jeudi 15 février

IDEMM’18 : Évolutions et Tendances du web

Après le succès des éditions précédentes du Salon IDEMM, organisées à EuraTechnologies et dédiée aux "Évolutions et Tendances du web", l’édition IDEMM’18 aura lieu le lundi 26 mars 2018 au Learning Center Innovation LILLIAD situé sur le Campus de Villeneuve d’Ascq. De nombreux professionnels du web interviendront pour partager leurs expériences et réflexions et échanger avec les participants sur les actualités et les nouveaux enjeux du web dus aux mutations numériques en cours.
Chaque année, le salon est visité par une centaine de participants d’horizons et profils variés : entrepreneurs, décideurs et dirigeants d’entreprises, conseillers et prestataires de services, éditeurs de technologies, animateurs de réseaux, professionnels de l'infodoc, chargés de stratégie digitale, enseignants-chercheurs et grand public.
La délégation régionale Hauts-de-France de l'ADBS est partenaire pour cette manifestation - où elle invite ses adhérents mais aussi l'ensemble de la communauté des professionnels de l'information, de la donnée et du document. Entrée libre.

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vendredi 09 février

Chansons lilloises de carnaval

Sophie-Anne LETERRIER, professeur d'histoire moderne (Université de Lille) mène depuis quelque temps un projet de recherche intitulé "Musicarchives". Ce projet est mené en collaboration avec le CRLL et les archives départementales du Nord et du Pas-de-Calais. Il s'agit de "révéler et valoriser les fonds contenus dans les archives et les médiathèques de la région Nord - Pas-de-Calais relatifs aux musiques des sociétés populaires des XIXe et XXe siècles, en articulant la recherche historique, la documentation contextuelle et la mise à disposition sous forme de base de données et de ressources en ligne, à disposition des acteurs contemporains des musiques populaires. Il permettra ainsi de constituer un corpus scientifique ouvert et en open access qui pourrait servir de point d’appui pour des collaborations nationales et internationales."*

Ce projet a déjà donné lieu à manifestation scientifique et musicale, notamment avec l'organisation de conférence chantée. La prochaine est à la Bibliothèque municipale de Lille, le 17 février prochain à 16h.

20180217BMlille

http://crehs.univ-artois.fr/equipe/les-membres-titulaires/sophie-anne-leterrier ; voir aussi http://archivesdufolk59-62.blogspot.com.tr/search/label/Sophie%20Anne%20Leterrier.


 

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vendredi 01 décembre

Autour du Requiem de Gabriel Fauré

Ensemble Vocal COL CANTO, direction Bruno Richardot
Anne Rousseau, soprane ; Jean-Jacques Steux, baryton-basse
Aurélien Fillion, orgue ; Anne-France Dumoulin, violon ; Solveig Meens, violoncelle

Vendredi 15 décembre à 20h30
ÉGLISE DU SACRÉ-CŒUR
(Croisé-Laroche)
Tarifs : 10€/8€
Réservations : colcanto59@gmail.com

Le chef-d’œuvre emblématique de Gabriel Fauré est présenté dans sa version la plus intime et recueillie, par l’ensemble vocal COL CANTO et son nouveau chef Bruno Richardot, autour de l’orgue de l’église du Sacré-Cœur accompagné par le violoncelle et le violon. En harmonie avec ce temps fort du concert, choristes et musiciens interpréteront quelques œuvres que Fauré composa dans la première période de sa vie.

Manifestation associée au festival Liaisons Musicales de Marcq en Baroeul, ce concert en clot la saison 2017.


 

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lundi 20 novembre

Autour du Requiem de Gabriel Fauré

Ensemble Vocal COL CANTO, direction Bruno Richardot.

Solistes :

  • Anne Rousseau, soprane

  • Agnès André, mezzo-soprane

  • Jean-Jacques Steux, baryton-basse

  • Aurélien Fillion, orgue

  • Anne-France Dumoulin, violon

  • Solveig Meens, violoncelle

Vendredi 15 décembre à 20h30

Église du Sacré-Cœur de Marcq-en-Baroeul (Croisé-Laroche)

Tarifs : 10€/8€. Réservations : colcanto59@gmail.com

 

Le chef-d’œuvre emblématique de Gabriel Fauré est présenté dans sa version la plus intime et recueillie, par l’ensemble vocal COL CANTO et son nouveau chef Bruno Richardot, autour de l’orgue de l’église du Sacré-Cœur accompagné par le violoncelle et le violon. En harmonie avec ce temps fort du concert, choristes et musiciens interpréteront quelques œuvres que Fauré composa dans la première période de sa vie.

