mercredi 04 avril

Les pieds dans le Tapie !

Il ne manquait plus que lui ! Le flambeur de la politique spectacle qui, dans les années quatre-vingt, réussit à impressionner Mitterand, pourtant pas né de la dernière pluie..., l'homme des magouilles financières et des désastres humains, le... Décidément Sarkozy, que certains comparent à Joe Dalton, est un balais géant !
TapieFais le compte, fidèle lecteur : après Johnny Halliday, Michel Sardou, Doc Gynéco, Didier Barbelivien, Enrico Macias, Christian Clavier, Gérard Depardieu, Alain Delon, Jean Reno, Pascal Sevran, Roger Hanin, André Glucksman, Maurice Druon, Richard Virenque, Pierre Palmade, Daniel Prévost, Blogueur benet, André Santini, Gilles de Robien, Simone Veil (on se demande vraiment ce qu'elle fait là! une erreur de vieillesse sûrement!)...joe_dalton_gd_ voici le plus grand, le plus beau, le plus charmeur des gentlemans...
voici Bernard Tapie soi-même !

Il y va depuis que Borloo y est allé : il est vrai que Nanard connaît bien les personnalités valenciennoises !

Monsieur Tapie pense que la candidate socialiste "manque d'expérience"... Lui l'expérience, il l'a riche, trop riche : au soleil et à l'ombre, en sauveur et en perdant, en gagnant et en casseur, en socialo et en facho, en affronteur de Le Pen et en copain de Sarko... le Janus de la politique et de la finance !
Nanard veut se refaire une santé (pardon, je n'ai pas fait exprès!) publique. Pourvu que ça porte malchance à son nouveau pote !


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mardi 27 mars

il est libre... ! quoi ?

On nous la fait sous tous les airs possibles la rengaine du "ça y est, il est libre Nicolas...".

Le pauvre ! Pensez donc : il avait tellement de travail de ministre de l'ordre et de la sécurité et des cultes et de ..., qu'il pouvait à peine faire son travail de candidat de la continuité ultralibérale !
Le pauvre ! Pensez donc : il a tellement privilégié son rôle de second sinistre, comme aurait dit Coluche, qu'il en a sacrifié sa carrière perso-perso ! Il était temps qu'il donne du temps à son ambition perso-perso - qui ne coïncide pas du tout avec celle de la France, quoi qu'il dise !
Le pauvre ! Pensez donc : il en pourra plus utiliser ostensiblement les moyens de la République et de son gouvernement pour faire son travail de candidat de la continuité ultralibérale !

Le pauvre ! Vraiment, le pôôôôôvre !

Il va être obligé de se contenter de :

  • l'appui sans faille du Figaro et de la Socpresse (regardez donc la relation de l'épisode de  la garde à vue d’une directrice de maternelle par le Figaro et comparez-la à celle de tous les autres journaux !)
  • l'adoubement sans faille du gouvernement et du Président en place
  • l'aide (forcément discrète) des forces gouvernementales
  • l'appui financier, direct ou indirect, de ses amis les grands patrons
  • etc.

Dieu qu'il est dur d'être candidat de l'ultralibéralisme en France aujourd'hui !


mercredi 21 mars

Politiques et démagos...

Sarko    traite Ségo    de démago...
C'est chouette : ça rime !
C'est superchouette : Sarko sait de quoi il parle !

C'était un avis à tous ces petits imbéciles, petits-bourgeois dont l'horizon de pensée se borne à la perpétuation par tous les moyens des avantages de la (bonne) fortune de leurs ascendants, à tous ces idiots qui voient dans le petit homme tendu celui qui enfin dit les choses comme elles sont, qui dit tout haut ce que tout le monde dit tout bas (ça, ça fonctionnait aussi pour Le Pen dans les années 80), etc.


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lundi 19 mars

L'identité nationale de la France d'après...

trouvé ce matin dans ma boîte aux lettres électronique :

UMP

Du point de vue de la réception non sollicitée, je préfère ça à ce que l'UMP m'avais envoyé - comme à tant d'autres - en septembre 2005 ! Au moins là, on ce n'est pas du baratin ! C'est bien l'UMP en vrai qu'on a sous les yeux.
Du point de vue de l'image elle-même, ça fait plutôt froid dans le dos : non seulement c'est l'UMP en vrai qu'on a sur la photo, mais c'est peut-être la France de demain qui s'y annonce !


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samedi 17 mars

Ruptures imbéciles...

Il y a un mois tout juste que Jean Duvignaud est décédé. J'étais en train de lire son dernier ouvrage, La ruse de vivre, dernier temps d'une exploration de la vie, de sa vie... Cette écriture me soulève et m'entraîne à la rêverie philosophique et poétique. Lis-le toi qui me lis aujourd'hui ! Lis cette échappée poético-philosophique sur les miroirs (p.73-82), par exemple.

Extrait ailleurs (p.72sq.) :

La vraie rupture échappe aux jugements de valeur :
elle ouvre une béance.

