samedi 05 décembre

Le F-Haine ment ?

Voilà six mois que ma chronique de la révolte tranquille est muette. Pas le temps. Trop désabusé peut-être...

ilsontrejointmarineMais là, je craque : le F-Haine ment et les nordistes vont se faire prendre !

Exemple. Ce matin, je jette un oeil sur les documents de campagne électorale distribués très officiellement dans ma boîte aux lettres. Avant de jeter d'un geste machinal le document du F-Haine avant de le lire, me prend l'envie de prendre le temps de jeter ... un oeil.

Blabla habituel puis la 4ème exhibe les "prises de guerre" de la Marine. Les ralliés au F-Haine. Des chasseurs, normal, les gars de la Marine aiment bien les fusils apparemment. Des ex-UMP, normal, la porosité entre les deux postures est extrême. Puis vient le tour de gens qui veulent être présentés comme écologistes ! Tiens ! Hortense de Méroeuil préside une "association de défense de l'environnement" !

Ni une ni deux, je demande à Google de me présenter la Dame. Et quelle n'est pas ma surprise quand je tombe sur ceci :

Capture

D'accord ! En matière de défense, on est plutôt sur le registre du fondamentalisme, du traditionnalisme catholique le plus rétrograde et le plus fascisant, non ?
Mais ça, le F-Haine n'en dit rien sur le document qui a échu dans ma boîte aux lettres !
Mensonge par omission, Monsieur le Curé ?

D'autres éléments de la page Facebook de Dame Hortense la montre luttant contre les charges patronales et autres lubies libéralissimes...
Mais ça, le F-Haine n'en dit rien sur le document qui a échu dans ma boîte aux lettres !
Mensonge par omission, Monsieur le Curé ?

En fait de défense de l'environnement, il semble que notre Dame ait à voir avec l'association très très locale "Dioxine Zero" sise à CUINCY dans le Nord (vers Douai) et adhérente au Collectif CRANE... Léger, non ?
Mais ça, le F-Haine n'en dit rien sur le document qui a échu dans ma boîte aux lettres !
Mensonge par déformation de la réalité, Monsieur le curé ?
Pour un parti qui se plaint trop souvent qu'on sorte ses propos de son contexte, je trouve que le F-Haine va un peu fort, non ? Qu'en pensez-vous Monsieur le Curé ?
Du coup, on se demande si Dame Hortense est vraiment présidente...
Et puis, il y a ce slogan sur la page facebook : "Je ne veux pas protéger l'environnement. je veux créer un monde où l'environnement n'aura pas besoin d'être protégé". C'est sûr qu'avec ses colistiers chasseurs et fiers de l'être, les animaux sauvages seront en sécurité !

Bref, quand La Voix du Nord titre sur l'entourloupe que constitue le discours F-Haine, ce n'est pas encore assez !

Autre chose. Bruno Wosinski, un F-Haine nordiste de longue date mais relégué en place non-éligible sur la liste des régionales, crache le morceau (Nord-Éclair du 11 novembre dernier) : «  Où sont les vrais élus représentant du peuple ?, s’interroge-t-il. Je m’investis depuis 2012 et en retour, je vois des incompétents et des opportunistes inconnus au bataillon me passer devant alors qu’ils viennent juste de prendre leur carte. Comme Hortense de Méreüil [sic]. Je ne peux pas croire que Marine Le Pen soit au courant. Mais peut-être ai-je tort… Pour moi, c’est son directeur de campagne Bruno Bilde qui, avec Philippe Eymery, a joué avec nous comme aux cartes ».
Au F-Haine, la haine n'est pas que dirigée vers l'étranger.


 

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dimanche 08 novembre

Vous avez dit plagiat ?

Quelques références pour travailler sur la problématique du plagiat.

