vendredi 12 février

Dans la série "Faites ce que je dis, pas ce que je fais"

Décidément, après le droit de propriété intellectuelle, c'est le code des marchés publics que bafoue nos chantres du libéralisme rénové ! La Cour des comptes l'avait pointé de son doigt autoritaire. Le PS avait demandé des investigations parlementaires - demande que le parti du roi d'Maubeuge   a tôt fait d'enterrer. C'est maintenant une association de lutte contre la corruption, la bien nommée Anticor, qui remet ça sur le tapis. Parrainée notamment par un certain Éric Halpen, l'association porte plainte contre X pour "délit de favoritisme", autrement dit pour violation du code des marchés publics, code qui est un modèle de libéralisme avancé et destructeur de dynamiques sociales et de solidarités...

Vive les juges et les associations citoyennes !


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Auteurs médiévaux

Pour les besoins du cours Poétique de l'écriture scientifique :

  • Pierre de Beauvais

Cf. http://www.arlima.net/mp/pierre_de_beauvais.html

Le bestiaire.
Extrait sur le loup (édition en français moderne par Gabriel Bianciotto [1980])

  • Robert de Fournival

Cf. http://www.arlima.net/qt/richard_de_fournival.html

Le bestiaire d'amour par Richard de Fournival, éd. Célestin Hippeau, Paris, 1860

Le bestiaire d amour / par Richard Fournival. suivi de la Réponse de la dame / publ. pour la première fois d après le manuscrit de la Bibliothèque impériale, par C. Hippeau,...

Le bestiaire d'amour / par Richard Fournival. suivi de la Réponse de la dame / publ. pour la première fois d'après le manuscrit de la Bibliothèque impériale, par C. Hippeau,...
Source: Bibliothèque nationale de France

  • Brunetto Latini

Le Livre du Trésor
dans Gallica, à partir de l'interface proposée par le site de Lexilogos.
Le texte sur le loup est dans sa version originale, ici en français moderne...

  • Jean Corbechon, trad. de Barthélemy l'Anglais

Extrait du Livre des propriétés des choses consacré aux nombres.

Le reste à suivre...

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mercredi 10 février

Josquin & Rome, vol.1 : messes de L'Homme armé

Toujours sous la direction de Maurice Bourbon, l'ensemble Métamorphoses, élément de l'association La Chapelle des Flandres, va bientôt faire paraître le prochain volume de son intégrale des messes de JOSQUIN DESPREZ, le grand maître de la polyphonie franco-flamande.

JosquinRome1_200x180_Josquin Desprez est à la fois un sculpteur et un architecte de musiques, et un grand mathématicien. Au service de l’émotion et du drame… Sculpteur, il travaille la pierre de la musique vocale dans une infinité de phrasés, inventant sans cesse de nouveaux volumes : envolées lyriques, suspensions aériennes, ornements vertigineux, déclamations hachées... Architecte, il mêle les lignes et combine les ensembles dans de magnifiques édifices. Mathématicien par essence, il s’impose pour ses compositions des "canons", règles techniques obligées, comme c’était l’usage à l’époque dans la musique franco-flamande, d’une complexité qui ne fut égalée ensuite que, deux siècles plus tard, par Johann-Sebastian Bach.*

Cette fois-ci, l'association propose à l'écoute libre quelques extraits de l'enregistrement :

Messe L'homme armé Super voces musicales :
➢  Kyrie            
➢  Sanctus (début)
➢  Hosanna   
➢  Benedictus : In Nomine   

Messe L'homme armé Sexti toni :
➢  Kyrie 1                  
➢  Credo (fin)   
➢  Sanctus (début)   
➢  Agnus 3         

L'enregistrement sera bientôt dans les bacs. Je ne manquerai pas de vous en avertir... Mais écoutez déjà ces extraits : que du régal musical et de l'émotion esthétique !


* Extrait de la présentation du premier volume de l'intégrale, Josquin & Venise (Messes « Mater Patris » et « Di dadi »).


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Nous vivons une époque formidable !

