mercredi 29 mars

Le CPE est "non responsable"

clipboard01Développement durableSelon une enquête menée par Internet le 6 mars dernier par l'ANDCP, auprès de ses adhérents, professionnels des ressources humaines, la moitié des 380 futurs recruteurs qui ont répondu à ce sondage n'aura pas recours au CPE car il "ne s'inscrit pas dans une démarche de responsabilité sociale de l'entreprise."

la suite sur Novethic

D'autre part, au lendemain des grandes manifestations contre le CPE (quelque deux millions de personnes dans toute la France !), alors qu'à l'Assemblée, Monsieur Villepin confond "décision" et "démission" [sic !], par ailleurs toujours auto-convaincu que personne ne saurait douter de sa "volonté de renouer le dialogue" [re-sic et rere-sic !!], les douze organisations de lycéens, d'étudiants et de salariés se sont réunies aujourd'hui à Paris, et ont décidé d'une nouvelle journée d'action - grève et manif - pour obtenir le retrait du CPE : ce sera le 4 avril. Qu'on se le dise !


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lundi 27 mars

UMP et CPE : petite action qui peut rapporter gros

Nicolas Collusionis Rex  se paie un lien sur Google pour défendre le CPE. Poursuivant sa campagne publicitaire de web-racolage par achat de mots-clef à Google, Sarkozy a cette fois-ci décidé d’acheter un lien en faveur du CPE.

petcpeLe principe est simple : chaque fois que l’on tape le mot CPE sur Google apparait un charmant lien publicitaire (sur la droite de la page / site de l’UMP u-m-p.org) renvoyant à une pétition « citoyenne » en faveur du CPE Chômage Précarité Exploitation). Il espére ainsi que seule la sarkaille va ouvrir le lien et signer la pétition, ce qui lui permettra de dire que 90 % de ceux qui ont lu la pétition l’ont approuvé et signé. Il y a une faille cependant dans ce dispositif, c’est que le lien est payant : à chaque fois qu’un internaute clique dessus, il en coûte 0,25€ à l’UMP...

L'idée de ceux qui m'ont adressé cette information est toute simple : que tous ceux qui ont lu ce message le fassent connaître autour d’eux et s’engagent à cliquer 3,4,5,... 10 fois ou plus pour vider les caisses de l’UMP. Si seulement (rêve...) un million d’internautes cliquaient 10 fois sur le lien les petites cyberfantaisies de notre cher ministre risqueraient bien de plomber les caisses de son parti...

DIFFUSEZ CETTE INFORMATION AU MAXIMUM DE PERSONNES !

Et cliQuez comme des fous !!!


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vendredi 24 mars

Vive la précarité !

Il fallait s'y attendre ! L'excellente idée de donner un statut légal à la précarisation fait son chemin : CNE, CPE ... maintenant le BHE !

unpi3Le BHE, "bail d'habitation à l'essai", ce serait un nouveau type de contrat de location, dit « à l'essai » - selon les termes duquel le propriétaire pourrait virer son locataire dès les 9e et 21e mois du bail, avec un préavis de 3 mois ; et ce n'est qu'à l'issue d'une durée de deux ans que cette location serait transformée en bail de droit commun...

Monsieur le premier ministre a ouvert la boîte de Pandore en rendant légalement possible le processus de précarisation des vies humaines. La déplorable politique logement des gouvernements français depuis trop longtemps et cette nouvelle posture idéologique du gouvernement actuel trouve leur aboutissement commun dans cette proposition de l'UNPI, Union nationale de la propriété immobilière (voyez ci-dessus l'une des images fortes de leur charte graphique sur http://www.unpi.org), présidée par un certain Jean Perrin.

Bien sûr, et heureusement, ça a immédiatement râlé dans les associations et chez les élus. Et la meilleure, c'est que notre libéral gouvernement est contre, lui aussi ! Après avoir manifesté son opposition dès fin septembre 2005, lors de la dernière AG de l'UNPI à Dijon, il s'est fendu d'un communiqué la semaine dernière (le 16 mars, très exactement) pour dénoncer cette proposition de l'UNPI, la qualifiant de "tout à fait illégale et inacceptable".
Merci Monsieur Borloo !