 

Ce concert, manifestation "associée" qui clôture en quelque sorte les Liaisons Musicales de Marcq-en-Baroeul, est donné à la mémoire de Paul DESCAMPS.

Présentation CONCERT COL CANTO-Flyer-

Première partie

Pelléas et Mélisande, op.80 : “Prélude” et “Sicilienne” (transcr. pour orgue et violon)

La “fête de la musique” n’existait pas encore. C’est le 21 juin 1898, à Londres, que Gabriel Fauré crée Pelléas et Mélisande, musique de scène pour la pièce de Maurice Maeterlinck. Les deux extraits qui en sont donnés aujourd’hui s’appuient sur la transcription que l’organiste Louis Robillard a récemment publiée (2015).

Cantique de Jean Racine, op.11  (4 voix mixtes et orgue)

Cette oeuvre chorale vaut à Gabriel Fauré un premier prix de composition à l’École Niedermeyer, dont il est pensionnaire depuis l’âge de 9 ans. Il a tout juste vingt ans et termine ses études musicales. Nous sommes en 1865. Publié onze années plus tard, le Cantique connaît un rapide succès. Marcel Proust, par exemple, y est très attaché. Ce succès ne se démentira jamais...

Ave Maria, sans n° d'opus (voix d'hommes et orgue)

Composé pour être chanté en août 1871 par le choeur de l'École Niedermeyer à l’hospice du Mont-Saint-Bernard, ce court motet pour trois voix d'hommes et orgue a été publié après la mort du compositeur. Beaucoup moins personnelle que le Cantique de Jean Racine, cette pièce dégage cependant un certain charme quelque peu désuet, témoin des compositions religieuses de l’époque.

Messe Basse, sans n° d'opus (soliste, voix de femmes et orgue)

André Messager et Gabriel Fauré, pour honorer leur villégiature estivale sur la côte normande, composent une petite messe pour les jeunes filles du Pays d’Auge. Il s’agit de la Messe des pêcheurs de Villerville. Nous sommes en 1881. Vingt-cinq ans plus tard, Fauré reviendra sur les pièces qu’il y a composées, les complètera pour en faire une Messe basse, quoique chantée, d’une belle facture. On retrouve dans cette partition la ferveur dépouillée du Cantique, en même temps que les alternances de pupitres du Requiem (chant antiphonique).

Deuxième partie

Après un rêve, op.7 n°1 (transcr. en ré mineur pour violoncelle & orgue)

Cette mélodie, composée en 1877, c’est-à-dire la même année que le Libera me du Requiem, est l’une des plus connues de Gabriel Fauré. Cette pièce est peut-être celle qui se diffusa le plus diversement : initialement composée pour mezzo (ou baryton) et piano, elle connut des adaptations pour violoncelle et piano (Pablo Casals en 1911), pour piano seul, voire pour orchestre seul, etc. Nous l’entendons transcrite pour violoncelle et orgue.

Requiem, op.48 (solistes, choeur, violon, violoncelle & orgue)

Doit-on présenter le Requiem ? C’est sûrement l'une des pièces chorales les plus chantées de par le monde, souvent en compagnie du Cantique de Jean Racine. Sa composition s’étale sur plus de dix années, du Libera me (1877) à l’Offertoire (1891). L’oeuvre connaît plusieurs orchestrations (1888, 1893, 1901). Col Canto la présente dans une forme peu courante, sinon inédite [?] : l’orgue accompagne le choeur tout au long (en appui sur la réduction d’orchestre de Jean Roger-Ducasse, l’un des élèves préférés de Fauré), le violoncelle et le violon venant soutenir l’ensemble et dessiner quelques volutes mélodiques. Seul le Pie Jesu, clé de voûte de l’oeuvre, n’est accompagné qu'à l'orgue.

 


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jeudi 26 octobre

Journée de "partage autour des réseaux" et visite de LILLIAD Learning Center innovation

lilliad

L'ADBS Hauts-de-France organise sa prochaine journée de "partage autour des réseaux" le 22 novembre 2017 en collaboration avec l’Université de Lille et la DRAC Hauts-de-France. Cette manifestation se déroulera dans un premier temps à LILLIAD Learning Center innovation, au centre de la Cité scientifique de Villeneuve d'Ascq, puis, l'après-midi, sur le campus de Pont de Bois, dans la salle de séminaire de l'IRHiS (A1 - 152).