Ce que j'aime par dessus tout avec ces hommes de la trempe de Jean Duvignaud, c'est moins leur grande intelligence ou leur immense culture que leur souci de dire juste, leur quasi-obsession du respect de la langue, qui oscille adroitement entre les termes de la distinction qu'opérait Barthes entre écrivain et écrivant, ou plutôt qui réalise la prouesse de concilier les deux termes que Barthes présentait comme inconciliables...
Dieu que cette écriture-là fait du bien à lire, en ces temps troublés où les mots ne sont que des outils d'un marketing politique aux relents historiques nauséabonds!


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mercredi 14 mars

UMP & magistrats...

EnsembltoutdevLu sur le site du Monde interactif

Quand le parti politique du ministre-candidat - et de son aide de camp le Garde des Sceaux - appelle au ralliement des magistrats à la cause du  "ENSEMBLE TOUT DEVIENT POSSIBLE"avec Sarkozy, cela est si naturel que ledit parti ne s'en cache même pas (cf document ci-contre).

Quand un magistrat exprime son ralliement à la candidate socialiste, alors l'aide de camp du candidat UMP se fâche tout rouge en colère et menace du haut de son autorité ministérielle, demandant juste des "explications"...

C'est beau la justice, quand même !


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mardi 13 mars

Libéralisme n'est pas liberté individuelle !

Lu dans Libé de ce jour, l'agacement tout dictatorial du second de Sarko, François Fillon, devant le refus d'Azouz Begag de se soumettre à Nicolas son champion, avec cette remarque qui en dit long sur ce qu'est au fond le libéralisme, sur ce que dit en fait la théorie de l'épanouissement de soi par l'initiative personnelle :

« Il est assez rare qu’un ministre s’oppose de manière ouverte et permanente à l’un des collègues [= au ministre de l'Intérieur = candidat à la présidentielle = etc.]. C’est ce qu’a fait Azouz Begag sans d’ailleurs être complètement empêché de le faire par le Premier ministre ».

Gaaaaaaaaard'à vous !

À l'heure où le champion de Fillon attend l'adoubement du monarque qui vient de prêcher contre l'intolérance et pour le dialogue entre les hommes de bonne volonté etc., je trouve que ça fait très très joli !


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samedi 03 mars

Apprenez toujours à monter, ça pourra être utile !

Pour avoir déjà enregistré quelques œuvres de musique vocale et chorale (avec l'ensemble vocal dont je fais partie), je sais bien que la technique du montage est indispensable à qui veut produire un enregistrement de qualité : on chante au mieux, on enregistre plusieurs fois, on écoute patiemment, on coupe judicieusement, on raboute esthétiquement... Il est tout de même très rare que ça fonctionne du premier coup, que le premier enregistrement soit le bon ! Surtout quand la musique est complexe (Josquin Desprez, Monteverdi, JS.Bach, etc.). La technique du montage est au service du beau, d'un beau irréel. Au concert, l'immédiate réalité de la relation chanteurs-auditeurs insère irrémédiablement la qualité de la restitution chorale dans l'ambiance d'un spectacle dont les critères de qualité ne se limitent pas au pur musical. Au disque, cela devient irréel : les voix ne sortent plus de corps présents à l'auditeur, mais d'appareils décharnant la musique pour en faire une voix qui sort de nulle part, quelque chose d'irréel. Et la qualité de la restitution chorale prend la première importance que rien ne pourra perturber - si ce n'est l'indéfinie situation de l'auditeur quelque part dans un insoupçonnable lieu équipé d'appareils indéterminés... C'est là qu'intervient l'ingénieur du son (Jean-Marc Laisné pour la plupart des enregistrements de Cœli et Terra et de Métamorphoses sous la direction artistique de Maurice Bourbon), la personne qui répond de la qualité de la restitution sonore et qui doit quasiment intégrer à cette restitution les conditions d'écoute du résultat de son travail, sans pour autant connaître ces conditions... Travail mystérieux, travail éclairant !

En tous cas, ce montage reçoit forcément, pour même exister, l'assentiment du directeur artistique, qui intervient ici au nom des interprètes, des personnes enregistrées. Ce n'est visiblement pas le cas dans la mésaventure du philosophe Michel ONFRAY qui a publié ce samedi 3 mars (à 02h40 GMT!) un billet très intéressant intitulé Le fascisme télévisuel... Je te laisse lire, lecteur assidu !


lundi 26 février

Aristote reviens vite ! Ils te font dire n'importe quoi !

Lu ce dernier week-end un article dans Le Monde sur le rapport au 20070225_unetravail, un entretien avec Edmund Phelps, professeur à l'université Columbia (New York) et Prix Nobel 2006 d'économie, entretien où le vaillant économiste plaide pour la revalorisation du travail. Le quotidien - daté des 25-26 février 2007 - promeut l'entretien en bas de Une avec un titre enchanteur comme dirait Madame Parisot : "Le bonheur par le travail"...