Tout d'abord trois sites intéressants :

  1. http://archeologie-copier-coller.com/ par Jean-Noël DARDE (MCF, Université Paris 8 – jndarde@gmail.com).
  2. http://LePlagiat.net par Hélène MAUREL-INDART (professeur de littérature à la faculté des Lettres de l’Université François-Rabelais à Tours).
  3. http://responsable.unige.ch/ Plagiat et fraude scientifique : la perspective académique (Professeur Michelle Bergadaà)

Deux pages d'actualités googliennes, l'une sur le plagiat en général, l'autre sur le plagiat en milieux universitaires, peuvent compléter la fréquentation de ces trois sites.

Ensuite quelques publications importantes :

  1. 2004  Michelle Bergadaà, professeure à l'Université de Genève, lance un appel.
  2. 2006  Du plagiat à la normalité, selon les étudiants, étude de Michelle Bergadaà qui a fait date [extraits ici].
  3. 2007 Le plagiat et autres types de triche scolaire à l’aide des technologies : une réalité, des solutions de Nicole Perreault, Animatrice du Réseau des répondantes et répondants TIC Fédération des cégeps (janvier 2007)
  4. 2008 Le Committee on Publication Ethics répond notamment aux questions "Que faire si vous suspectez une publication redondante (ou double) ?", "Que faire si vous suspectez un plagiat ?" dans un document très synthétique.
  5. 2011  D.Peraya et C.Peltier publient leur mémoire de master, Mésusages informationnels et plagiat : réflexions autour de quelques effets secondaires du Web 2.0. dans les Cahiers de la documentation / Bladen voor documentatie.
  6. 2011  Guibert Pascal, Michaut Christophe, « Le plagiat étudiant », Éducation et sociétés 2/2011 (n° 28) , p. 149-163
  7. 2011  Compilatio réalise une ... compilation d'articles publiés sur ThotCursus, qui donne lieu à la pblication du livre blanc Respecter le droit d’auteur, prévenir le plagiat.
  8. 2012 Rapport MENSR (n°2012-02), La fraude aux examens dans l'enseignement supérieur.
  9. 2013 L'infatigable Rémi Bachelet (École Centrale Lille) met à jour une page de ressources très intéressantes.
  10. 2015 Michelle Bergadaà publie "Le plagiat académique – Comprendre pour agir" chez  L'Harmattan dans la collection Questions contemporaines.

Enfin, parce que tout finit (presque) toujours par un schéma :

PbqPLAGIAT


 

 

 

 

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mardi 29 septembre

Des bibliothèques populaires à la lecture publique / sous la dir. d’Agnès Sandras

 

Des bib

L'histoire des bibliothèques populaires n'est pas un long fleuve tranquille, loin s'en faut, et notamment quand elles doivent amener à la lecture publique - ce qui est sûrement leur objectif le plus précieux.

Plus de trente-cinq ans après Les bibliothèques populaires[1] de Noë Richter, un colloque « Les bibliothèques populaires d'hier à aujourd'hui » s'est tenu début juin 2014 à l'Arsenal (BnF), à l'initiative de la Bibliothèque des amis de l'instruction du IIIe arrondissement de Paris[2], afin d'exposer le renouveau des recherches sur les bibliothèques populaires. Un curieux paradoxe justifiait l'entreprise de Noë Richter : écloses aux XVIII-XIXes siècles, les bibliothèques populaires vont favoriser l'émergence de la lecture publique dans la première moitié du XXe siècle, alors même qu'elles s'éteignent progressivement mais, surtout, que les historiens les boudent, voire oublient leur existence. Dans le direct prolongement de l'entreprise de Noë Richter (et de celle, contemporaine, de Jean Hassenforder qu'on oublie trop rapidement), un travail historien minutieux s'est engagé au plus près des archives locales, aujourd'hui de plus en plus accessibles en ligne. Ce travail permet de restituer les contextes, conflictuels ou apaisés, où les bibliothèques populaires ont pris leurs marques socioculturelles et sociopolitiques.

