vendredi 06 novembre
Bach et ses contemporains à Roubaix
Dans le cadre des Josephonies, Roubaix accueille dimanche 22 novembre à 16 heures deux ensembles vocaux en l'église Saint Joseph. L'ensemble vocal roubaisien, l'ensemble Cœli et Terra (dir. Maurice Bourbon), partage un concert avec l'ensemble vocal de Courtrai (dir. Wim Verdonck).
Cœli et Terra interprétera de sublimes motets de
Schütz (admirable Die mit Tränen, très brillant Das Wort ward Fleisch,
bouleversant et très modulant Heu mihi, Domine), et de Johann-Herman Schein.
Ce dernier, moins connu du grand public que Schütz, est de la même
génération et fait partie de la célèbre trilogie des "Sch": Schütz, Schein
et Scheidt. Il meurt jeune, treize ans avant Monteverdi,
quarante-deux ans avant Schütz.
Mais ce génie a le temps de nous laisser
des preuves tangibles de son invention architecturale
et harmonique. Ses motets, aussi brefs soient-ils, sont ainsi
tous des chefs d'œuvre accomplis. Cœli et Terra interprète Wende dich, Herr, O Herr, ich bin dein Knecht, Herr, lass meine Klage... et le bouleversant
tableau biblique Da Jakob vollendet hatte.
Cœli et Terra terminera son demi-concert avec Der
Geist hilft, motet à double chœur de Johann-Sebastian Bach.
Nos valeureux partenaires belges donneront des œuvres de Bach et de Buxtehude.
Une semaine plus tard, ce sont les roubaisiens qui se rendront à Courtrai : le 29 novembre, à 9h45, dans l'église St Éloi de Courtrai, et
dans le cadre des messes concertantes Missa
Solemnis (125ème anniversaire de l'inauguration de Église), nous donnerons des
motets ou extraits de Monteverdi, Du Mont, Bach, Tchaïkovski, Rachmaninov
et plusieurs extraits de la messe Ex machina de Maurice Bourbon, récemment
enregistrée.
mercredi 07 octobre
Cœli et Terra recrute...
... pour ses différentes productions 2010.
- Baroque
Bach (Der Geist hilft) – Schütz, Schein (motets)
Production en cours
Le grand souffle et la virtuosité éblouissante de Bach, les audaces harmoniques du baroque allemand naissant….
Travail sur les WE des 10-11 Octobre - 7-8 Novembre - 21-22 Novembre 2009 (Horaires : samedi 17-22h ; dimanche 9h30 – 13h)
Répétitions à St Joseph (Roubaix)
Concerts : 22 novembre (Roubaix) – 29 novembre 2009 (Courtrai)
Toutes voix : soprano – mezzo – alto – contre-ténor – ténor – baryton – basse
Effectif : 12 à 24 selon les œuvres.
- « A l’orée du 20ème »
R. Strauss – Verdi - Rachmaninov
La très grande polyphonie a cappella… L’immense espace sonore de deux somptueux R. Strauss à 16 voix : Der Abend et Hymne, l’intensité de Verdi à l’âge d’or du lyrisme, toute la Russie orthodoxe restituée par un génie : Rachmaninov…
Travail sur les WE des 5-6 Décembre 2009 - 16-17 Janvier - 30-31 Janvier - 27-28 Février 2010 (Horaires : samedi 17-22h ; dimanche 9h30 – 13h)
Répétitions à St Joseph (Roubaix)
Toutes voix : soprano – mezzo – alto – contre-ténor – ténor – baryton – basse
Effectif : 16 à 32 selon les œuvres.
- Production franco-flamande
Jakob Obrecht - Josquin
Les débuts du lyrisme il y a cinq siècles. Les mondes méconnus de Obrecht (Salve sancta facies/Homo quidam, Salve Regina, Missa « Sub tuum presidium », extraits) et de Josquin (motets, messe La sol fa ré mi, extraits)
Pour voix d’hommes, voix de femmes et tutti mixte.
Travail sur les WE des 20-21 Mars - 24-25 Avril - 8-9 Mai - 29-30 Mai 2010 (Horaires : samedi 17-22h ; dimanche 9h30 – 13h)
Répétitions à St Joseph (Roubaix)
Toutes voix : soprano – mezzo – alto – contre-ténor – ténor – baryton – basse
Effectif : 12 à 24 selon les œuvres.
Contact pour renseignements et auditions : bourbon.maurice@free.fr
mercredi 30 septembre
Chers amis mélomanes,
L'association La Chapelle des Flandres, au sein de laquelle travaillent plusieurs formations musicales dont le chœur de chambre Cœli & Terra et l'ensemble vocal Métamorphoses, sous la direction artistique de Maurice Bourbon, vous invite à soutenir par souscription ou mécénat son dernier enregistrement : deux messes de Maurice Bourbon, Petits z'oiseaux (Métamorphoses) et Ex machina (Cœli & Terra), ainsi qu'une pièce pour chœur et accordéon (Bogdan Netserenko), la Déploration de Josquin.
