savoir” dont parlait Serge Cacaly il y a trente ans (Doc-SI, 22-6, pp.208-215) et dont Suzanne Briet revendiquait haut et fort la teneur intellectuelle du métier il y a plus de soixante ans ?

Rédigé pour l'ADBS
publié sur le site de l'association le 25 juin 2015


 

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mardi 15 avril

Évaluer la richesse

Richesse et valeur : retour à la critique de l’économie politique à l’occasion de la crise systémique du capitalisme contemporain. C'était le 08 avril 2014 à la Maison européenne des sciences de l’homme et de la société à Lille.


Tout d'abord l'introduction à l'après-midi suivie de l'intervention de Jean-Marie Harribey sur le croisement entre richesse et valeur, puis débat avec la salle.

Puis table-ronde qui a réunit :

  • Bernard Friot , Professeur émérite à Paris Ouest Nanterre, IDHE (Institutions et dynamiques historiques de l’économie)
  • Bernard Perret , Ingénieur et socio-économiste, membre du Conseil Général de l'environnement et du développement durable
  • Richard Sobel , Maître de conférences en économie, Université Lille 1
  • Henri Sterdyniak , Directeur du département Économie de la mondialisation de l'Observatoire Français des Conjonctures Économiques, Paris

L'après-midi se termina avec l'intervention d'Alain Caillé (Professeur de sociologie à l’Université Paris-Ouest Nanterre La Défense, directeur-fondateur de La Revue du MAUSS)

 

SOURCES :

  • http://lille1tv.univ-lille1.fr/collections/video.aspx?id=10bbd43c-81cb-4c77-baa4-80836c74c578
  • http://lille1tv.univ-lille1.fr/collections/video.aspx?id=cae87361-2097-4d9a-beb8-3f84c465d873
  • http://lille1tv.univ-lille1.fr/collections/video.aspx?id=2dd36956-37c6-4c1f-9b45-bff23c3e9fae

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mardi 04 février

Quand je lis ou entends le mot 'employabilité'...

La formation sert-elle à donner du sens à l’employabilité ? demande Marion, experte en formation RH chez Demos, qui poursuit : Ilin existe deux philosophies selon lesquelles la formation aurait pour objectif de développer l’employabilité. Cette dernière, qui est l’un des objectifs de la formation, a-t-elle plus de chances d’aboutir si un modèle de formation utilitariste est proposé aux apprenants ? Ou au contraire, l’employabilité passe-t-elle davantage par une vision humaniste de la formation ? Ce débat reste plus que jamais ouvert... Alors ouvrons le débat.

Pour ma part, quand je lis ou entends le mot 'employabilité', je fronce les sourcils !

Ce terme est apparu massivement si je me souviens bien fin des années 80 / début des années 90 au sujet des jeunes demandeurs d'emploi trop loin de l'emploi, juste après qu'on a développé l'idée des "compétences de 3ème dimension" (cf. Simone Aubrun, Roselyne Orofiamma en 1990 notamment), idée qui émergea quelques années après que l'équipe animée par Lucie Tanguy ne publie un état des recherches en France sur les relations entre formation et emploi (1986), résultat d'un séminaire scientifique sur la problématique des relations complexes entre système éducatif et système productif, problématique qu'avait quelque peu redessinée la mise en place du "dispositif jeune" mis en place par le gouvernement PS/PC à partir du fameux rapport Schwartz (1981). Voilà pour la contextualisation historienne - encore le rapport Schwartz n'est-il pas parti de rien. Reste qu'une telle contextualisation permet de mesurer les contours d'un questionnement social voire sociétal fort.

Pour faire bref : on est en effet parti du constat de la sur-représentativité des jeunes dans la population des demandeurs d'emploi. Bertrand Schwartz défendait l'idée que, si l'emploi est d'une importance majeure dans la construction de l'identité des jeunes, il n'est pas le seul élément. Il prônait une prise en compte de la globalité de la personne, avec toutes ses dimensions (santé, logement, etc.). D'où les Missions Locales.