On regarde le CPE maintenant ?


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jeudi 23 mars

Apriorité

060323_moyAinsi notre premier ministre veut bien "engager toutes les discussions nécessaires" avec les partenaires sociaux, mais "sans a priori" ! Le Monde l'écrit dans sa livraison datée d'aujourd'hui : "Devant les députés, le premier ministre a affirmé vouloir "avancer avec les partenaires sociaux sans a priori" ".

Et bien, moi, je le trouve gonflé mon premier ministre de réclamer qu'on discute sans a priori, alors que son idée de CPE est bien une idée a priori. Cette idée de CPE, en effet, repose sur un principe au sens fort du terme, une sorte d'archétype d'une pensée libérale idéologiquement très chargée et très marquée. Elle est a priori parce qu'elle n'a que faire d'être expimentée avant que d'être promulguée : elle fonctionne à merveille dans un certain type de rapports sociaux et cela suffit à la mettre en avant.
[PS. de 8h53 - Ce que confirme Nicolas collusionis rex, qui, réclamant dans Paris-Match d'aujourd'hui une "expérimentation", avoue qu'on est bien jusqu'à présent dans l'a priori le plus ferme ! Le seul problème dans cet aveu c'est qu'en même temps qu'il avoue l'apriorité, Nicolas collusionis rex évoque l'idée de "bonne foi" ! Aïe !]

Et puis notre demandeur de discussion sans a priori a beau jeu : c'est quoi le point de départ de tout ça ?
Parce que 'a priori' ça veut dire en quelque sorte "à partir du point de départ". Mais alors qui fixe le point de départ ? Qui assigne à tel ou tel cran de la discussion, à tel ou tel temps du fil des événements le statut de "point de départ", de "niveau premier" ?
Notre ministre considère bien sûr que c'est l'existence légale du CPE qui fait point de départ, alors que la majorité des citoyens remet en cause cette existence même et veut que la discussion démarre en deça, c'est-à-dire veut engager la discussion à ce point de départ qu'est la question de l'insertion professionnelle des moins de vingt-six ans, avant que toute décision soit prise !
Bref, comme trop souvent en politique, on cause on cause mais on ne s'est pas mis d'accord que ce sur quoi on parle ! Employant les mêmes mots, les protagonistes visent des réalités différentes. Ce qui fait notre joie en poésie, fait notre perte en politique ! Malheur de nous, êtres de paroles !

En fait, je conseillerais bien à mon premier ministre de travailler à l'explicitation de ses propres a priori, des a priori sur lesquels son idée de CPE est assise...
Peut-être un mauvais moment à passer, au début, mais, après, a posteriori, quel soulagement !


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mercredi 22 mars

Légalité et légitimité

lemonde060322Selon le patron des députés UMP, il faut tenir, rapporte Le Monde daté d'aujourd'hui.
L'argument suprême est le suivant :

La rue ne peut pas aller contre la loi.

Voici donc la relève intellectuellement musclée et philosophiquement étayée du fameux "j'entends aussi ceux qui ne sont pas dans la rue" - qui avait l'inconvénient de metter l'accent sur d'éventuels problèmes d'audition du gouvernement...

Je me souviens encore de mon bon prof de philosophie en terminale au Lycée Henri Bergson (Paris, XIXe) - c'était en 1971/72, hier ! C'était Monsieur Rodier, petit-fils de Georges (auteur du recueil d'études de philosophie grecque de 1926), rédacteur occasionnel d'article pour ce journal qui berça mes années lycée-fac, je veux parler de Combat,  un superprof qui n'était pas loin de la retraite et qui a dû rejoindre le panthéon des professeurs philosophes depuis... C'est lui qui m'a appris cette incomparable qualité intellectuelle qui permet de toujours mettre en cause, de sans cesse questionner les certitudes les plus établies...

Je me souviens d'une discussion notamment où il nous avait magistralement fait comprendre qu'il pouvait y avoir un fossé, voire un conflit entre le légal et le légitime, que le légal pouvait très bien être complétement illégitime, etc.