MATIN : Université Lille, Sciences et technologies (LILLIAD LCi)

  • 10h : Accueil des participants à Lilliad – rapide présentation
  • 10h30 : Visite commentée de Lilliad, Learning Center innovation

12h00 : PAUSE DÉJEUNER - Départ pour l’Université des sciences humaines et sociales

APRÈS-MIDI : Université Lille, Sciences Humaines et sociales (Salle de séminaire de l'IRHiS /A1 152)

  • 14 h-14h30 : un exemple de réseau interne : le SCD de l’université de Lille par Christophe Hugot, responsable de la bibliothèque des sciences de l’Antiquité, UdL
  • 14h45-15h15 : un exemple de réseau externe : Nordoc’ Archéo : par Karine Delfolie, Chargée d'études documentaires à la Drac Hauts-de-France (Lille) et Christophe Hugot
  • 15h30-16h : Le réseau SUDOC-PS et la conservation partagée des périodiques : signalement et partage des périodiques en Nord - Pas de Calais

[chacune de ces interventions sera suivie d'échanges à partir de vos questions]

L’ADBS remercie "LILLIAD Learning Center innovation" de nous accueillir gracieusement.

PARTICIPATION GRATUITE sous réserve d'inscription (attention : nombre de places limité).
Le FORMULAIRE D'INSCRIPTION ci-joint est à renvoyer avant le 09.11.2017 à region.nord-picardie@adbs.fr.

Espérant vous rencontrer lors de cette manifestation,
Bruno Richardot, délégué régional ADBS Hauts-de-France.

22nov17


jeudi 19 octobre

L'Oiseau-Mouche, 2017-2018

L'OiseauMouche 17oct17

La saison 2017-2018 de la Compagnie de l'Oiseau-Mouche a été présentée mardi 17 octobre ! C'était la fête !

Le projet de la Compagnie de l'Oiseau-Mouche se dit en une double phrase : l'exigence artistique et l'engagement continu des acteurs ont permis d'atteindre des réseaux de diffusion jusqu'alors fermés au handicap et l'Oiseau-Mouche tente d'abattre les barrières existantes entre ces mondes pour que le partage et la diversité viennent enrichir le spectacle vivant.


 

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vendredi 06 octobre

L’impact de l’irruption de la donnée sur les catalogues de bibliothèques

couvVers de nouveaux catalogues / sous la dir. d'Emmanuelle Bermès - Paris : Éditions du Cercle de la librairie, 2016. - 172 p. - (Bibliothèques, ISSN 0184-0886). - ISBN 978-2-7654-1513-8 : 35 €

 

Paru fin 2016, cet ouvrage collectif sur les « nouveaux catalogues » est épinglé par tous les bons catalogues. Il a fait, depuis sa sortie, l’objet de nombreuses notes de lecture de qualité émanant de professionnels des bibliothèques. Pour faire court, je ne citerai que celle d’Étienne Cavalié (Lully)[1]. Indiquons également qu’Emmanuelle Bermès a mis à disposition sur son blog[2] le propos introductif (p.9-12) et la table des matières de l’ouvrage.

 

Les métadonnées sont des données. Mieux, la notice catalographique est un ensemble de données comme les autres. « Comme les autres », cela signifie que les données qui constituent la description bibliographique sont prises dans le mouvement de la technologie web (inscription dans l’évolution de la technique) en même temps qu’elles prennent sens dans un écosystème spécifique (fonctionnement et finalités des bibliothèques). À la lecture de notre ouvrage, on perçoit la complexité de ce changement de granularité qu’évoque Gautier Poupeau (p.159), qui fait qu’il ne s’agit plus de répéter la notice ISBD en autant d’exemplaires qu’il y a de vedettes (la bibliothèque de mes études), ni même d’entrer des données sur un canevas informatique rigide pour être en capacité d’échanger les notices et de fédérer les catalogues (la bibliothèque de mes débuts professionnels). La notice est devenue un document comme les autres, c’est-à-dire un ensemble (certes structuré dans la cohérence de son écosystème) de données.