  • des jeunes collégiennes sont placées en garde à vue pour s'être, à ce qu'on dit, interposées dans une bagarre ; l'autorité locale de l'Éducation nationale était d'accord semble-t-il...

  • l'État continue d'assécher les forces de travail pédagogique du pays...
  • un gendarme envoie une décharge électrique sur un collégien qui, a priori, venait se renseigner sur la professionnalité de la gendarmerie...

  • la police entre en lice pour les régionales dans les rangs du parti du président (connu comme roi d'Maubeuge)...

  • les députés fabriquent la loi en fonction des faits divers (travail sur LOPPSI II)...

  • Frêche distille son venin haineux et malodorant afin d'être réélu (ça ne vous rappelle personne ?)...

  • STOP !

Nous vivons décidément une époque formidable !


vendredi 05 février

Faites ce que je dis, pas ce que je fais !

Un jour - je ne dirai ni où ni quand -, il m'est arrivé une drôle d'histoire !

Un groupe d'enseignants et de quelques professeurs-documentalistes étaient réunis pour écouter la bonne parole d'un gourou ès intelligence économique & veille pédagogique, se posant volontiers en ostensible garant de l'ordre public et en inlassable dénonciateur des pratiques de piratage et de plagiat, oboulo et wikipedia en prenant ici pour leur grade. Le thème qui motivait un tel regroupement relevait de la problématique de la "culture informationnelle" telle que les enseignants du secondaire peuvent avoir envie d'en entendre parler, sans peut-être savoir exactement de quoi il retourne - expression relativement nouvelle, généreusement créée et abondamment utilisée par les professionnels de l'information et de la documentation, expression que lesdits enseignants tentent d'approcher, malgré les éventuelles peurs qu'elle peut susciter en eux. Courageux donc, ces enseignants, qui bravent leur propre peur et sont prêts à affronter un inconnu multiforme qu'ils ont le sentiment de partiellement connaître par ses usages - ceux de leurs élèves - et par ses promesses - celles du monde autorisé ambiant qui ne jure plus que par les ENT et autres merveilles de l'informatique webesque. 

Bref ! Le gourou fait le gourou. Rien d'extraordinaire en somme : il parle de lui et de lui, de ses interventions à des colloques à l'étranger, mais aussi de sa famille, femme et enfants - que des gens bien ! Il parle de ses étudiants aussi - de ses étudiants qui plagient comme on n'en peut plus, osant lui présenter des mémoires webpatch­workesques. C'est difficile à prononcer, je sais ! Mais faut qu'on s'habitue... Gourou nous cite maintes et maintes manipulations plagiantes dans des circonstances complétement folles ! Vraiment nuls ces étudiants : le gourou sait débusquer la faute morale et le manquement cognitif, sans faiblir ! Faut dire qu'il a la faconde, le gourou ! Un minuscule défaut d'élocution ajoute d'ailleurs je ne sais quel charme à cette "logorrhée verbale" (je mets les guillemets parce que j'emprunte cette exquise expression à un ami que je ne citerai pas mais qui ne mérite pas que je lui pique purement et simplement son expression - l'amitié n'autorise pas le vol), logorrhée verbale pourtant relativement vide d'apport informatif positif et transférable. Il parle de lui et de lui...

Bon !
Puis vient le moment où l'on comprend que la culture informationnelle est en fait la connaissance sinon la maîtrise d'outils webesques qui permettent de trouver de l'info sur la toile, la toile visible, la toile invisible, la toile entre deux, bref toutes les toiles. Un vrai musée !