Dommage que Monsieur Accoyer n'ait pas connu mon prof de philo ! Il ne dirait pas que le peuple rassemblé dans la rue ne peut contester ce que le corps législatif a établi dans l'enceinte trop étanche des cabinets de groupes parlementaires qui ne doivent leur place qu'au refus citoyen du fascisme à la française.
Dommage que Monsieur Accoyer n'ait pas connu mon prof de philo ! Il ne proférerait pas de telles inepsies !


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mardi 21 mars

La majorité silencieuse et les apolitiques de droite...

Lue dans l'AEF, une dépêche publiée hier comme pour faire suite à mon petit mot d'avant-hier sur la majorité silencieuse. Je ne savais pas ce petit blog si lu ! Elle a si bien compris mon message, la MS (=majorité silencieuse), qu'elle refuse de s'exprimer !
Voici le début de ladite dépêche :

aef4Mobilisation anti-CPE : les "antiblocages" ne veulent pas s'exprimer sur le CPE.
700 étudiants selon la police, 1 000 selon les organisateurs, ont organisé un sit-in place de l'Hôtel de ville à Paris hier dimanche 19 mars 2006 en début d'après-midi, pour protester contre le blocage des universités. Leur banderole "ni politisés, ni syndiqués", "stop blocage, face au suffrage" revendique l'absence d'appartenance politique. Dans la foule pourtant, dominée par le bruit des cors de chasse, des tracts de l'UNI circulent.


Bon ! Commentaires à la volée :

  • La MS prétend vouloir rester silencieuse, mais elle a quand même des banderoles et publie un communiqué : je trouve que la MS joue sur les mots !

  • Quand on lit tout ça, on est édifié : voilà donc des gens, des jeunes sans idée pour leur propre avenir, ou plutôt ne trouvant de place pour leurs idées dans aucun parti politique, dans aucun syndicat... Voici ce que dit la communiqué de la MS : Nous avons choisi de ne pas nous prononcer sur le sujet du CPE car nous avons tous des opinions différentes et ce qui nous fédère, c’est notre opposition aux blocages des facs. Pourquoi pas ! Ils sont libres, ces jeunes, et le cri primal de la liberté, c'est "NON!". Alors pourquoi ne dirait-elle pas NON! aux bloqueurs de facs, la MS !

  • Qu'elle veuille être le jouet de l'Europe ultralibérale, la MS, ça la regarde, après tout ! Le problème c'est qu'elle entraîne dans son acceptation silencieuse, du coup, même ceux qui refusent d'être engloutis dans la machine à broyer les vies humaines...

  • Quelle dise être composée de jeunes "sans couleur politique et non syndiqués" (autre extrait du communiqué de la MS), c'est son droit, à la MS ! Le problème c'est qu'elle ment, la MS : l'UNI est derrière tout ce foin ! Quand j'étais jeune, on appelait ça l'apolitisme de droite, voire - quand on était méchant - la mauvaise foi des fachos...

droopy_01Décidément, la majorité silencieuse ferait bien de rester silencieuse !

Et sans jouer sur les mots !


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dimanche 19 mars

Majorité silencieuse et otages

Mercredi vers midi, une dépêche de l'AEF attire mon regard sur mon écran d'ordinateur. Extrait :

aef2Blocage des universités: le "collectif des étudiants bâillonnés" lance un blog pour "la majorité silencieuse"
Un "
collectif des étudiants bâillonnés" s'opposant aux blocages des universités, dans le cadre des mobilisations contre le CPE (contrat première embauche), lance un blog (etudiantsbaillonnes.blogspot.com/), "celui de la majorité silencieuse" qui défend "la liberté d'étudier".
Le collectif dénonce "
des caricatures d'assemblée générale [qui] reconduisent grèves et blocages dans des votes à mains levées" ainsi que "l'intimidation et les insultes [qui] sont les seuls arguments qu'on nous présente pour nous empêcher d'étudier". "Nous voulons que la démocratie soit respectée", ajoute-t-il.
Le blog "
a pour objectif de rassembler les réflexions d'étudiants pris en otage, de faire état des dégradations commises et des violences" subies. "Faisons en sorte que notre voix soit entendue et que des étudiants, les médias n'aient pas seulement l'image de ceux qui veulent refaire leur petit mai 68 pathétique."