L'ouvrage dirigé par Agnès Sandras accompagnait le déroulement du colloque de 2014. Il en constitue les actes, enrichi de quelques articles. Rassemblant vingt-cinq contributions pour une vingtaine de contributeurs (historiens, sociologues, bibliothécaires et conservateurs des bibliothèques mais aussi jeunes doctorants et chercheurs confirmés), il comprend cinq parties. La première situe les enjeux et les difficultés de l'accès au livre au XIXe. La deuxième propose quelques études autour des Bibliothèques des amis de l'instruction. La troisième met en lumière les avancées culturelles et éducatives des bibliothèques populaires, toujours au XIXe siècle. La quatrième partie nous emmène à l'étranger visiter l'histoire des bibliothèques populaires anglaises, belges et argentines. La dernière partie négocie le passage du XIXe au XXe siècle - ce que quelques contributions des parties précédentes proposaient quelquefois. Une bibliographie indicative (plus de 80 références) invite à la lecture historienne. Enfin, un index des noms de personnes, lieux et institutions suit la liste des auteurs et celle des illustrations.

Si l'histoire de la bibliothèque populaire n'est pas un long fleuve tranquille, force est de constater avec joie que la lecture de l'ouvrage se pratique telle la descente d'un fleuve. On se laisser porter par les textes introductifs d'Agnès Sandras (une introduction générale puis une introduction à chaque partie), textes résultant d'une remarquable problématisation et d'une densité réflexive nourrissante. Descendant le fleuve, libre au lecteur de décider ou non une escale, de s'arrêter dans un de ces nombreux espace/temps qui habitent l'une et l'autre rives. De telles escales l'entraîneront en des contrées trop méconnues de la lecture publique et pourtant si riches de problématiques fondamentales.

En ces temps où la technologie et la matérialité en général encombrent notre capacité de réflexion, l'ouvrage (comme le colloque qui le justifie) est salutaire. Sa lecture ne peut qu'ouvrir notre regard, au-delà de l'horizon imposé de la technique et hors du tempo de sa course effrénée à l'innovation à tout prix, sur des interrogations où l'humain se dessine et où la société se pense en humanité. Peut-être la question fondamentale de l'ouvrage est-elle celle-ci : que reste-t-il de « populaire » dans ce qu'on appelle aujourd'hui la lecture publique ? Sortons de cette « connotation univoque et péjorative » de l'étiquette « populaire » dont parle Agnès Sandras ! Osons placer la bibliothèque dans la stricte perspective éducative et culturelle ! Relisons, une fois encore, Noë Richter quand, installant la bibliothèque dans l'orbite de l'éducation permanente, il voulait comprendre l'enchaînement qui conduit de la lecture populaire à la lecture publique[3]. Relisons Richter et inversons l'enchaînement : comment la bibliothèque favorise-t-elle le passage de la (simple) lecture publique à la lecture populaire ? Personne ne niera la perspective éducative de la bibliothèque. Elle est comme ancrée dans notre culture. Mais qui va jusqu'au bout du traitement de cette question ? Qui va poser la distinction, fondamentale, entre public et non public, et proposer une stratégie sociale pour faire venir à la lecture celles et ceux qui n'y ont pas objectivement accès, celles et ceux qui n'ont pas même idée de ce « plaisir incommensurable de la lecture » vanté par Agnès Sandras ?

Relisons, par exemple, ces Regards neufs sur la lecture que posaient dès 1949 Geneviève Cacérès[4] et avec elle tout Peuple et Culture ! Ces regards brillent encore !

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[1] Noë Richter, Les bibliothèques populaires, Paris, Cercle de la librairie, 1978
[2] Cette bibliothèque serait la dernière « bibliothèque populaire » encore existante (cf. http://bai.hypotheses.org)
[3] Noë Richter, Bibliothèques et éducation permanente. De la lecture populaire à la lecture publique, Bibliothèque de l'Université du Maine, 1981
[4] Geneviève Cacérès, Regards neufs sur la lecture, Éditions du Seuil, 1949. Une édition augmentée est parue en 1961, avec la collab. de Joffre Dumazedier, Georges Jean et Jean Hassenforder. http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb318961203/PUBLIC

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Note publiée initialement sur le site de l'ADBS - qui en propose une version pdf.

