lundi 04 juillet

Idéologie et démagogie, deux mamelles de la droite extrême ?

Le site de campagne du roi d'Maubeuge, "ns2017" vient de publier le message que le "conseiller politique [de Les Républicains[1]], en charge du logement" - j'ai nommé le député du Nord Marc-Philippe Daubresse - a rédigé en réaction à l'arrêté signé par la Ministre Emmanuelle Cosse et visant à étendre l'encadrement des loyers à la banlieue parisienne. C'est .

Ce message est un tissu de contre-vérités - que je ne relève même pas -, mais surtout dénote une posture interlope qu'il faut dénoncer sans relâche, même partiellement.
Ainsi la "mesure" mise en place par l'arrêté en question serait "idéologique". Deux questions :

  1. Une idéologie, n'est-ce pas un ensemble d'idées et de valeurs nées de l'analyse de la société et faisant sens politiquement, c'est-à-dire portant un projet ?
  2. Le roi d'Maubeuge et son vassal nordiste n'auraient donc pas d'idéologie ?

Tiens donc ! Ces gens-là ne pensent donc pas ? Ils n'analysent pas et n'auraient aucun projet politique ? Attendez ! Ils vont vous dire qu'il n'ont pas d'idéologie parce que leurs idées sont "naturelles", comme si la nature avait quelque chose à voir dans l'affaire, et qu'elles relèvent du "bon sens", comme s'il n'y avait qu'un seul bon sens, comme si "bon sens" signifiait fatalement "pensée unique" et donc indiscutable. Ils vont vous expliquer qu'un pays, une région ou un territoire, ça se dirige comme on dirige une entreprise et que donc les règles du bon fonctionnement économique doivent s'appliquer sans hésitation etc. On connaît la chanson ! Sauf que penser qu'un territoire se dirige comme une entreprise, c'est une idée parmi d'autres et cela fait partie d'une idéologie particulière, celle de la droite extrême, celle que défendent - bien qu'ils s'en défendent - les maîtres de la finance, le roi d'Maubeuge et ses vassaux, qu'ils lui disputent ou non son hégémonie de fait sur Les Républicains. Bref, quand on comprend que la "loi" de la finance (qui fait office de pensée économique régulatrice) ne doit pas avoir forcément le dernier mot, l'argumentation du vassal nordiste du roi d'Maubeuge tombe d'un coup.

Autre chose : la "mesure" mise en place par l'arrêté en question serait "démagogue" (moi, personnellement, j'aurais écrit "démagogique", mais bon ! on ne va pas chipoter ;-). Ah ! Nous y voilà ! N'oubliez jamais que le roi d'Maubeuge fait métier d'avocat et que son vassal nordiste prône la manipulation des autres - pour ne citer que ces deux-là. Une des astuces les plus fréquemment employées en plaidoyerie consiste à accuser l'autre de son propre défaut, voire de son propre crime. C'est ce qu'on appelle la rhétorique du retournement. Diablement efficace ! Bref ma question ici sera donc unique et très simple, retournant le retournement :

  1. Les membres du parti politique Les Républicains ne tiennent-ils jamais de propos démagogique ?

Quant au site ns2017, où le torchon du vassal nordiste du roi d'Maubeuge est publié, on pourra apprécier sa logorrhée salace et outrancière, à l'image de la rhétorique de notre bon roi d'Maubeuge ! Je vous laisse contempler le désastre ;-( Quand je vois la politique française si bien tombée dans le caniveau, je pense à Michel Rocard, décédé ce WE, qui, lui, avait une vraie haute idée de la pensée et de l'action politique.


[1] Le citoyen que je suis n'accepte pas cette façon dont le parti politique - que le roi d'Maubeuge a formaté pour permettre sa propre élection à la Présidence de la République - se prévaut de quelque républicanisme que ce soit, laissant ainsi entendre que les autres partis politiques ne seraient pas "républicains". Il faut donc considérer "Les Républicains" comme une marque et non comme signifiant autre chose que le parti politique que le roi d'Maubeuge a formaté pour permettre sa propre élection à la Présidence de la République. D'où l'erreur de considérer le 'Les' comme l'article défini du substantif 'Républicains' : nous devons parler "de Les Républicains" et non "des Républicains" !


