vendredi 07 mars

De la foule au “crowd”...

Social Media
De la foule au “crowd”, de la menace à l’opportunité :
Quand le collectif et la foule deviennent des enjeux cruciaux pour les entreprises


Le master GIDE de l’université de Lille 3 Charles-de-Gaulle et l’association étudiante Promidée ont le plaisir de vous inviter à la 13e édition de la journée Egide


Jeudi 13 mars 2014
9h30 > 17h
EuraTechnologies - Lille

Avec la participation de:

  • Jérôme Bondu est fondateur du cabinet de conseil Inter-Ligere, spécialisé en veille, intelligence économique et e-reputation. Il intervient en formation, conseil en organisation, et études. Par ailleurs, il est ancien auditeur de la session IE de l'IHEDN, il préside le Club IES (IAE de Paris Alumni) et anime l’émission « Stratégie et Intelligence Economique » de la Web TV ActuEntreprise. [Twitter - Viadeo]
  • François Briatte est doctorant à l'Institut d'Études Politiques de Grenoble et assistant à l'Université Catholique de Lille, où il enseigne la science politique et l'analyse de données. Ses recherches portent sur les politiques de santé et sur la quantification de l'action publique. [Site]
  • Blogueur et entrepreneur, Nicolas Dehorter est l'auteur du premier guide français sur le crowdfunding et fondateur du site d'information et de conseils leguideducrowdfunding.com. Il analyse et publie régulièrement sur Le blog de mon artiste du contenu lié aux solutions innovantes de financement et de partage de la création qui émergent grâce au web. [Twitter - Viadeo]
  • Blandine Lebourg rejoint la Plaine Images en 2010. Au sein de ce cluster dédié aux industries créatives, elle a en charge la veille et la curation des contenus sur diverses thématiques, des technologies de l’Image au jeu vidéo, en passant par l’édition numérique, mais aussi sur les problématiques entrepreneuriales et de financement. [Twitter - Viadeo]
  • Julien Lemaire a fait ses armes dans la communication culturelle en créant et en pilotant le projet Lille 2004 "Galerie Urbaine en Mouvement", pour ensuite participer à la création d’un magazine estampillé "Street Art".  En 2011, il fonde l'agence Trib-u spécialisée en social media marketing, avec laquelle il facilite le lien entre les marques et leur communauté. [Viadeo]
  • Jordan Ricker est Digital Strategist à Parties Prenantes. Il est chargé de cours “digitalisation de la marque et de la communication” à l’ISCOM. Il travaille sur la mise en oeuvre de stratégies de communication en ligne, ainsi que sur l’accompagnement dans le dialogue avec les stakeholders en ligne. Il a aussi été journaliste à Fluctuat dans la rubrique cinéma et politique, puis cyber/société. [SiteTwitter]
  • Thibaut Thomas a commencé sa carrière dans le département digital expérimental de l'agence CLM BBDO puis est devenu responsable de la communication web pour la réouverture de la Gaîté lyrique, lieu parisien des cultures numériques. Il est le créateur du réseau CQTM de jeunes professionnels du web. Il intervient par ailleurs au CELSA Paris-Sorbonne et enseigne la culture numérique à l'INSEE.[Site -Twitter]

 Programme complet et inscription sur le site de la journée Egide.


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mercredi 20 novembre

Quand l'ADBS sera centenaire...

ADBSÀ l'occasion du cinquantenaire de l'ADBS, le numéro 4 de la revue Documentaliste - Sciences de l'information pour l'année 2013 sera organisé autour d'un dossier prospectif sur le thème “L'information : quels scénarios dans 50 ans ?”. Des experts et personnalités dévoileront à cette occasion leur vision de l'évolution du monde de l'information professionnelle à l'horizon 2063.
 
Nous souhaitons donner également la parole à nos adhérents dans le cadre de ce dossier. Nous vous proposons donc de nous envoyer vos sentiments, avis, suggestions concernant ces interrogations : quels seront dans les prochaines années les moyens de production, d'enrichissement, d'indexation, et de partage de l'information ? Quelle pourrait être l’évolution des métiers et compétences dans ce domaine ?
 
Vous pouvez nous envoyer des textes mais aussi des dessins, schémas.
 