Toutes ces pièces magnifiques ont bien sûr déjà été données en concert. Mais si vous n'avez pu en profiter, l'association vous propose de goûter quelques plaisirs de cet enregistrement :
- Petits z'oiseaux, début du Gloria
- Petits z'oiseaux, début du Sanctus
- Petits z'oiseaux, Agnus 1 et 3
N'hésitez pas à contacter l'association pour souscrire, pour soutenir ...
mardi 29 septembre
Les dessous d'une cantatrice
Ma ami Bogdan l'accordéoniste nous avertit de la nouvelle création de la Cie Mots en musique à la Maison Folie de Moulin, le 2 octobre à 17h30.
Entrée gratuite
C'est au 47/49 rue d’Arras
(Proximité Parc JB Lebas)
[Tél : 03 20 95 08 82 / Fax : 03 20 95 92 00]
Les dessous d'une cantatrice est spectacle tendre et burlesque nous emporte dans une confidence musicale pour voix et accordéon. Au travers de ses émotions les plus intimes, la cantatrice reprend un répertoire d'airs d'opérettes, de chansons réalistes et nous fait vivre ses hystéries, son rock'n'roll et ses drôleries romantiques.
On peut visionner des extraits et ITW du spectacle cliquer ici.
vendredi 18 septembre
Patrimoines en musique
Le chœur de chambre Cœli et Terra sera à Bailleul et à Roubaix pour enchanter le patrimoine
samedi 19 septembre 2009, à 18 heures, à la Chapelle de l'EPSM des Flandres, 790 route de Locre à Bailleul
puis
dimanche 20 septembre, à 16 heures , au Couvent des Clarisses, 2 rue de Wasquehal à Roubaix.
Johann-Sebastian Bach (1685-1750), Der Geist hilft, extraits : fugue à 4 voix, choral
- Henry Du Mont (1610-1684), Tristitia vestra, Panis angelicus
- Johann-Herrmann Schein (1586-1630), Da Jakob vollendet hatte
- Claudio Monteverdi (1567-1643), Madrigaux, livre III : La giovinetta pianta, Rimanti in pace, Ond’ei di morte
- Sergei Rachmaninoff (1873-1943), Vêpres, extraits : n°1, n°6
- Strokine (fin 19ème), Slava
- Guillaume Bouzignac (fin XVIéme-1643), Ah ! Morior !
- Maurice Bourbon (comp.2006), Messe Ex Machina
À noter que le Couvent des Clarisses commencera de s'emplir des voix des chanteurs dès 14heures...
Coeli et Terra, choeur de chambre :
Juliette de Massy, Catherine Remy-Betchen, Nicole Bonnardel, Thérèse
Joire, Anne Tabary, sopranos ; Elisabeth Voisin, Guillemette
Stremsdorfer, mezzo-sopranos ; Anne-Marie Bastien, Annie Moreau,
Marie-Madeleine Vaillant, Christel Vanbesien, altos ; Gilles Collin,
Etienne Cortet, Henri-Noël Courtois, Louis Moreau de Saint-Martin,
Bruno Richardot, ténors ; Jean-Marc Grosheitsch, Francis Joire, Benoît
Legrand, François Recher, Julien Stremsdorfer, Alain Suveg, basses.
Direction : Maurice Bourbon, Nicole Bonnardel, Catherine Betchen-Remy
lundi 07 septembre
Bogdan est à Paris !
Je vous ai déjà parlé du bonheur qu'il y avait à voir et entendre Bogdan Nesterenko jouer de son merveilleux accordéon de concert. Si vous êtes sur Paris cette semaine, sachez qu'il est invité à faire deux concerts, les 10 et 11 septembre, à La cave du 38 Riv’ (rue de Rivoli !). Cliquez sur l'image pour lire l'affiche...
Cette cave ne pouvant accueillir qu’une cinquantaine de personnes, la réservation est très fortement conseillée. Parisiens, ne ratez pas cette occasion d'entendre Bogdan !
mardi 16 juin
Cœli fête la musique
Cœli fête la musique en l'église Saint André de Lille,
avec d'autres formations vocales.
Ce sera donc ce 21 juin vers 17h30...