Edmund Phelps [rappelle que le travail est] "l'activité humaine principale, source de stimulation mentale pour les individus et essentielle à l'intégration sociale". Le besoin de se réaliser dans le travail est la pierre angulaire de la "bonne vie" d'Aristote, dit-il. Mais cette stimulation n'est possible que dans les économies dynamiques. C'est l'innovation qui multiplie les postes où comptent l'engagement du salarié dans son travail et ses capacités à résoudre les problèmes. L'Europe, ajoute le Prix Nobel, souffre d'institutions qui défavorisent l'innovation au lieu de la favoriser. Son corporatisme protège les industriels, les banques comme les salariés installés. En un mot, les Européens, à l'origine de la connaissance et des découvertes, manquent aujourd'hui d'esprit d'entreprise.

Ce condensé en Une est très bien écrit, en tant que condensé. Tous les mots-clés y sont : travail, revalorisation du travail, activité humaine, stimulation mentale, bonne vie, dynamisme économique, engagement individuel, innovation, etc. La "direction" du discours de l'économiste y est sensible, palpable : on passe, comme par magie, de l'autorité aristotélicienne promouvant quête de la "bonne vie" à la promotion actuelle de l'esprit d'entreprise.

Quand on passe en page 15, comme y invite la Une, on peut en effet voir à l'œuvre quelques fonctionnements rhétoriques du discours de l'économiste.
phelpsOn voit, par exemple, comment on passe insensiblement (c'est-à-dire sans argument sérieux qui marque les étapes d'un raisonnement) de l'idée de travail récompensé à celle de "carrière", comme si la seule façon d'honorer le travail accompli était de permettre la construction d'une carrière individuelle. Ce passage subreptice me choque, moi qui ai toujours considéré que ceux qui attachent de l'importance, de la priorité à leur carrière - et que je surnomme des "Rastignac" - ne peuvent le faire efficacement qu'à la condition d'être aussi des tueurs, tueurs des autres, tueurs des concurrents...
15On voit, autre exemple, comment on passe subrepticement encore une fois d'Aristote à Rawls, comme si le premier, grec d'il y a vingt-cinq siècles et demi, donnait toute légitimité au second, nord- américain de vingt-cinq siècles et demi après ! Etc.
Mais je te laisse regarder par toi-même, méticuleux lecteur ! C'est à chaque alinéa que tu peux exercer ta conscience intellectuelle, ta morale de l'intelligence sans trop de difficulté !

Je ne ferai vraiment, quant à moi, qu'une remarque à la lecture de cette page, je n'oserai qu'une seule minuscule objection à l'adresse de notre économiste nobélisé. Utiliser Aristote pour la puissance de son raisonnement et pour le témoignage qu'il livre de la pensée ancienne me semble tout à fait judicieux. Mais alors, appeler à la rescousse sa conception de l'homme et du travail me semble excessivement déplacé !
Explication. Aristote avait du vivant une conception très hiérarchisée, où l'esclave était ravalé au rang des objets. Et si Aristote pense que l'homme libre - c'est-à-dire l'homme vraiment homme - n'a pas à travailler de ses mains (travailler au sens de tirer profit matériel de quelque activité), ce n'est pas parce que l'esclave serait là pour le faire. C'est au contraire parce que le travail est sans intérêt pour la réalisation de soi de l'homme libre, de l'homme vraiment homme, qu'il est confié à l'esclave, c'est-à-dire à l'homme instrumentalisé par l'homme libre vraiment homme... Si donc la "bonne vie" consiste bien pour Aristote en une réalisation de soi de l'homme, il faut ajouter que la forme supérieure de cette "bonne vie" est toujours selon Aristote la vie « théorétique », celle où s’exerce l’intelligence pour pratiquer un certain savoir, et sûrement pas une réalisation de soi par le travail délaissé à l'esclave parce qu'il n'a aucun intérêt en termes de réalisation de soi...

Bref, de deux raisons l'une. Ou notre économiste n'a pas lu Aristote dans le texte, ou pas jusqu'au bout. Ou il tente un tour de passe-passe en nous faisant croire que ce qu'il dit est légitimé par Aristote - qui, en l'occurrence, dit exactement le contraire, non seulement de ce qu'il dit, mais surtout de ce qu'il veut dire !

Aristoteles_LouvreDamned, Aristote serait antilibéral !?!
Je trouve qu'Aristote sourit bizarrement dans son marbre ! Comme si, sans trop oser le montrer ostensiblement, il se moquait de ces autorités de ce début XXI° qui, pour faire passer la pilule du libéralisme et de la déréglementation du droit, l'utilisent abusivement comme argument d'autorité et au mépris de toute logique et de tout respect du texte écrit (le sien) !
Monsieur Phelps, lui, rit franchement du bon tour qu'il vient de jouer ?


samedi 03 février

BAL FOLK

Le groupe Lille-Ouest d'AMNESTY INTERNATIONAL vous propose de soutenir son action en venant danser aux sons d'Escavêche, superbe groupe de folk !

BalFolk2007

Venez nombreux !


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