Merci d'envoyer vos contributions à l'adresse suivante :  docsi@adbs.fr
 
La synthèse des réponses sera publiée dans le numéro spécial “50 ans” de la revue de l'ADBS.
Nous vous remercions par avance de votre participation.
 
Bien cordialement.
Anne Marie Libmann et Véronique Mesguich
Co-présidentes de l'ADBS


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La révolution numérique en cours, selon Michel Serres

La petite poucette ne m'a pas franchement convaincu. Peut-être en sera-t-il autrement de la conférence inaugurale pour le lancement officiel du Programme Paris Nouveaux Mondes, l'Initiative d'excellence du Pôle de recherche et d'enseignement supérieur "hautes études, Sorbonne, arts et métiers"(Pres héSam) prononcée par Michel 29 janvier 201...



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mercredi 09 octobre

L'emploi dans la "fonction information" (ADBS)


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mardi 24 septembre

Veillez, car vous ne savez ni le jour ni l'heure...

Autre livre lu cet été : Intelligence économique, mode d'emploi : maîtrisez l'information stratégique de votre entreprise / Arnaud Pelletier, Patrick Cuénot. - Montreuil : Pearson France, 2013. - XII-276 p. - (Management en action). - ISBN 978-2-7440-7581-0 : 29 € (existe en version PDF et ePub). Super bouquin dont l’intérêt pratique est indéniable : les pistes méthodologiques et les outils abondent, sur un fond théorique assuré. L'ADBS publiera bientôt ma petite note de lecture dans sa revue scientifique (ici en ligne sur le site de l'association)...

Juste une petite remarque quasi anodine mais qui veut être digne de la rigueur théorique et pédagogique dont les auteurs font montre tout au long de leur ouvrage. Il s'agit de l'apparition de ce bon vieux "Jésus-Christ" toujours jeune au début du chapitre sur la veille, le premier. Je dois avouer que, mécréant depuis toujours mais possédant une solide culture chrétienne (un vrai mécréant qui sait de quoi il cause, quoi !), le veilleur que je suis a été interpelé voire interloqué par cette citation de l'Évangile de Matthieu (25, 13) : "Veillez, car vous ne savez ni le jour ni l'heure".

Il y a quelques années, j'ai rêvé d'une herméneutique documentaire où la technique documentaliste permettait de produire et de faire circuler du sens et de la signification. Cette technique utilisait abondamment l'intertextualité - dont il se trouve que la citation est l'une des figures.
La richesse de l'intertextuel réside, si j'ai bien compris, dans la communication signifiante. Quand je cite un texte, je ne fais pas qu'un simple copier-coller, j'importe dans le texte nouveau quelque chose de l'ancien texte et pas seulement ce que je reproduis littéralement, j'embarque avec les mots ce qui les environne nativement et leur donne une signification particulière, unique. Autrement dit, importée, une phrase porte encore en elle quelque chose de sa naissance, de son lieu originel.

Concrètement, dans cette page 3 de l'ouvrage d'Arnaud Pelletier et Patrick Cuénot, quel est l'intérêt de la citation du verset 13 du chapitre 25 de Matthieu ? Je ne cherche pas à savoir quelle a été l'intention des auteurs. Non ! Objectivement, si l'Évangile est là, c'est qu'il y a une raison de signification. La présence du verbe "veiller" ne saurait suffire à justifier cette incrustation du texte biblique dans un ouvrage technique.

Regardons donc les versets 1-13 du chapitre 25 de l'Évangile de Matthieu [trad. http://www.aelf.org/] :

  1. Alors, le Royaume des cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s'en allèrent à la rencontre de l'époux.
  2. Cinq d'entre elles étaient insensées, et cinq étaient prévoyantes :
  3. les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d'huile,
  4. tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe, de l'huile en réserve.
  5. Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent.
  6. Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : 'Voici l'époux ! Sortez à sa rencontre.'
  7. Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leur lampe.
  8. Les insensées demandèrent aux prévoyantes : 'Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent.'
  9. Les prévoyantes leur répondirent : 'Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous ; allez plutôt vous en procurer chez les marchands.'
  10. Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et l'on ferma la porte.
  11. Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent : 'Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !'
  12. Il leur répondit : 'Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.'
  13. Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure.