 


 

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Nord de France : les contrats d’apprentissage repartis à la hausse en 2015

Sans titre 1C'est ce que constatait en mai dernier la CCI Nord de France dans son bilan 2015 de l'apprentissage.
En effet, "après une chute de 6,8 % en 2014, les contrats d’apprentissage repartent à la hausse (+ 6,9 %) en 2015, selon le bilan annuel publié par la CCI Nord de France. Près de 4 200 entreprises ont ainsi eu recours à l’apprentissage (+ 10 % sur un an)" [
La Voix du Nord - 20/06/2016].

Voilà une bonne nouvelle, non ?

cciapprentissage

 

En tous cas, Xavier Bertrand et ses chasseurs ne pourront pas s'attribuer ce succès, dû à la politique pour l'apprentissage de l'équipe socialistes/écologistes qui était à la manoeuvre en 2015...

Et on attend avec impatience les chiffres 2016 qui devront tout (ou presque) à l'équipe droite extrême et extrême droite qui a pris le pouvoir sur la région...


 

mercredi 29 juin

Plagiat académique : une synthèse pour l'action responsable

BergadaàQui dit “plagiat universitaire” dit Michelle Bergadaà - et réciproquement et depuis longtemps.

Tout semble commencer en 2004, avec le fameux appel du 31 mars[1] qui commence par ces phrases :
Chers collègues, chers étudiants, chers amis,
Un point me préoccupe ; j'ai besoin de votre aide
.”
Plus loin, “Internet : un fabuleux espoir pour la connaissance et un immense risque de souffrance. J'assume. Je suis responsable d'avoir laissé mes étudiants jouer au « Lego » de la connaissance sur Internet sans guides moraux et spirituels. Que deviendront-ils dans la vie active ? Des joueurs de "Enron" et de "Parmalat"?

Un mois plus tard, un travail collectif s’organise et s’outille au sein de l’Université de Genève. Les échanges foisonnent qui finissent, au fil des mois et des années, par fertiliser la volonté collective de construire de la connaissance sur la question. Mais dès mars 2004, les termes sont posés : on est dans l’action, c’est-à-dire la responsabilité (celle de l’enseignant, celle de l’étudiant) et la déontologie - qui ne s’impose pas mais se discute.

Les questions ne manquent pas. De quoi parle-t-on ? Qu’est-ce que le plagiat ? Pourquoi et comment plagie-t-on ? Comment les enseignants vivent-ils le plagiat de leurs étudiants ? Que fait-on dans l’institution académique pour prévenir le plagiat ?

Début 2006, Michelle Bergadaà co-signe une étude de la signification de “plagiat” et de “copié-collé” pour les étudiants eux-mêmes. L’enquête, démarrée en 2004, conclut à la caractérisation de cinq profils étudiants, du non-plagieur au fraudeur, en passant par le bricoleur, le tricheur et le manipulateur. À chacun de ces profils correspond une appréhension nuancée de ce qu’est la “responsabilité académique”. On retrouvera cette typologie tout au long des travaux de l’auteur, jusque dans notre ouvrage (chapitre 3), où l’auteure insiste sur la nécessité d’identifier le profil du plagieur avant d’entreprendre quoi que ce soit et de signifier les normes et les valeurs éthiques.

Du point de vue de l’institution universitaire, la question est celle de l’”intégrité académique”. Mais pas n’importe comment. Le rapport de 2008 sur La relation éthique-plagiat dans la réalisation des travaux personnels par les étudiants[2] produit par la commission Éthique-Plagiat de l’Université de Genève que préside notre auteure, est clair sur ce point, précisant l’idée que la déontologie en la matière ne saurait s’imposer : “Le leitmotiv de ce rapport est qu’il va [...] nous falloir être créatifs pour imaginer, dans ce contact quotidien avec Internet, la mise en œuvre concrète de nos valeurs et de nos normes universitaires avec – et non contre – nos étudiants.” Aussi bien le problème n’est-il pas de l’ordre du droit. Les douze pages de l’annexe 1 de notre ouvrage exhibe la “difficile coordination” entre le juridique et l’académique.