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vendredi 26 juin

Autour de l'économie du savoir (Jean-Pierre Bouchez)

Jean-Pierre Bouchez, Autour de « l'économie du savoir » : ses composantes, ses dynamiques et ses enjeux, in Savoirs, 34 - 2014, pp.9-45

Chacun en a sa part et tous l'ont tout entier !
Victor Hugo
("Ce siècle avait deux ans" in Les feuilles d’automne)

imageQui veut savoir rapidement ce qui s’est dit de l’économie du savoir sera ici servi. L’auteur nous livre une authentique synthèse bibliographique ou plutôt documentaire : sur un fond de 80 références, ne sont mobilisées que les idées et les informations qui permettent à l’auteur de la synthèse d’étayer et d’illustrer la problématique qui est la sienne.

Cette problématique, nous la connaissons : Marie-France Blanquet en a fait état lorsqu’elle présentait pour Doc-SI l’ouvrage que Jean-Pierre Bouchez publia en 2012, L'économie du savoir : construction, enjeux et perspectives. De cet ouvrage, la présente note de synthèse reprend, d’une part, la seconde partie, intitulée “Un nouveau régime de croissance autour de l'économie de la connaissance et de l'innovation” (pp.147-230), en en condensant drastiquement le propos, et, d’autre part, la conclusion (pp.353-362).

L’auteur commence par exhiber ce qu’il appelle les “composantes de l’économie du savoir”, à savoir le savoir, les finances, les nouvelles technologies de l’intellect et le territoire, autant de pôles dont les “liaisons interactives” produisent la “dynamique de l’économie du savoir”. Dans ce fonctionnement, apparaissent assez nettement les antagonismes entre le pôle du savoir et celui des finances, au sein d’une relation “globalement asymétrique” qui débouche fatalement sur la privatisation et la “marchandisation excessive du savoir”, dit l’auteur, avec la captation et la codification des connaissances, la propriété intellectuelle étant qualifiée de dispositif ambivalent où le brevet finit par empêcher l’innovation.

Parmi les pistes évoquées pour libérer l’innovation, outre la nécessaire sanctuarisation des dépenses d’investissements publiques de R&D et d’éducation, l’auteur revient à un concept forgé par l’économiste néoclassique Paul A. Samuelson au milieu des années cinquante, au concept de bien public mondial. Un bien public satisfait en même temps à deux exigences : celle de “non-rivalité” (bien inépuisable, sa consommation par un usager ne réduit pas la consommation par les autres) et celle de “non-exclusion” (bien dont l’accès n’est pas soumis à condition, d’où sa gratuité notamment). Le fameux rapport publié par la PNUD en 1999 (Global public goods) mettait le savoir au rang des biens publics mondiaux...

Qui veut savoir rapidement ce qui s’est dit de l’économie du savoir sera ici servi. Mais qui veut se poser les bonnes questions au sujet du savoir et de son économie pourra poursuivre sa route avec Jean-Pierre Bouchez, par exemple en lisant son ouvrage de 2012. Et comme disait Pierre Caspar, éditorialiste de la livraison de Savoirs, “face à l’amplitude et à la complexité de cette analyse, nous pouvons nous demander ce qui peut avoir un impact direct sur nous ; en particulier lorsqu‘on exerce les « métiers du savoir » chers à Jean Pierre Bouchez”.

Les documentalistes et autres gestionnaires de l’information ne sont-ils pas des professionnels du savoir, ces “piétons du savoir” dont parlait Serge Cacaly il y a trente ans (Doc-SI, 22-6, pp.208-215) et dont Suzanne Briet revendiquait haut et fort la teneur intellectuelle du métier il y a plus de soixante ans ?

Rédigé pour l'ADBS
publié sur le site de l'association le 25 juin 2015


 

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jeudi 25 juin

La Chapelle des Flandres recrute des choristes confirmés

MG_8Contacts

La Chapelle des Flandres recrute pour Coeli et Terra, ensemble vocal amateur de haut niveau à rayonnement régional, des choristes confirmés (tous pupitres, de 18 à 40 ans), pour monter un ensemble de programmes de concerts...

