dimanche 08 novembre

Vous avez dit plagiat ?

Quelques références pour travailler sur la problématique du plagiat.

Tout d'abord trois sites intéressants :

  1. http://archeologie-copier-coller.com/ par Jean-Noël DARDE (MCF, Université Paris 8 – jndarde@gmail.com).
  2. http://LePlagiat.net par Hélène MAUREL-INDART (professeur de littérature à la faculté des Lettres de l’Université François-Rabelais à Tours).
  3. http://responsable.unige.ch/ Plagiat et fraude scientifique : la perspective académique (Professeur Michelle Bergadaà)

Deux pages d'actualités googliennes, l'une sur le plagiat en général, l'autre sur le plagiat en milieux universitaires, peuvent compléter la fréquentation de ces trois sites.

Ensuite quelques publications importantes :

  1. 2004  Michelle Bergadaà, professeure à l'Université de Genève, lance un appel.
  2. 2006  Du plagiat à la normalité, selon les étudiants, étude de Michelle Bergadaà qui a fait date [extraits ici].
  3. 2007 Le plagiat et autres types de triche scolaire à l’aide des technologies : une réalité, des solutions de Nicole Perreault, Animatrice du Réseau des répondantes et répondants TIC Fédération des cégeps (janvier 2007)
  4. 2008 Le Committee on Publication Ethics répond notamment aux questions "Que faire si vous suspectez une publication redondante (ou double) ?", "Que faire si vous suspectez un plagiat ?" dans un document très synthétique.
  5. 2011  D.Peraya et C.Peltier publient leur mémoire de master, Mésusages informationnels et plagiat : réflexions autour de quelques effets secondaires du Web 2.0. dans les Cahiers de la documentation / Bladen voor documentatie.
  6. 2011  Guibert Pascal, Michaut Christophe, « Le plagiat étudiant », Éducation et sociétés 2/2011 (n° 28) , p. 149-163
  7. 2011  Compilatio réalise une ... compilation d'articles publiés sur ThotCursus, qui donne lieu à la pblication du livre blanc Respecter le droit d’auteur, prévenir le plagiat.
  8. 2012 Rapport MENSR (n°2012-02), La fraude aux examens dans l'enseignement supérieur.
  9. 2013 L'infatigable Rémi Bachelet (École Centrale Lille) met à jour une page de ressources très intéressantes.
  10. 2015 Michelle Bergadaà publie "Le plagiat académique – Comprendre pour agir" chez  L'Harmattan dans la collection Questions contemporaines.

Enfin, parce que tout finit (presque) toujours par un schéma :

PbqPLAGIAT


 

 

 

 

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mardi 29 septembre

Des bibliothèques populaires à la lecture publique / sous la dir. d’Agnès Sandras

 

Des bib

L'histoire des bibliothèques populaires n'est pas un long fleuve tranquille, loin s'en faut, et notamment quand elles doivent amener à la lecture publique - ce qui est sûrement leur objectif le plus précieux.

Plus de trente-cinq ans après Les bibliothèques populaires[1] de Noë Richter, un colloque « Les bibliothèques populaires d'hier à aujourd'hui » s'est tenu début juin 2014 à l'Arsenal (BnF), à l'initiative de la Bibliothèque des amis de l'instruction du IIIe arrondissement de Paris[2], afin d'exposer le renouveau des recherches sur les bibliothèques populaires. Un curieux paradoxe justifiait l'entreprise de Noë Richter : écloses aux XVIII-XIXes siècles, les bibliothèques populaires vont favoriser l'émergence de la lecture publique dans la première moitié du XXe siècle, alors même qu'elles s'éteignent progressivement mais, surtout, que les historiens les boudent, voire oublient leur existence. Dans le direct prolongement de l'entreprise de Noë Richter (et de celle, contemporaine, de Jean Hassenforder qu'on oublie trop rapidement), un travail historien minutieux s'est engagé au plus près des archives locales, aujourd'hui de plus en plus accessibles en ligne. Ce travail permet de restituer les contextes, conflictuels ou apaisés, où les bibliothèques populaires ont pris leurs marques socioculturelles et sociopolitiques.

