mercredi 04 novembre
encore l'identité !
Claude Lévi-Strauss a écrit que
La ressemblance n'existe pas en soi : elle n'est qu'un cas particulier de la différence, celui où la différence tend vers zéro.
Par ailleurs, j'ai toujours constaté que la musique fonctionne sur un "jeu" entre le semblable et le différent, c'est-à-dire roule tout entière sur cette graduation de la différence...
À méditer, en hommage à l'anthropologue philosophe centenaire disparu, et pour aider roi d'Maubeuge et sa cour (dont le félon Besson) à réfléchir avec sagesse...
samedi 22 août
Échanges
Je reçois ceci :
Bonjour,
Je suis votre blog assez régulièrement et je voudrai votre adresse mail pour mieux échanger avec vous.
Bien cordialement.
Amadou depuis le Sénégal
Est-ce du pishing ou une authentique invitation au dialogue ? Sais pas !
Ce qui est sûr, c'est que pour communiquer, pour échanger avec l'auteur d'un blog, il y a un hyperlien dédié situé dans le haut de la colonne de droite, repris ici à gauche...
mercredi 22 avril
Beffrois du travail, édition 2009
Ne manquez pas la troisième édition des BEFFROIS DU TRAVAIL, dans sept villes du Nord Pas de Calais, en Belgique et en Catalogne !
mardi 14 avril
Joyeuses Pâques...
Je ne me lasse pas de cette image :
Drôle, non ?
mardi 11 décembre
Moi, taxidermiste !
Damned ! Quelle surprise ! Tard-bourrichon.fr, mon site qui aborde aux mêmes rivages thématiques que ce blog, mon site cité dans une page consacrée au terme "taxidermiste", une page relevée ce 11 décembre, jour de l'installation du salon des métiers par les services du Conseil régional Nord-Pas de Calais !
Non non, mon métier n'est pas taxidermiste.
Mon métier, ou plutôt mon "occupation", ma "vocation" comme disent les allemands et les anglais, c'est musicien amateur (et pas seulement "du dimanche"), vigilant des droits de l'homme, père de famille, documentaliste professionnel, mais pas taxidermiste ! Quoique...
Le musicien comme taxidermiste, l'interprétation de l'œuvre comme empaillage sans cesse répété...
Le vigilant des droits de l'homme, comme empêcheur de faiseurs en rond des professionnels de la fossilisation des êtres vivants...
Traumatisé (dans le sens positif du terme!) par mes études sorbonnardes de philosophie notamment ancienne, j'ai souvent fait le rêve d'une chouette empaillée, somnolant sur la cheminée d'un vieux philosophe, à côté d'un exemplaire usé du recueil doxographique de Diels/Kranz, d'une chouette empaillée mais dont les yeux soudain s'agitent lentement et qui finit par s'ébrouer comme pour sortir d'un trop long sommeil où l'avait plongée un philologue taxidermiste intempestif. S'ébroue puis s'envole.
lundi 23 octobre
Tard bourrichon ?
Bourrichon
[substantif masculin, XIXe
siècle, premières occurrences chez Gustave
Flaubert dans les années 1860]
Dérivé de bourriche.
Populaire : tête.
Surtout dans les locutions Monter
le bourrichon à quelqu'un (l'exciter, lui
donner des illusions) et Se
monter le bourrichonau
sens de "se faire des idées", "se bercer d'illusions", ce
que
je traduirais bien quant à moi par "vivre en
utopie". Mais
aussi seul, au figuré, comme lorsque Flaubert se plaint de
n'avoir pas le moral : Mon
pauvre bourrichon est à bas (Correspondance,
1872, p. 377).
Le
Bourrichon, c'est aussi un fromage franc-comtois, rond, de lait de
vache, pasteurisé, à croûte
lavée, de onze
centimètres de diamètre et de trois
centimètres
d'épaisseur, d'un poids moyen de 250 grammes et à
quarante-cinq pour cent de matière grasse. Pour
être tout
à fait franc, je n'en ai jamais goûté
de ce fromage
! Mais comme j'adore le fromage en général, de la
cancoillote au comté en passant par le camenbert au lait
cru, et
que mes parents, grands-parents, etc. sont francs-comtois
comme le bourrichon...
Le bourrichon, c'était aussi, paraît-il, un panier
grossier employé à la campagne - du moins dans le
pays
natais, si l'on en croit Paul Eudel (Les
Locutions nantaises, 1884). Peut-être
pour y transporter le fromage : fromage franc-comtois dans un panier
nantais !