moutons_dans_un_cheminAh ! Majorité silencieuse !
Voilà une de ces expressions qui me ravissent !
Voilà une de ces expressions comme je les aiment : aussi vides qu'il est possible !
Voilà une de ces expressions-interlope, d'autant plus interlope qu'elles sont creuses, c'est-à-dire propices à la cachette, et qui, du coup, fleurissent dans la logorrhée politique...

Parce que je pose la question : c'est quoi la majorité silencieuse ? C'est qui ?
Tous ces Français, fort nombreux et majoritaires dans le pays, qui, entre 1939 et 1945, par ce fameux pragmatisme si cher à notre gouvernement, ont "pactisés" avec l'occupant, ont accepté slien- cieusement le joug, voire ont "collaboré" (cf. la floraison des lettres anonymes de dénonciation pendant ces années troubles de notre histoire) ?
jp_serrier_moutonsdepanurgeTous ces allemands, fort majo- ritaires également, qui, au début des années trente, ont laissé s'installer l'une des dictatures les plus meurtrières de l'histoire européenne ? Etc.
La liste est longue des situations où le silence de la majorité est condamnable, où la majorité est coupable de se tenir dans le si- lence - coupable a posteriori, étant donné les conséquences de son silence, mais coupable a priori, étant donné les motivations de son silence...

En tout cas, sur ce sujet, je n'ai qu'une réplique et une seule :

Que celui qui parle au nom de la majorité silencieuse se taise, car, s'il parle en son nom, il la rend bavarde et elle n'existe plus !
Celui qui prétend parler au nom de la majorité silencieuse
tue la majorité silencieuse !

En fait, la majorité silencieuse est de l'ordre du désir (dont la mort répond à l'assouvissement), désir de celui qui veut prendre le pouvoir, désir de tyran...

Et puis, après l'expression majorité silencieuse, il y a un mot qui me chatouille l'oreille interne quand il est proféré sur la place publique, c'est celui d'otage.
Chaque fois qu'un mouvement social perturbe le fonctionnement bourgeois de la société, il est des membres de la majorité laborieuse qui viennent devant les micros médiatiseurs se plaindre d'être pris en otages...
Mon Dieu, pardonne leur, il ne savent pas ce qu'ils disent ! Ils ne savent pas qu'ils sont les otages de l'ultralibéralisme dévastateur et tyrannique. Ils ne le voient pas parce qu'ils sont nés comme ça et qu'ils sont otages du capital jusqu'au cou et jusque dans leur tendance à l'auto- destruction intellectuelle...


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samedi 18 mars

Dialogue croissant ?

"Le dialogue n’est jamais rompu, surtout avec la jeunesse", déclare Gilles de Robien.

aef3Ah bon ? Tiens ! Je croyais que... bon on se remémore ce qu'a dit Monsieur le Ministre jeudi 16 mars 2006, lors de l'émission "À vous de juger" sur France 2 (je cite l'AEF) :

  • Ceux qui manifestent contre le CPE ne sont pas concernés. le CPE n'est pas destiné aux étudiants qui détiennent un bac+5 mais aux "450.000 à 500.000 jeunes de moins de 26 ans qui sont aujourd'hui au chômage".

  • Gilles de Robien propose  aux organisations lycéennes, étudiantes et syndicales de "laisser les armes au vestiaire" et de "mettre [leur] amour propre de côté" pour discuter sur "cette période initiale de deux ans qui fait problème" dans le CPE.

  • "Le CPE ne remplace pas les autres contrats et les autres idées". "Ce n'est pas une solution miraculeuse pour tout". Ce nouveau contrat ne "supprime pas le CDI, c'est quelque chose en plus à la disposition des partenaires".