L'ouvrage dirigé par Agnès Sandras accompagnait le déroulement du colloque de 2014. Il en constitue les actes, enrichi de quelques articles. Rassemblant vingt-cinq contributions pour une vingtaine de contributeurs (historiens, sociologues, bibliothécaires et conservateurs des bibliothèques mais aussi jeunes doctorants et chercheurs confirmés), il comprend cinq parties. La première situe les enjeux et les difficultés de l'accès au livre au XIXe. La deuxième propose quelques études autour des Bibliothèques des amis de l'instruction. La troisième met en lumière les avancées culturelles et éducatives des bibliothèques populaires, toujours au XIXe siècle. La quatrième partie nous emmène à l'étranger visiter l'histoire des bibliothèques populaires anglaises, belges et argentines. La dernière partie négocie le passage du XIXe au XXe siècle - ce que quelques contributions des parties précédentes proposaient quelquefois. Une bibliographie indicative (plus de 80 références) invite à la lecture historienne. Enfin, un index des noms de personnes, lieux et institutions suit la liste des auteurs et celle des illustrations.

Si l'histoire de la bibliothèque populaire n'est pas un long fleuve tranquille, force est de constater avec joie que la lecture de l'ouvrage se pratique telle la descente d'un fleuve. On se laisser porter par les textes introductifs d'Agnès Sandras (une introduction générale puis une introduction à chaque partie), textes résultant d'une remarquable problématisation et d'une densité réflexive nourrissante. Descendant le fleuve, libre au lecteur de décider ou non une escale, de s'arrêter dans un de ces nombreux espace/temps qui habitent l'une et l'autre rives. De telles escales l'entraîneront en des contrées trop méconnues de la lecture publique et pourtant si riches de problématiques fondamentales.

En ces temps où la technologie et la matérialité en général encombrent notre capacité de réflexion, l'ouvrage (comme le colloque qui le justifie) est salutaire. Sa lecture ne peut qu'ouvrir notre regard, au-delà de l'horizon imposé de la technique et hors du tempo de sa course effrénée à l'innovation à tout prix, sur des interrogations où l'humain se dessine et où la société se pense en humanité. Peut-être la question fondamentale de l'ouvrage est-elle celle-ci : que reste-t-il de « populaire » dans ce qu'on appelle aujourd'hui la lecture publique ? Sortons de cette « connotation univoque et péjorative » de l'étiquette « populaire » dont parle Agnès Sandras ! Osons placer la bibliothèque dans la stricte perspective éducative et culturelle ! Relisons, une fois encore, Noë Richter quand, installant la bibliothèque dans l'orbite de l'éducation permanente, il voulait comprendre l'enchaînement qui conduit de la lecture populaire à la lecture publique[3]. Relisons Richter et inversons l'enchaînement : comment la bibliothèque favorise-t-elle le passage de la (simple) lecture publique à la lecture populaire ? Personne ne niera la perspective éducative de la bibliothèque. Elle est comme ancrée dans notre culture. Mais qui va jusqu'au bout du traitement de cette question ? Qui va poser la distinction, fondamentale, entre public et non public, et proposer une stratégie sociale pour faire venir à la lecture celles et ceux qui n'y ont pas objectivement accès, celles et ceux qui n'ont pas même idée de ce « plaisir incommensurable de la lecture » vanté par Agnès Sandras ?

Relisons, par exemple, ces Regards neufs sur la lecture que posaient dès 1949 Geneviève Cacérès[4] et avec elle tout Peuple et Culture ! Ces regards brillent encore !

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[1] Noë Richter, Les bibliothèques populaires, Paris, Cercle de la librairie, 1978
[2] Cette bibliothèque serait la dernière « bibliothèque populaire » encore existante (cf. http://bai.hypotheses.org)
[3] Noë Richter, Bibliothèques et éducation permanente. De la lecture populaire à la lecture publique, Bibliothèque de l'Université du Maine, 1981
[4] Geneviève Cacérès, Regards neufs sur la lecture, Éditions du Seuil, 1949. Une édition augmentée est parue en 1961, avec la collab. de Joffre Dumazedier, Georges Jean et Jean Hassenforder. http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb318961203/PUBLIC

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Note publiée initialement sur le site de l'ADBS - qui en propose une version pdf.