Ils ne jurent tous que par Google ! Les imbéciles ! Imbéciles parce que, primo, il faut savoir l'utiliser le Google qui veut nous manger tout cru sans qu'on y puisse rien, et, secundo, il n'y a pas que le Google qui veut nous manger tout cru sans qu'on y puisse rien ! Et notre gourou de défiler alors une liste d'outils webesques. Moi qui m'étais glissé dans le groupe pour en finir avec mes bricolages en matière de veille stratégique (bricolage technique) et en matière de formation à la culture informationnelle (bricolage pédagogique), je dois avouer que je fus fort dépité lorsque, très vite, je me suis rendu compte que notre gourou s'était confectionné comme support exhibé de son intervention une stricte copie du superbe multipage consacré aux outils de recherche Web que tiennent à jour mes complices de l'ADBS, Clipboard01Véronique Mesguich et Armelle Thomas, en prolongement du non moins superbe Net recherche 2009 : le guide pratique pour mieux trouver l'information utile et surveiller le web que publie l'ADBS (3e édition, 2009). Un super copier-coller de pages html vers un document en .doc.
Encore a-t-il sélectionné à l'oral quelques outils particuliers, mais sans rien ajouter à la présentation si ce n'est de vagues expériences très personnelles (mon fils, ma femme, moi et les autres ).
Je crois donc
que j'ai bel et bien perdu ma demie journée ! Moi qui cours après le temps, c'est bien ma veine !

Sauf que j'ai tout de même appris quelque chose : les gourous sont (nécessairement ?) des filous. Car notre homme, à aucun moment, n'a indiqué la source du document qu'il exhibait comme sien. Notre pourfendeur du plagiat en était en fait un adepte ! Du coup, la seule valeur pédagogique ajoutée résidait dans la barde expérientielle dont il enveloppait l'information disposée par d'autres, comme la tranche de viande grasse voire de gras de viande qui entoure une belle pièce de viande. Sauf que le lard n'a jamais tenté de se faire passer pour du rôti - sauf en temps de grande misère...

Pauvres de nous !


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Et si les journalistes faisaient attention à ce qu'ils écrivent ?

Clipboard01Le Nouvel Observateur de ce jour titre sur Les diplômes qui donnent du travail, comme si le diplôme donnait du travail, la formation récompensée par un diplôme pouvait donner quoi que ce soit en matière de travail, hormis les emplois d'enseignants et autres boulots liés au fonctionnement même de la formation !

Non aucun diplôme ne donne du travail !

Tout juste le diplôme aide-t-il son détenteur à se mieux placer dans la file d'attente de la recherche d'emploi (la lutte des places, comme disait l'autre, est ici à l'œuvre). C'est bien l'emploi qui donne du travail. Tout simplement. C'est-à-dire que ce sont les patrons qui, offrant des emplois, donnent du travail. Après, en dernière instance, ce sont les propriétaires des outils de production qui décident des emplois à offrir et à supprimer. Fonds de pensions et autres funestes capitalisteries...

Pourquoi donc les journalistes, de quelque bord idéologique qu'ils s'affichent, perpétuent-ils cette vaste illusion que la formation et/ou le diplôme donne du travail, si ce n'est pour culpabiliser les chômeurs, pour les contraindre à internaliser la responsabilité du chômage - ce que le petit moyen grand capital s'évertue à faire depuis des lustres voire des siècles. C'est pour moi la seule explication possible. L'autre hypothèse consisterait à voir dans les journalistes des gens de peu de réflexion - ce que je ne veux pas imaginer un seul instant !

Le diplôme comme atout pour ramasser le premier la miette d'emploi que le capital jette trop généreusement dans la mêlée où, très concrètement, se disputent les demandeurs d'emploi - dispute qui les occupe et les empêche de revendiquer la simple justice sociale etc.
La lutte des places a ceci de capitalistiquement vertueux qu'elle hypothèque l'hypothèse même de lutte de classes : les gueux se battent entre eux ; les non-gueux sont peinards !

Est-ce vraiment là le souhait de l'équipe rédactionnelle du Nouvel Observateur ?


mardi 19 janvier

HADOPI à l'UMP

L’UMP encore une fois épinglé pour non-respect du droit d’auteur…
Qui est à l’origine de la loi Hadopi, qui se veut une défense contre le pillage de la propriété intellectuelle ?

la suite sur resmusica.com


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vendredi 15 janvier

Piégeurs piégés ?