  • Voyage de l’Angleterre aux Flandres sous la direction de Maurice Bourbon et François Grenier : répétitions sur 8 samedis de novembre 2015 à juin 2016
  • Une étape en Angleterre sous la direction de François Grenier : répétitions un mardi et un vendredi par mois de novembre 2015 à mars 2016
  • Des Flandres à l’Italie sous la direction de Maurice Bourbon : répétitions sur 6 dimanches de novembre 2015 à juin 2016

 

Profil requis

Avoir envie de découvrir de nouveaux répertoires,
de perfectionner sa pratique vocale au sein d’un groupe,
de partager sa joie de chanter avec d’autres amateurs passionnés.
Être capable d’apprendre sa partition en autonomie

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Fondé en 1987 par Maurice Bourbon pour promouvoir la musique franco-flamande des XV° et XVI° siècles, Coeli et Terra s’est ouvert par la suite à tous les répertoires du XV° au XXI° siècles. Depuis 2011, Maurice Bourbon  partage la direction artistique de l’ensemble avec François Grenier, chef de chœur et continuiste . Pour dynamiser son activité, Coeli et Terra s’est réparti en deux pôles, dont l’un répète le week-end à Roubaix et l’autre en semaine à Lille. Chaque année, un programme nécessitant un plus grand effectif permet de réunir ces deux pôles pour des répétitions communes (3 samedis à Roubaix) sous la direction de François Grenier. Un concert final donne l’occasion à chaque pôle de se produire à la fois en effectif autonome et en effectif commun.

En fonction de vos envies et disponibilités, vous pouvez choisir de rejoindre l’un des 3 programmes ou l’un des deux pôles. Tous les programmes sont combinables entre eux.

Programme 1 : Voyage de l’Angleterre aux Flandres

 

oeuvres

De l’Angleterre…

Tallis, Philips (XVI° siècle), Britten, Martin, (XX°siècle)

… aux Flandres

Obrecht (XV° siècle)

direction

François Grenier

Maurice Bourbon

lieu de répétition

Roubaix

 

dates

8 samedis 16h/21h

30/01,  05/03, 12/03 - 2016

21/11, 05/12 – 2015, 23/04, 28/05, 18/06 - 2016

effectif

2 pôles (40 chanteurs)

Pôle de Roubaix (20 chanteurs)

 

Programme 2 : Une étape en Angleterre

oeuvres

Tallis, Weekles, Sheppard, Byrd, Morley… (XVI°/XX°)

direction

François Grenier

lieu de répétition

Lille

 dates

Un mardi et un vendredi par mois de 20h à 22h30 (dates à définir)

effectif

Pôle de Lille (20 chanteurs)

+ programme 1 « De l’Angleterre… » (3 samedis)

 

Programme 3 : Des Flandres à l’Italie, amour sacré, passions profanes

oeuvres

Des Flandres…

Josquin, Obrecht (XV°/ XVI°)

Chansons-motets, motets

… à l’Italie

Marenzio (XVI° siècle)

Madrigaux, motets

direction

Maurice Bourbon

lieu de répétition

Roubaix

 

dates

6 dimanches de 9h30 à13h

22/11, 06/12 - 2015      06/03, 24/04, 29/05, 19/06 - 2016

effectif

Pôle de Roubaix (20 chanteurs)

+ programme 1 « … aux Flandres » (5 samedis)

Tous ces programmes donneront lieu à un premier concert commun le 13 mars 2016 (à l’exception de la partie « Italie » qui fera l’objet d’un concert ultérieur).

Cette information en un document pdf.