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vendredi 26 juin

Autour de l'économie du savoir (Jean-Pierre Bouchez)

Jean-Pierre Bouchez, Autour de « l'économie du savoir » : ses composantes, ses dynamiques et ses enjeux, in Savoirs, 34 - 2014, pp.9-45

Chacun en a sa part et tous l'ont tout entier !
Victor Hugo
("Ce siècle avait deux ans" in Les feuilles d’automne)

imageQui veut savoir rapidement ce qui s’est dit de l’économie du savoir sera ici servi. L’auteur nous livre une authentique synthèse bibliographique ou plutôt documentaire : sur un fond de 80 références, ne sont mobilisées que les idées et les informations qui permettent à l’auteur de la synthèse d’étayer et d’illustrer la problématique qui est la sienne.

Cette problématique, nous la connaissons : Marie-France Blanquet en a fait état lorsqu’elle présentait pour Doc-SI l’ouvrage que Jean-Pierre Bouchez publia en 2012, L'économie du savoir : construction, enjeux et perspectives. De cet ouvrage, la présente note de synthèse reprend, d’une part, la seconde partie, intitulée “Un nouveau régime de croissance autour de l'économie de la connaissance et de l'innovation” (pp.147-230), en en condensant drastiquement le propos, et, d’autre part, la conclusion (pp.353-362).

L’auteur commence par exhiber ce qu’il appelle les “composantes de l’économie du savoir”, à savoir le savoir, les finances, les nouvelles technologies de l’intellect et le territoire, autant de pôles dont les “liaisons interactives” produisent la “dynamique de l’économie du savoir”. Dans ce fonctionnement, apparaissent assez nettement les antagonismes entre le pôle du savoir et celui des finances, au sein d’une relation “globalement asymétrique” qui débouche fatalement sur la privatisation et la “marchandisation excessive du savoir”, dit l’auteur, avec la captation et la codification des connaissances, la propriété intellectuelle étant qualifiée de dispositif ambivalent où le brevet finit par empêcher l’innovation.

Parmi les pistes évoquées pour libérer l’innovation, outre la nécessaire sanctuarisation des dépenses d’investissements publiques de R&D et d’éducation, l’auteur revient à un concept forgé par l’économiste néoclassique Paul A. Samuelson au milieu des années cinquante, au concept de bien public mondial. Un bien public satisfait en même temps à deux exigences : celle de “non-rivalité” (bien inépuisable, sa consommation par un usager ne réduit pas la consommation par les autres) et celle de “non-exclusion” (bien dont l’accès n’est pas soumis à condition, d’où sa gratuité notamment). Le fameux rapport publié par la PNUD en 1999 (Global public goods) mettait le savoir au rang des biens publics mondiaux...

Qui veut savoir rapidement ce qui s’est dit de l’économie du savoir sera ici servi. Mais qui veut se poser les bonnes questions au sujet du savoir et de son économie pourra poursuivre sa route avec Jean-Pierre Bouchez, par exemple en lisant son ouvrage de 2012. Et comme disait Pierre Caspar, éditorialiste de la livraison de Savoirs, “face à l’amplitude et à la complexité de cette analyse, nous pouvons nous demander ce qui peut avoir un impact direct sur nous ; en particulier lorsqu‘on exerce les « métiers du savoir » chers à Jean Pierre Bouchez”.

Les documentalistes et autres gestionnaires de l’information ne sont-ils pas des professionnels du savoir, ces “piétons du savoir” dont parlait Serge Cacaly il y a trente ans (Doc-SI, 22-6, pp.208-215) et dont Suzanne Briet revendiquait haut et fort la teneur intellectuelle du métier il y a plus de soixante ans ?