la croix, plus ancienne antenne de communication ?Loin de moi l'idée de me livrer à une exégèse dont je suis bien incapable. Juste voir ce que signifie ce "Veillez donc" du verset 13 - qui fonctionne comme la "morale" de la petite parabole des dix vierges. Je traduis grossièrement cette morale : nous ne savons ni le jour ni l'heure de notre mort (comparution devant Dieu, ici arrivée de l'"époux") ; il convient donc de se tenir prêt ("veiller") - ce que la foi (l'huile) facilite.
Autrement dit, dans cette histoire, on sait ce qu'on attend. On ignore juste quand. La mort vient comme une voleuse, c'est bien connu et l'image du voleur est aussi dans le texte biblique dans ce contexte sémantique-là.
D'où mon malaise quand je lis sous la plume des auteurs de notre ouvrage sur l'IE que ledit Jésus "savait déjà que surveiller son environnement permettait de se préparer à l'imprévu, donc de l'anticiper". Nous sommes à l'envers de ce que signifie le texte cité. Jésus dit qu'il faut être prêt à mourir et que la foi prépare à la comparution devant Dieu. La mort est prévue et il n'y a rien à craindre si on a toujours eu une conduite guidée par la foi... On est vraiment loin de l'IE, non ? On est plutôt dans une problématique digne du pari de Pascal.
Du coup, la bonne question suivante est : qu'apporte cette citation de Matthieu ? qu'est-ce qu'Arnaud Pelletier et Patrick Cuénot veulent passer comme signification quand ils citent de la sorte ?
Ces derniers peuvent répondre ici même à cette chipoteuse question.
Reste que, quelle que soit leur réponse - si elle vient jamais -, elle ne diminuera en rien l'immense intérêt de leur ouvrage !

En clin d'œil, photo prise en Bretagne cet été, où l'on assiste à la concurrence-complémentarité de trois types d'antenne de communication, chacun captant des messages de provenance particulière : satellitaire, herzienne et ... ecclésiastique, voire divine ;-)


 

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dimanche 08 septembre

Vous avez dit 'bibliothèque numérique' ?

86788550_oJe vous l'annonçais en mai dernier, je peux maintenant vous communiquer le programme précis de cette fameuse après-midi du 26 septembre prochain consacrée aux bibliothèques numériques et à leurs évolutions.

  • Ouverture par Anne Marie LIBMANN et Véronique MESGUICH, co-présidentes de l'ADBS et la Délégation Nord Pas-de-Calais Picardie.
  • Interventions :
  1. Frédéric BLIN, Co-pilote du Segment 5 "Numérisation" de la Très Grande Infrastructure de Recherche (TGIR) Bibliothèque Scientifique Numérique (BSN). Présentation du projet de Bibliothèque Scientifique Numérique et plus particulièrement du segment 5 (numérisation).
  2. Pierre Mounier, OpenEdition : le renouveau du concept de bibliothèque numérique : nouveau paradigme, nouveau modèle économique.
  3. CITC Eurarfid : Présentation de projets autour du numérique et des nouvelles technologies en bibliothèques. M. Ali Benfattoum, Ingénieur projet R&D au CITC-EuraRFID.
  • Puis les bibliothèques numériques en région Nord Pas-de-Calais pourront montrer leur diversité et la richesse de leurs projets...
  • Présentations longues
  1. BM de Valenciennes, Marie-Pierre Dion, directrice.
  2. La bibliothèque numérique de Valenciennes, une des cinq bibliothèques de référence pour le Ministère de la Culture et de la communication.
  3. BU Lille1, Marie Madeleine Géroudet, conservateur. De Grisemine (2001) à Iris, évolution et perspectives.
  • Présentations courtes : différentes bibliothèques numériques régionales seront présentées (Théorème à l'Université de Valenciennes et du Hainaut Cambrésis, Nordnum à Lille 3, Bibliothèque numérique de la BM de Lille, de Lille 2, Médiathèque de Roubaix, etc).
  • Clôture : L'ADBS vous invite à un temps d'échange et de rencontre autour d'un verre, histoire de fêter les 50ans de l'association.

logo50ans8La participation est gratuite, mais soumise à inscription, dans la limite des places disponibles. Priorité sera donnée aux adhérents ADBS. Vous pouvez vous inscrire en remplissant le formulaire qui se trouve sur la page de la délégation régionale de l'ADBS (où figurent toutes les informations concernant cette manifestation : lieu, horaires, etc.).