Chaque contribution s’intéresse à une facette de cette complexité. Les trois premières inscrivent la problématique du catalogage dans les évolutions technologiques du web (données ouvertes et reliées ; structuration sur le mode “entités” ; visualisation des données)[3]. Les trois suivantes dessinent les possibles du catalogue (évolution normative ; convergence des données ; évolution des réseaux documentaires, en l'occurrence Brises-ES). Les trois contributions de la troisième partie exhibent les flux de données qui s’échangent entre bibliothèques, entre éditeurs et bibliothèques, entre éditeurs et agence bibliographique. La dernière partie s’intéresse spécifiquement aux outils (portails, cloud), Gautier Poupeau concluant l’ouvrage collectif en revenant sur l’impact du changement de granularité sur le devenir des bibliothèques - où l’éclatement de la notice en données modélisables finit par améliorer l’accès aux (descriptions des) documents par les « usagers », globalement discovery et delivery.

Reste la (bonne) question d’Étienne Cavalié : quid de l’acculturation et l’appropriation de ces problématiques par la profession ? Françoise Leresche apporte quelques éléments de réponses quand elle évoque l’accompagnement des mutations de la profession induites par cette « transition bibliographique ». Peut-être les postures professionnelles devraient-elle toujours mieux intégrer dans une sorte d'immanence les gestes et attentes - sinon les problématiques - des « usagers ».


[1] « Vers de nouveaux catalogues » : quelles questions, quelles réponses ? Etienne Cavalié (Lully), Bibliothèques. [reloaded], 2 mai 2017.

[2] Vers de nouveaux catalogues, Manuefig, Figoblog, 7 décembre 2016.

[3] On peut également lire sur le sujet Le Web sémantique en bibliothèque d’Emmanuelle Bermès avec la collaboration d'Antoine Isaac et Gautier Poupeau [Paris : Éditions du Cercle de la librairie, 2013. - 171 p. - (Bibliothèques, ISSN 0184-0886). - ISBN 978-2-7654-1417-9] et le plus récent Bibliothèques : le Web est à vous de Véronique Mesguich [Paris : Éditions du Cercle de la librairie, 2017. – 185 p. – (Bibliothèques, ISSN 0184-0886). – ISBN 978-2-7654-1521-3] présenté par Stéphane Cottin sur le site de l’ADBS.


 Notice rédigée pour l'ADBS (pdf).

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samedi 01 juillet

L'histoire des réseaux documentaires dans le champ de la culture scientifique, technique et industrielle

Musées, centres de sciences et réseaux documentaires. S’organiser et produire / Sous la dir. de Stéphane Chevalier. - Dijon : Office de coopération et d'information muséales, 2016. - ISBN 978-2-11-139616-6

Musées, centres de sciences et réseaux doc_L'appétence et la compétence pour le réseau font partie de l'ADN des professionnels de l'information que sont les documentalistes. Sans devoir remonter au grand projet mutualisateur de Paul Otlet, nous pouvons juste nous remémorer qu'avant l'Internet, voire avant l'informatique documentaire, l'activité du veilleur - métier qui, sous certains aspects, mobilise la quintessence de la documentation - commençait toujours par rechercher, dénombrer et nommer les membres des réseaux environnants (géographiquement et/ou thématiquement) afin d'optimiser la ressource documentaire et de partager les expériences, bref d'améliorer la qualité du service. Il semble que l'utilisation des nouvelles technologies n'ait en l'occurrence que renforcé la rapidité et la qualité technique des échanges tout en leur imprimant trop souvent une forme de volatilité dommageable à la durabilité des entreprises et des projets - comme si, paradoxalement, la qualité du travail collectif se dissolvait, se réduisait dans l'amélioration des conditions techniques.

Contre ce risque, le réseau Must - qui regroupe les professionnels de l'infodoc des musées, du patrimoine et de la culture scientifique et technique -  semble vouloir se prémunir, mettant résolument en avant "l'humain et le collectif". Bien que né en 2008, c'est en novembre 2014 qu'il a organisé, en partenariat avec l'ADBS, sa première journée professionnelle. Cette journée a fait l'objet de plusieurs publications, notamment par les soins du réseau dont le site met à disposition les enregistrements sonores et des photos mais aussi grâce à la publication, par les soins de l'Office de coopération et d'information muséales (Ocim), domicilié à l'Université de Bourgogne, de l'ouvrage publié fin 2016, qui constitue les actes de la journée et que nous présentons aujourd'hui.

Après l'avant-propos tout en interrogation politique de Sylvie Grange, directrice de l'Ocim, Stéphane Chevalier, initiateur et animateur du réseau, introduit à la lecture de l'ouvrage en questionnant l'"histoire des réseaux documentaires dans le champ de la culture scientifique, technique et industrielle" ; son propos s'articule autour d'une double question : quelle(s) organisation(s) et quelle(s) production(s) ?