Rédigé pour l'ADBS
publié sur le site de l'association le 25 juin 2015


 

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mercredi 24 juin

Faire de la bibliothèque nouvelle un organisme vivant en osmose avec les usages

Couv_Bib_aujourd

C'est un fait que l'innovation se déploie très souvent au sein d'un dialogue, dialogue de points de vue, dialogue de méthodes, dialogue de métiers, dialogue de compétences... L'éclosion des nouveaux espaces bibliothécaires ne saurait démentir ce constat et Marie-Françoise Bisbrouck, dans l'avant-propos de cette nouvelle édition de Bibliothèques d'aujourd'hui : à la conquête de nouveaux espaces, insiste sur ce point.

Par ailleurs, il est clair que l'innovation spatiale a un impact fort sur les pratiques professionnelles et, partant, sur les métiers mêmes de la bibliothèque. La fonction de médiation ne serait-elle que la seule, au coeur de la bibliothèque d'aujourd'hui, l'impact serait déjà énorme. Les jours sont comptés du magasinier qui attend l'usager derrière sa banque de prêt. Tout est mouvement, fluidité, circulation, qu'il s'agisse du savoir, des documents, des usagers ou des professionnels. Et la mission de l'espace bibliothèque est de proposer l'aisance nécessaire à cette circulation - qui doit être efficace, c'est-à-dire productrice de savoirs, d'échange de savoirs. À l'usager de s'approprier cet espace ; au professionnel de faciliter cette appropriation. On comprendra donc que le soin apporté au bâti et à l'aménagement d'un tel espace est primordial. On entre ici dans une dialectique serrée entre le dur et le mou (on pourrait parler de souple, de flexible, de vivant...) - où le premier doit, dans sa dureté même, permettre toute expression du second, qu'elle soit prévue ou imprévisible à ce jour. Il faut finir par insuffler la possibilité d'une respiration qui fera de la bibliothèque nouvelle un organisme vivant en osmose avec les usages qui peuvent l'habiter. Bref, il faut parvenir à rendre la vie possible dans la bibliothèque, dans ses débordements et ses contournements possibles.

La lame de fond que représente la création des learning centers pointe un usage ancestral mais de plus en plus affiché de la bibliothèque universitaire. La fonction Formation devient un des éléments-clés de la fonction Médiation. Et quand on sait que, depuis plus de vingt ans, la formation se qualifie de multiples façons (formelle, informelle, non formelle, autodirigée, etc.), on comprend l'enjeu de la configuration de la bibliothèque. La pédagogie inversée accroît l'importance du rôle de la lecture préalable au face à face pédagogique, alors que la pédagogie par projet doit proposer aux étudiants des lieux de travail collectif voire collaboratif, en groupes de taille variable. Enfin, l'avènement du presque-tout-numérique, y compris pédagogique, impose quelques contraintes physiques qu'il s'agit de respecter voire d'anticiper si l'on veut optimiser le potentiel d'usages que représente la bibliothèque quant à l'apprentissage et à l'appropriation des savoirs.

Jean-Philippe Accart a présenté dans ces colonnes la première édition de l'ouvrage (Doc-SI, n°1, 2012). Loin de moi l'idée de ne pas renvoyer le lecteur à cette présentation. Reste à pointer les nouveautés de la présente édition qui, comme la précédente, propose à la fois des éléments de réflexion sur la question des espaces et des présentations d'expériences et de réalisations.

Ainsi, trois textes ne sont plus imprimés mais disponibles en PDF sur le CD-Rom qui accompagne le volume et qui contenait déjà une série d'éléments techniques et descriptifs. Il s'agit par exemple de la préface de Daniel Renoult, remplacée dans la nouvelle édition par un dialogue entre deux professionnels de la bibliothèque, Anne Verneuil et Christophe Péralès. Globalement, l'édition est plus importante (une soixante de pages), quelques textes laissant la place à de nouvelles contributions.

Assurément, comme disait Michel Mélot (BBF, n°3, 2011), « un livre qui [fait] date et que tout bibliothécaire, apprenti ou vétéran, doit avoir lu, d'un bout à l'autre de ses [437] pages chargées de tout ce qui fait question dans les bibliothèques d'aujourd'hui ».