Sauf que, de la même façon que le législateur avait quasiment réduit vingt ans auparavant l'éducation permanente à un outil d'ajustement à l'emploi (dès la loi de 1971), le traitement du chômage des jeunes a trop vite été isolé de la problématique de la globalité de la personne pour devenir une problématique en soi, mettant face à face l'employeur (on préfère dire l'entreprise, mais ce n'est pas la même chose) et le jeune sans emploi. Ce jeune était mal formé, n'avait pas reçu la bonne formation professionnelle, certes ; mais avant tout il n'était pas à même d'entrer dans le monde du travail. Il lui manquait de toutes façons un savoir-être du type : être capable de se lever tôt pour aller travailler (ou simplement chercher du travail), dire bonjour au monsieur qui embauche sans mâchouiller on ne sait quoi, tenir 8 heures par jour au boulot quand il en a, ne pas râler dès qu'un truc le dérange, etc. Je suis conscient que je présente la fameuse 3ème dimension de façon légèrement caricaturale, mais ce fut vécu comme ça par de nombreux "jeunes". L'un des résultats de cette histoire fut l'avénement de l'EMPLOYABILITÉ.

Cette dernière se définit comme "capacité à être employé". Son agent est grammaticalement le non-employé, le chômeur - qui est un "incapable". L'employabilité est l'affaire du jeune qui ne trouve pas de boulot. Du coup on peut ériger en maxime l'idée que, si quelqu'un ne trouve pas d'emploi, c'est de sa faute. Je renvoie à une bonne partie des travaux de l'économiste Laurent Cordonnier (Lille1). Bref : culpabilisation du chômeur comme stéréotype imposé par le système productif.

D'un autre côté, soyons clair : le patronat a intérêt, selon la fameuse loi du marché (offre/demande), à ce qu'il y ait le plus de chômeurs possible (la fameuse "armée de réserve") et ce pour deux principales raisons. Première raison : il faut pouvoir ajuster l'embauche aux variations de la production ; un classique encore présent dans le discours patronal. Deuxième raison : le rapport de force entre le chômeur et l'employeur n'est pas équilibré, mais à l'avantage exclusif de l'employeur ; et là on touche à un problématique qui relève en fait des Droits de l'Homme mais que le patronat veut réduire à la sphère économique. C'est la fameuse question de la moralité du capitalisme, à quoi le soi-disant philosophe nous fait le coup des ordres inconciliables et répond qu'on ne saurait évaluer des activités techniques (l'économie est une technique) avec des concetps qui relève d'un autre monde, le monde de la morale...

Mais à bien réfléchir, et en s'attardant sur le problème des "emplois vacants" souvent mis en avant par les libéraux et le patronat pour vilipender les chômeurs qui refuseraient de bosser, il est clair qu'à côté de l'employabilité il faut parler de l'EMPLOYEURABILITÉ, à savoir la capacité de l'employeur à recruter... Je ne développe pas et vous renvoie à l'excellent article d'Anne FRETEL, chercheur en économiste à Lille1, publié dans Les nouvelles d'Archimède (n°65, p.20sq.) : "Emplois vacants : la faute aux chômeurs ?".

Donc je reformule la question de Marion : la formation peut-elle donner du sens à l'employeurabilité ?


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vendredi 10 janvier

Rhétorique politique de la compétitivité

La vraie compétitivité c'est la capacité à produire dans de bonnes conditions, en respectant les conditions de travail et avec une organisation du travail qui soit humaine, vient de dire notre ministre du Travail, si l'on en croit le site du PS.

Le problème de cette sentence politique, c'est que, quel que soit le dictionnaire vers lequel on se tourne, elle est proprement mensongère, du moins erronée. Ce qu'il y a de commun à toutes les (bonnes) définitions de 'compétitivité', c'est la présence, comme en toile de fond, de l'idée de concurrence, voire simplement de compétition. La compétitivité ne saurait être quelque chose d'absolu : on est plus ou moins "compétitif" en fonction des autres compétiteurs, en fonction des concurrents.