On ne va pas reprendre point par point ces quelques extraits du discours ministériel. Ce serait désobligeant pour l'autorité !
Si ! Juste un point : constester aux étudiants la légitimité de manifester contre le CPE est tout de même assez fort de café ! En ces temps où l'on se plaint, à juste titre, de la non implication des jeunes dans la vie politique du pays, il est assez peu pédagogique dirons-nous, de la part d'un Ministre de l'Éducation (Nationale qui plus est !), de contester aux jeunes de n'être pas d'accord avec l'ultralibéralisation du pays et la casse du droit du travail organisé par le gouvernement. TOUT CITOYEN EST LÉGITIME À CONTESTER LE TRAVAIL DE LA CLASSE POLITIQUE. Et ce n'est pas parce que cette chère majorité silencieuse (on en reparle demain de la majorité silencieuse !) a porté au pouvoir (activement mais surtout passivement) une droite ultralibérale, que les citoyens ne peuvent pas refuser et faire savoir haut et fort qu'ils refusent qu'on brade leurs propres vies à l'encan d'une économie qui n'est après tout que l'inépuisable réservoir à fric d'une minuscule partie de la société française.

Que cette partie de la société fasse tout (mensonge, lobbying, violence, manœuvres financières, etc.) pour garantir l'inépuisabilité de son réservoir à fric, c'est une chose. Mais que les gardiens de la citoyenneté que devraient être les corps exécutif et législatif de la Nation dénient aux citoyens le droit d'exprimer leur désaccord, c'en est une autre.

Ce n'est pas parce qu'on conteste à une minuscule frange de la société le pouvoir d'asservir le reste de la société qu'on doit être traité de monstrueuse fange de ladite société ! J'ai entendu hier matin (France Inter) le Président de l'Assemblée Nationale parler de chienlit et autres termes gaulliens choisis - qui montrent tout le mépris de la haute société politique pour le débat populaire...

Ce qui est sûr c'est que le gouvernement prend les gens pour des cons et des imbéciles ! Ce n'est pas "cette période initiale de deux ans qui fait problème" dans le CPE ! C'est le CPE lui-même, en tant que coup porté au droit du travail et qu'arme offerte au patronat pour asservir toujours mieux la force de travail ! Dire que "le CPE ne remplace pas les autres contrats et les autres idées", dire que ce nouveau contrat ne "supprime pas le CDI" et que c'est "quelque chose en plus à la disposition des partenaires", c'est mentir effrontément : il ne faut pas réfléchir longtemps pour être convaincu que cette aubaine législative pour le patronat ne va pas manquer de provoquer la gangrène finale du droit du travail et de la protection des droits sociaux les plus élémentaires dans une République qui se dit mère des Droits de l'Homme et du Citoyen !

Cette histoire me rappelle irrémédiablement Fernand Reynaud et ses "deux croissants" :

  • la foule crie "Nous ne voulons pas du CPE !"

  • le gouvernement répond "nous sommes d'accord pour ouvrir le dialogue qui permettra de vous satisfaire : nous allons aménager ensemble, dans un souci d'écoute mutuelle, le... CPE"

  • la foule crie encore une fois "Nous ne voulons pas du CPE !"

  • le gouvernement ... etc.

lalibrebelgiqueComme disent si bien nos voisins belges (La libre Belgique d'hier, vendredi 17 mars 2006), "pro et anti-CPE continuent à se regarder en chiens de faïence".
Espérons seulement que, cet après-midi, nous serons nombreux à montrer PACIFIQUEMENT que nous ne sommes pas d'accord avec la vie que le gouvernement et le patronat veulent nous faire ! Les CRS peuvent "laisser les armes au vestiaire"...


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vendredi 17 mars

Lillois, n'oubliez pas la manif demain à 15 h., Porte de Paris !

anpe


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jeudi 16 mars

Juliette KAPLA à Lille demain

jk

Juliette KAPLA sera à Lille (59), demain 17 mars, au Théâtre de la Verrière, vers 21h30, dans la soirée d’Amnesty International

Violences contre les femmes :

une galère internationale


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