Mais le Bourrichon est
également présent dans l'histoire de l'art : Le Voyage de la famille
Bourrichon
que Georges Méliès fit voir en 1913 - sans aucun
succès d'ailleurs - reprenait l'argument d'une farce
qu'Eugène Labiche et Édouard Martin avaient
intitulée Le
Voyage de M. Perrichon (1860), une de ces farces
où la bourgeoisie se moque d'elle-même... Plus
près de nous, Le
Bourrichon,
est une comédie écrite, mise en scène
et
interprétée par Joël Jouanneau (Actes
Sud-Papiers,
1989), une comédie "rurale" - ce qui
peut-être nous ramène au fromage dans le panier...
Bon ! Bourrichon, d'accord ! Mais pas jeune bourrichon
: à cinquante ans passés, je n'ai plus l'âge, je ne suis plus "de la bourre" ! Je serais plutôt "à la bourre", disons alors tard bourrichon !
Tard,
parce que mieux vaut tard que jamais,
parce que j'ai récemment décidé de prendre le temps de faire ce qui me plaît,
parce que vient un âge où l'on s'autorise à penser et à parler par soi-même, après qu'on a écouté et lu les pensées des autres, des "autorités" des années durant,
parce que le désir me prend de vouloir exprimer, de vouloir sortir de mon fors intérieur ces pensées, ces images, ces musiques qui trop souvent me prennent le bourrichon,
parce que me hante l'impassible rythme de L'Horloge de Baudelaire - que Julie Potvin avait illustrée d'un superbe flash sur www.perte-de-temps... et qu'il me reste à mettre en musique.
Horloge! Dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : "Souviens-toi!
Les vibrantes douleurs dans ton cœur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible;
Le Plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
À chaque homme accordé pour toute sa saison.
Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote: Souviens-toi! - Rapide, avec sa voix
D'insecte, maintenant dit: je suis Autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde!
Remember! Souviens-toi! Prodigue! Esto memor!
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or!
Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup! C'est la loi.
Le jour décroît; la nuit augmente; Souviens-toi!
Le gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide.
Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard,
Où l'auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le Repentir même (oh! La dernière auberge!),
Où tout te dira: Meurs, vieux lâche! Il est trop tard!"
Je me suis mis
à la
communication toilesque il n'y a pas si longtemps (mai 2004), en
ouvrant ce blog (grand merci à Canalblog
!).
Je n'abandonne pas le blog pour lui substituer un site en bonne et due
forme.
Je voudrais seulement adosser le premier, énergie fluide enserrée dans le couloir du temps, au second, énergie solide ancrée dans le terreau sédimenté de ma propre vie. Comme un journal appuyé contre un livre, pour y puiser de sa force, de son sens profond. Comme un courant d'air dans un paysage stable et mouvant à la fois...
Fatalement les thématiques, d'un support à
l'autre, sont les mêmes :
musique
information-documentation
éducation
permanente et formation
continue
droits de l'humain.
Je
sais bien qu'une telle répétition thématique, ce
n'est pas très beau et que ça pourrait ressembler
à du spamdexing... Je
sais bien aussi qu'un site (c'est vrai aussi pour le blog) qui
accoste à des rivages thématiques si dissemblables, ayant
si peu de concepts en commun, je sais bien qu'un tel site n'est pas
facilement indexable et qu'il en va de son référencement
toilesque, de sa visibilité pour les araignées, de sa
"publicité". Tant pis ! Je n'ai vraiment pas envie de
créer quatre sites, pas envie d'imposer quatre Tard-Bourrichons
à la collectivité !
La répartition thématique et, partant, le "menu" s'étalent tout au long du cadre gauche du site Tard-Bourrichon - encore partiellement en construction.
Et puis quand j'aurai dit
que Tard Bourrichon
est l'anagramme de mes nom-prénom...!
mardi 26 septembre
Un petit moteur pour BRICH59 ?

Ce n'est pas pour crâner, juste pour permettre à mes obscurs et loyaux amis lecteurs de s'y retrouver dans ce blog polygraphe : BRICH59 est maintenant équipé d'un moteur de recherche, accessible en allant dans la "catégorie" recherche sur BRICH59. Pratique, non ?
On peut même se payer le luxe d'une petite équation booléenne ! Merci FreeFind !
mercredi 07 juin
j'écris, tu me lis, tu m'écris, je me relis...
C'est quand même agréable de lire les messages de celles et ceux qui vous demandent comment se procurer un texte que vous avez publié il y a cinq, dix, quinze, vingt ans ou qui désirent connaître les références exactes de tel texte ou contribution. Agréable aussi de se voir cité dans la bibliographie d'un ouvrage, d'une thèse ; encore davantage d'être présenté et discuté...
Et tout ça par des gens que je ne connais pas, des gens qui vivent en France, mais aussi au Canada, en Suisse, etc.
Ce n'est même pas de la fierté, ou quelque chose qui aurait à voir avec un sentiment d'impossible gloire.