Au fait, si vous souhaitez présenter votre bibliothèque numérique, contactez vite Isabelle Macquart !


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mardi 27 août

La bibliothèque privée d'Hitler

9782253133117-T

Cet été, j'ai lu avec grand intérêt Dans la bibliothèque privée d'Hitler de Timothy W.RYBACH (Le cherche midi, 2009 ; LGF, 2010). Cet ouvrage est un exemple d'herméneutique documentaire élargie à la pratique de lecture - dont on sait qu'elle est constitutive du sens. Au travail proprement bibliographique et documentaire s'ajoute une tentative de contextualisation historique - qui a l'air ici plutôt réussie. Je dis 'plutôt' parce que je ne suis pas qualifié en histoire et n'ai aucune autorité pour juger. Mais le résultat est vraiment extraordinaire : on voit comment, quasiment au jour le jour, Hitler construit son système de pensée à coup de lectures. Car celui qui commit un vaste et terrifiant autodafé (10 mai 1933) lut énormément quoique superficiellement jusqu'à ses dernières heures.
Sous la houlette de Walter Benjamin ("Unpacking My library : A Talk about Book Collecting", 1969), l'auteur décrit les livres d'Hitler et tente de restituer l'usage qu'il en a fait. Passionnant ! L'observation du livre est poussée au maximum de ce que permet sa matérialité ; les traces de lecture sont pistées. Par ailleurs la situation historique est sollicitée pour la compréhension en même temps qu'explicitée par elle. Magnifique solidarité documentaire !
Bref, les liens tendus entre les livres et leur environnement et entre les livres eux-mêmes permettent l'accès à un monde fantastiquement intime, celui de la lecture privée. Et quand on sait que ce privé-là soumit un temps l'Europe aux soubresauts de sa folie meurtrière, on évalue l'intérêt du travail de T.W.Rybach.

Pour ma part, je retiendrai de cette lecture trois informations d'inégale importance.

  • Au tout début de la première guerre mondiale, sur le front de la Belgique et du Nord de la France, Hitler est caporal-estafette (Meldegänger). En face, le fils aîné de Paul Otlet, Jean, tout juste âgé de 20 ans, est soldat de l'armée belge et trouve la mort. C'est aussi à ce moment que Paul Otlet publie son Traité de paix général, alors qu'Hitler se procure, dans une librairie de Fournes-en-Weppes, un ouvrage d'art (architecture) sur Berlin (Max Osborn, Berlin, Leipzig : Verlag E.A. Seemann, 1909). [À dire vrai, Hitler est sur le front des Weppes, alors que Jean Otlet était sur celui de l'Yser, un peu plus au nord. Mais la mise ensemble de ces quatre faits produit une condensation comme dans le rêve décrit par Freud, avec une sorte de surcharge de signification, avec un surcroît de sens qui me plaît bien.]
  • Progressivement, la bibliothèque d'Hitler va s'enrichir d'ouvrages de tous bords dont deux américains qu'il lit dans leur traduction en allemand. Je veux parler d'Henry Ford, Der internationale Jude. Ein Weltproblem (Leipzig : Hammer-Verlag, 1920) et surtout Madison Grant, Der Untergang der großen Rasse : Die Geschichte der Rassen als Grundlage der Geschichte Europas (Munich : J.F.Lehmann, 1925).
    En effet, la bible d'Hitler est américaine !
    Bien sûr l'antisémitisme est d'abord un phénomène européen. L'allemand Fichte (1762-1814) par exemple était furieusement antisémite et pensait que les juifs formerait toujours "un État dans l'État", qu'il ne s'intégrerait jamais à aucune nation ne serait-ce que linguistiquement, à preuve le yiddish opposé à l'allemand. L'idéologue de l'idéalisme et du nationalisme allemands alla jusqu'à imaginer la création de toutes pièces d'un État juif sur les terres de Palestine. Drôle d'alliance objective entre Sionisme et Nationalisme allemand (cf. De quoi la palestine est-elle le nom ? d'Alain Gresh), non ? Plus tard, un politicien journaliste allemand, Wilhelm Marr (1819-1904) relaiera l'idée de Fichte, notamment dans un essai paru en 1879, Der Sieg des Judenthums über das Germanenthum – Vom nichtconfessionellen Standpunkt aus betrachtet. (La victoire du judaïsme sur le germanisme – Considérée d'un point de vue non-religieux). C'est sous sa plume qu'apparaît, semble-t-il pour la prémière fois, le terme 'antisémitisme' pour dire l'hostilité aux juifs...
    Reste que, concrètement, la bible d'Hitler est américaine ! L'ouvrage de M.Grant développait une sorte de canevas idéologique et politique pour Hitler et ce dernier fut du coup souvent pétri d'émotions contradictoires en pensant aux relations entre son pays et celui d'Henry Ford... Concrètement, on trouve dans l'idéologie d'Hitler deux concepts dont l'association produira ce que l'on sait. Il s'agit du concept d'épuration, compris comme préservation d'une prépondérance démographique (M.Grant pratique une sorte de passage naturel du principe de sélection immigratoire sur fond d'eugénisme au principe d'épuration raciale tout court) et du concept de colonisation sur le modèle américain.
  • Enfin, Hitler développait une vision mondiale de son peuple (Weltvolk) alors que le peuple juif s'autodésigne depuis des siècles "peuple élu"... Autre terrible collusion !