Rédigé pour l'ADBS
publié sur le site de l'association le 23 juin 2015

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mercredi 01 avril

La Recherche d'information dans les environnements numériques / Jérôme Dinet

La Recherche d'information dans les environnements numériques / Jérôme Dinet. - Londres : ISTE Éditions, 2014. - 134 p. - (coll. Systèmes d'information, Web et informatique ubiquitaire). - ISBN (print) 978-1-78405-018-4 : 29 € ; ISBN (e-book) 978-1-78406-018-3 : 9,90 €
Note de lecture rédigée pour l'ADBS (i2D. Information, données et documents. Pratiques & recherche) et publiée sur le site de l'association.

Dinet Les ouvrages sont pléthore qui décrivent le fonctionnement des moteurs de recherche et autres dispositifs utiles à la recherche d'information numérique. Le volume d’information accessible à tout un chacun croît de façon proprement exponentielle, à telle enseigne qu’on ne sait plus dénombrer aujourd'hui les pages Web publiées. Reste, dit Jérôme Dinet, que ce qui évolue en parallèle peut-être plus fortement, ce sont les "rapports entre l'humain et l'information". D’où l'intérêt de faire le point sur cette question - ce que l'auteur fait en trois temps. 

Tout d’abord, du point de vue de la psychologie ergonomique qui est le sien, il tente de situer la recherche d’information dans le champ scientifique, en pointant les difficultés qui surgissent dès lors que l’on veut cerner l’objet même. Cette tentative permet de comprendre le foisonnement sémantiquement complexe des études en IR (Information Retrieval) et la relative cacophonie des études en IHM (Interaction Homme-Machine), d'articuler interaction et navigation, et enfin de mesurer les apports intéressants de l'économie, de l'informatique et de la robotique.

Le second temps propose au lecteur une revue des principales modélisations de la recherche d’information, des précurseurs (travail des chercheurs en Sciences de l’Information et de la Communication sur la notion de pertinence) à l’auteur lui-même (lorsqu’il "détourne" le Landscape Model de Van den Broek). Cette revue de modèles se clôt sur la question du statut même de l'activité de "recherche d’information".

Le troisième et dernier temps, qui constitue la majeure partie de l'ouvrage, est celui de la promotion de l'approche psycho-ergonomique de la recherche d’information, approche relativement récente dont l’auteur se fait le chantre.

Après avoir montré comment une telle approche permet que les dispositifs sociotechniques s'adaptent aux usages, grâce à l’analyse des difficultés et à l'anticipation des besoins, l’auteur déplie les différentes dimensions de la recherche d’information selon le spectre psycho-ergonomique : dimensions cognitive, motrice, culturelle, sociale et affective. Et c’est bien la prise en compte de l'interaction entre ces différentes dimensions qui fait tout l'intérêt de cette approche.

En appui sur un corpus de plus de 350 références, Jérôme Dinet nous livre ici une synthèse riche et d’une lisibilité remarquable sur la recherche d’information du point de vue de l'humain. Qui veut s'initier à l'approche psycho-ergonomique et comprendre ce qu’elle apporte à la réflexion méthodologique et scientifique sur les comportements humains engagés dans la recherche d’information dispose ici d’un outil puissant.

Par ailleurs, on aura compris l'intérêt épistémologique de l’entreprise : les croisements scientifiques et méthodologiques sont en cet ouvrage les ferments d’une compréhension de la complexité humaine.

Enfin, les documentalistes et autres professionnels de l'information et de la documentation, souvent confrontés aux difficultés d'apprentissage de la méthodologie de la recherche d’information rencontrées par leurs publics, trouveront dans l'ouvrage de Jérôme Dinet non pas un manuel pratique, mais de quoi nourrir leur réflexion didactique et pédagogique, en toute autonomie.

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mercredi 04 mars

Le vocabulaire d'internet en 1'12''


 

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lundi 02 mars

Droit d'auteur et droit à l'image

Capture

Évelyne Moreau et Sophie Lorenzo ont réalisé pour le compte de l'École des Mines de Nantes un cours interactif sous Scenari intitulé "Le droit d'auteur et le droit à l'image"...