Au programme :
- Ah ! Morior ! Guillaume Bouzignac (fin 16°-1643)
- Da Jakob vollendet hatte Johann-Herrmann Schein (1586-1630)
- Madrigaux, livre III : Sovra tenere herbette, et La giovinetta pianta Claudio Monteverdi (1567-1643)
- Slava Strokine (fin 19°)
- Vêpres, extraits : n°1 et n°6 Sergei Rachmaninoff (1873-1943)
- Messe Ex Machina, extraits Maurice Bourbon (comp.2006)
L'ensemble du programme auquel participe Cœli et Terra est là.
vendredi 29 mai
Cœli et Terra aussi s'habille en EUROPE XXL
Cœli et Terra et Maurice Bourbon vous proposent un concert organisé dans le cadre d'Europe XXL, ce dimanche 7 juin à 17h30 à l'hospice Gantois de Lille.
Vous pourrez entendre :
- Ah ! Morior ! de Guillaume Bouzignac (fin 16°-1643)
- Tristitia vestra et Panis angelicus d'Henry Du Mont (1610-1684)
- Da Jakob vollendet hatte de Johann-Herrmann Schein (1586-1630)
- Quatre Madrigaux de Claudio Monteverdi (1567-1643), extraits du livre III : Sovra tenere herbette, La giovinetta pianta, Rimanti in pace, Ond’ei di morte
- Slava de Strokine (fin 19°)
- Deux extraits des Vêpres de Sergei Rachmaninoff (1873-1943) : n°1 et n°6
- Messe Ex Machina de Maurice Bourbon (comp.2006)
Venez nombreux : l'entrée est libre...
mercredi 13 mai
Souscrivez ! C'est du Bourbon, c'est du bon !
Peut-être avez-vous suivi les aventures discographiques de La Chapelle des Flandres et soutenu la réalisation de ses enregistrements des Motets de Bach, des Madrigaux de Gesualdo, des Chansons roubaisiennes ou, plus récemment, des deux premiers volets de l'intégrale des Messes de Josquin Desprez par Métamorphoses. Merci de votre fidélité.
Peut-être découvrez-vous aujourd'hui les compositions (musicales) de Maurice Bourbon et des ensembles vocaux de La Chapelle des Flandres.
Anciens ou nouveaux amis, La Chapelle des Flandres sollicite votre soutien pour la réalisation de son prochain enregistrement : deux messes « franco-flamandes » composées par Maurice Bourbon. La Missa Ex machina, confiée à Cœli et Terra, est écrite sous le signe de la machine, rythmique, mélodique, harmonique, et nous donne, par l’obstination de ses mécanismes, la mesure, si l’on peut dire, de l’immensité.
La Messe Petits Z’Oiseaux (interprétée par Métamorphoses et « Biscantor ! ») est construite, comme souvent au XVème siècle, sur la base d’une chanson populaire. Les magnifiques thèmes de « Petits Oiseaux, qui mangez… » sont ici, comme chez Josquin et Bach, manipulés à l’extrême : par superposition, par symétrie, par inversion… Le chant de la mésange, du rossignol, du pipit des arbres, du coucou, du geai, du corbeau et d’oiseaux d’îles… imaginaires émaillent le grand lyrisme de l’Agnus Dei, la valse manouche du Patrem omnipotentem, la désolation du Qui tollis peccata mundi, la violence du Crucifixus, la fraîcheur printanière du Quoniam tu solus sanctus et la sérénité du Et incarnatus est. Venez rejoindre le plaisir du compositeur…
Votre soutien est le fondement même de la réalisation de cet enregistrement : une première mondiale attendue par de nombreux amis fidèles. Vous avez le choix entre deux formules, mais vous pouvez également utiliser les deux :
Être souscripteur. C’est très simple, il vous suffit de commander et régler maintenant le nombre de CDs que vous désirez. Vous recevrez vos CDs en avant-première, en septembre 2009.
Être mécène plutôt que simple souscripteur d'1 CD pour 20€. Nous vous proposons de devenir mécène de ce nouvel enregistrement pour 100€. Vous pourrez déduire 66€ sur vos impôts et recevrez 1 CD d'une valeur de 20€. Ainsi, ce qui ne vous coûte finalement que 34€ vous rapporte 1 CD d'une valeur de 20€ et vous permet de soutenir le projet à hauteur de 100€ !
Vous pouvez également, si vous le souhaitez, être mécène à un niveau financier plus élevé. Vous bénéficierez d'une déduction fiscale de 66% du montant de votre don et recevrez 1 CD (la loi sur le mécénat des particuliers limite les contreparties matérielles à la valeur d'1 CD). Pour être mécène, il vous suffit simplement de remplir le bulletin-mécénat ci-joint en y indiquant le montant de votre don. En retour, nous vous adresserons dans quelques semaines un reçu fiscal qui vous permettra de déduire 66% de votre don sur votre impôt 2009.
Bien sûr, la simple souscription est toujours bienvenue.