Il y aurait encore beaucoup à dire, à réfléchir après la lecture du travail de T.W.Rybach. J'en reste là et te conseille, lecteur fidèle, de t'y précipiter.


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mercredi 05 juin

L'ADBS Nord au Café Citoyen de Lille le 6 juin.

ADBSnordpicardie logoLa délégation régionale Nord-Picardie de l'ADBS tient son assemblée annuelle ce jeudi 6 juin. Ça se déroule au Café citoyen de Lille (7 place du Vieux Marché aux chevaux - M° République) de 17h à 19h30.

Au cours de ce pot amical, la délégation régionale pourra vous présenter son bilan d'activité 2012 et nous pourrons échanger sur les actions que vous souhaitez voir organisées dans les mois à venir.

Ce sera aussi l'occasion de renouveler une partie du bureau de la délégation. En effet, quelques membres sont en fin de leur mandat. Certains solliciteront à nouveau vos suffrages. Mais tout adhérent est appelé à participer activement à l’organisation de la vie de la délégation régionale. Si vous souhaitez connaître avec précision en quoi consiste concrètement la participation au bureau de la délégation régionale, venez discuter ce 6 juin au Café citoyen. Les membres de la délégation seront heureux de vous expliquer...
Le vote électronique est ouvert jusqu'au 5 juin 2013 minuit. Les résultats seront officiellement proclamés lors du pot amical.


 

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mardi 04 juin

Situations de la veille et de l’intelligence économique

Note de lecture de :
  • Intelligence économique et Knowledge Management / Alphonse Carlier. – Paris : AFNOR éditions, 2012. – 310 p. – ISBN 978-2-12-465367-6
  • Intelligence économique et management stratégique : le cas des pratiques d’intelligence économique des PME / Norbert Lebrument. – Paris : L’Harmattan, 2012. – 456 p. (Intelligence économique). – ISBN 978-2-296-56935-5
  • Intelligence économique et problèmes décisionnels / sous la dir. d‘Amos David. – Paris : Hermès Science Publications :   Lavoisier,   2010.   –   370 p.   –   (Traité   des   sciences   et   techniques   de   l’information.   Série Environnements et services numériques d’information, ISSN 2104-709X). – ISBN 2-7462-2503-9
  • Outils et efficacité d'un système de veille. Guide / réalisé par Archimag. - Paris : Serda édition-IDP, sd. - 92 p. - (Archimag Guide pratique, ISSN 0769-0975 ; 47)

Cette contribution est à paraître, avec de très légères retouches, dans Documentaliste - Sciences de l'Information, 2013, vol.50, n°2, p.76 sq. Déjà publiée en ligne sur le site de l'ADBS.