Décidément : ce royal gouvernement sait s'enferrer dans des situations imbéciles quand il pense que ça peut lui rapporter gros (en électeurs = en fric - qui est LA mesure en dernière instance) et sait mobiliser le service public - que par ailleurs il prend grand soin de déshabiller -  pour ces causes-là ! Comme le précise si bien Le Figaro, les journalistes CGT de France 2 avaient demandé la déprogrammation du débat qualifiant de « totalement inadmissible qu'un tel spectacle ait lieu sur les antennes du service public » qui « servira encore mieux à flatter les mauvais instincts ».

Il était évident que ça devait tourner vinaigre, tout comme le débat voulu par le roi d'Maubeuge et son national-félon de ministre ! Ce dernier ne veut pas le reconnaître publiquement, mais le débat tel qu'inscrit par les citoyens sur le site ad hoc est globalement pourri et par tous les bouts. D'abord il est censuré quand les messages risquent de déplaire à la cour. Ensuite, quand bien même les "animateurs" du site  censurent les propos par trop haineux (ça ferait désordre et donnerait raison à ceux qui ne veulent pas de ce débat), il constitue de fait un déversoir de haine digne du FN... Et c'est contagieux : le journal 20minutes, quand il rend compte de tout ça, est contraint de préciser qu'en raison de débordements systématiques, [il est contraint] de fermer l'article en question aux commentaires. Aussi, pour moi qui, par peur d'avoir la gerbe, me suis abstenu de regarder l'émission d'hier soir, le compte-rendu qu'en propose la presse écrite me suffira largement. Je savais que ce serait "en dessous de la ceinture", que ce débat ne serait pas digne d'une démocratie républicaine comme la nôtre...

Par ailleurs, lisant la réflexion sûrement mûrie de la haineuse - qui cite De Gaulle pour exhiber son racisme -, on ne peut pas ne pas se dire que le parti de la haine et celui du roi d'Maubeuge ont les mêmes pratiques rhétoriques de prise en otage de l'histoire à des fins de calculs politiciens immédiats (détournement intellectuel par la citation décontextualisée puis transplantée dans un autre contexte)... Intéressant, non ? Les roquets du roi d'Maubeuge pourront aboyer tout ce qu'ils peuvent : les faits sont là !


jeudi 14 janvier

BONNE ANNÉE à toutes et à tous !

Quand je regarde ce qui m'entoure et me contraint, mon pauvre bourrichon est à bas, comme écrivait Flaubert à Madame Roger des Genettes, le 15 mai 1872. D'où mon message tristounet du jour de l'an.
Mais devant l'afflux de bons vœux dans mes boîtes aux lettres (électroniques et postales), je me sens la courtoise obligation de répondre à mes ami(e)s, collègues et étudiant(e)s dans un ton plus joyeux...

Voeux2010


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jeudi 07 janvier

J'ai-me la galet-te, mais j'préfère la couronne !

L'autre jour, devant les caméras des télévisions, Nicolas a coupé des parts de la méga-galette élyséenne. Il a précisé qu'il n'y avait pas de fève dedans et qu'on ne tirerait pas les rois, car, a-t-il prétendu, on ne saurait faire le roi dans l'enceinte de l'Élysée, bâtiment important de la République. Gérard Brochoire, directeur de l'Institut National de la Boulangerie Pâtissière précise que c'était "une demande du protocole de ne fournir ni fève ni couronne puisqu'on est dans une enceinte de la République et que ça fait mauvais effet de désigner un roi".
Pipeau que tout ce verbiage ! C'est juste que le
roi d'Maubeuge ne saurait remettre en jeu sa royauté !

004_galetteLa preuve, c'est que, si l'on en croit Desinformations.com, devant les regards admiratifs de ses invités, Nicolas Sarkozy s'est promptement saisi de la couronne avant la distribution des parts de galette à ses convives. Henri Guaino, co-ministre du gouvernement rappelle qu'en politique "il faut savoir anticiper et agir vite, sans attendre la réaction de ses adversaires: le présidentissime adresse ainsi au peuple le signe fort et rassurant de sa très grande vitalité politique". L'année 2010 du renouveau démarre ainsi sur un bon rythme, conclut le rédacteur du billet de Desinformations.com. [L'image ci-dessus vient de http://vidberg.blog.lemonde.fr/]


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