Reste que, comme disait l’auteure en 2011[3], au sein des universités françaises, “il revient à chaque enseignant d'assurer lui-même la lutte contre le plagiat et il n'y a pas de position commune, ni de règle systématique.”

D’où cette saine croisade de Michelle Bergadaà et tous ses “collaborateurs” de la francophonie, lancée voici douze ans, armée d’un site web et tracée par de nombreuses publications - dont ce livre, qui fonctionne comme une synthèse pour l’action responsable.


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vendredi 24 juin

Des raisons de ne pas signer une pétition particulière...

J'ai reçu aujourd'hui une invitation à signer une pétition (change.org) :

pétition

Je suis désolé Xavier dit Danjou : je ne signerai pas ! Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il n'y a vraiment aucune raison que j'intervienne sur une décision prise par un parti politique dont je ne partage pas l'idéologie.

Je le laisse dans sa ... crétinerie - qui n'est pas encore assez visible au point de réhabiliter un PS en perdition idéologique lui aussi.

Au fond de moi, je suis convaincu que le grand manitou, dit roi d'Maubeuge, a décidé d'investir le grand fraudeur pour se sentir moins seul dans la catégorie... Une raison supplémentaire de ne pas intervenir dans cette histoire ;-)


 

 

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jeudi 09 juin

Et vive le ballon rond !

Je ne sais pas pourquoi, mais cette image [je ne sais plus à qui elle appartient ;-(] me parle ! Pas vous ?

Euro2016_flic-logo-fff34


 

 

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mardi 07 juin

Maurice Bourbon sur Radio Classique

Maurice Bourbon est l’invité du Journal du classique, ce jeudi 9 juin.

À ne manquer sous aucun prétexte !
Maurice Bourbon, invité du Journal du classique
On y parlera sûrement du dernier enregistrement produit par la Chapelle des Flandres et L’Homme armé éditions : Josquin & Condé sur l’Escaut

La Chapelle des Flandres.fr


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samedi 28 mai

Où l'on parle de Proch'Emploi...

... entre autres sujets.
On cause aussi article2 de la loi Travail ;-)

On remarquera comment on (Emmanuel Lechipre) oppose intérêt de l'entreprise et intérêt des salariés, comme si les salariés n'étaient pas l'entreprise, comme si la subordination des employés à l'employeur les empêchaient d'être la force vive de l'entreprise ! Scandaleux, non ?

Proch'Emploi, on en parle à 22'30 et ça dure une dizaine de minutes... aucun bilan. Juste deux constats fort intéressants :

  • Quand il était patron de l'ANPE, Xavier Bertrand n'a rien fait pour augmenter et améliorer  l'efficacité du service public de l'emploi. 
  • La solution du chômage,  c'est l'existence d'emplois à pourvoir !

 Ce dernier point a l'air trop bête comme ça.  Il l'est moins quand on le rapproche des velléités droitières de forte diminution du personnel des collectivités territoriales et locales - c'est-à-dire de mise au chômage d'un certain nombre de personnes...


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La retraite nous va si bien !

Retraites : non, la France ne va pas dans le mur ! explique Olivier Passet :

Plutôt rassurant, non !

Du coup, je prends bientôt ma retraite en me disant que je ne deviens pas un poids pour la société - surtout si je continue à bosser en cotisant pour la retraite des autres ;-)

La question est de savoir pourquoi tous ces cris d'orfaie de la classe dirigeante...


 

Mais où est donc le problème ?

Les adultes, l'informatique et la résolution de problèmes. Où est donc le problème ?

Ce rapport, publié par l'OCDE, présente une analyse approfondie des résultats de l’Évaluation des compétences des adultes dans le domaine de la résolution de problèmes dans des environnements à forte composante technologique, ainsi que des indicateurs sur l’utilisation des TIC et la résolution de problèmes.

Source : http://www.keepeek.com/Digital-Asset-Management/oecd/education/les-adultes-l-informatique-et-la-resolution-de-problemes_9789264251069-fr