Please-No-Dumping-Thank-YouC'est pourquoi, bien qu'interdit par le droit de la concurrence et dénoncé par la mauvaise conscience qui se cache sous l'habit du loyal-et-non-faussé, le "dumping" est très logiquement dans le droit fil de la compétitivité. Dumping commercial des entreprises, dumping fiscal des États, dumping social des États et des entreprises. L'objectif, par contre, est pour les entreprises toujours unique en dernière analyse : faire du profit - pour emplir les poches des "investisseurs" ou pour améliorer la compétitivité, c'est selon. En tout cas jamais pour améliorer l'emploi et les conditions de travail : la diminution de la masse salariale est une des principales variables d'ajustement pour augmenter la "compétitivité" (i.e. le profit, euh ! pardon la "rentabilité") ; par ailleurs, la qualité des conditions de travail a un coût certain. Du coup les États...

Bref, on baigne dans une concurrence régulièrement "faussée" et "déloyale" parce que nous sommes dans le grand bain de la compétitivité.

Alors pourquoi le ministre essaie-t-il de faire croire que la compétitivité est hors de ces eaux troubles de la concurrence ?

Ah ! Il parle de la "vraie" compétitivité ! Je n'avais pas bien lu le début de la sentence. La compétitivité dont parle les bons dictionnaire serait donc "pas vraie", fausse, mensongère ?

Vous m'expliquez, Monsieur le Ministre ? Et vous, les camarades du PS, vous ne publieriez pas un mot sur ce concept de compétitivité sur votre site ?


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jeudi 03 mai

Pauvreté, immigration, assistanat, fraude... : cassons les idées

Un message de delegation.nationale@atd-quartmonde.org

atd-Chers amis membres d'ATD Quart Monde et d'organisations partenaires,

Les personnes en situation de pauvreté et les personnes étrangères sont devenues un enjeu des derniers débats de notre campagne électorale. Comme elles n'ont guère de droit de réponse, de nombreuses idées fausses sur elles s'installent sans être corrigées. Nous pensons de notre responsabilité de vous communiquer ce document sur les idées reçues sur la pauvreté et l'immigration créé en partenariat avec la MRIE (Mission Régionale d'Information sur l'Exclusion de Rhône Alpes) et de vous demander de le diffuser le plus largement possible à vos carnets d'adresses électroniques. Ainsi vous contribuerez à ce que l'opinion publique ne se construise pas une représentation erronée des personnes en situation de pauvreté ou étrangères, qui met en danger durablement le respect de l'égale dignité de chacun, l'estime que nous nous devons les uns aux autres et notre capacité à vivre ensemble.


Nous vous remercions.


Véronique Davienne & Bruno Tardieu
Délégation Nationale ATD Quart Monde en France


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mercredi 02 mai

L'apolitisme et le non-idéologique sont ... de droite

M'ont toujours fait marrer, ces gens qui font les Saintes Nitouches avec la politique et l'idéologie - en se trompant joyeusement d'ailleurs sur le sens profond du terme idéologie qu'ils n'emploient que dans la négative et le péjoratif.

Le problème (pour les Saintes Nitouches), c'est que l'idéologie est là, on ne peut en nier l'existence diffuse et la force souterraine. Les Saintes Nitouches de la politique sont schizophrènes, refusant de voir la réalité et vivant dans un monde, ou voulant nous faire croire qu'on vit dans un monde sans pensée politique, sans projet de vie, mais juste avec une technique naturelle qui fait la vie comme elle doit être etc.

Pour ma part, j'ai toujours penser que ceux qui prétendent se situer hors "idéologie" sont des menteurs hors classe, des APOLITIQUES DE DROITE !

On a récemment lu des prises de position politique de la part d'économistes de plus ou moins de renom, d'abord le 17 avril pour soutenir Hollande, puis aujourd'hui pour soutenir Sarkozy. Mais autant les premiers assument leur vision politique, autant les seconds font comme s'ils n'avançaient que des arguments techniques.