Pour mieux nous connaître, visitez notre site lachapelledesflandres.fr


 

 

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mercredi 24 juin

Faire de la bibliothèque nouvelle un organisme vivant en osmose avec les usages

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C'est un fait que l'innovation se déploie très souvent au sein d'un dialogue, dialogue de points de vue, dialogue de méthodes, dialogue de métiers, dialogue de compétences... L'éclosion des nouveaux espaces bibliothécaires ne saurait démentir ce constat et Marie-Françoise Bisbrouck, dans l'avant-propos de cette nouvelle édition de Bibliothèques d'aujourd'hui : à la conquête de nouveaux espaces, insiste sur ce point.

Par ailleurs, il est clair que l'innovation spatiale a un impact fort sur les pratiques professionnelles et, partant, sur les métiers mêmes de la bibliothèque. La fonction de médiation ne serait-elle que la seule, au coeur de la bibliothèque d'aujourd'hui, l'impact serait déjà énorme. Les jours sont comptés du magasinier qui attend l'usager derrière sa banque de prêt. Tout est mouvement, fluidité, circulation, qu'il s'agisse du savoir, des documents, des usagers ou des professionnels. Et la mission de l'espace bibliothèque est de proposer l'aisance nécessaire à cette circulation - qui doit être efficace, c'est-à-dire productrice de savoirs, d'échange de savoirs. À l'usager de s'approprier cet espace ; au professionnel de faciliter cette appropriation. On comprendra donc que le soin apporté au bâti et à l'aménagement d'un tel espace est primordial. On entre ici dans une dialectique serrée entre le dur et le mou (on pourrait parler de souple, de flexible, de vivant...) - où le premier doit, dans sa dureté même, permettre toute expression du second, qu'elle soit prévue ou imprévisible à ce jour. Il faut finir par insuffler la possibilité d'une respiration qui fera de la bibliothèque nouvelle un organisme vivant en osmose avec les usages qui peuvent l'habiter. Bref, il faut parvenir à rendre la vie possible dans la bibliothèque, dans ses débordements et ses contournements possibles.

La lame de fond que représente la création des learning centers pointe un usage ancestral mais de plus en plus affiché de la bibliothèque universitaire. La fonction Formation devient un des éléments-clés de la fonction Médiation. Et quand on sait que, depuis plus de vingt ans, la formation se qualifie de multiples façons (formelle, informelle, non formelle, autodirigée, etc.), on comprend l'enjeu de la configuration de la bibliothèque. La pédagogie inversée accroît l'importance du rôle de la lecture préalable au face à face pédagogique, alors que la pédagogie par projet doit proposer aux étudiants des lieux de travail collectif voire collaboratif, en groupes de taille variable. Enfin, l'avènement du presque-tout-numérique, y compris pédagogique, impose quelques contraintes physiques qu'il s'agit de respecter voire d'anticiper si l'on veut optimiser le potentiel d'usages que représente la bibliothèque quant à l'apprentissage et à l'appropriation des savoirs.

Jean-Philippe Accart a présenté dans ces colonnes la première édition de l'ouvrage (Doc-SI, n°1, 2012). Loin de moi l'idée de ne pas renvoyer le lecteur à cette présentation. Reste à pointer les nouveautés de la présente édition qui, comme la précédente, propose à la fois des éléments de réflexion sur la question des espaces et des présentations d'expériences et de réalisations.

Ainsi, trois textes ne sont plus imprimés mais disponibles en PDF sur le CD-Rom qui accompagne le volume et qui contenait déjà une série d'éléments techniques et descriptifs. Il s'agit par exemple de la préface de Daniel Renoult, remplacée dans la nouvelle édition par un dialogue entre deux professionnels de la bibliothèque, Anne Verneuil et Christophe Péralès. Globalement, l'édition est plus importante (une soixante de pages), quelques textes laissant la place à de nouvelles contributions.

Assurément, comme disait Michel Mélot (BBF, n°3, 2011), « un livre qui [fait] date et que tout bibliothécaire, apprenti ou vétéran, doit avoir lu, d'un bout à l'autre de ses [437] pages chargées de tout ce qui fait question dans les bibliothèques d'aujourd'hui ».