Comme dit Michel Remize en ouvrant le Guide pratique n°47 d’Archimag (Outils et efficacité d’un système de veille), le paysage de la veille s’est « affirmé » en France. De fait, on ne peut que constater l’affluence de publications sur le sujet mais surtout nous sommes tous témoins plus ou moins impuissants d’une montée des préoccupations des professionnels de l’information et de la documentation à l’endroit de « la veille ». Que de discussions entre documentalistes sur ces nouveaux outils qui incitent à des pratiques censément nouvelles ! Que de confusion également, que d’amalgames et de mécompréhension autour de ce terme, objet de tous les fantasmes !

Mais, à bien regarder, la veille semble se contenter de revisiter la pratique documentaire. Elle la finalise d’une certaine façon, dans une autre compréhension du temps, tout en mobilisant l’ensemble des compétences constitutives du savoir-faire documentaliste. Bien sûr, la fameuse « chaîne documentaire » s’est vue bousculée, peut-être surtout par l’apparition du web dans le paysage et par son impact sur la boîte à outils. Mais tout est là et Paul Otlet ou Suzanne Briet s’y retrouveraient à coup sûr ! Reste à montrer comment et pourquoi à tous ces professionnels inquiets devant ce qui leur apparaît comme un nouvel enjeu, comme un nouveau défi. Reste à leur montrer comment et pourquoi ils peuvent fonder leur compréhension de la veille sur les fondamentaux de la documentation.

 Une des façons de provoquer puis entretenir des fantasmes à propos de la veille peut consister à la placer dans une situation ambiguë par rapport à l’intelligence économique (IE), autre objet de fantasmes des professionnels de l’information et de la documentation. Je parle ici des professionnels ordinaires, « normaux » en quelque sorte, majoritaires en tous cas. Certes l’IE intègre la veille dans sa panoplie de pratiques – si ce n’est dans sa boîte à outils –, mais les deux se distinguent, quand bien même celle-là « emboîte » celle-ci. L’IE est clairement du côté de la compréhension stratégique de l’entreprise – de l’entreprise dans son rapport à son environnement prochain et lointain, sur un mode à la fois défensif et offensif voire agressif – et de l’action qui en découle. La veille, quant à elle, reste (trop souvent ?) dans le réduit du « back office » de l’entreprise – officine interne ou prestataire – qui œuvre pour que les décideurs et les gestionnaires disposent de ces « informations documentées » qu’évoque Paul Otlet au chapitre des « buts de la Documentation organisée »…

Bref, il est clair que la mise en place d’un « système » de veille nécessite un travail préalable d’explicitation de la stratégie et d’identification par cette stratégie des facteurs-clés de succès et donc des priorités tactiques de l’organisation. C’est à partir de ces éléments que le tableau de veille pourra se construire. En d’autres termes, la posture de veille intègre dans son système la stratégie que l’IE a contribué à construire : elle y inscrit en quelque sorte sa finalité. Dans l’autre sens, l’IE est impensable sans la fonction veille. Mais, si elles ne vont pas vraiment l’une sans l’autre, elles ne se confondent pas pour autant. Qui dit IE dit notamment veille ; l’inverse est loin d’être nécessairement vrai. Je parle ici de la réalité de la vie professionnelle. Reste que l’une des forces du documentaliste est sa capacité à exercer ses compétences sous les deux postures[1] : au sein d’une équipe plus large dans la posture IE – où il fournit des éléments informationnels à côté d’éléments d’un autre ordre comme la sécurité, l’analyse économique, le lobbysme ou l’activisme commercial –, mais éventuellement seul et suffisant dans la posture veille – où il fournit le relevé de ses investigations à la direction stratégique.