Les économistes qui assument leur vision idéologique sont une bonne quarantaine [Philippe Aghion (Harvard), Michel Aglietta (Paris-X Nanterre), Yann Algan (Sciences Po Paris), Rémi Bazillier (université d'Orléans), Maya Beauvallet (Telecom Paristech), François Bélorgey (Irest), Françoise Benhamou (Paris-XIII), Eric Brousseau (Paris-Dauphine, Institut universitaire européen), Julia Cagé (Harvard), André Cartapanis (IEP Aix-en-Provence), Gilbert Cette (université de la Méditerranée), Thomas Chalumeau (Sciences Po Paris), Mireille Chiroleu Assouline (Paris-I), Daniel Cohen (Ecole normale supérieure), Elie Cohen (Sciences Po Paris), Brigitte Dormont (Paris-Dauphine), Bernard Gazier (Paris-I), Jean Imbs (Ecole d'économie de Paris, CNRS), Marc Fleurbaey (Princeton, Collège d'études mondiales), Samuel Fraiberger (New York University), André Gauron, Jérôme Gautié (Paris-I), Patrice Geoffron (Paris-Dauphine), Tristan Klein, Jacques Le Cacheux (université de Pau et des Pays de l'Adour), Jean-Hervé Lorenzi (Paris-Dauphine), Philippe Martin (Sciences Po Paris), Jacques Mistral (Harvard Kennedy School), El Mouhoub Mouhoud (Paris-Dauphine), Pierre-Alain Muet (fondateur du Conseil d'analyse économique, député socialiste, et membre de l'équipe de campagne de François Hollande), Fabrice Murtin (Sciences Po Paris), Dominique Namur (Paris-XIII), Romain Perez (Paris-I), Thomas Philippon (New York University), Thomas Piketty (EEP et EHESS), Michel Rainelli (université Nice-Sophia-Antipolis), Lionel Ragot (université d'Evry-Val-d'Essonne), Romain Rancière (EEP), Katheline Schubert (Paris-I), Laurence Tubiana (Sciences Po Paris, Columbia), Joëlle Toledano (Supélec), Dominique Villemot].
Les économistes "apolitiques de droite" ne sont pas une vingtaine [Bernard Belloc, université de Toulouse-I ; Marc Ivaldi, Ecole d'économie de Toulouse et EHESS ; Philippe Mongin, CNRS et HEC ; Philippe Trainar, économiste ; Régis Bourbonnais, Paris-Dauphine ; Philippe Chalmin, Paris-Dauphine ; Eric Chaney, économiste ; Jacques Crémer (CNRS) ; David Encaoua, Paris-I ; Claude Gamel, Aix-Marseille ; Louis Lévy-Garboua, Ecole d'économie de Paris et Paris-I ; Philippe Gagnepain, Ecole d'économie de paris et Paris-I ; Jean-Pierre Laffargue, Paris-I ; Michel Moreaux, Toulouse ; Christian Morrisson, Paris-I ; Bertrand Munier, IAE Paris ; Emile Quinet, Ecole d'économie de Paris et Ecole des ponts ParisTech ; Dominique Roux, Paris-Dauphine ; Jacques Thépot, Strasbourg].
Je sais : la quantité ne prouve rien. Peut-être juste un indice pour penser que l'UMP s'y est prise un peu tard pour rassembler davantage.