Le bulletin de mécénat/souscription est là.
Faites-en très bon usage et n'hésitez pas à le communiquer à vos ami(e)s.
Merci !
mercredi 29 avril
Satie, quatrième gnossienne
De temps à autre, il me vient l'idée de jouer du Satie.
Erik Satie fut un homme prodigieux, pianiste compositeur qui inspira son ami Debussy de quatre ans son aîné, pianiste compositeur d'une musique si délicate et sonnant si juste qu'on a du mal à imaginer que le piano qu'il utilisait était vieux et jouait assez faux, pianiste compositeur d'une musique caressant si bien nos oreilles d'aujourd'hui qu'on a du mal à imaginer qu'il travailla autour de 1900. Erik Satie est né en 1866, douze ans après Arthur Rimbaud et deux ans avant Paul Otlet, la même année que Vassily Kandinsky et deux ans avant Scott Joplin.
Bien sûr certaines de ses compositions pour piano sont devenus des standards de musique de film ou de musique de Monoprix, comme on disait jadis. À cause de cela, elles peuvent devenir quasiment insupportables... Reste qu'à bien y regarder, à bien lire ces pages, cette musique recèle des merveilles, suscitant une émotion esthétique sincère et durable.
Prenez la quatrième gnossienne, par exemple. Pièce magnifique qui nous raconte une histoire, une histoire sans fin.
J'ai un peu travaillé cette gnossienne et y ai découvert une structure intelligible et ouvrant vers l'infini. La main gauche parcourt le clavier, pas vite (Satie indique "lent" et un éditeur va jusqu'à proposer la noire à 54. Sans aller jusque là force est de constater que ce doit être lent : le bon Aldo Ciccolini va bien trop vite !) en appui sur le grave, en de doux arpèges qui vont de la tonique à la tierce deux fois redoublée.
Douze notes en harmonie qui montent puis redescendent, chaque arpège dans une tonalité claire, toujours en mineur : ça commence en ré mineur, puis do mineur, puis ré à nouveau, puis do à nouveau, puis si mineur, ré mineur et mi mineur, puis ré, puis mi, puis ré puis fa# majeur - qui retombe vite dans une "fausse relation" magnifique en ré mineur etc. Par dessus cette arabesque simplissime et envoûtante comme une respiration magique, la main droite dessine une série de petits paysages, comme des miniatures peintes, avec juste quelques notes, quelquefois deux notes seulement, d'autres fois bien davantage. À chaque fois le climat est différent, les contours du motif ne se ressemblent pas, sauf lorsqu'il y a stricte répétition.
Jouant cette pièce, je m'imagine tourner les pages d'un livre d'images, d'images dissemblables qui n'auraient en commun que ma respiration de lecteur. Chaque changement de ton marque la tourne d'une page du livre, le parcours de la page mobilisant un ou plusieurs arpèges, par dessus lesquels la main droite laisse voir ce qui est inscrit, dessiné, évoqué... Le court passage en fa# majeur signifie la fin du livre ou plutôt sa fermeture. Fausse fermeture d'abord (sur le vingtième arpège) avec une immédiate rechute en ré mineur, avec une superbe fausse relation qui marque le changement de décision. Je ne ferme pas le livre, je le rouvre et me remets à lire ce que j'ai déjà lu, peut-être en m'attardant moins sur chaque page
... Vraie fermeture enfin sur le trente-deuxième arpège avec ce fa# qui tombe sur un mi plaqué, sans arpège, comme si la fermeture du livre était complètement arbitraire, parce que l'histoire est de toutes façons sans fin. Fermeture arbitraire parce qu'il faut bien que l'écriture s'arrête : le compositeur signe de son écriture anguleuse et date son travail d'écriture du 22 janvier 91...
Jouant cette pièce, je m'imagine je ne sais où, dans un coin de nature que je ne connais pas. Chaque changement de tonalité marque un mouvement de ma tête, mes yeux voyant à chaque fois un spectacle différent. Les arpèges jouent les battements de mon cœur, la main droite me montre ici un oiseau qui piaille joliment, là un autre qui vole
à tire d'aile, là-bas
une abeille qui virevolte... et l'accord plaqué de mi
n'existe que parce qu'il faut bien que je poursuive mon chemin. Mais le coin de nature est toujours là qui m'attend.
Trente-deux arpèges et un accord.
Et des mondes s'ouvrent à vous.
Si tu aimes Satie, lecteur fidèle, tu peux jouer sa musique : elle est éditée chez Salabert mais beaucoup de partitions sont en circulation sur la toile - dont celle de la quatrième gnossienne. Tu peux aussi lire la notice de musicologie.org ou encore visiter le blog que lui consacre un fan.