archimagLe guide pratique d’Archimag Outils et efficacité d'un système de veille consacre spécifiquement près de quatre-vingt-dix pour cent de ses pages à la veille. Cela va du constat que dresse Christophe Deschamps de la mouvance extrême dans laquelle les documentalistes veilleurs doivent construire leur méthode et déployer leur pratique[2] jusqu’aux retours d’expériences de veille au sein de moyennes et grandes entreprises, en passant par les conseils méthodologiques et les inévitables « solutions » de veille, auxquelles près d’un tiers des pages du guide est consacré. Concernant les conseils méthodologiques, on notera que c’est bien l’ensemble des questions qui est passé en revue, de l’analyse des besoins à la cartographie des informations, et de la méthodologie générale à la pratique des réseaux humains. Dans les huit articles consacrés à l’IE, on reconnaitra quelques grandes signatures de la veille (Christian Harbulot et Nicolas Moinet pour ne citer qu’eux) et quelques institutions pilotes (CCI, CIPE, Académie de l’IE, ACRIE Réseau, APIEC, SYNFIE). Ce petit tour d’horizon permettra de situer les principaux acteurs de l’IE en France. Christian Harbulot se plaint que cette dernière se refuse à penser conflit et que le rôle de l’influence n’y est pas suffisamment pris en compte[3]. Nicolas Moinet[4] se plaint, quant à lui, que les emplois en IE tardent à se mettre en place quand bien même les besoins sont flagrants.

carlierL'ouvrage d'Alphonse Carlier est construit sur la dualité de son titre (Intelligence économique et Knowledge Management). La première partie s'intéresse donc à l'IE et comprend dix chapitres dont huit portent la veille en titre[5]. Ces huit chapitres offrent au lecteur une excellente introduction à la veille, sous différents aspects (normatif, technique, ingénierial). Mais, de fait, l'auteur emploie souvent quasi indistinctement les deux appellations d'IE et de veille, comme si elles étaient équivalentes. On a le sentiment, à cette lecture, que l'IE et la veille sont effectivement la même réalité mais travaillée par deux approches distinctes : le management de l'organisation parle d'IE – approche par la gouvernance –, alors que la veille est technique – approche par l'outillage. Relié fortement à la problématique du management des connaissances (KM) – qui fait l'objet de la seconde partie de l'ouvrage –, ce parti pris est à la fois cohérent et dérangeant : cohérent parce que l'auteur est bien dans une problématique globalement managériale bien qu'en appui sur l'équipement technique[6] mais dérangeant parce que la confusion entre veille et IE plane sournoisement. En fait l’auteur opte pour une approche globalisante où veille, IE et KM concourent à la réussite de la stratégie de développement de l'organisation. On commence par la technique (la veille) puis on finit par la gouvernance avec le KM - qui finalise en quelque sorte l'ensemble du montage.

LebrumentC’est aussi sous la perspective de la gouvernance que Norbert Lebrument (Intelligence économique et management stratégique : le cas des pratiques d’intelligence économique des PME) place l’IE : celle-ci est d’emblée comprise comme une « démarche managériale à part entière ». L’ouvrage est issu de la thèse soutenue par l’auteur en 2008, intitulée La polyvalence stratégique des pratiques d’intelligence économique : une approche par les ressources appliquée aux PME[7]. C’est en effet en appui sur la théorie du management par les ressources que l’auteur interroge l’IE et exhibe sa « complémentarité stratégique » avec le KM. La première partie de l’ouvrage propose au lecteur un état de la question, la seconde expose la méthodologie de recherche (et le positionnement épistémologique), la dernière propose une grande étude de cas. D’un bout à l’autre, le modèle de la « polyvalence stratégique des pratiques d’intelligence économique » est passé au crible.

davidDans l’ouvrage dirigé par Amos David (Intelligence économique et problèmes décisionnels), on parle de « synergie » entre KM et IE (contribution de Bolande Oladejo et Adenike Osofisan) et l’on prend globalement l’IE du point de vue de la gouvernance (toute la seconde partie). Mais avec cet ouvrage, on change résolument de cap. On entre dans la recherche fondamentale et appliquée, œuvre d’un groupe d'experts soutenu par le CNRS, au sein duquel on trouve quelques grandes signatures de la veille stratégique et de l’intelligence économique. Les travaux présentés sont issus de recherches portant sur l'intelligence économique mais précisément dans la résolution de problèmes décisionnels. On y parle modèle, méthode et outil pour l'intelligence économique, considérée comme une « perspective » dans plusieurs types de configuration (laboratoire de recherche, unité de travail, entreprise, pôle de compétitivité, territoire[8]). La spécificité de cet ouvrage, dans le cadre de cette note, est sûrement d’introduire dans l’analyse des processus de veille et d’IE la dimension sémantique (chapitres 8 et 9 notamment).