Ceci dit, ce 2 mai, d'autres économistes - ceux qui appelaient à voter Front de gauche avant le premier tour des élections - publient un appel à battre Sarkozy. Ils sont plus de cinquante [Louis Adam, commissaire aux comptes ; Pierre Alary, maître de conférences, université Lille-I ; Bruno Amable, professeur des universités, université de Paris-I ; Renaut Baphèse, économiste ; Philippe Batifoulier, maître de conférences, université de Paris-X ; Nicolas Béniès, économiste, université populaire de Caen ; Eric Berr, maître de conférences, université de Bordeaux-IV ; Paul Boccara, maître de conférences honoraire, université de Picardie ; Frédéric Boccara, maître de conférences associé, université Paris-XIII ; Mireille Bruyère, maître de conférences, université Toulouse-I ; Pierre Causse, économiste ; Pierre Concialdi, économiste ; Laurent Cordonnier, maître de conférences, université Lille-I ; Gérard Coutureau, économiste, ENFA ; Yves Dimicoli, économiste, ancien membre du Conseil d'analyse économique ; Jean-Paul Domin, maître de conférences, université de Reims ; Ali Douai, maître de conférences, université de Nice ; Denis Durand, économiste ; Jean-Marc Durand, économiste ; Guillaume Etievant, économiste, expert auprès des CE ; David Flacher, maître de conférences, université Paris-XIII ; Maryse Gadreau, professeur émérite, université de Bourgogne ; Jacques Généreux, économiste, IEP, Paris ; Patrick Gianfaldoni, maître de conférences, université d'Avignon ; Jean-Pierre Gilly, professeur émérite, université de Toulouse-I ; Bernard Guibert, économiste ; Ozgur Gun, maître de conférences, université de Reims ; Jean-Marie Harribey, économiste ; Isabelle Hirtzlin, économiste, université Paris-I ; Michel Husson, économiste ; Andrée Kartchevsky, professeur des universités, université de Reims ; Pierre Khalfa, économiste ; Robert Kissous, statisticien-économiste, consultant de CE ; Dany Lang, maître de conférences, université Paris-XIII ; Pierre Le Masne, maître de conférences, université de Poitiers ; Philippe Légé, maître de conférences, université de Picardie ; Jean Magniadas, membre honoraire du Conseil économique et social ; Jérôme Maucourant, économiste, université de Saint-Etienne ; Philippe Méhaut, directeur de recherches, CNRS ; Catherine Mills, maître de conférences honoraire, université Paris-I ; Alain Morin, économiste ; François Morin, professeur, université Toulouse-I ; Bernard Paranque, économiste ; Jean-François Ponsot, maître de conférences, CREG, université de Grenoble ; Frédéric Rauch, économiste, rédacteur en chef de la revue Economie et Politique ; Jacques Rigaudiat, économiste, ancien conseiller social des premiers ministres M. Rocard et L. Jospin ; Robert Salais, économiste, ENS Cachan ; Richard Sobel, maître de conférences, université Lille-I ; Bernard Sujobert, économiste ; Bruno Tinel, maître de conférences, université de Paris-I ; Stéphanie Treillet, maître de conférences, université de Marne la Vallée ; Franck Van De Velde, maître de conférences, université Lille-I ; Sébastien Villemot, doctorant, Ecole d'économie de Paris] !


 

vendredi 30 décembre

Économies...

observatoiredesmedias"Sinon, il faut quand même considérer que la plupart des éditorialistes ne sont actuellement pas au niveau des blogueurs et pourtant ils sont payés," dit Olivier le Neuromancien. Certes et c'est même une règle commune à toutes les filières de la (diffusion de la) création et de l'innovation : quand un créateur n'est pas DÉJÀ intégré dans réseaux financiers (ou simplement financés), sa création n'est pas prise en compte par son écosystème.

Ce qui est nouveau avec les blogs et autres moyens de diffusion propres au web, c'est que, même non prise en compte par l'écosystème, la création s'expose plus largement, devient accessible à qui veut/peut y accéder. Et ce, sans que cela donne plus de poids économique à ladite création.

On avait l'économie marchande, l'économie dite sociale et l'économie souterraine (le travail au noir) - trépied classique. On a maintenant, en plus, l'économie de libre exposition qui non seulement ne parvient pas à s'arrimer clairement au système économique global mais risque bien un jour prochain de déstabiliser ledit système : un trépied ne peut être bancal, ce qui n'est pas le cas d'un siège à quatre pieds ;-)


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mercredi 21 décembre

Performances opérationnelles

lesechos-coverSuper ! Mais :

  • vu que nous sommes nombreux à avoir subi des retards significatifs (de quoi rater des correspondances, notamment)
  • vu qu'il est arrivé trop souvent de faire le (long) voyage debout parce que la même place avait été vendue à deux personnes
  • vu que ...

on dira que ce dividende est un impôt collectif déguisé, non ?

En tous cas, cela donne une drôle de définition pour ce que Les Échos appellent "traduction de très bonnes performances opérationnelles" !

lesechos-coverbC'est bien SNCF, continue comme ça ! Continue d'entuber le client, ça rapporte à la collectivité !

Le tout est de savoir ce que l'État (= notre bon roi d'Maubeuge) fera de cet argent...


 

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