Denière mise à,jour : février 2015

 


 

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samedi 28 février

Hudon, chapitre 4

Une partie de mon cours de L2 sur la création de thésaurus (Lille3, UFR DECCID, département SID) est consacrée à la tecture approfondie de bel ouvrage de Michèle Hudon sur ce sujet.

Un de mes étudiants de naguère a mis en ligne sa présentation du chapitre 4 de l'ouvrage :


 

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vendredi 21 novembre

S'organiser pour la veille : vade mecum et boîte à outils

  • Guide pratique de la veille / Corinne Dupin. - Paris : Éditions Klog, 2014. - 122 p. - ISBN 979-10-92272-00-0
  • Organiser sa veille sur Internet : au-delà de Google... Outils et astuces pour le professionnel / Xavier Delengaigne. - 2e édition. - Paris :Eyrolles, 2014. - 299 p. - (Accès libre). - ISBN 978-2-212-13945-7

Guide pratique de la veilleAvec son ouvrage, Corinne Dupin nous offre un Guide pratique de la veille. Mieux, c’est un vade mecum pour tout professionnel voulant pratiquer la veille avec assurance ! Et Dieu sait si le professionnel ne devra jamais s’en départir ! Car “la dynamique et la pérennité d’un dispositif de veille ne sont jamais acquises”, comme dit sagement l’auteure. En moins de 120 pages, elle nous conduit de l’analyse du monde actuel dans sa dimension informationnelle à la problématique de la valeur ajoutée, en passant bien sûr - et c’est le coeur de l’ouvrage - par les étapes classiques de la pratique de la veille.

Pas question d’énumérer ici les chapitres. Le sommaire et l’introduction sont en ligne (sous Calaméo). Je me contenterai de pointer d’une part l’ancrage concret d’où la méthodologie se déploie. En effet, il n’est pas un geste qui ne soit d’abord celui de l’entreprise. Conçu et rédigé par une professionnelle de l’information et de la documentation, ce guide s’adresse bel et bien d’abord aux documentalistes en entreprise, qu’ils soient rattachés au service marketing, au service communication ou à quelque autre instance. Ceci dit, et c’est le second point, la méthodologie est si clairement exposée que tout le monde y trouvera les règles du jeu qui permettront même au débutant de concevoir, organiser, faire fonctionner et perfectionner un dispositif de veille. Les experts eux-mêmes y trouveront de quoi structurer une grille d’évaluation pour n’importe quel système de veille !

Délibérément méthodologique donc, le travail de Corinne Dupin se formule très souvent sur le mode du questionnement opérationnel, et s’illustre de schémas et tableaux. Globalement la qualité d’écriture en fait un guide lisible par tous. Avec son ouvrage, Corinne Dupin nous offre vraiment un authentique vade mecum pour tout professionnel voulant pratiquer la veille avec assurance !

Organiser sa veille sur InternetDe son côté, Xavier Delengaigne nous offre une seconde édition de son Organiser sa veille sur Internet : au-delà de Google... Outils et astuces pour le professionnel. La première édition date d’il y a deux ans et l’ADBS avait présenté l’ouvrage à l’époque. Je me permets d’y renvoyer le lecteur. Car que dire de plus, sinon remarquer que le contexte professionnel, quand on se met au niveau des outils, évolue très rapidement, bien plus vite que la méthode. En deux ans, le web et la boîte à outils qui permet de le fouiller ont évolué. En deux ans, les réseaux sociaux notamment se sont diversifiés, améliorés de certains points de vue. En deux ans, la “curation” a pris ses marques…

Présentant la première édition, je disais que le “grand mérite [de l’ouvrage] est sûrement d'offrir un cheminement qui conduit des besoins aux outils, à l'inverse de cette satanée manie qui veut commencer par l'outil, répondant au « comment » avant même d'envisager le « pourquoi »”. Cela reste bien sûr vrai pour cette nouvelle édition. Cela montre surtout comment cet ouvrage peut judicieusement s’articuler avec le guide présenté plus haut.


Cette note, rédigée pour le compte de l'ADBS, fait l'objet d'une publication sur le site de l'association.

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