 Il y a vingt ans, j’organisais pour l’ADBS Nord un stage sur la veille appliquée au secteur éducation. Nous disposions à l’époque de relativement peu de littérature et Internet n’était pas encore sur tous les bureaux. La valeur phare que nous diffusions était alors celle du partage et de la collaboration au sein de réseaux institutionnels et humains, celle de l’ouverture la plus large en input aussi bien qu’en output. On partait de la position du documentaliste dans son organisation et l’on raisonnait selon une logique d'acteurs dans et hors l’organisation : ouverture au sein de l’entreprise pour une meilleure circulation de l’information entre collègues et échange entre organisations envisagées comme autant de ressources informationnelles. Il est clair que nous n’étions pas du tout dans un climat de guerre. Nous ne nous sentions pas concernés par l’ouvrage de Christian Harbulot, La machine de guerre économique, paru un an plus tôt et où apparaissait pour la première fois l’expression « intelligence économique » – qui voulait traduire la competitive intelligence des Anglo-Saxons et était accompagnée de son acolyte obligé, l’influence. Organisant et co-animant le stage de 1993, je n’étais pas dans cette dynamique de la concurrence. Vingt ans après, après avoir lu nombre d’ouvrages sur la veille et l’IE parus depuis, le veilleur que je suis finit par se dire que la distinction fondamentale entre la veille et l’intelligence économique est peut-être tout simplement là, dans ce hiatus de 1993. La veille n’est pas en soi une arme de guerre. Elle est juste une posture de recherche, de recueil, de traitement et de diffusion de l’information capable d’aider à l’élaboration d’une intelligence collective. L’IE, elle, est une posture guerrière qui oblige dans le même mouvement à maximiser et valoriser l’input informationnel (ouverture à l’environnement, capacité à chercher/trouver l’information dite stratégique, etc.) et à verrouiller l’output (fermeture sécuritaire notamment), double mouvement paradoxal dont l’objectif est d’accroître l’influence de l’organisation sur un secteur donné. Et quand la veille est comprise comme arme de guerre, c’est que l’IE s’en est emparé.


[1] Ce potentiel documentaliste est construit sur la fameuse « double compétence » – dont on ne parlera jamais assez. 

[2] Article reproduit par son auteur sur son site Outils froids : http://www.outilsfroids.net/news/la-veille-dans-un-environnement-numerique-mouvant.

[3] Le Manuel d’intelligence économique dont il a dirigé l’édition (PUF, 2012) s’ouvre sur la mondialisation et sa série de « guerres » pour se refermer par une dernière partie consacrée à l’influence.

[4] Pour cet auteur, voir la note de lecture de Loïc Lebigre parue dans une précédente livraison de DocSI (vol.49, n°3).

[5] Les deux premiers chapitres de cette première partie (« management des connaissances », « intégration de la veille et du KM dans un système d’information ») peuvent être compris comme un développement, une excroissance de l’introduction, cet ensemble voulant présenter les démarches IE et KM.

[6] « Intégration de la veille et du KM dans un système d'information », dit le chapitre deux et passim.

[8] Cette dimension est traitée par Philippe Clerc dans le Guide d’Archimag. L’auteur a mis sa contribution en ligne.

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mercredi 29 mai

Histoire générale de l'Afrique

Une œuvre pionnière en huit volumes, à ce jour inégalée, dit l'UNESCO, dans son ambition de couvrir l’histoire de la totalité du continent africain, depuis l’apparition de l’homme. Une Histoire qui ne laisse plus dans l’ombre la période pré-coloniale et qui insère profondément le destin de l’Afrique dans celui de l’humanité en mettant en évidence les relations avec les autres continents et la part des Africains dans le dialogue des civilisations.

Cette collection est accessible gratuitement dans son format électronique. Avis au roi d'Maubeuge ;-) qui aura ainsi enfin de quoi rélféchir sereinement au continent qui fut peut-être rien moins que le berceau de l'Humanité...


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