Quatre contributions nous éclairent sur ce qu'on pourra appeler la préhistoire puis la protohistoire du réseau Must. Tout semble commencer au milieu des années 90, soit au moment où le Web devient une réalité concrète et « questionnante » pour la plupart des professionnels de l'information. Pour autant, les conditions d'émergence de ce réseau furent humaines d'un bout à l'autre, pleines de volontés individuelles et institutionnelles. À lire notre ouvrage, on sent le souffle convergent de multiples désirs.

À la question des conditions sine qua non du "bon fonctionnement d'un réseau", la réponse est double : un "réel engagement" des professionnels (et le temps qui va avec) et l'"adhésion" des dirigeants. Ce n'est que sur cette assise que peut se déployer la question nécessaire du renouvellement de l'organisation et des pratiques.

D'autre part, un réseau peut se bâtir sur deux logiques différentes (mais non exclusives l'une de l'autre), deux logiques que nous connaissons bien dans nos métiers, deux logiques qui structurent par exemple le fonctionnement de l'ADBS : territoires et secteurs d'activités. Trois secteurs passent ainsi sous les projecteurs : la santé mentale (Ascodocpsy), l'archéologie (Nordoc'Archéo) et, bien sûr, le patrimoine culturel (Must). La logique territoriale est illustrée par ce réseau dijonnais né à la toute fin du siècle dernier autour de problématiques documentaires centrées sur la culture et qui n'a toujours pas trouvé son nom. Ces quatre contributions mettent en avant la fonction production d'un réseau, mais sous le prisme du questionnement organisationnel. Les trois contributions suivantes présentent des productions pour elles-mêmes : catalogue (musée national de l'Éducation), base de données (réseau PATSTEC) et photothèque (muséum d'histoire naturelle de Toulouse). Dans tous les cas, la dimension réseau est prégnante, avec son lot d'agrégatif, de coopératif et de collaboratif.
Dernière à intervenir, comme pour conclure les échanges de novembre 2014, Véronique Mesguich se fait porte-parole de l'ADBS (dont elle est à l'époque la co-présidente) sur la question des réseaux documentaires. En appui sur le dossier que Doc-SI avait proposé sur ce thème en 2013 ainsi que sur d'autres sources, elle pose les termes de la problématique des réseaux, insistant sur leurs nouveaux rôles à l'heure des réseaux sociaux et surtout des nouveaux outils de curation - qui ne peuvent rien sans les compétences humaines, trop humaines, des professionnels de l'information et de la documentation.


Note rédigée pour l'ADBS [pdf]

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vendredi 02 juin

D'un feu secret...

SUL FIATO - CONCERT 25-06-2017Rendez-vous au Temple de Roubaix (29 rue des Arts), dimanche 25 juin à 17h., pour entendre des oeuvres de De Lassus (Di lasso), Gabrieli, Carissimi, Du Mont, Lambert et Charpentier. Dirigé par Frédéric Loquet, l'ensemble vocal Sul Fiato réunit des chanteurs de bon niveau désireux de se soumettre à l'exigence du travail en petit effectif, de 1 à 3 par partie. Le titre complet de ce concert est D'un feu secret. Marc-Antoine Charpentier et l'héritage italien.


 

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dimanche 23 avril

Les cinq lieux de l'ADBS

"Que représente l’ADBS pour vous ?". J'ai dû répondre à cette large question dans le cadre de l'incitation à candidatures pour le Conseil d'Administration de l'ADBS. Extraits (remaniés).

L’ADBS, lieu de professionnalisation
Lorsque je me suis engagé dans le métier de documentaliste - c'était il y a plus de trente ans -, l'adhésion à l’ADBS a été très concrètement pour moi la possibilité d'intégrer une communauté professionnelle dont la fréquentation m'a appris le métier. Parmi ces professionnel(le)s de l'information, il y avait des personnes qui portaient haut les couleurs de l'association - au rayonnement de laquelle elles avaient largement contribué, en région Nord[*] et sur le plan national. Leur enthousiasme pour l’action associative, pour l'action collective m'a positivement contaminé et je suis convaincu qu'aucune formation ne m'aurait autant apporté en matière de professionnalisme et d'ouverture quant à l'impact de nos compétences sur les organisations pour lesquelles nous travaillons.