C'est autre chose... qui confine à la satisfaction d'être reconnu comme facilitateur de la réflexion de l'autre, au minimum point d'appui possible pour la construction d'une pensée qui n'est pas mienne... Peut-être cette satisfaction est-elle possible parce que je suis par dessous tout documentaliste, c'est-à-dire déjà - sans même écrire et publier quoi que ce soit - facilitateur de réflexion et d'apprentissage...
Et puis quand ce sont des étudiants ou des enseignants-chercheurs, quand le lieu de citation/discussion est l'Université avec un grand U, lieu sacrosaint de construction et de diffusion du Savoir avec un grand S, c'est quasi troublant, pour moi qui n'hésite pas à pourfendre les "mésactions épistémiques" de certains universitaires, fussent-ils "professeurs"...
Bref, tout ceci pour dire merci à mes lecteurs fidèles et infidèles !
Tout ceci pour prétendre surtout que l'écriture non universitaire construit du savoir, elle aussi, ou plutôt des savoirs avec un petit s au début mais un autre à la fin - prétention que l'Internet accompagne d'une possibilité de diffusion inouïe jusqu'alors...
"Écriture praticienne" et Internet, en voilà un beau programme de recherche !
dimanche 04 juin
Mort, où sont tes victoires ?
La semaine dernière, on m'a passé la nouvelle, la trop triste nouvelle. Une de mes collègues est décédée, rongée par le crabe. Elle était jeune encore. Elle avait l'âge de mes plus grands enfants, ou à peine plus âgée... J'ai appris aussi qu'une autre collègue avait voulu se donner la mort. Elle a mon âge ou presque...
Pourquoi toute cette mort, si tant près de moi ?
La mort me fait horreur. Je ne suis qu'un mécréant. J'ai toujours refusé de croire à la vie après la mort. Toujours refusé de gober béatement cette énormité qui consiste à dire qu'une chose peut être son contraire strict. Je ne connais qu'une vie, celle qui est coincée entre naissance et trépas. Même si les chants qui appellent une vie après la mort, une vie dans la mort, une vie-mort, même si tous les chants religieux qui implorent ou louent l'au-delà ou l'ailleurs sont trop souvent d'une incroyable beauté humaine, trop humaine. La musique m'accroche à l'idée du divin. Juste la musique, seulement la musique. Surtout la musique chorale. Chœurs des anges et harmonie des sphères...
Seule la musique peut dom- pter la mort, apaiser la peur de la mort. Orphée a vaincu la mort, sa propre mort, au moins par deux fois. Mais il n'a su empêcher la seconde mort d'Eurydice : après avoir effacé la première mort de son aimée, il n'a su apaiser son propre désir, il n'a pu surseoir à l'étreinte amoureu- se... Mais sa mort à lui, Orphée l'a bel et bien dom- ptée : son corps démembré chante encore avec la lyre et arrête la mort qui ravageait la Thrace son pays...
Il est des musiques humaines. Elles chantent les passions, pleurent la mort, s'extasient du bonheur, calment les souffrances. Tenez, le Requiem de ce bon Mozart : un chef-d'œuvre d'apaisement des sentiments de crainte devant la mort. Dans cette musique, c'est bien l'homme qui chante, crie, s'insurge puis accepte la paix.
De l'autre côté, il est des musiques divines, qui chantent l'harmonie de ce qui est, dessinent la grande architecture cosmique. Écoutez : vous verrez la grande harmonie du temps qui ne passe pas. Regardez : vous entendrez l'agencement du mobile cosmique. La Messe en si du grand Bach ne s'écoute pas seulement. Ou plutôt, s'écoutant, elle se déploie en une grande architecture totale, mouvement de l'immuable en même temps qu'immobilité du mouvant.
Si Dieu existe, il est là, dans cette contradiction-là, contraction vitale que seules la musique et la poésie sont capables d'exhiber. La poésie et la musique tiennent à la fois l'espace et le temps et peuvent ainsi "jouer" la contradiction essentielle, contraction humaine-divine...
Mort, où sont tes victoires ?
La seul victoire que je te reconnaisse :
nous contraindre à la consolation !
samedi 03 juin
Plongée des ménages...
Lu dans la revue de presse de la CCI de Lille Métropole en date du 1er juin 2006 :
En fait tout est question de niveau d'eau !
Pardon aux collègues de la CCI, mais c'était trop tentant, surtout pour un fidèle lecteur du Canard Enchaîné ! On se déchaîne comme on peut, vu la plongée du moral !
Amitiés aux collègues de la CCI - que je remercie (et je ne dois pas être le seul !) pour leur travail quotidien sur la presse régionale et nationale !