Rédigé pour l'ADBS
publié sur le site de l'association le 23 juin 2015

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mardi 19 mai

En avant-première, des extraits de JOSQUIN & CONDÉ SUR L'ESCAUT

Josquin & Condé sur l’Escaut

Le travail de Maurice Bourbon avec ses ensembles Métamorphoses et Biscantor! se poursuit : le sixième volume de l'intégrale des messes de Josquin Desprez sort bientôt. Le site de La Chapelle des Flandres proposera très bientôt une page pour présenter cette enregistrement dans sa rubrique Discographie.

BRICH59 vous offre, en avant-première, quelques extraits de l'enregistrement de la De Beata Virgine et de la Pange lingua. Pour la première, vous pouvez entendre le début du Sanctus et l'Agnus1. Pour la seconde, le Kyrie entier, le second Osanna puis le second Agnus Dei.

Que du plaisir, non ?


 

mercredi 06 mai

Quand VOLTAIRE s'adressait à DIEU.

Priere à Dieu.

CE n'est donc plus aux hommes que je m'adresse, c'est à toi, Dieu de tous les êtres, de tous les mondes & de tous les temps, s'il est permis à de faibles créatures perdues dans l'immensité, & imperceptibles au reste de l'Univers, d'oser te demander quelque chose, à toi qui as tout donné, à toi dont les Décrets sont immuables comme éternels. Daigne regarder en pitié les erreurs attachées à notre nature! que ces erreurs ne fassent point nos calamités! Tu ne nous as point donné un cœur pour nous haïr, & des mains pour nous égorger; fais que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau d'une vie pénible & passagere! que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos débiles corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos Loix imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées à nos yeux, & si égales devant toi; que toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appellés hommes, ne soient pas des signaux de haine & de persécution! que ceux qui allument des cierges en plein midi pour te célébrer, supportent ceux qui se contentent de la lumiere de ton soleil! que ceux qui couvrent leur robe d'une toile blanche pour dire qu'il faut t'aimer, ne détestent pas ceux qui disent la même chose sous un manteau de laine noire! qu'il soit égal de t'adorer dans un jargon formé d'une ancienne Langue, ou dans un jargon plus nouveau! que ceux dont l'habit est teint en rouge ou en violet, qui dominent sur une petite parcelle d'un petit tas de la boue de ce monde, & qui possedent quelques fragments arrondis d'un certain métal, jouissent sans orgueil de ce qu'ils appellent grandeur & richesse, & que les autres les voyent sans envie! car tu sais qu'il n'y a dans ces vanités ni de quoi envier, ni de quoi s'enorgueillir.

Puissent tous les hommes se souvenir qu'ils sont freres! qu'ils ayent en horreur la tyrannie exercée sur les ames, comme ils ont en exécration le brigandage, qui ravit par la force le fruit du travail & de l'industrie paisible! Si les fléaux de la guerre sont inévitables, ne nous haïssons pas, ne nous déchirons pas les uns les autres dans le sein de la paix, & employons l'instant de notre existence à bénir également en mille langages divers, depuis Siam jusqu'à la Californie, ta bonté qui nous a donné cet instant!

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No comment !


 

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dimanche 12 avril

La France a les grands hommes qu’elle mérite!

Hier matin à Roissy, Air France (eh oui, je suis à Venise!) a mis à ma disposition pas de quotidiens nationaux (manquaient L’Huma et Libé...). À part Le Figaro où le patron fait sûrement la promo de ses rafales et descend en flèche tout ce qui vient de l'Elysée, j'ai pris quasi tout, même le Paris Worldwide de mars-avril 2015. Attali y dit que "la France est, de loin, le pays le plus parfait du monde". C'est sûrement parce que la France a Attali, non ?

La une du Journal du Dimanche, on a le sentiment que Sarkozy pense que la France est un pays qui va inexorablement vers la médiocrité. C'est parce que la France a Sarkozy, par ailleurs roi d'Maubeuge ?

Oh !!!

Bon ! Je retourne aux gondoles.


 

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dimanche 05 avril

L'urbi et orbi des lapins

lapinsdePâques

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