L’ADBS, lieu de réseautage
L’autre geste fondateur pour moi a été de me rapprocher des documentalistes travaillant sur les mêmes thématiques que moi (formation, emploi, sciences de l’éducation, etc.). C’est ainsi qu’est né le Collectif Documentaire Emploi-Formation régional, qui fut l’occasion d’une véritable optimisation de la ressource documentaire sur le bassin lillois, en même temps qu’un échange de compétences entre les membres du collectif (AFPA, Université, Rectorat, CRDP, CARIF, ANPE, DRTE, etc.), d’autant plus riche que chaque membre du réseau faisait lui-même partie d’un réseau institutionnel. On appellerait ça un réseau aujourd’hui, un réseau de réseaux, un réseau humain à haute densité professionnelle. Il a fonctionné plus d’une décennie, produisant par ailleurs quelques bibliographies et autres travaux documentaires à l’adresse des acteurs des services publics de l’emploi, de l’éducation et de la recherche. Comme ce travail collectif sur l'Évolution des métiers de la formation des années 70 à l’an 2000...


L’ADBS, lieu de formation
C’est dans ce cadre riche que j’ai fourbi mes premières armes pédagogiques au sein de l’association, organisant notamment avec d’autres membres du collectif régional, une formation ADBS sur la veille appliquée au secteur éducation. Lieu éminent de professionnalisation, l’ADBS devenait pour moi, un authentique lieu de formation continue de ses membres et plus globalement des professionnels de l’information et de la documentation – en toute complémentarité avec les formations initiales dispensées par l’Université, qui me sollicita rapidement pour témoigner de la technicité de nos activités professionnelles en même temps que de la capacité d’une association professionnelle à porter un discours pédagogique construit et surtout « authentique » en quelque sorte.


L’ADBS, lieu d’écriture praticienne
Après quelques années de métier et de confection de bibliographies et autres travaux documentaires utiles aux professionnels du secteur où se situait mon rôle de professionnel de l’information (sciences de l’éducation & formation continue), je ressentis le besoin d’expliquer aux autres comment j’envisageais l’un des avenirs possibles de la bibliographie. C’est l’ADBS qui accueillit un article sur ce que j’appelai alors l'herméneutique documentaire, en fait sur la question du sens et des références en documentation (DocSI, vol.33, n°1, 1996). Mon association était clairement un authentique et chaleureux lieu d’expression où les adhérents pouvaient soumettre l’état de leur réflexion professionnelle, hors des cadres sacro-saints de la publication universitaire, trop souvent interdite aux « praticiens ».


L’ADBS, lieu de « germination associative »
Enfin, dès le début de mon engagement dans le métier de documentaliste, je ne pus résister à l’envie, au besoin de mettre la main à la pâte : je devais participer à l’animation associative en région. J’intégrais donc immédiatement le bureau de la délégation régionale Nord-Picardie, d’abord et longtemps en tant que coordinateur formation, puis plus tard en tant que délégué régional – ce que je suis toujours. En effet, s’il doit y avoir activité associative, c’est là où se trouvent les professionnels de l’information et de la documentation, où se trouvent les adhérents, c’est-à-dire, de ma lorgnette, en région Nord-Picardie, puisque je travaillais sur la métropole lilloise. Il n’était pas question pour moi de cantonner l’ADBS dans un rôle de superstructure jacobine qui distribue savoir-faire et savoir-être sur le territoire. Au contraire, les professionnels des territoires ont du savoir-faire et du savoir-être à apporter à la collectivité, tout autour d’eux mais aussi en rayonnement national. C’est ainsi que je devins membre du Conseil des régions de l’ADBS, pour finir par en devenir le Président. Ce rôle me propulsa dans les sphères décisionnelles de l’association : le Président du Conseil des régions est membre de droit du Conseil d’Administration et du Bureau. Voilà quelques mois, dans la perspective de la cessation de mes activités professionnelles, je me suis dessaisi de ce rôle, pour recentrer mon énergie sur ma délégation régionale qui sommeillait quelque peu, afin qu’elle participe à l’alimentation territoriale de l’association.

[...]

"Quelle satisfaction tirez-vous du fait d’être administrateur de l’ADBS ?" était une autre question.

Réponse : "Juste la satisfaction d’œuvrer au bien commun, accompagnée du plaisir de restituer autant qu’on a reçu."


 [*] Voir ces "pionniers du Nord" dont parlait DSI en 2003 (vol. 40, n° 2).

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